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L'Islam et la vie sociale

"(L'islam) a substitué l'homme au moine. Il apporte l'espoir à l'esclave, la fraternité à l'humanité, et dévoile la quintessence de la nature humaine ".

Canon Taylor
Conférence au Church Congress de Wolverhampton, le 7 octobre 1887.
Texte cité par Arnold dans "The Preaching of Islam" pages 71,72.



"Une des plus belles aspirations de l'islam est la justice. En lisant le Coran, j'y rencontre une doctrine de vie dynamique, non pas des éthiques mystiques, mais une éthique pratique pour mener à bien une vie quotidienne, adaptable au monde entier".

Sarojini Naidu
Conférences sur "The Ideals of Islam" voir "Speeches and Writings of Sarojini Naidu", Madras, 1918, p. 167.



Hadith:un geste de charité envers un voleur, un fornicateur...est louable

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Al Bokhari rapporte un hadith édifiant dans lequel le prophète (prière et salut sur lui) dit : « Un homme avait dit : Je vais faire une aumône. Puis il partit avec son aumône et la mis dans la main d’un voleur. Le lendemain, comme on parlait de cette aumône faite à un voleur, le même homme dit : Ô mon Dieu, louange à Toi ; je vais faire une aumône. Puis, il partit avec son aumône et la déposa dans la main d’une fornicatrice. Le lendemain, on parla de cette aumône faite la veille à une fornicatrice. Le même homme dit encore : Ô mon Dieu ! Louange à Dieu qui m’a fait donner l’aumône à une fornicatrice. Je vais faire encore une aumône. Puis il partit avec son aumône et la mit dans la main d’un riche. Le lendemain on parla de cette aumône faite à un riche. Le même homme s’écria alors : Ô mon Dieu ! Louange à Toi qui m’as fait donner l’aumône à un voleur, à une fornicatrice et à un riche. Cet homme vit en songe quelqu’un qui lui dit : L’aumône que tu as faite à un voleur servira peut-être à lui enlever dorénavant le désir de voler. Celle faite à une fornicatrice la portera peut-être à s’abstenir de la fornication, et, quant à celle faite à un riche, il y verra peut-être un exemple à imiter et il dépensera (en aumônes) une partie des biens que Dieu lui a donnés. »

La première des subtilités de ce hadith, qui d’ailleurs se retrouve dans beaucoup d’autres, dévoile le travail correctif du messager de Dieu (prière et salut sur lui) qui réoriente la communauté vers une compréhension plus saine des choses. C’est en l’occurrence, l’un des rôles du prophète (prière et salut sur lui) que d’enseigner aux croyants la sagesse.

[Notre Seigneur ! Envoie l'un des leurs comme messager parmi eux, pour leur réciter Tes versets, leur enseigner le Livre et la Sagesse, et les purifier. Car c'est Toi certes le Puissant, le Sage] Sourate La Génisse, verset 129

Dans ce hadith, les gens s’attachent à une impression injuste et erronée : celle de croire que l’aumône faite à des voleurs, des fornicateurs et des riches est incohérente. Poussés par leurs préjugés, ils ont institué un genre d’interdiction qui prive ces catégories de personnes, de l’aumône. Pourtant et comme le mentionne la fin du hadith, certaines subtilités peuvent donner à des gestes de charité, une valeur illustre et prolifique. Malheureusement et à l’image de notre société, le nombre de critiques l’emporte sur la qualité de certaines initiatives singulières, au point même de freiner des membres de notre communauté dans le bien. Que de frères et soeurs, face à des procès d’intentions, auraient baissé les bras ? C’est au contraire, le chemin inverse qu’a emprunté notre homme, en troquant les suggestions diaboliques avec l’espoir en Dieu. Quoi qu’on ait pu dire sur lui, et malgré que sa réputation ait été écorchée, son oeuvre avait pour compagnie l’agrément divin, et c’était là le plus important pour lui…

Parmi les autres sagesses de ce hadith, on notera la persévérance dont a fait preuve le protagoniste. Et malgré les jugements de son entourage, il continua à faire preuve de confiance en Allah et à redoubler d’efforts dans ses sacrifices et ses aumônes. Devant ces invitations aux regrets et au désespoir, il a préféré louer son Seigneur et poursuivre sa dynamique de charité. Ainsi, l’espoir en Allah joue comme souvent, un rôle plus que déterminent dans le devenir des oeuvres religieuses. Le prophète (prière et salut sur lui) par cet exemple illustre, nous a démontré que certaines finesses cachées peuvent donner lieu à un agrément divin et une utilité sur les plans sociaux et religieux. C’est d’ailleurs l’un des intérêts des formes d’adorations, que de susciter des avantages pour soi-même et pour les gens en général.

