photo banniere1.gif
referencer site web - referenceur gratuit -

L'Islam et la vie sociale

"(L'islam) a substitué l'homme au moine. Il apporte l'espoir à l'esclave, la fraternité à l'humanité, et dévoile la quintessence de la nature humaine ".

Canon Taylor
Conférence au Church Congress de Wolverhampton, le 7 octobre 1887.
Texte cité par Arnold dans "The Preaching of Islam" pages 71,72.



"Une des plus belles aspirations de l'islam est la justice. En lisant le Coran, j'y rencontre une doctrine de vie dynamique, non pas des éthiques mystiques, mais une éthique pratique pour mener à bien une vie quotidienne, adaptable au monde entier".

Sarojini Naidu
Conférences sur "The Ideals of Islam" voir "Speeches and Writings of Sarojini Naidu", Madras, 1918, p. 167.



Comment juger le fait d'anesthésier un agonisant?

Ayf5nx9ld0i5dfef8v1d

La mort fait partie des accidents qui arrivent à l'homme. Elle consiste dans le retrait de son âme et dans son déplacement de l'enveloppe physique présente et terrestre vers le vaste monde de l'au-delà. C'est l'instant où l'âme se sépare du corps et cesse de l'animer.

On lit dans at-Tabaqaat d'Ibn Saad (4/260) et dans al-Moustadrak d'al-Hakim (5915): Awaana ibn al-Hakam dit: Amer ibn al-As disait: il est étonnant que le mourant qui reste lucide ne puisse décrire la mort. A sa propre mort, son fils, Abdoullah ibn Amer lui dit: père, tu disait qu'il était étonnant que le mourant qui reste lucide ne puisse pas décrire la mort. Alors, puisque tu es lucide, décris nous la mort. Il dit: fiston, la mort est trop grave pour être décrite correctement  mais je vais en esquisser une description: je me sens comme si la montagne Radwaa m'écrasait le coup. Je me sens comme si les épines de silaa me déchiraient le ventre et je me sens comme si mon âme passait à travers le trou d'une aiguille!!»

A cette grande étape de l'existence humaine, les différentes sortes de traitement et de calmants deviennent peu utiles. La mort est un processus mystérieux au cours duquel l'âme prend congé du corps. L'anesthésiant ou calment  ne fait qu'atténuer la souffrance physique du mourant. Ces moyens matériels relèvent du monde sensible tandis que la mort relève du monde mystérieux qui n'est pas régi par les moyens matériels et ne peut faire l'objet d'expérimentation ni de traitement.

Cela étant, il nous semble qu'il faut éviter l'usage de l'anesthésie sur un agonisant pour les raisons que voici:

La première est qu'en principe l'usage de l'anesthésie est interdit sauf en cas de besoin ou de nécessité. Or, il n'y a pas de besoin dans le cas en question. Il a déjà été confirmé que l'anesthésie ne supprime pas les douleurs qui accompagnent l'extraction de l'âme du corps. Bien plus, il n'y a aucun rapport entre cette instance mystérieuse et les conditions de vie des gens, les causes et les expériences qui les accompagnent. Dès lors, l'usage de l'anesthésie revient à commettre l'appréhensible en l'absence d'une raison et une justification religieuses qui nous permettent de savoir ou de croire fortement que cela est utile et qu'on en a besoin dans une telle circonstance. Voir la réponse donnée à la question n° 46050.

La deuxième est que personne ne peut affirmer résolument le moment précis de l'arrivée de la mort. Or, l'anesthésie  a des effets nocifs multiples sur le corps. Pire, les médecins disent que c'est un poison spécial. Il n'est donc pas acceptable de provoquer une nuisance certaine dans le but d'éviter une autre potentielle pour traiter une affaire  dont nous ne connaissons pas la réalité et à propos de laquelle nous n'avons aucune expérience et ne savons pas si l'usage de l'anesthésiant est efficace.

Quand l'intéressé est un fidèle serviteur pieux qui termine sa vie dans l'obéissance envers Allah marquée par l'observance du culte et quand nous constatons qu'il s'est résolument oriente vers Allah Très-haut et que sa langue ne cesse de Le mentionner, nous pouvons nous attendre qu'un tel fidèle serviteur prononce ( à l'ultime instance de sa vie) l'attestation qui lui sert de viatique auprès de son Maître. Or, l'anesthésie le prive de cette vertu.

