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L'Islam et la vie sociale

"(L'islam) a substitué l'homme au moine. Il apporte l'espoir à l'esclave, la fraternité à l'humanité, et dévoile la quintessence de la nature humaine ".

Canon Taylor
Conférence au Church Congress de Wolverhampton, le 7 octobre 1887.
Texte cité par Arnold dans "The Preaching of Islam" pages 71,72.



"Une des plus belles aspirations de l'islam est la justice. En lisant le Coran, j'y rencontre une doctrine de vie dynamique, non pas des éthiques mystiques, mais une éthique pratique pour mener à bien une vie quotidienne, adaptable au monde entier".

Sarojini Naidu
Conférences sur "The Ideals of Islam" voir "Speeches and Writings of Sarojini Naidu", Madras, 1918, p. 167.



L'éducation sexuelle en Islam

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E CONCEPT ISLAMIQUE DE LA SEXUALITE

L’Islam reconnaît le pouvoir du besoin sexuel, mais le sujet est traité dans le Coran et au travers des paroles du Prophète Muhammed de manière sérieuse, en référence à la vie maritale et familiale. Les parents devraient se familiariser avec cet ensemble de connaissances.

LES PAROLES DU PROPHETE MUHAMMED

a. « Quand vous avez une relation avec votre épouse, c’est un acte de charité récompensé. » Les Compagnons étaient surpris et ils répondirent : « Mais nous le faisons par pur plaisir. Comment cela peut-il être compté comme de la charité ? » Le Prophète répondit : « Si vous l’aviez fait avec une femme qui vous était interdite, cela vous aurait été compté comme un péché, mais si vous le faites en légitimité, c’est compté comme un acte de charité. »

b. « Ne prenez pas vos femmes comme le font les bêtes. Il est plus approprié d’envoyer un message avant l’acte. »

c. « Ne divulguez pas les secrets de votre vie sexuelle ni ne décrivez ses caractéristiques physiques à qui que ce soit. »

LE CONCEPT DE L’ADULTERE EN ISLAM

Dieu dit dans le Coran :

« Ne vous approchez pas de l’adultère. Certainement c’est un acte honteux et mal, ouvrant la porte à d’autres péchés »,

sourate 17, verset 32.

« Dis : vraiment mon Seigneur a interdit les actes honteux, qu’ils soient ouverts ou secrets, les péchés et les offenses envers la vérité et la raison »,

sourate 7, verset 33.

« Les femmes impures sont pour les hommes impurs, et les hommes impurs sont pour les femmes impures et les femmes pures sont pour les hommes purs et les hommes purs sont pour les femmes pures »,

sourate 24, verset 26.

Le Prophète Muhammed dit à de nombreuses reprises que l’adultère est l’un des trois péchés majeurs. Cependant, l’histoire la plus intéressante est celle d’un jeune homme qui vint trouver le Prophète et lui demanda l’autorisation de forniquer car il ne pouvait se contrôler. Le Prophète pour le raisonner lui demanda s’il approuverait que quelqu’un d’autre ait des relations illégitimes avec sa mère, sa sœur, sa fille ou son épouse. A chaque fois, l’homme répondait non. Alors, le Prophète lui répondit que la femme avait laquelle il avait l’intention de coucher était aussi la mère, la sœur, la fille ou la femme de quelqu’un d’autre. L’homme comprit et se repentit. Le Prophète pria pour son pardon.

L’adultère est un crime non pas contre une personne mais contre toute la société. Il s’agit de la violation d’un contrat marital. 50% de tous les premiers mariages de ce pays aboutissent en un divorce au bout de deux ans et la principale raison invoquée du divorce est l’adultère d’un des deux partenaires. L’adultère, qui inclut les relations sexuelles pré-maritales et extra-conjugales, est une épidémie de la société. Personne ne semble écouter la Bible qui dit fréquemment « Tu ne commettras point l’adultère ».

L’approche coranique est « N’approchez pas de l’adultère ». Est-ce que cela signifie que non seulement le sexe illégal est interdit mais aussi que tout ce qui conduit à ce sexe illégal est aussi illégal ? Ces choses incluent le « copinage »/le fait d’avoir des petits copains ou des petites copines, le mélange libre des sexes, les tenues provocantes, la nudité, l’obscénité et la pornographie. Le code vestimentaire pour les femmes et les hommes les protégent de la tentation et des désirs de ceux qui les voient et qui pourraient perdre leur self-control et tomber dans le péché.

« Dis aux hommes croyants de baisser leur regard et de garder leur modestie ; et cela augmentera la pureté et Dieu sait bien ce qu’ils font tous. Et dis aux femmes croyantes de baisser leur regard et de garder leur modestie. »,

sourate 24, versets 30-31.