Un élément est également dénoncé de manière implicite dans ce hadith : c’est la croyance erronée de l’entourage. Plusieurs prétextes ont été pris comme base par les gens, afin de rendre illégitime l’aumône à certaines catégories de la société. C’était comme si certaines personnes méritaient de recevoir des aumônes, et d’autres non, et ce, indépendamment de toute loi divine et/ou prophétique. En l’occurrence ici dans notre hadith, les voleurs, les fornicateurs et les riches n’ont pas le droit (selon les codes populaires) de recevoir l’aumône. Et les raisons à cela peuvent être différentes d’après les gens. On pourrait citer par exemple, le caractère de vilénie des deux premiers. En effet, la croyance populaire inviterait alors les gens à croire que les voleurs et les fornicatrices commettent un péché suffisamment grave, pour être privés d’aumône. Ou bien encore, on pourrait croire que le voleur avec l’argent qu’il vole, ou la fornicatrice avec l’argent qu’elle gagne en monnayant ses charmes, n’ont pas besoin de recevoir de l’argent par charité. C’est le même argument qui correspondrait au cas des riches, qui sont suffisamment à l’aise financièrement, pour ne pas être l’objet d’un don.

Ce qui est étonnant dans ce hadith, c’est que malgré la place que prend le péché du vol et de la fornication (qui sont hautement condamnés sur le plan religieux) cela n’empêche pas ces aumônes d’avoir une utilité pour ce genre de pécheurs. Ainsi, le bénéfice social et religieux souligné à la fin du hadith, leur a rendu licite la réception des aumônes. L’abstention au vol permet à certaines personnes de conserver la propriété de leurs biens, de préserver la personne qui allait commettre le vol du châtiment divin, etc. Idem pour la fornicatrice. Pour ce qui est du riche, l’aumône devient une manière, certes insolite mais potentiellement efficace, d’inciter les bien-portants, à s’adonner eux aussi, à l’aumône.

Si on transpose les enseignements de ce hadith sur notre quotidien actuel, on verra qu’un certain nombre de similitudes apparaissent. Parmi elles, les préjugés intempestifs sur les quémandeurs dans la rue. On entend un certain nombre de frères et soeurs justifier leur refus de donner de l’argent à certaines catégories de mendiants. Les remarques sont aussi nombreuses que fantaisistes : « certains sont « en réalité » riches, voire plus riches que ceux qui donnent », « d’autres sont des arnaqueurs qui ont monté un genre de business de mendicité », etc. Même si en effet, ce genre de réalités existe, on ne peut se permettre de généraliser ces phénomènes à toutes les personnes qui sollicitent une aide. On verra même que ceux qui critiquent le plus les mendiants, sont ceux qui ne font jamais (voire très rarement) preuve de charité…!

Quant aux organisations qui travaillent dans l’humanitaire, elles subissent de plein fouet les effets de ces préjugés. Et même si le souvenir de certaines affaires telles que celle de l’ARC plane, on ne peut se réfugier derrière ces malheureux évènements qui relèvent de l’anecdotique, alors que la pauvreté mondiale est loin d’être éradiquée.

Par la grâce d'Allah, un grand nombre d’entités sérieuses existent. Certaines d’entre elles proposent même un retour d’information avec des « rapports de projet » qui permettent de garantir l’accomplissement des « missions » pour lesquelles elles ont été mandatées. Que ces bénéficiaires soient musulmans ou non, il est important de rappeler que le prophète (prière et salut sur lui) ne cherchait pas à faire du favoritisme communautaire lorsqu’on le sollicitait. A ce propos, si certains frères et soeurs s’interrogent sur la validité des aumônes dirigées aux non-musulmans, ils verront que le Coran et la Sunna se sont prononcés favorablement à ce genre d’initiatives. Ceci dit, Allah (exalté soit-il) met un certain nombre de conditions « évidentes » qu’il convient de respecter, et que l’on retrouve en substance, dans le 8ème verset de la sourate l’éprouvée :

[Dieu ne vous défend pas d'être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Dieu aime les équitables]

Malheureusement, il reste encore des frères et soeurs qui s’obstinent à refuser de donner aux populations non-musulmanes, qu’ils soient sollicités ou non. Nous leur rappellerons que le modèle qu’ils suivent (prière et salut sur lui) se montrait généreux envers les besogneux de quelques confessions qu’ils soient. Comprend cher frère/chère soeur, que les occasions de charité ne se limitent pas à un flux intracommunautaire. Les sources authentiques nous font même état de certaines personnes qui ont bénéficié de la miséricorde divine, en faisant preuve de clémence et de générosité envers les animaux. Que dire alors de ce qui est requis en termes de fraternité humaine ?!

http://www.sous-missions.com/articles/zooms/ta-relation-avec-l-argent/

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Le musulman idéal

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Son attitude envers Dieu

Un des traits les plus distinctifs du musulman est sa foi profonde en Dieu et sa conviction absolue que peu importe ce qui lui arrive, dans sa vie, cela n’arrive que par la volonté et le décret de Dieu.  Le musulman est étroitement lié à Dieu, L’évoque fréquemment en sa pensée, place toute sa confiance en Lui et Lui obéit du mieux qu’il le peut.