D'après Mouadh ibn Djabal (P.A.a) le Messager d'Allah (Bénédiction et salut soient sur lui) a dit: «Celui dont l'ultime parole avant la mort est : il n'a pas de dieu en dehors d'Allah entrera au paradis.» (Rapporté par Abou Dawoud (3116). Ibn Hadjar al-Haytami (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) dit: cela signifie qu'il y entrera sans avoir subi aucun châtiment de quelque manière que ce soit. Nous avons choisi cette interprétation car tout musulman entrera nécessairement au paradis, fût-ce après avoir subi un châtiment. L'information selon laquelle celui dont l'ultime parole est : il n' y a pas de dieu en dehors d'Allah entrera au paradis serait inutile si elle ne comportait pas un facteur spécifiant. Ce facteur réside en ceci: ou bien l'auteur de cette ultime parole entre au paradis avec les premiers rescapés qui y seront admis sans avoir subi un châtiment ou bien alors Allah le Transcendant lui atténuera sa part du châtiment en le faisant entrer au paradis avant le moment qu'il y serait admis s'il n'avait pas prononcé la dite parole.» Extrait de az-zawaadjir (2/333).

Allah le sait mieux.

 

http://islamqa.info/fr/208491

Le repentir d’une personne atteinte d’une maladie incurable

195.jpg

Le repentir d’un homme qui a perdu tout espoir de survivre à cause d’une maladie que l’on n’espère pas pouvoir guérir comme le cancer ou à cause de sa condamnation à mort et l’imminence de son exécution, puisque le bourreau a déjà dégainé son épée ou parce que l’on a commis l’adultère et mérite la capitation, même si les pierres à utiliser sont rassemblées, le repentir de l’intéressé est correct, car Allah accepte le repentir d’une personne aussi long temps que son âme ne commence pas à quitter son corps, compte tenu de propos du Très Haut : « Allah accueille seulement le repentir de ceux qui font le mal par ignorance et qui aussitôt se repentent. Voilà ceux de qui Allah accueille le repentir. Et Allah est Omniscient et Sage. » (Coran, 4 :17 ) La signification de l’expression « qui aussitôt se repentent»  est qu’ils se repentent avant de mourir compte tenu des propos du Très Haut après le verset précédent : « Mais l' absolution n' est point destinée à ceux qui font de mauvaises actions jusqu'au moment où la mort se présente à l' un d' eux, et qui s' écrie: "Certes, je me repens maintenant" - non plus pour ceux qui meurent mécréants. Et c' est pour eux que Nous avons préparé un châtiment douloureux. » (Coran, 4 : 18).

Mais le repentir requiert cinq conditions :

- la sincérité ;

- le regret des actes commis ;

- l’abandon immédiat de ces actes ;

- se résoudre à ne pas récidiver dans le future ;

- situer le repentir dans son temps d’acceptabilité c’est-à-dire avant l’agonie ou avant que le soleil e se lève au couchant.

 

http://islamqa.info/fr/1807

 

e6un7

Il a eu des relations sexuelles hors mariage et il veut se débarrasser du fœtus.

Mariage

La réponse est qu’il ne vous est pas permis de vous marier avant votre abandon total de la fornication grâce au repentir. Vous ne pouvez pas l’épouser, même si elle est juive ou chrétienne aussi longtemps qu’elle se livrera à la fornication. Si elle est musulmane, vous ne pouvez pas l’épouser non plus parce qu’elle est une fornicatrice. Il ne lui est pas permis à son tour de vous accepter pour mari parce que vous êtes un fornicateur. En effet, Allah, le Très Haut a dit : « Le fornicateur n' épousera qu' une fornicatrice ou une associatrice. Et la fornicatrice ne sera épousée que par un fornicateur ou un associateur; et cela a été interdit aux croyants. » (Coran, 24 :3 ).

Les propos du Très Haut : «  cela a été interdit aux croyants » impliquent l’interdiction d’un tel mariage.

Chacun de vous doit se repentir à Allah et mettre fin à ce crime et regrette les actes abominables qu’ils a commis et se décide à ne plus récidiver et multiplie les bonnes œuvres. Peut-être Allah agréera - t- Il son repentir et transformera ses méfaits en bienfaits. A ce propos, le Très Haut dit  : « Qui n' invoquent pas d' autre dieu avec Allah et ne tuent pas la vie qu' Allah a rendue sacrée, sauf à bon droit; qui ne commettent pas de fornication - car quiconque fait cela encourra une punition et le châtiment lui sera doublé, au Jour de la Résurrection, et il y demeurera éternellement couvert d' ignominie; sauf celui qui se repent, croit et accomplit une bonne œuvre; ceux-là Allah changera leurs mauvaises actions en bonnes, et Allah est Pardonneur et Miséricordieux; et quiconque se repent et accomplit une bonne œuvre c' est vers Allah qu' aboutira son retour.  » (Coran, 25 : 68-71).