LE CONCEPT DU MARIAGE EN ISLAM

L’Islam reconnaît la forte pression sexuelle et le désir de reproduction. Ainsi l’Islam encourage le mariage comme un moyen légal de satisfaire sa sexualité et comme une protection contre l’immoralité (le sexe sans engagement). En Islam, le mariage d’un homme et d’une femme n’est pas seulement un arrangement de vie financier et légal, ni même seulement un moyen de se reproduire, mais c’est un engagement total l’un pour l’autre, un contrat dont Dieu est témoin. L’amour et la joie du couple est une partie de l’engagement. Le Coran dit :

« Parmi Ses signes est qu’Il a crée des épouses pour vous à partir de vous-même, afin que vous puissiez trouver la tranquillité avec elles et Il mit l’amour et la compassion entre vous. Vraiment, en cela il y a des signes pour les gens qui réfléchissent. »,

sourate 30, verset 21.

LES PAROLES DU PROPHETE MUHAMMED

« Le mariage est ma tradition. Celui qui rejette ma tradition n’est pas des miens. » (Boukhari, Mouslim)

« Le mariage est la moitié de la religion. L’autre moitié est la crainte de Dieu » (Tabarani, Hakim)

Dans l’Islam, il n’y a pas de règle fixe concernant l’âge du mariage. Il semblerait que la mode pour les jeunes hommes musulmans est de ne pas se marier avant d’avoir terminé leur éducation, d’avoir un emploi ou d’avoir atteint l’âge de 26-30 ans voire plus. De même, les jeunes filles musulmanes disent qu’elles ne veulent se marier qu’après 24 ans. Pourquoi ? Quand on le leur demande, elles répondent qu’elles ne sont pas prêtes. Pas prêtes pour quoi ? N’ont-elles pas de désirs sexuels normaux ? Si la réponse est oui, alors il n’y a que deux solutions a) se marier b) repousser le sexe (s’abstenir jusqu’au mariage). Le Coran dit :

« Que ceux qui ne trouvent pas à se marier restent chastes jusqu’à ce que Dieu leur en donne les moyens par Sa Grâce. »,

sourate 24, verset 33.

Le Prophète disait : « Ceux d’entre vous qui en ont les moyens doivent se marier, sinon ils doivent jeûner car cela freine les désirs. » (Ibn Massoud)

La raison occidentale de repousser le mariage est différente des nôtres. Quand j’ai suggéré cela à une de mes patientes sexuellement active, elle m’a clairement répondu : « Je ne veux pas coucher avec le même homme tous les soirs.

LE ROLE DES PARENTS MUSULMANS ET DES ORGANISATIONS MUSULMANES

Je ne suis pas en train de suggérer que tous les jeunes musulmans devraient se marier à 16 ans. Mais, je dois dire que les jeunes devraient accepter les instincts biologiques et prendre des décisions qui les aideront à développer une vie plus satisfaite consacrée à une carrière plutôt que de passer du temps à chasser (ou à rêver) le sexe opposé. Les parents devraient aider leurs fils et leurs filles dans la sélection de leur compagnon/compagne en se basant sur le degré de pratiques islamiques comme critère et non pas la race, la couleur ou la richesse. Ils devraient les encourager à se connaître dans un cadre supervisé. L’organisation communautaire a plusieurs rôles à jouer.

a. Fournir une plate-forme pour permettre aux filles et aux garçons de se rencontrer sans aucune intimité.

b. Offrir des cours d’éducation pré-maritale aux filles et aux garçons de plus de 18 ans séparément pour les préparer à leurs futurs rôles de père et d’époux et de mère et d’épouse. Le père a un rôle spécial, mentionné par le Prophète Muhammed : « Celui a qui Dieu donne un enfant, il doit lui donner un beau nom, il doit bien l’éduquer, le former et quand il ou elle atteint la puberté, il doit chercher à le ou la marier. Si le père n’arrange pas leur mariage après la puberté, et que la fille ou le garçon commet un péché, la responsabilité du péché reviendra au père. »

LE MARIAGE DES MUSULMANES AUX ETATS UNIS

Le mariage des filles musulmanes dans ce pays devient un problème. Je n’étais pas surpris de lire la lettre d’un père musulman dans un magazine national. Il se plaignait que malgré ses efforts pour enseigner à ses enfants l’Islam, sa fille, étudiante, lui annonça qu’elle voulait épouser un non-musulman qu’elle avait rencontré à la fac.

En tant que scientifique social, je m’intéresse davantage à l’analyse des événements. Pour être plus spécifique, pourquoi une jeune fille musulmane préférerait épouser un non-musulman plutôt qu’un musulman ? Voici les explications qui peuvent venir à l’esprit :

a. Elle s’oppose et a peur des mariages arrangés. On devrait lui dire que tous les mariages arrangés ne sont pas mauvais et que 50% des mariages d’amour finissent en divorce dans ce pays. Les mariages arrangés peuvent réussir s’ils sont approuvés par les deux parties, la fille et le garçon. C’est-à-dire qu’ils doivent participer à l’arrangement et donner leurs avals. Je suis d’ailleurs moi-même opposé au mariage arrangé à l’aveugle.