Sa foi est pure et n’est pas entachée d’ignorance, de superstitions ou d’illusions.  Sa croyance et son adoration sont basées sur les enseignements du Coran et de la sounnah (hadiths).  Il sent qu’il a constamment besoin de l’aide et du soutien de Dieu.  Et il sait qu’il n’a d’autre choix que de se soumettre à Dieu, L’adorer, s’efforcer de suivre la bonne voie et accomplir de bonnes actions.  Ce mode de pensée le pousse à un mode de vie plus vertueux, tant en public qu’en privé.

Le musulman reconnaît également les signes du pouvoir illimité de Dieu, dans l’univers, ce qui ne fait qu’accroître sa foi.  Dieu dit, dans le Coran :

 « Certes, dans la création des cieux et de la terre, dans l’alternance de la nuit et du jour, il y a des signes pour les gens doués d’intelligence qui invoquent Dieu debout, assis ou allongés sur le côté, et méditent sur la création des cieux et de la terre (en disant) : « Seigneur!  Tu n’as pas créé tout cela en vain.  Gloire à Toi!  Garde-nous du châtiment du Feu. » (Coran 3:190-191)

Son attitude envers lui-même: son esprit, son corps, son âme

Le musulman porte attention aux besoins de son corps; il en prend soin, le maintient en santé et en forme du mieux qu’il le peut.  Il demeure actif et ne mange pas de façon excessive; il mange suffisamment pour se maintenir en santé et pour garder un bon niveau d’énergie, car il comprend qu’un croyant fort et en santé est meilleur, aux yeux de Dieu, qu’un croyant faible et en mauvaise santé (par sa propre faute).  Le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a dit : « Un croyant fort est plus aimé de Dieu qu’un croyant faible.  Et chez les deux se trouvent des vertus. »

Dans le Coran, Dieu dit :

 « Et mangez et buvez en évitant de commettre des excès.  Certes, Dieu n’aime point ceux qui commettent des excès. » (Coran 7:31)

Il porte aussi une attention particulière à son hygiène personnelle, car le Prophète a lourdement insisté sur ce point.  Son apparence est toujours propre et soignée.  Son hygiène buccale est aussi impeccable, car le Prophète a encouragé ses fidèles à utiliser le siwak (bâtonnet provenant d’un arbuste qui servait autrefois à nettoyer les dents).  Cependant, il fait tout cela en gardant à l’esprit que la modération est toujours préférable, en islam.  Il évite donc les extrêmes et l’exagération, tout comme il évite la négligence.  Dieu dit, dans le Coran :

 « Dis : « Qui a interdit les beaux habits que Dieu a conçus pour Ses serviteurs, ainsi que les bonnes choses dont Il vous a pourvus? »  Dis : « Ils sont destinés à ceux qui ont la foi, dans cette vie, et exclusivement à eux au Jour de la Résurrection. »  Ainsi détaillons-Nous Nos révélations pour les gens qui savent. » (Coran 7:32)

En plus de prendre soin de son corps, le musulman prend soin de son état d’esprit.  Il ne touche jamais aux drogues ni à aucun stimulant du même genre.  Il fait de l’exercice régulièrement pour se maintenir en forme, car il connaît la maxime « un esprit sain dans un corps sain ».  Il s’occupe aussi de son esprit en acquérant un savoir qui lui profitera en cette vie comme dans l’au-delà.  Dieu dit, dans le Coran :

 « Et dis : « Seigneur!  Accrois mes connaissances! » (Coran 20:114)

Le musulman porte autant d’attention à son développement spirituel qu’à son développement physique et intellectuel.  Il le fait de manière équilibrée, sans se concentrer trop sur un aspect au détriment de l’autre.  La vie du musulman tourne autour de son adoration de Dieu, qui se traduit, entre autres, par les cinq prières quotidiennes, le jeûne du Ramadan, etc.

Son attitude envers les gens

Envers ses parents, le musulman est un exemple de sincère obéissance et d’amour.  Il traite ses parents avec bonté et respect, avec une compassion infinie, une grande politesse et une profonde gratitude.  Il reconnaît leur statut et ses devoirs envers eux.  Dieu dit, dans le Coran :

 « Adorez Dieu et ne Lui attribuez aucun associé.  Et traitez avec bonté vos parents et vos proches… » (Coran 4:36)

Avec son épouse, le musulman est l’exemple même de la bonté, de la gentillesse et de la compréhension.  Il comprend la psychologie des femmes et remplit envers son épouse ses devoirs et responsabilités.