Si vous voulez l’épouser (après le repentir) vous devez lui faire observer un écoulement menstruel avant de conclure le mariage. Si vous vous apercevez qu’elle est enceinte, il ne vous est pas permis d’établir le mariage avant son accouchement en vertu du hadith dans lequel le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) interdit à l’homme d’irriguer la semence d’autrui par son eau ».

Avis de la Commission Permanente publié dans Madjallat al-bouhouth al-islamiyya, tome 9, p. 72.

Troisièmement, vos propos : «  Pour qu’il puisse trouver un père qui lui donne son nom » posent le problème de l’affiliation de l’enfant naturel.

La réponse est que, pour la majorité des ulémas, l’enfant naturel ne doit pas être affilié à son auteur, en vertu des propos du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui)  : « L’enfant appartient au lit et le fornicateur recevra la pierre » (rapporté par Boukhari, 2053 et Mouslim, 1457). Voir al-Moughni d’Ibn Qudama, tome 7, p. 129.

Quatrièmement, vos propos : «Il vaut mieux que la femme se débarrasse de cette grossesse » posent le problème de l’avortement et son statut tel qu’arrêté par le Conseil des Grands Ulémas à travers sa décision n° 140 en date du 20/6/1407 ainsi conçue :

1. Il n’est permis de provoquer l’avortement que pour un motif légal et dans des limites très étroites.

2. Il est permis de provoquer l’avortement au cours des 40 premiers jours de la grossesse, s’il s’avère que cette opération revêt un intérêt légal ou écarte un préjudice (certain).

Cependant, il n’est pas permis de recourir à l’avortement pendant cette période par simple crainte de la peine inhérente à l’éducation des enfants ou par peur d’être incapable d’assurer leur prise en charge vitale ou leur éducation ou pour leur avenir ou parce que l’on se contente des enfants que l’on a.

3. Il n’est pas permis d’expulser un fœtus en formation avant qu’une commission médicale sûre ne décide que le maintien du fœtus représente un danger pour la mère car l’on craint qu’elle en meure. Dans ce cas, on peut l’expulser après avoir épuisé tous les moyens aptes à écarter le danger en perspective.

Au terme du 4e mois de la grossesse marquant sa troisième phase, il n’est pas permis de provoquer l’avortement avant qu’une équipe de médecins spécialistes sûrs ne décide que le maintien de la grossesse entraînera la mort de la mère, et ce, après avoir épuisé tous les moyens aptes à lui sauver la vie. L’avortement n’est autorisé dans ce cas que sous réserve de ces conditions et pour écarter le plus important de deux maux et réaliser le plus grand de deux intérêts.

http://islamqa.info/fr/11195

 

e6un7

 

L'auteur d'un homicide volontaire illégal peut-il ou non se repentir ?

islamic2ud5.jpg

L'auteur d'un homicide volontaire illégal peut-il ou non se repentir utilement? Qu'en disent les ancêtres pieux et les ulémas sunnites?

Une divergence d'opinions oppose les jurisconsultes à propos de l'agrément du repentir de l'auteur d'un homicide volontaire illégal. La majorité soutient que l'auteur d'un tel homicide peut se repentir utilement comme tous les auteurs de péchés majeurs. Ceci s'atteste dans les textes traitant de cette question mais aussi dans les textes généraux concernant le repentir de tous les repentis. Fait parti des textes en question la parole d'Allah Très-haut:« Qui n'invoquent pas d'autre dieu avec Allah et ne tuent pas la vie qu'Allah a rendue sacrée, sauf à bon droit; qui ne commettent pas de fornication - car quiconque fait cela encourra une punition et le châtiment lui sera doublé, au Jour de la Résurrection, et il y demeurera éternellement couvert d'ignominie; sauf celui qui se repent, croit et accomplit une bonne œuvre; ceux-là Allah changera leurs mauvaises actions en bonnes, et Allah est Pardonneur et Miséricordieux...» (Coran,68-70).

S'agissant de la parole du Très-haut: «Quiconque tue intentionnellement un croyant, Sa rétribution alors sera l'Enfer, pour y demeurer éternellement. Allah l'a frappé de Sa colère, l'a maudit et lui a préparé un énorme châtiment.» (Coran,4:93), la généralité de sa portée est restreinte par le verset (25:70). Ce qui donne le sens que voici: l'auteur de l'homicide mérite d'aller en enfer où il demeurera éternellement, à moins de se repentir. C'est parce que l'acceptation du repentir d'un tel tueur est plus pertinent que le repentir, acceptable selon tous, du mécréant converti à l'islam.