b. Elle ne connaît pas de garçons musulmans pour pouvoir choisir. Si ces parents ne s’opposent pas ou ne peuvent rien faire contre les garçons non-musulmans avec lesquels elle parle et socialise à l’école, à la fac pendant 40 heures de la semaine, elle n’a pas le droit de parler avec un garçon musulman dans la mosquée et à des rassemblements de la communauté. Si elle le fait, ses parents la regardent de travers ou l’accusent même d’être perdue. Comme un garçon musulman le faisait remarquer : « Si je grandis ne côtoyant que des filles non-musulmanes, comment mes parents peuvent-ils croire que je vais en épouser une musulmane ? »

c. Certains garçons musulmans ne s’intéressent pas aux musulmanes. Sous prétexte d’être en quête d’une partenaire pour le mariage, ils s’engagent avec des non-musulmanes car elle sont facilement disponibles. Les parents musulmans qui vivent avec un complexe d’infériorité ne sont pas gênés que leur fils épouse une américaine d’un milieu socio-culturel européen mais ils s’opposeraient à ce qu’il épouse une femme musulmane d’une école de pensées islamiques (Chiite/Sunnite) différente ou d’une tribu différente (Punjabi, Sunni, Pathan, arabe et non-arabe, afro-Américain et immigrant), ou d’une classe différente (Syed et non-Syed). On doit rappeler aux parents ainsi qu’à son propre corps que les critères pour choisir une épouse qui ont été donnés par le Prophète Muhammad (paix et bénédictions d’Allah sur lui) ne sont pas la richesse ni la couleur, mais la piété islamique.

d. On a pu lui dire que le mariage précoce c’est-à-dire à 18 ans ou en dessous est tabou et quelle doit attendre d’avoir 23 ou 25 ans. Selon les statistiques, 80% des américaines, en attendant de s’établir dans la vie et de se marier s’engagent librement dans des relations sexuelles avec plusieurs petits amis. Cependant, cette option n’est pas disponible pour les musulmans. Chaque année, aux Etats Unis, environ un million d’adolescentes qui pensent qu’elles ne sont pas prêtes pour le mariage tombent enceinte. Quand à l’âge de 24 ans la musulmane décide qu’elle est enfin prête pour le mariage, il est peut être trop tard. Si elle examine la section matrimoniale des magazines islamiques, elle remarquera vite que les garçons de 25 - 30 ans cherchent des filles de 18-20 ans. Ils peuvent à tort supposer qu’une fille plus vieille n’est plus vierge.

e. Elle peut croire que le fait d’épouser des cousins sains peut causer des difformités congénitales dans chez la progéniture, croyance qui n’est pas prouvée scientifiquement.

Ainsi, à moins que ces interrogations ne soient traitées, de nombreuses musulmanes aux Etats-Unis peuvent finir par épouser un non-musulman ou rester célibataires.

LE PROGRAMME POUR L’EDUCATION SEXUELLE ISLAMIQUE

L’éducation sexuelle islamique devrait être enseignée à la maison à partir d’un jeune age. Avant d’instruire sur l’anatomie et la physiologie, il faut s’assurer que la croyance en notre Créateur est bien établie. Comme le disait Dostoïevski : « Sans Dieu, tout est possible. », signifiant que le manque de croyance ou de conscience de Dieu ouvre la porte aux méfaits.

Un père devrait enseigner à son fils et une mère devrait enseigner à sa fille. Dans l’absence d’un parent volontaire, le meilleure second choix est de s’en remettre à un enseignant musulman (de préférence un médecin) pour les garçons et une enseignante (de préférence un médecin) pour les filles à l’école islamique du dimanche.

Le programme devrait être taillé selon l’âge de l’enfant et les classes devraient être tenues séparément. Seules des réponses pertinentes à une question devraient être fournies. Par là, j’entends que si un enfant de 5 ans demande comment il ou elle s’est retrouvé dans le ventre de sa maman, il est inutile de décrire tout l’acte sexuel. Pareillement, il est inutile d’expliquer à un adolescent de 14 ans comment on met un préservatif. Cela peut être enseigné pendant les cours pré-maritaux juste avant son mariage. Un programme d’éducation sexuelle devrait inclure :

a. Le croissance et le développement sexuels :

le calendrier de la puberté,

les changements physiques pendant la puberté,

le besoin d’une vie de famille.

b. La physiologie du système de reproduction :

Pour les filles : l’organe, les règles , le syndrome prémenstruel.

Pour les garçons : l’organe, la pulsion sexuelle.

c. La conception, le développement du fœtus et la naissance.

d. Les maladies sexuellement transmissibles (maladies vénériennes, le SIDA) appuyer sur l’aspect islamique.

e. Les aspects mentaux, émotionnels et sociaux de la puberté.

f. Les éthiques sociale, morale et religieuse.

g. Comment éviter la pression de l’entourage.

L’EDUCATION SEXUELLE APRES LE MARIAGE

Ce texte n’a pas pour objectif d’être un manuel sur le sexe pour les couples mariés, bien qu’il se puisse que j’en écrive un prochainement. Je voulais simplement rappeler au lecteur un court verset du Coran et ensuite conclure.

« Elles sont vos vêtements et vous êtes leurs vêtements. »,

sourate 2, verset 187.