Avec ses enfants, il comprend l’énorme responsabilité de les éduquer.  Il porte attention à tout ce qui pourrait influencer, positivement ou négativement, leur développement islamique afin qu’ils deviennent des membres actifs et positifs de la société, de même qu’une source de bienfaits pour leurs parents et leur communauté.

Avec sa famille, il maintient des liens sains et respecte ses devoirs envers elle.  Il comprend le statut élevé accordé aux membres de la famille, en islam, ce qui lui fait garder contact avec eux, peu importe les circonstances.

Avec ses voisins, le musulman est l’exemple du bon traitement et de la considération envers les sentiments des autres.  Il endure sans broncher leurs travers et leurs abus et prend soin de ne pas se rendre lui-même coupable de tels défauts.

La relation du musulman avec ses frères et ses amis est la plus pure de toute, car elle est basée sur leur amour commun de Dieu.  Il est aimable et chaleureux avec eux.  Il leur est loyal et ne les trahit en aucun cas.  Il est sincère et ne les trompe jamais.  Il est tolérant et indulgent.  Il est également généreux et prie Dieu de leur accorder bonheur et bien-être.

Dans ses relations sociales, le musulman possède de bonnes manières, il sait se comporter avec noblesse et met en pratique un comportement encouragé par l’islam, dont certaines caractéristiques sont : ne pas se montrer envieux des autres, remplir ses promesses, se montrer modeste et patient, éviter les calomnies et les obscénités, ne pas se mêler de ce qui ne le regarde pas, éviter de médire et de semer le trouble.

Telles sont les qualités et attitudes que chaque musulman s’efforce de mettre en pratique.  Et une société composée de citoyens possédant de telles caractéristiques ne peut que connaître la paix et le bien-être.

http://www.islamreligion.com/fr/articles/3960/

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Qu’est-ce que l’Istihâlah en Islam ?

L istihalah

Le musulman a pour obligation de consommer une nourriture respectant des critères bien définis. Dans l’industrie alimentaire, trois produits illicites doivent ainsi faire l’objet d’une attention particulière :* l’alcool,
* le porc
* la matière (viande, graisse…) provenant d’un animal qui n’a pas été abattu selon le rituel musulman ou qui est mort avant l’abattage

Le caractère harâm de ces éléments est en effet clairement établi à partir du Saint Qour’ane et des Ahâdices. Ces produits sont parfois utilisés directement, en tant qu’ingrédient à part entière; d’autres fois, ils le sont de façon « secondaire », en tant que composant entrant dans la fabrication d’ingrédients destinés à apporter au produit final des caractéristiques spécifiques au niveau du goût, de la texture, de l’odeur… Ces ingrédients « secondaires », eux-mêmes, résultent souvent d’un procédé de fabrication industriel qui peut entraîner dans certains cas une modification chimique du produit original. Dans le droit musulman, cette modification de l’entité d’un produit vers une autre entité est appelée « Istihâlah » ou « Tabdîl oul Mâhiyah ».

1. Al Istihâlah
1.1 Qu’est-ce que l’Istihâlah ?

Ce terme désigne la modification de la nature et de la qualité d’un objet. C’est un changement qui intervient dans la réalité et la forme caractéristique d’un objet vers une autre forme. (Voir annexe 1)

1.2 Les conditions du Istihâlah
Selon les oulémas hanafites, l’Istihâlah se produit lorsque :
– un changement intervient dans le corps structurel de l’objet. (Un simple réarrangement de ses molécules ne suffit pas pour considérer qu’il y a Istihâlah.)
-une transformation des caractéristiques particulières et des qualités distinctives de cet objet se produit par action chimique ou autre. (Voir annexe 2)
Un exemple d’Istihâlah est la transformation de l’alcool en vinaigre, changement durant lequel a lieu une véritable modification de la structure moléculaire de l’alcool.

2. La gélatine
2.1 Définition

Il s’agit d’une substance protéique, provenant du collagène et rencontrée communément dans la peau et les tissus conjonctifs des animaux.

2.2 Sources
À l’échelle industrielle, la gélatine est fabriquée à partir de sous-produits de l’industrie du cuir et de la viande, principalement la peau et les os de porcs, ainsi que les os ou les dépouilles de bovins. Les phoques et les requins sont aussi d’excellentes sources de collagène.

2.3 Utilisation
La gélatine peut être utilisée comme épaississant, stabilisant, agent texturant ou gélifiant dans des produits comme les crèmes glacées, les confitures, les yaourts, la margarine… Elle est également utilisée dans les produits allégés pour stimuler la sensation de gras dans la bouche et créer du volume sans ajouter de calories. La gélatine est utilisée pour éclaircir des jus, notamment le jus de pomme, ainsi que le vinaigre.