Voici les avis exprimés par les jurisconsultes à propos des conséquences de l'admission de ce repentir et de sa vertu expiatoire:

Les hanafites disent: le repentir du tueur exprimé par la demande de pardon et le regret n'est pas valable. Son acceptation dépend du consentement des parents du tué. S'il s'agit d'un homicide volontaire, il faut qu'on donne aux parents de la victimes la possibilité de faire appliquer la loi du talion. Ils auront dès lors le choix entre l'application de ladite loi et le pardon. S'ils optent pour ce dernier, il suffira que le tueur se repentisse pour avoir l'acquis de conscience.

Les malikites admettent sans réserve le repentir de l'auteur d'un homicide volontaire. Al-Qourtoubi dit: «C'est la doctrine des Sunnites, la doctrine juste.»

Les chafiites disent: «Tuer une âme injustement constitue le péché majeur le plus grave après la mécréance. Si son auteur est exécuté ou pardonné, on ne lui demandera plus rien dans l'au-delà mais le droit d'Allah Très-haut ne sera effacé qu'après un repentir sincère. Le seul fait de permettre aux parents de la victime de faire appliquer la loi du talion ne serait utile que si on y ajoute le regret d'avoir commis l'acte et la résolution de ne plus récidiver.

Les hanbalites disent que le droit du tué ne sera pas effacé dans l'au-delà pour le seul repentir du tueur, comme c'est le cas de ses autres droits. Autrement dit, le tué bénéficiera d'un transfert des bienfaits du tueur proportionnel à la gravité de l'injustice subie.

Si on applique la loi du talion au tueur ou lui pardonne, le tué pourra-t-il le réclamer de nouveau dans l'au-delà? La question est posée par l'auteur d'al-Fourou' et elle fait l'objet de deux réponses.

Ibn Abbas, Zayd ibn Thabit (P.A.) se sont opposés à la majorité à propos de l'acceptation du repentir de l'auteur d'un homicide volontaire. Ils soutiennent que celui qui se repentit après avoir tué délibérément n'aura pas son repentir agréé , compte tenu de la parole du Très-haut:« Quiconque tue intentionnellement un croyant, Sa rétribution alors sera l'Enfer, pour y demeurer éternellement. Allah l'a frappé de Sa colère, l'a maudit et lui a préparé un énorme châtiment.» (Coran,4:93).

On a interrogé Ibn Abbas (P.A.A) en ces termes:

-« L'auteur d'un homicide volontaire sur un croyant pourra-t-il se repentir utilement?»

-« Non.» Puis il  récita le verset susmentionné (4:93).

Cette disposition fait partie des dernières révélées dans le Coran sur ce sujet et rien ne l'a abrogée. Il s'y ajoute que les termes employés dans le verset ont une teneur informative et ce type d'informations ne peuvent être ni abrogé ni modifié, une information venue d'Allah Très-haut ne pouvant être que vraie.» Extrait de l'encyclopédie juridique (41/30-31).

Ibn Djarir at-Tabari (Puisse Allah lui accorder sa miséricorde) dit:« L'expression 'Sa rétribution alors sera l'Enfer' fait l'objet de différentes interprétations:

1. Pour les uns, elle signifie: sa rétribution alors sera l'Enfer, à supposer qu'il soit rétribué. C'est l'avis d'Abou Madjliz Lahiq ibn Houmayd et Abou Salih.

2. Pour d'autres, on entend parler d'un homme déterminé qui s'était d'abord converti à l'islam avant de s'apostasier et tuer un musulman. Selon ceux-ci, le verset veut dire: celui qui tue un croyant délibérément et en jugeant son meurtre licite  sera rétribué par l'Enfer où il demeurera éternellement. Ikrima a rapporté cet avis de son maître Ibn Abbas.

3. Pour d'autres encore, le verset signifie :à l'exception des repentis. C'est l'avis de Moudjahid ibn Djaber.

4. Pour d'autres enfin, il s'agit pour Allah de confirmer Sa menace proférée à l'endroit de l'auteur d'un homicide volontaire contre un croyant. Peu importe l'identité du tueur selon la description faite de lui par Allah dans Son livre sans lui donner la possibilité de se repentir de son acte. Ce dernier groupe dit que tout tueur d'un croyant agissant délibérément recevra le châtiment promis par Allah, à savoir un séjour éternel en Enfer  sans la possibilité de se repentir. Ils affirment que ce verset fut révélé après celui de la sourate (25). Cet avis a été attribué à Ibn Massoud, à Ibn Abbas, à Zayd ibn Thabit,  et à adh-Dhaak ibn Mouzahim.