Les maris et femmes sont décrits comme des vêtements les uns pour les autres. Un vêtement est très proche de votre corps, donc le mari et la femme doivent être proches l’un de l’autre. On porte nos vêtements comme on veut, alors le mari et la femme doivent être disponibles l’un pour l’autre. Un vêtement augmente notre beauté, alors le mari et la femme doivent se louer et s’embellir l’un l’autre.

Pour les maris, je dirai que le sexe est une expression de l’amour et l’un ne va pas sans l’autre. Une de vos taches est d’éduquer votre épouse en matière de sexe et plus particulièrement de vos goûts, ce que vous aimez et ce que n’aimez pas et ne la comparez pas à d’autres femmes.

Pour les femmes, je veux dire que les besoins sexuels d’un homme sont différents de ceux des femmes. Au lieu d’être une receveuse passive de sexe, essayez d’être une partenaire sexuelle active. Il est exposé à tant de tentations en dehors de son foyer. Soyez disponibles pour le satisfaire et ne lui donnez pas une raison de choisir entre vous et l’enfer.

Dr. Shahid Athar

 

 

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Allah se comportera avec toi comme tu te comportes avec autrui

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On trouve dans le hadith d'après le Prophète que la prière et le salut d'Allah soient sur lui qui dit :

« Allah fera miséricorde à ceux qui sont miséricordieux » 
(rapporté par Boukhâry)

Y a t-il d'autre récompense pour le bien, que le bien ?
Celui qui sera miséricordieux avec les créatures, alors le Créateur le sera avec lui. Le Prophète que la prière et le salut d'Allah soient sur lui, a dit :

« Le Miséricordieux fait miséricorde à celui qui fait preuve de miséricorde.
Donc, faites miséricorde à toutes créatures sur terre pour que Celui qui est au ciel vous fasse miséricorde» 
(rapporté par boukhâry)

La rétribution correspond à l'action, Allah se comportera avec son serviteur comme lui se comportera avec Ses serviteurs. Donc, comporte-toi avec autrui comme tu voudrais qu'Allah se comporte envers toi Allah dit (traduction rapprochée) :

« ...Mais si vous (les) excusez, passez sur (leurs) fautes et (leur) pardonnez, sachez qu'Allah est Celui qui pardonne et Très Miséricordieux » (Sourate 'La grande perte' verset 14)

Et Il dit (traduction rapprochée) :
« ...Qu'ils pardonnent et excusent. N'aimez-vous pas qu'Allah vous pardonne ? » (Sourate 'La lumière' verset 22)

Désire ardemment apaiser les difficultés des gens pour qu'Allah apaise les tiennes.

Le Prophète que la prière et le salut d'Allah soient sur lui a dit :

«Celui qui apaise la peine d'un musulman, Allah lui apaisera une peine parmi les peines du Jour de la résurrection» (rapporté par Boukhâry).

Il dit encore que la prière et le salut d'Allah soient sur lui :

« Celui qui vient au secours d'un homme en détresse, Allah lui retirera une peine parmi les peines du Jour de la résurrection» 
(rapporté par Ahmad).

Aide les gens dans leurs besoins, Allah te viendra en aide. Le Prophète que la prière et le salut d'Allah soient sur lui, a dit :

«Allah vient en aide au serviteur tant que ce dernier vient en aide à son frère», «celui qui est s'occupe des besoins de son frère alors Allah sera s'occupera de ses besoins» (rapporté par moslim).

Sois un soulagement pour les nécessiteux, Allah te soulagera.
 
Le Prophète que la prière et le salut d'Allah soient sur lui a dit :

«Celui qui soulage un nécessiteux, alors Allah le soulagera dans cette vie et dans l'au-delà»
 (rapporté par Moslim),

et il dit encore :

«avant vous, vivait un marchand qui accordait des prêts aux gens et lorsqu'il voyait parmi eux un nécessiteux, il disait à ses employés : pardonnez-lui, peut-être qu'Allah nous pardonnera, et Allah lui pardonna» 
(rapporté par Boukhâry).

Sois doux avec les serviteurs d'Allah, alors tu seras inclus dans l'invocation du Prophète (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui) qui dit :

«Ô Allah ! Celui qui est doux avec ma communauté, sois doux avec lui, et celui qui blesse ma communauté blesse-le» 
(rapporté par Ahmad).

Il dit encore (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui) :

«Allah est doux, et Il aime la douceur, et Il donne par la douceur ce qu'Il ne donne par la rudess» 
(rapporté par Moslim)

et il dit aussi (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui) :

«Celui qui est privé de douceur est privé de tout bien» 
(rapporté par Moslim).

Dissimule les défauts des gens, Allah dissimulera les tiens. Le Prophète (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui) a dit :

«celui qui dissimule les défauts d'un musulman, Allah dissimulera les siens dans la vie d'ici-bas et dans l'au-delà» 
(rapporté par Moslim),

et il dit encore (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui) :

«celui qui dissimule les secrets de son frère musulman, Allah dissimulera les siens le Jour de la résurrection»
(rapporté par Ibnû Mâjah)

Ne tiens pas compte des erreurs de ton frère, Allah ne tiendra pas compte des tiennes.
Le Prophète (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui) a dit :

«celui qui ne tient pas compte (des erreurs) d'un musulman, Allah ne tiendra pas compte de ses erreurs» 
(rapporté par Abû dawûd).