Dans l’industrie médicale, elle est utilisée pour la fabrication de gélules.

2.4 Le processus de fabrication
La gélatine subit un long procédé de fabrication qui peut-être simplifié selon les étapes suivantes :

A. Extraction par ébullition en détruisant les liaisons moléculaires entre les brins de collagène et en enlevant les éléments indésirables autour du collagène.
B. Purification du collagène/gélatine par filtration et évaporation.
C. Broyage.

2.5 Est-ce que l’Istihâlah se produit dans le cas de la gélatine ?
Les chimistes, scientifiques et ingénieurs en agroalimentaires sont d’avis que la structure mère et la structure chimique de la gélatine et du collagène sont très proches. Bien que quelques réarrangements chimiques aient lieu, les mêmes acides aminés (molécules qui constituent une substance) se retrouvent dans les deux composants. La protéine de collagène est donc intacte et ne subit pas de changement.

Ainsi, le procédé de fabrication consiste essentiellement à extraire le collagène brut de la peau ou des os en le modifiant légèrement pour le rendre soluble tout en gardant ses propriétés gélifiantes. La nature et la caractéristique inhérentes au collagène n’étant pas modifiées, on ne peut dire qu’il y a istihâlah : la gélatine issue d’une source harâm ne peut donc être considérée comme étant devenue halâl suite à une transformation.

2.6 Les alternatives
Les solutions pour éviter l’usage de la gélatine issue des animaux ghayr mazhboûh (non abattus suivant le rite musulman) sont les suivantes :

A. Produire la gélatine à partir d’animaux halâl.
B. De nombreux industriels produisent la gélatine à partir des os. Selon les juristes hanafites, il est autorisé de consommer la gélatine produite à partir des os d’animaux ghayr mazhboûh qui sont ma’kul al-lahm (c’est à dire dont la viande est comestible suivant le droit musulman). Le problème, c’est que les industriels à l’heure actuelle ne font de distinction entre les différentes sources de gélatine. Néanmoins, s’ils sont suffisamment sollicités par les différentes organisations du halâl à travers le monde, certains pourraient agir pour résoudre ce problème.
CD. Les industriels agro-alimentaires locaux qui utilisent la gélatine devraient être encouragés à utiliser la gélatine halâl (produite par exemple au Pakistan, en Malaisie…et certifiée par un organisme crédible).

E. La “gélatine végétale” ou la gélatine de poisson pourraient être une alternative bien que leur qualité ne soit pas aussi bonne que les autres gélatines.

2.7 Conclusion

La gélatine de source harâm n’est pas licite à la consommation étant donné qu’il n’y a pas d’Istihâlah de l’élément d’origine.

3. Le E471 ou mono et diglycérides d’acides gras

3.1 Définition et formules chimiques

Les glycérides sont des esters d’acide gras et de glycérol. Ils font parie des lipides. Il existe différents types de glycérides : les triglycérides, les di glycérides et les mono glycérides.
Les triglycérides sont les constituants principaux de l’huile végétale et des graisses animales.
Les di glycérides et les mono glycérides sont des dérivés des triglycérides.

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Ces glycérides se différencient en fonction du nombre d’acides gras (R) qu’ils contiennent.

3.2 Utilisation

Les di glycérides et les mono glycérides d’acides gras sont utilisés comme émulsifiants et stabilisants dans l’industrie alimentaire.

3.3 Production

Les triglycérides se trouvent à l’état naturel dans les tissus des animaux et des végétaux.

Les di glycérides et les mono glycérides sont obtenus par chauffage du triglycéride avec un excès de glycérol selon la réaction suivante :

gélatine triglycéride halal

3.4 Est-ce que l’Istihâlah se produit dans le cas du E 471 ?

Les diglycérides et les monoglycérides n’existent pas sous une forme naturelle dans les graisses animales. Ils sont le résultat de la réaction chimique d’estérification qui entraîne une transformation moléculaire des composants de départ (triglycérides et glycérol). Ces composants ne se retrouvent plus à la fin de la réaction dans leur forme originale (comme le montre les encadrés rouges et verts).

Par ailleurs, ils se distinguent également des triglycérides par leurs caractéristiques particulières en tant qu’émulsifiant et stabilisant.

3.5 Comparaison du niveau de l’Istihâlah entre la transformation du triglycéride en mono et di glycérides et la transformation de l’alcool en vinaigre

Le vinaigre est considéré comme une nourriture licite et pure pour le musulman. Le Prophète (sallallahou alaihi wa sallam) a dit : « Quel excellent assaisonnement que le vinaigre ! » (Sahîh Mouslim).