Ibn Djarir dit:«L'avis le plus plausible est celui selon lequel le verset signifie que celui qui tue un croyant délibérément méritera d'aller en enfer pour y rester éternellement, si Allah veut le rétribuer. Mais Il peut lui pardonner puisqu'Il accorde Sa grâce à ceux qui croient en Lui et en Son Messager et ne les rétribue pas par un séjour éternel en Enfer. En effet, le Très-Puissant peut, soit pardonner (au pêcheur) et ne pas l'envoyer en Enfer, soit l'envoyer en Enfer puis l'en faire sortir par Sa grâce et Sa miséricorde sur la base de la promesse qu'Il a faite à Ses serviteurs croyants en ces termes:« Dis: "Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde d'Allah. Car Allah pardonne tous les péchés. Oui, c'est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux.» (Coran,39:53). Extrait succinct du Tafsir de Tabari (9/61-69).

Ibn Kathir (Puisse Allah lui accorder sa miséricorde) dit:«L'avis adopté par la majorité des ancêtres pieux et leurs successeurs est qu'il est donné au tueur la possibilité d'avoir  son repentir accepté par Son Maître Puissant et Majestueux, à condition qu'il se repentisse (sincèrement), retourne (vers Allah) observe une conduite marquée par l'humilité et la révérence, accomplisse une bonne œuvre, substitue de bons actes à ses mauvais actes et compense l'injustice faite au tué et lui donne  satisfaction.» Extrait du Tafsir  d'Ibn Kathir (2/380). Voir Madaridj as-Salikine (1/392-399); Tafsir d'Ibn Kathir (6/124-130).

Cheikh Ibn Outhaymine (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) dit: «Si tu dis: que dis-tu de ces propos vérifiés rapportés d'Ibn Abbas selon lesquels le tueur ne dispose d'aucune possibilité de se repentir?»

On peut y répondre de deux manières. Ou bien on dit qu'Ibn Abbas entendait exclure que l'auteur d'un homicide volontaire puisse en arriver à se repentir puisqu'il pensait qu'Allah n'assiste pas  un tel tueur à se repentir et que, privé de cette assistance , son péché ne sera pas absout et qu'il en subira le châtiment, ou bien on dit qu'Ibn Abbas entendait dire que le repentir d'un tel tueur n'affectera pas le droit du tué.» Extrait de madjmou fatawa wa rassail Ibn Outhaymine (8/222).

Il a été rapporté de façon vérifiée qu'Ibn Abbas  a dit qu'un tel tueur peut se repentir valablement. At-Tabari (9/67)  a rapporté qu'Ibn Abbas a dit qu'aucun tueur n'a la possibilité de se repentir (utilement) mais il peut solliciter le pardon d'Allah.»

Cheikh al-Albani (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) dit: «Ces propos sont cités par Ibn Djarir grâce à une bonne chaîne de rapporteurs. Peut-être entendait-il (Ibn Abbas) dire que le tueur n'obtiendrait pas le pardon (divin) dans un premier temps avant de se ressaisir en disant: à moins qu'il ne sollicite le pardon d'Allah.» Extrait de as-Silsilah as-Sahiha (6/298).

http://islamqa.info/fr/182945

 

e6un7

 

L'éducation sexuelle en Islam

152vu1 gif dikr anime

E CONCEPT ISLAMIQUE DE LA SEXUALITE

L’Islam reconnaît le pouvoir du besoin sexuel, mais le sujet est traité dans le Coran et au travers des paroles du Prophète Muhammed de manière sérieuse, en référence à la vie maritale et familiale. Les parents devraient se familiariser avec cet ensemble de connaissances.

LES PAROLES DU PROPHETE MUHAMMED

a. « Quand vous avez une relation avec votre épouse, c’est un acte de charité récompensé. » Les Compagnons étaient surpris et ils répondirent : « Mais nous le faisons par pur plaisir. Comment cela peut-il être compté comme de la charité ? » Le Prophète répondit : « Si vous l’aviez fait avec une femme qui vous était interdite, cela vous aurait été compté comme un péché, mais si vous le faites en légitimité, c’est compté comme un acte de charité. »

b. « Ne prenez pas vos femmes comme le font les bêtes. Il est plus approprié d’envoyer un message avant l’acte. »

c. « Ne divulguez pas les secrets de votre vie sexuelle ni ne décrivez ses caractéristiques physiques à qui que ce soit. »

LE CONCEPT DE L’ADULTERE EN ISLAM

Dieu dit dans le Coran :

« Ne vous approchez pas de l’adultère. Certainement c’est un acte honteux et mal, ouvrant la porte à d’autres péchés »,

sourate 17, verset 32.

« Dis : vraiment mon Seigneur a interdit les actes honteux, qu’ils soient ouverts ou secrets, les péchés et les offenses envers la vérité et la raison »,

sourate 7, verset 33.