Nourris les musulmans, Allah te nourriras. Le Prophète (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui) a dit :

«Tout croyant qui nourris un croyant affamé, Allah le nourrira des fruits du paradis» (rapporté par Tirmidhî).

Abreuve les musulmans, Allah t'abreuvera. Le Prophète (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui) a dit :

«Tout croyant qui abreuve un croyant assoiffé, Allah l'abreuvera du nectar cacheté le Jour de la résurrection» (rapporté par Tirmidhî).

Vêtis les musulmans, Allah te vêtira. Le Prophète (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui) a dit :

«Tout croyant qui vêtit une personne nue, Allah le vêtira d'habits verts du paradis» (rapporté Tirmidhî).

Donc, Allah se comportera envers toi comme tu te comporteras avec autrui.
 
Choisis, donc, pour toi-même la manière avec laquelle tu aimerais qu'Allah se comporte avec toi.
 
Agis de cette manière tu en récolteras la récompense.

Prend garde de ne pas brutaliser les gens car Allah te châtiera.

Le Prophète (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui) a dit :

«Allah châtie ceux qui châtient les gens dans la vie d'ici-bas» (rapporté par Moslim).

Allah dit (traduction rapprochée) :
« Et rappelez-vous, lorsque Nous vous avons délivrés des gens de Pharaon, qui vous infligeaient le pire châtiment » ( Sourate 'la vache' verset 49)

« Et le jour où l'Heure arrivera (il sera dit) : faites entrer les gens de Pharaon au plus dur des châtiments » (Sourate 'Celui qui pardonne' verset 46)

Prends garde d'être dur avec les serviteurs d'Allah sinon te sera atteint l'invocation du Prophète (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui) :

«Ô Allah ! Celui qui reçoit autorité sur ma communauté puis est dur avec elle, sois dur avec lui, et celui qui reçoit autorité sur ma communauté puis est doux avec elle, sois doux avec lui» (rapporté par Moslim).

Ne fais pas de mal aux musulmans en espionnant sans cesse leurs intimités. Le Prophète (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui) a dit :

« celui qui guette sans cesse l'intimité de son frère musulman, Allah guettera la sienne. Celui dont Allah guette son intimité au point de l'humilier au plein cœur de sa demeure » (rapporté par Tirmidhî),

« celui qui dévoile l'intimité de son frère musulman, Allah dévoilera la sienne au point de l'humilier au plein cœur de sa maison » (rapporté par Ibnû Mâjah).

Ne prive pas les musulmans de ta miséricorde car le Prophète (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui) a dit :

« Celui qui ne fait pas miséricorde envers les gens, Allah Tout-Puissant ne lui fera pas miséricorde » (rapporté par Moslim).

Il dit encore (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui) :

« Nul n'est privé de miséricorde sauf le misérable » (rapporté par Tirmidhî).

En conclusion, quel que soit ton comportement envers les gens, tu trouveras chez Allah une rétribution équitable.

Ibnû Qayim a dit :

« Allah est généreux, et Il aime celui qui est généreux parmi ses créatures.
Il est savant, et Il aime les savants. Il est capable et il aime le courageux et Il est beau et il aime la beauté.
Il est (qu'Il soit exalté et glorifié) miséricordieux et Il l'aime ceux qui le sont, et Il fait miséricorde à ceux qui sont miséricordieux parmi ses créatures.
Il est celui qui cache (les défauts), et Il aime celui qui ne dévoile pas les défauts de ses serviteurs.
Il est clément, et Il aime celui qui l'est avec ses serviteurs.
Il est celui qui pardonne, et Il aime celui qui pardonne ses serviteurs. Il est infiniment bon, et Il aime celui qui l'est envers ses serviteurs.
Par contre, Il déteste le rude et le brutal au cœur dur et au très mauvais comportement.
Il est doux, et Il aime la douceur.
Il est indulgent, et Il aime l'indulgence.
Il est bienfaisant, et il aime la bienfaisance et les bienfaisants.
Il est juste, et Il aime la justice, et Il accepte les excuses, et Il aime ceux qui acceptent les excuses de ses serviteurs» .

Ainsi, Il rétribue ses serviteurs suivant qu'il ait ou pas ces comportements cités plus haut.

Celui, donc, qui est clément, Il sera clément avec lui, et celui qui pardonne, Il lui pardonnera, et celui qui fait grâce, Il lui fera grâce, et celui qui est honnête, Il se comportera avec lui avec honnêteté, et celui qui est doux avec ses serviteurs, Il le sera envers lui, et celui qui fait miséricorde envers Ses créatures, Il le sera envers lui, et celui qui est bon avec eux, Il le sera avec lui, et celui qui est généreux avec ses créatures, Il le sera avec lui, et celui qui leur est utile, Il le sera pour lui, et celui qui cache (leurs péchés), Il cachera les siens, et celui qui leur pardonne, Il le pardonnera, et celui qui guette l'intimité de ses créatures, Il guettera la sienne, et celui qui divulgue (leurs péchés), Il divulguera les siens et l'humiliera, et celui qui prive Ses créatures de ses biens, Il le privera de Ses biens, et celui qui se dresse contre Allah, Allah se dressera contre lui, et celui qui dupe, Il le dupera, et celui qui berne, Il le bernera.