Le vinaigre résulte d’une transformation de l’alcool selon un procédé très ancien : il est donc un des exemples majeurs utilisés par les juristes hanafites pour illustrer l’Istihâlah.

Cette transformation se réalise par une fermentation acétique qui consiste à oxyder l’éthanol (alcool) en acide acétique (vinaigre) par l’action de certaines bactéries. La réaction chimique est la suivante :

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On peut ici constater que la modification moléculaire des réactifs est plus importante dans le cas des mono et diglycérides que dans celui du vinaigre.

3.6 Conclusion

L’Istihâlah qui se produit pour le mono et di glycéride d’acides gras (E471) est pour le moins similaire à celui qui a lieu lors de la transformation de l’alcool en vinaigre. Le mono et di glycéride d’acides gras sont donc licite à la consommation.

Wallâhou A’lam !


ANNEXE 1 :
Istihaalah en la langue arabe signifie : تغير الشيء عن وصفه وطبعه
« Un changement dans la nature et la qualité d’un objet » [1]
Selon les juristes, il est défini en ces termes : تبدل حقيقةِ الشيء وصورتِه النوعية إلى صورة أخرى
« Un changement dans la réalité d’un objet et dans sa forme caractéristique vers une autre forme. »[2]
فالاستحالة قد تكون بمعنى التحول كاستحالة الأعيان النجسة من العذرة والخمر والخنزير و تحولها من أعيانها و تغير أوصافها و ذلك بالاحتراق أو بالتخليل أو بالوقوع في شيء .( الموسوعة الفقهية) »L’Istihâlah désigne la modification (profonde) de quelque chose, comme le changement pouvant intervenir sur des choses impures telles l’excrément, l’alcool, le porc et la modification de leur nature et de leur qualités sous l’action du feu, par la transformation en vinaigre ou par le mélange (et la réaction) avec quelque chose d’autre. » (Al Maoussou’atoul Fiqhiyya, voir aussi Ad Dourroul Moukhtâr et Hilyya)ANNEXE 2 :
Ibnou ‘Âbidîn affirme : بخلاف نحو خمر صار خلا وحمار وقع في مملحة فصار ملحا وكذا دردي خمر صار طرطيرا

وعذرة صارت رمادا أو حمأة فإن ذلك كله انقلاب حقيقة إلى حقيقة أخرى لا مجرد انقلاب وصف [3

Al Gangôhi écrit : تبدیل ِ ماہیت ہیولے صورت کی تبدیل سے ہوتا ہے كہ حقیقت دیگر ہوگی

[4]

Abdoul Sattâr Moultâni mentionne:
تبدیل ماہیت سے شئ کے خواص وآثار یکسر بدل جاتے ہے

[5]
Al Kâssâni précise:

وجه قول محمد أن النجاسة لما استحالت وتبدلت أوصافها ومعانيها خرجت عن كونها نجاسة لأنها اسم لذات موصوفة فتنعدم بانعدام الوصف وصارت كالخمر إذا تخللت

[6]

Moufti Kifâyatoullah écrit:

حقیقت بدل جانے کا حکم اسی وقت دیا جاسکتا ہے کہ حقیقت اولی منقلبہ کے اثار مختصہ اس میں باقی نہ رہیں

[7]

اسی طرح حقیقت منقلبہ کی بعض کیفیات غیر مختصہ کا باقی رہنا مانع انقلاب نہیں

[10]

Moufti Taqui Ousmâni affirme:

ان كان العنصر المستخلص من الخنزير تستحيل ماهيته بعملية كيمياوية بحيث تنقلب حقيقته تماما زالت حرمته ونجاسته

[8]

على القلب فقليل التغير لا يصير خلا عنده وعندهما يصير،هذا إذا تخلل بنفسه،أما إذا تخلل بعلاح بالملح أو بغيره يحل عندنا الكل

[9]

[1] الموسوعة الفقهية الكويتية (مادة:الإستحالة)، المصباح المنير ج1 ص157،

[2] موسوعة الفقه الإسلامي ج6 ص7

[3] رد المحتار ج1 ص316

[4] فتاوى رشيدية ( تالبفات رشيدية ص251)

[5] خير الفتاوى ج2 ص149

[6] بدائع الصنائع ج1ص85

[7] كفاية المفتي ج2 ص333 –الطبعة الجديدة-

[8] بحوث في قضايا فقهية معاصرة ص 341

[9] خلاصة الفتاوى ج2 ص204 والهندية ج5 ص410 ومثله في البزازية ج6 ص125

[10] كفاية المفتي ج2 ص335-الطبعة الجديدة-
Dernière mise à jour : ( 09-07-2007 )

Source : Halal Réunion

http://www.al-kanz.org/2007/07/18/gelatine/

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L’acquisition du savoir religieux : son importance et ses méthodes

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Chaque musulman doit chercher à appronfondir sa compréhension de la religion. Il doit connaître de ses jugements ce qui lui est utile. Il est tenu d’acquérir une connaissance lui permettant de progresser sur le droit chemin et ce, afin que le vrai (haqq) et le faux (bâtil), le licite et l’illicite ne s’emmêlent pas dans son esprit.