« Les femmes impures sont pour les hommes impurs, et les hommes impurs sont pour les femmes impures et les femmes pures sont pour les hommes purs et les hommes purs sont pour les femmes pures »,

sourate 24, verset 26.

Le Prophète Muhammed dit à de nombreuses reprises que l’adultère est l’un des trois péchés majeurs. Cependant, l’histoire la plus intéressante est celle d’un jeune homme qui vint trouver le Prophète et lui demanda l’autorisation de forniquer car il ne pouvait se contrôler. Le Prophète pour le raisonner lui demanda s’il approuverait que quelqu’un d’autre ait des relations illégitimes avec sa mère, sa sœur, sa fille ou son épouse. A chaque fois, l’homme répondait non. Alors, le Prophète lui répondit que la femme avait laquelle il avait l’intention de coucher était aussi la mère, la sœur, la fille ou la femme de quelqu’un d’autre. L’homme comprit et se repentit. Le Prophète pria pour son pardon.

L’adultère est un crime non pas contre une personne mais contre toute la société. Il s’agit de la violation d’un contrat marital. 50% de tous les premiers mariages de ce pays aboutissent en un divorce au bout de deux ans et la principale raison invoquée du divorce est l’adultère d’un des deux partenaires. L’adultère, qui inclut les relations sexuelles pré-maritales et extra-conjugales, est une épidémie de la société. Personne ne semble écouter la Bible qui dit fréquemment « Tu ne commettras point l’adultère ».

L’approche coranique est « N’approchez pas de l’adultère ». Est-ce que cela signifie que non seulement le sexe illégal est interdit mais aussi que tout ce qui conduit à ce sexe illégal est aussi illégal ? Ces choses incluent le « copinage »/le fait d’avoir des petits copains ou des petites copines, le mélange libre des sexes, les tenues provocantes, la nudité, l’obscénité et la pornographie. Le code vestimentaire pour les femmes et les hommes les protégent de la tentation et des désirs de ceux qui les voient et qui pourraient perdre leur self-control et tomber dans le péché.

« Dis aux hommes croyants de baisser leur regard et de garder leur modestie ; et cela augmentera la pureté et Dieu sait bien ce qu’ils font tous. Et dis aux femmes croyantes de baisser leur regard et de garder leur modestie. »,

sourate 24, versets 30-31.

LE CONCEPT DU MARIAGE EN ISLAM

L’Islam reconnaît la forte pression sexuelle et le désir de reproduction. Ainsi l’Islam encourage le mariage comme un moyen légal de satisfaire sa sexualité et comme une protection contre l’immoralité (le sexe sans engagement). En Islam, le mariage d’un homme et d’une femme n’est pas seulement un arrangement de vie financier et légal, ni même seulement un moyen de se reproduire, mais c’est un engagement total l’un pour l’autre, un contrat dont Dieu est témoin. L’amour et la joie du couple est une partie de l’engagement. Le Coran dit :

« Parmi Ses signes est qu’Il a crée des épouses pour vous à partir de vous-même, afin que vous puissiez trouver la tranquillité avec elles et Il mit l’amour et la compassion entre vous. Vraiment, en cela il y a des signes pour les gens qui réfléchissent. »,

sourate 30, verset 21.

LES PAROLES DU PROPHETE MUHAMMED

« Le mariage est ma tradition. Celui qui rejette ma tradition n’est pas des miens. » (Boukhari, Mouslim)

« Le mariage est la moitié de la religion. L’autre moitié est la crainte de Dieu » (Tabarani, Hakim)

Dans l’Islam, il n’y a pas de règle fixe concernant l’âge du mariage. Il semblerait que la mode pour les jeunes hommes musulmans est de ne pas se marier avant d’avoir terminé leur éducation, d’avoir un emploi ou d’avoir atteint l’âge de 26-30 ans voire plus. De même, les jeunes filles musulmanes disent qu’elles ne veulent se marier qu’après 24 ans. Pourquoi ? Quand on le leur demande, elles répondent qu’elles ne sont pas prêtes. Pas prêtes pour quoi ? N’ont-elles pas de désirs sexuels normaux ? Si la réponse est oui, alors il n’y a que deux solutions a) se marier b) repousser le sexe (s’abstenir jusqu’au mariage). Le Coran dit :

« Que ceux qui ne trouvent pas à se marier restent chastes jusqu’à ce que Dieu leur en donne les moyens par Sa Grâce. »,

sourate 24, verset 33.