Ainsi, celui qui appliquera un comportement sur Ses créatures, Allah appliquera sur lui exactement le même comportement dans la vie d'ici-bas et dans l'au-delà. Allah sera envers Sa créature comme elle sera envers autrui.

Ce que tu as fait pour les autres on le fera donc pour toi, et sois comme tu souhaites, Allah sera avec toi tel que tu l'es envers Lui et ses créatures.

Désire ardemment rendre service aux serviteurs d'Allah, et ceci conformément à la parole du Prophète (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui) :
 

« Celui qui peut d'entre-vous rendre service à son frère, qu'il le fasse donc » 

(rapporté par Moslim),

et désire être bon envers eux car Allah aime les bienfaisants.

Sois paisible, doux et calme envers eux car le Prophète (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui) a dit :

« Sera privé du feu à toute personne paisible, douce, calme et proche des gens » 

(rapporté par Ahmad).

Fais grâce envers les créatures, oublie (leurs méchancetés), excuse leurs et pardonne leurs.

 

Ainsi, il se peut qu'Allah te fasse grâce et te pardonne, Allah ne laisse pas perdre la récompense de celui qui fait le bien.

Notre dernière invocation est la louange appartient à Allah et que la prière et le salut d'Allah soient sur notre prophète Muhammad ainsi que sur sa famille et tous ses compagnons.

Écrit par Abdelquayoum As-souhaïbâny
copié de sourceislam.com

 

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L’usage d’une carte de crédit pour effectuer un retrait d’argent

Argent

Les banques délivrent à leurs clients des cartes dites Visa. Grâce à ces cartes, les clients peuvent retirer des sommes à la banque, même si leurs comptes n’étaient pas suffisamment approvisionnés au moment du retrait. Mais le client doit rembourser la banque au bout d’une période déterminée. A défaut d’un règlement dans les délais requis, la banque peut exiger un surplus qui dépasse le montant retiré par le client. Pourtant celui-ci verse à la banque une somme annuelle en échange de l’usage de ladite carte…

Cette opération est interdite puisque le client s’engage à payer des intérêts au cas où il ne réglerait pas ses créances dans les délais requis. Ce qui est un engagement invalide, même si le client croit fortement qu’il pourra régler avant l’expiration du délai, puisqu’il peut arriver une situation qui le rende incapable de le faire. Il s’agit d’une affaire qui concerne le futur et personne ne sait ce qui va lui arriver dans le futur. Conclure une opération de cette manière est interdit. Allah le sait mieux.

 

http://islamqa.info/fr/11179

 

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Sommes-nous tenus responsables de nos pensées ?

Dans le Coran, Dieu — Exalté soit-Il — dit : « Que vous manifestiez ce qui est en vous ou que vous le cachiez, Allâh vous en demandera compte. » [1] D’un autre coté, le Prophète — paix et bénédictions sur lui — a dit : « Allâh a pardonné aux membres de ma communauté leurs mauvaises pensées, tant que ces pensées ne sont pas mises à exécution ni commises. » Ce récit est rapporté par Al-Bukhârî etMuslim. Ce verset est il abrogé ? Finalement, dans quelles circonstances avons-nous à rendre des comptes pour nos pensées ?

Si nous prêtons attention à la réaction des compagnons du Prophète — que Dieu les agrée — quand le verset en question fut révélé, nous réaliserons à quel point Dieu — Exalté soit-Il — est Miséricordieux envers Ses serviteurs.

Selon l’Imâm Ahmad, Abû Hurayrah — que Dieu l’agrée — rapporta que lorsque le verset fut révélé, les Compagnons du Prophète — paix et bénédictions sur lui — furent extrêmement tristes et craignirent d’avoir à rendre compte à Dieu — Exalté soit-Il — de tout ce qui leur traverserait l’esprit. Ils allèrent voir le Prophète — paix et bénédictions sur lui —, s’agenouillèrent et lui dirent : « Ô Messager de Dieu ! Dieu — Exalté soit-Il — nous a jusqu’à présent prescrit des choses dont nous étions capables, comme la prière, le jeûne, et l’aumône. Mais concernant ce verset, nous craignons de ne pas être capables d’appliquer l’enseignement qu’il exprime. » Le prophète — paix et bénédictions sur lui — dit : « Voulez-vous marcher sur les pas des Gens du Livre qui vous ont précédé, quand ils dirent (à leurs prophètes) : “Nous avons entendu mais nous n’en ferons rien.” ? Vous devriez dire plutôt : “Nous avons entendu et nous obéissons. Pardonne-nous, Seigneur, car c’est vers Toi que sera le retour !” »