C’est pour cela qu’une tradition prophétique nous apprend que : « La recherche du savoir est une obligation pour chaque musulman ». Le terme "musulman" ici est générique ; il englobe aussi bien le musulman que la musulmane. À l’unanimité, la musulmane et le musulman ont la même obligation vis-à-vis de la science — même si le terme « musulmane » n’est pas mentionné dans le hadîth.

Si le musulman ne s’instruit pas, il avancera dans un chemin déviant, introduira des innovations dans la religion et adorera Dieu par des moyens qu’Il n’a pas légiférées. Dieu ne demande pas à Ses serviteurs d’introduire des innovations dans la religion : Dieu est le Législateur, il n’appartient point aux humains d’établir dans la religion ce que Dieu n’a guère autorisé. Le Prophète, que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui, a dit : « Quiconque fait une chose contraire à notre enseignement, son œuvre sera rejetée » et il a dit également : « Évitez les innovations introduites dans la religion, car toute innovation dans la religion est un égarement ».

Si l’homme n’apprend pas la religion, il risque de rendre licite ce que Dieu a prohibé, de même qu’il pourrait interdire ce que Dieu a rendu licite. Il s’interdirait ce que Dieu n’a pas interdit, et s’autoriserait, et autoriserait les autres, à faire ce que Dieu a prohibé. Il se peut qu’il rejette le vrai et agrée le faux. Et combien de fois ai-je vu de tels comportements. Certains rejetteraient un hadîth dans le Sahih d’Al-Bûkhârî en se basant sur un hadîth controuvé ! Ainsi certains ont-ils rejeté le hadîth « Ne réussira point le peuple qui confie sa direction à une femme » — hadîth établi dans Sahih Al-Bûkhârî — à cause du hadîth « Prenez la moitié de votre religion de cette rouquine ( i.e. notre dame Aicha) » alors que les savants ont prouvé que ce hadîth n’est pas authentique.

Tout ceci est dû à la méconnaissance de la religion... Ce comportement met en valeur la nécessité d’apprendre la religion.

C’est ainsi que le musulman pourra itinérer sur le chemin de la guidance et avancera avec clairvoyance. Mais de quelle source le musulman doit-il apprendre les jugements et les enseignements de la religion ?

Diverses méthodes sont possibles.

La première méthode : les ouvrages islamiques de référence. Tout musulman doué d’une part de science, et capable de comprendre à partir des livres, a l’obligation de lire ce qui est adapté à ses besoins et compétences. Il doit lire, se cultiver et assimiler. Toutefois, il est un danger que nous devons signaler : il existe des livres imbibés d’israélismes(isrâ’îliyyât), d’autres contenant des hadîths controuvés, et d’autres encore proposant de mauvaises orientations.

Pour cela, le musulman doit se restreindre à des livres reconnus et agréés par des savants de confiance, connus pour leur science et leurs bonnes orientations. Ces savants renseigneront le musulman et lui expliqueront si tel livre est bénéfique ou pas, acceptable ou à éviter. Il se peut que le livre soit profitable et agréé, à l’exception de certains passages ; dans ce cas de figure, il doit être lu avec précaution. Par exemple, le livre « Al-Ihyâ » de l’Imâm Al-Ghazâlî est un ouvrage bénéfique et une grande encyclopédie. Cependant, il contient certains passages à prendre avec précaution ; il faut confronter ces passages au Coran, à la Sunnah et au comportement des pieux prédecesseurs — les compagnons et ceux qu’ils les ont suivis avec bienfaisance. De même, cet ouvrage comprend quelques hadîths faibles et controuvés dont il ne faut pas tenir compte.

L’un des fléaux de cette époque, c’est que les gens ne veulent pas lire les ouvrages bénéfiques, et n’ont guère la patience de lire les livres originaux, au point que certains intellectuels ont appelé cette ère « l’ère du sandwich ». Les gens ne supportent plus de se réunir pendant une heure à table pour partager un repas, en toute paisibilité ; ils préfèrent manger rapidement un « sandwich » en marchant ou en empruntant un moyen de transport.

S’ajoute à cela une dimension culturelle : beaucoup préfèrent la lecture des petites lettres et des courtes annonces à la letcure d’une exégèse du Coran comme celle d’Ibn Khathîr ou un recueil de Hadith comme celui d’Al-Bûkhârî. La plupart des gens n’ont plus l’énergie et la persistance pour ces longues lectures dans "l’ère de la vitesse". Si on en vient à lire des livres résumés, alors il s’agit de bien les choisir et de consulter des savants de confiance pour avoir leur conseil. Ceci est une méthode...