Le Prophète disait : « Ceux d’entre vous qui en ont les moyens doivent se marier, sinon ils doivent jeûner car cela freine les désirs. » (Ibn Massoud)

La raison occidentale de repousser le mariage est différente des nôtres. Quand j’ai suggéré cela à une de mes patientes sexuellement active, elle m’a clairement répondu : « Je ne veux pas coucher avec le même homme tous les soirs.

LE ROLE DES PARENTS MUSULMANS ET DES ORGANISATIONS MUSULMANES

Je ne suis pas en train de suggérer que tous les jeunes musulmans devraient se marier à 16 ans. Mais, je dois dire que les jeunes devraient accepter les instincts biologiques et prendre des décisions qui les aideront à développer une vie plus satisfaite consacrée à une carrière plutôt que de passer du temps à chasser (ou à rêver) le sexe opposé. Les parents devraient aider leurs fils et leurs filles dans la sélection de leur compagnon/compagne en se basant sur le degré de pratiques islamiques comme critère et non pas la race, la couleur ou la richesse. Ils devraient les encourager à se connaître dans un cadre supervisé. L’organisation communautaire a plusieurs rôles à jouer.

a. Fournir une plate-forme pour permettre aux filles et aux garçons de se rencontrer sans aucune intimité.

b. Offrir des cours d’éducation pré-maritale aux filles et aux garçons de plus de 18 ans séparément pour les préparer à leurs futurs rôles de père et d’époux et de mère et d’épouse. Le père a un rôle spécial, mentionné par le Prophète Muhammed : « Celui a qui Dieu donne un enfant, il doit lui donner un beau nom, il doit bien l’éduquer, le former et quand il ou elle atteint la puberté, il doit chercher à le ou la marier. Si le père n’arrange pas leur mariage après la puberté, et que la fille ou le garçon commet un péché, la responsabilité du péché reviendra au père. »

LE MARIAGE DES MUSULMANES AUX ETATS UNIS

Le mariage des filles musulmanes dans ce pays devient un problème. Je n’étais pas surpris de lire la lettre d’un père musulman dans un magazine national. Il se plaignait que malgré ses efforts pour enseigner à ses enfants l’Islam, sa fille, étudiante, lui annonça qu’elle voulait épouser un non-musulman qu’elle avait rencontré à la fac.

En tant que scientifique social, je m’intéresse davantage à l’analyse des événements. Pour être plus spécifique, pourquoi une jeune fille musulmane préférerait épouser un non-musulman plutôt qu’un musulman ? Voici les explications qui peuvent venir à l’esprit :

a. Elle s’oppose et a peur des mariages arrangés. On devrait lui dire que tous les mariages arrangés ne sont pas mauvais et que 50% des mariages d’amour finissent en divorce dans ce pays. Les mariages arrangés peuvent réussir s’ils sont approuvés par les deux parties, la fille et le garçon. C’est-à-dire qu’ils doivent participer à l’arrangement et donner leurs avals. Je suis d’ailleurs moi-même opposé au mariage arrangé à l’aveugle.

b. Elle ne connaît pas de garçons musulmans pour pouvoir choisir. Si ces parents ne s’opposent pas ou ne peuvent rien faire contre les garçons non-musulmans avec lesquels elle parle et socialise à l’école, à la fac pendant 40 heures de la semaine, elle n’a pas le droit de parler avec un garçon musulman dans la mosquée et à des rassemblements de la communauté. Si elle le fait, ses parents la regardent de travers ou l’accusent même d’être perdue. Comme un garçon musulman le faisait remarquer : « Si je grandis ne côtoyant que des filles non-musulmanes, comment mes parents peuvent-ils croire que je vais en épouser une musulmane ? »

c. Certains garçons musulmans ne s’intéressent pas aux musulmanes. Sous prétexte d’être en quête d’une partenaire pour le mariage, ils s’engagent avec des non-musulmanes car elle sont facilement disponibles. Les parents musulmans qui vivent avec un complexe d’infériorité ne sont pas gênés que leur fils épouse une américaine d’un milieu socio-culturel européen mais ils s’opposeraient à ce qu’il épouse une femme musulmane d’une école de pensées islamiques (Chiite/Sunnite) différente ou d’une tribu différente (Punjabi, Sunni, Pathan, arabe et non-arabe, afro-Américain et immigrant), ou d’une classe différente (Syed et non-Syed). On doit rappeler aux parents ainsi qu’à son propre corps que les critères pour choisir une épouse qui ont été donnés par le Prophète Muhammad (paix et bénédictions d’Allah sur lui) ne sont pas la richesse ni la couleur, mais la piété islamique.