Sur ce, les Compagnons se soumirent humblement à l’ordre de Dieu transmis dans ce verset. Puis, Dieu — Exalté soit-Il — révéla le verset : « Le Messager croit pleinement à ce que lui a révélé son Seigneur, ainsi que les fidèles. Tous ensemble croient en Allâh, à Ses anges, à Ses Écritures et à Ses Messagers, (en disant :) “Nous ne faisons aucune distinction entre Ses Messagers” et ils dirent : “Nous avons entendu et nous avons obéi. Pardonne-nous, Seigneur, car c’est vers toi que tout doit faire retour !” » [2]

Puis, Dieu — Exalté soit-Il — abrogea le verset en question en révélant : « Allâh n’impose point à nulle âme que ce dont elle est capable. Tout bien qu’elle aura accompli jouera en sa faveur, et tout mal qu’elle aura commis jouera contre elle. « Seigneur ! Ne nous tiens pas rigueur de nos omissions ni de nos erreurs ! Seigneur ! Épargne-nous les terribles épreuves que Tu as fait subir à nos prédécesseurs ! Seigneur ! Ne nous impose pas d’obligations qui soient au-dessus de nos forces ! Accorde-nous Ton pardon, fais-nous remise de nos péchés et fais-nous miséricorde ! Tu es notre Seigneur ! Accorde-nous la victoire sur les peuples infidèles ! » [3]

Selon les deux Sommes Authentiques d’Al-Bukhârî et Muslim, Abû Hurayrah — que Dieu l’agrée — rapporta :

Le Messager de Dieu — paix et bénédictions sur lui — dit, « Allâh — Exalté soit-Il — dit (dans un hadith transcendant) : “Chaque fois que Mon serviteur a l’intention de faire une mauvaise action alors, vous les Anges, n’inscrivez rien à moins qu’il mette son intention à exécution ; s’il l’exécute, alors inscrivez lui une mauvaise action. Mais, s’il a l’intention de faire une bonne action et qu’il ne l’a met pas à exécution, alors inscrivez lui une bonne action (dans son registre), et s’il l’exécute, alors inscrivez lui dix bonnes actions.” »

Muslim rapporta également, d’après Abû Hurayrah, que le Messager de Dieu — paix et bénédictions sur lui — dit : « Allah — Exalté soit-Il — dit (dans un hadith transcendant), « Chaque fois que Mon serviteur a l’intention d’accomplir une bonne action mais ne met pas sa pensée à exécution, elle lui est inscrite comme une bonne action, mais s’il la met à exécution, elle lui est inscrite entre dix et soixante dix bonnes actions. Lorsqu’il a l’intention de commettre une mauvaise action mais ne l’a finalement pas exécutée, rien n’est inscrit dans son registre. Mais s’il la commet, on lui inscrit une mauvaise action. »

De nombreux hadiths furent rapportés à ce sujet. Ceci indique que Dieu — Exalté soit-Il — révéla le verset en question en guise d’épreuve pour tester la confiance et la soumission des Compagnons du Prophète — que Dieu les agrée —, et ils ont prouvé qu’ils étaient à la hauteur de la confiance de Dieu — Exalté soit-Il —. En conséquence, Le Tout-Puissant, de par Sa Miséricorde et Sa Clémence, dissipa leurs inquiétudes et décréta qu’ils n’auront pas à rendre compte de leurs pensées intimes.

Ainsi il n’y a pas de contradiction entre le verset et le hadith en question. Car le verset a été abrogé par le verset qui le suit et dont le contenu est en adéquation avec le sens du hadith.

Réponse de Sheikh Ahmad Kutty

De plus, Sheikh Ahmad Kutty, un maître de conférence et un savant musulman à l’institut islamique de Toronto, Ontario, Canada, développe davantage la notion de la responsabilité de l’individu vis-à-vis de ses pensées disant :

« Nos pensées peuvent être divisées en différentes catégories :

Le dialogue interne incessant et les pensées futiles qui accablent nos esprits et sur lesquelles nous n’avons aucune emprise,

les pensées que nous nourrissons,

les intentions que nous formulons à partir de ces pensées.
Nous ne sommes pas responsables pour la première catégorie, c’est-à-dire les pensées spontanées, car nous n’avons aucune emprise sur elles, à moins que nous ressassions ces pensées et les entretenions dans nos têtes. Nous sommes responsables si nous les ressassons. De même, nous sommes responsables des intentions découlant de nos pensées et que nous formulons délibérément. »

Réponse de Sheikh 'Atiyyah Saqr

Par ailleurs, Sheikh 'Atiyyah Saqr, l’ancien président de la Comission de Fatwâ d’Al-Azhar dit :

« Dieu — Exalté soit-Il — ne demande pas de compte à une personne pour ses pensées sauf dans deux cas :

Premièrement, si une personne est déterminée fermement à mettre en pratique ses pensées. Ceci est clairement explicité dans le hadith du Prophète : « Si deux musulmans croisent leurs épées l’un contre l’autre, alors tous les deux, à savoir le tueur et le tué, iront en enfer. » Je (le narrateur) dis : « Ô Messager d’Allâh, Cela se comprend pour le tueur, mais pourquoi est-ce le cas pour celui qui est tué ? » Il dit : « Celui qui est tué avait le désir de tuer son adversaire. » [4]