d. On a pu lui dire que le mariage précoce c’est-à-dire à 18 ans ou en dessous est tabou et quelle doit attendre d’avoir 23 ou 25 ans. Selon les statistiques, 80% des américaines, en attendant de s’établir dans la vie et de se marier s’engagent librement dans des relations sexuelles avec plusieurs petits amis. Cependant, cette option n’est pas disponible pour les musulmans. Chaque année, aux Etats Unis, environ un million d’adolescentes qui pensent qu’elles ne sont pas prêtes pour le mariage tombent enceinte. Quand à l’âge de 24 ans la musulmane décide qu’elle est enfin prête pour le mariage, il est peut être trop tard. Si elle examine la section matrimoniale des magazines islamiques, elle remarquera vite que les garçons de 25 - 30 ans cherchent des filles de 18-20 ans. Ils peuvent à tort supposer qu’une fille plus vieille n’est plus vierge.

e. Elle peut croire que le fait d’épouser des cousins sains peut causer des difformités congénitales dans chez la progéniture, croyance qui n’est pas prouvée scientifiquement.

Ainsi, à moins que ces interrogations ne soient traitées, de nombreuses musulmanes aux Etats-Unis peuvent finir par épouser un non-musulman ou rester célibataires.

LE PROGRAMME POUR L’EDUCATION SEXUELLE ISLAMIQUE

L’éducation sexuelle islamique devrait être enseignée à la maison à partir d’un jeune age. Avant d’instruire sur l’anatomie et la physiologie, il faut s’assurer que la croyance en notre Créateur est bien établie. Comme le disait Dostoïevski : « Sans Dieu, tout est possible. », signifiant que le manque de croyance ou de conscience de Dieu ouvre la porte aux méfaits.

Un père devrait enseigner à son fils et une mère devrait enseigner à sa fille. Dans l’absence d’un parent volontaire, le meilleure second choix est de s’en remettre à un enseignant musulman (de préférence un médecin) pour les garçons et une enseignante (de préférence un médecin) pour les filles à l’école islamique du dimanche.

Le programme devrait être taillé selon l’âge de l’enfant et les classes devraient être tenues séparément. Seules des réponses pertinentes à une question devraient être fournies. Par là, j’entends que si un enfant de 5 ans demande comment il ou elle s’est retrouvé dans le ventre de sa maman, il est inutile de décrire tout l’acte sexuel. Pareillement, il est inutile d’expliquer à un adolescent de 14 ans comment on met un préservatif. Cela peut être enseigné pendant les cours pré-maritaux juste avant son mariage. Un programme d’éducation sexuelle devrait inclure :

a. Le croissance et le développement sexuels :

le calendrier de la puberté,

les changements physiques pendant la puberté,

le besoin d’une vie de famille.

b. La physiologie du système de reproduction :

Pour les filles : l’organe, les règles , le syndrome prémenstruel.

Pour les garçons : l’organe, la pulsion sexuelle.

c. La conception, le développement du fœtus et la naissance.

d. Les maladies sexuellement transmissibles (maladies vénériennes, le SIDA) appuyer sur l’aspect islamique.

e. Les aspects mentaux, émotionnels et sociaux de la puberté.

f. Les éthiques sociale, morale et religieuse.

g. Comment éviter la pression de l’entourage.

L’EDUCATION SEXUELLE APRES LE MARIAGE

Ce texte n’a pas pour objectif d’être un manuel sur le sexe pour les couples mariés, bien qu’il se puisse que j’en écrive un prochainement. Je voulais simplement rappeler au lecteur un court verset du Coran et ensuite conclure.

« Elles sont vos vêtements et vous êtes leurs vêtements. »,

sourate 2, verset 187.

Les maris et femmes sont décrits comme des vêtements les uns pour les autres. Un vêtement est très proche de votre corps, donc le mari et la femme doivent être proches l’un de l’autre. On porte nos vêtements comme on veut, alors le mari et la femme doivent être disponibles l’un pour l’autre. Un vêtement augmente notre beauté, alors le mari et la femme doivent se louer et s’embellir l’un l’autre.

Pour les maris, je dirai que le sexe est une expression de l’amour et l’un ne va pas sans l’autre. Une de vos taches est d’éduquer votre épouse en matière de sexe et plus particulièrement de vos goûts, ce que vous aimez et ce que n’aimez pas et ne la comparez pas à d’autres femmes.

Pour les femmes, je veux dire que les besoins sexuels d’un homme sont différents de ceux des femmes. Au lieu d’être une receveuse passive de sexe, essayez d’être une partenaire sexuelle active. Il est exposé à tant de tentations en dehors de son foyer. Soyez disponibles pour le satisfaire et ne lui donnez pas une raison de choisir entre vous et l’enfer.

Dr. Shahid Athar

 

 

e6un7

 

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site