Deuxièmement, lorsque l’individu met ses pensées à exécution. Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — dit : « Allâh a pardonné aux membres de ma communauté leurs mauvaises pensées, tant que ces pensées ne sont pas mises à exécution ni commises. » [5]

L’individu est tenu responsable de son intention de commettre une mauvaise action si ce qui l’en empêche c’est son incapacité à l’exécuter ou la crainte des autorités. Mais si ce qui l’en empêche c’est la piété et la crainte de Dieu, alors Dieu ne lui en demandera pas de compte. Au contraire, il gagnera une rétribution pour avoir lutté contre ses mauvais penchants. Ceci dissipe tout semblant de contradiction entre les textes. »

Et Dieu est le plus savant.

P.-S.

Traduit de l’anglais du site islamonline.net.
Notes

[1] Sourate 2, Al-Baqarah, La génisse, verset 284.

[2] Sourate 2, Al-Baqarah, La génisse, verset 285.

[3] Sourate 2, Al-Baqarah, La génisse, verset 286.

[4] Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim.

[5] Hadîth rapporté dans les six recueils authentiques de Hadiths, et expliqué par l’Imâm Ibn Kathîr.

 

http://www.islamophile.org/spip/Sommes-nous-tenus-responsables-de.html

 

 

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Dans quel cas la femme a le droit de demander le divorce?

Bonnes actions en Islam

Concernant le droit donné à la femme de demander le khul' comme solution égale à ce que l’homme peut faire par le biais du talâq, je me réfère à la preuve suivante. Ibn Rushd Al-Qurtubî (Averroès), dans Bidâyah Al-Mujtahid, volume 2, chapitre du talâq, dit : "Tout comme un homme peut avoir recours au talâq lorsqu’il n’aime pas sa femme, la législation islamique (sharî'ah) donne à la femme le droit de mettre fin à son mariage si elle n’aime pas son mari. Cependant, elle devra lui rembourser la dot qu’il lui a versé à moins qu’il n’y ait des circonstances en raison desquelles un juge pourrait forcer le mari à prononcer le talâq sans exiger de compensation de la part de sa femme."

Au contraire, il se peut même que le mari soit contraint au paiement d’un arriéré de dot lorsque la femme a de bonnes raisons d’avoir recours au khul', par exemple, dans le cas d’abus corporel ou psychologique ou de tout abus ou négligence dans l’accomplissement des obligations que le mari a envers sa femme. Il existe un hadith concernant la femme de Thâbit Ibn Qays, lorsqu’elle alla trouver le Prophète — paix et bénédiction sur lui — et se plaignit de son mari. Elle dit qu’elle n’avait aucun grief en particulier contre lui mais qu’elle ne souhaitait pas rester avec lui plus longtemps. Le Prophète — paix et bénédiction sur lui — ne fit aucune investigation à son sujet ni au sujet de son mari pour connaître les raisons qui motivaient son désir de divorcer. Il lui demanda si elle acceptait de rendre ce qu’elle avait reçu comme dot. C’était un verger. Elle répondit qu’elle le lui rendrait. Le Prophète — paix et bénédiction sur lui — ordonna à son mari d’accepter le verger ainsi que le khul'.

La majorité des écoles juridiques approuvent le khul'. Cependant, l’école hanafite précise que le juge doit approuver les raisons avancées par la femme. Certaines écoles disent que si les deux époux sont d’accord pour effectuer ce khul', ils n’ont besoin d’aucun juge ni d’aucun tribunal pour le valider. Bien sûr, le khul' est un contrat alors que le talâq n’en est pas un.

Si la femme veut avoir recours au khul' et qu’après environ un mois elle insiste toujours sur cette demande, alors je ne vois aucune justification raisonnable pour que le mari le lui refuse. Son refus serait alors assimilé à un abus et à du harcèlement. Le mariage a pour but d’aider les époux à pratiquer l’Islam, particulièrement dans leur vie matrimoniale. Si l’un des deux époux est dans l’incapacité de pratiquer une bonne vie matrimoniale, alors le Coran dit dans le verset 229 de la sourate 2 : « Si vous craignez qu’ils ne soient pas capables d’observer les limites de Dieu, nulle faute ne sera imputée à l’un ou l’autre, si l’épouse offre une compensation. »

Pour certaines écoles, ce khul' équivaut au talâq et la femme doit donc observer une période de viduité ('iddah). Cependant, Ibn Qayyim Al-Jawziyyah, dans son Zâd Al-Ma'âd a affirmé, à propos du khul', que la période de viduité n’était pas nécessaire mais qu’une femme, pour pouvoir se remarier, devait attendre une menstruation pour être sûre de ne pas être enceinte.

P.-S.
Traduit de la Banque de Fatâwâ du site Islamonline.net.

http://www.islamophile.org/spip/Le-droit-de-divorce-pour-la-femme.html

 

 

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