La deuxième méthode : les assemblées dédiées à l’enseignement du savoir religieux et la compagnie des savants. Le sage Loqmân dit à son fils : « Mon fils, tiens compagnie aux savants, et serre-toi à eux dans leurs assemblées, genou contre genou, car la science fait vivre les cœurs comme la pluie revivifie la terre morte ».

Le savoir qui revivifie les cœurs, c’est le savoir bénéfique, qui nous rappelle Dieu et l’Au-delà. C’est pourquoi plusieurs hadîths incitent les gens à participer aux réunions de dhikr (réunions de remémoration de Dieu). Ces réunions sont des jardins du paradis comme en témoigne le hadîth : « Si vous passez par les jardins du paradis, promenez-vous y. Ils (les compagnons) dirent : “Qu’est-ce, Ô Messager de Dieu ?” Il dit : “Ce sont les assemblées de dhikr ou les cercles de dhikr” ». (rapporté par At-Tirmidhî).

Certaines personnes pensent que le dhikr, ce sont les gémissements, les mots et les gestes des derviches ou des faux-prétendants au soufisme. En réalité, le dhikr qu’ont connu les compagnons et les successeurs consistait à étudier la religion, réciter le Coran, rappeler le licite et l’illicite, étudier l’exégèse du Coran, le Hadîth et la jurisprudence. Tel est le meilleur dhikr, c’est le dhikr bénéfique, contrairement à ce que font certaines personnes pourtant qualifiées de dhâkirîn (invocateurs).

La troisième méthode d’apprentissage consiste à interroger les savants sur les problèmes auxquels l’homme est confronté et les choses ambigües dont il ne connaît pas le jugement légal.

Dans telles situations, il faut que le musulman interroge les savants et les gens qui sont aptes à répondre dans ces domaines, comme l’a indiqué Dieu Exalté Soit-Il : « Interrogez donc les gens du rappel si vous ne savez pas » (Sourate 15, Al-Hijr, verset 42) c’est-à-dire, solliciter les gens qui ont le savoir et l’expérience. Cela constitue une règle pour la vie. Si un homme ou bien son enfant tombe malade, il consultera les spécialistes de la médecine ; il en est de même pour les affaires de la religion.

À l’époque du Prophète, l’un des compagnons grièvement blessé était dans un état d’impureté. Or pour lever l’impureté, il faut se laver et accomplir les grandes ablutions. Parmi les gens qui étaient en sa compagnie, certains lui ont dit qu’il devait se laver malgré ses blessures. La conséquence de leur verdict religieux fut le décès de cet homme. Quand le Prophète, paix et bénédiction de Dieu sur lui, a pris connaissance de cet incident et des propos des gens qui ont affirmé que le bain était obligatoire, il dit : « Ils l’ont tué, que Dieu les tue ! N’eussent-ils pas demandé, lorsqu’ils ont ignoré la réponse ? Certes le remède de l’ignorance est la question. Il suffisait qu’il fasse des ablutions pulvérales » (rapporté par Abû Dâwûd d’après Jâbir, et par Ahmad et Al-Hâkim selon Ibn 'Abbâs, Al-Albânî le cite dans « Sahîh Al-Jâmi' As-Saghîr »).

http://www.islamophile.org/spip/L-acquisition-du-savoir-religieux.html

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Stérilisation et castration en Islam

Bebe

Dieu — Exalté soit-Il — a créé l’homme et la femme et a donné à chacun d’eux la capacité, par le biais de la relation sexuelle, de procréer, afin de peupler la Terre. La stérilisation consiste à rendre l’homme ou la femme incapable d’engendrer et donc de remplir cette fonction.

Dans le passé, les hommes subissaient la castration. De nos jours, on recourt à la vasectomie (ligature du cordon spermatique) et à certains traitements qui arrêtent la production de sperme.

Les femmes peuvent subir des interventions chirurgicales pour empêcher l’utérus d’assumer sa fonction naturelle, par exemple, l’arrêt du processus de production ovulaire, la ligature des trompes ou l’hystérectomie, etc.

Il est permis, pour des raisons médicales, de reporter la grossesse pendant un certain temps. Mais il est interdit d’arrêter le processus naturel de fertilisation d’un homme ou d’une femme, à moins qu’il n’y ait un besoin urgent qui le justifie. Empêcher les organes reproductifs de remplir leur fonction naturelle contredit la Sagesse Divine contenue dans la création des deux sexes.

De plus, de tels actes peuvent entraîner des changements au niveau des attributs naturels des deux sexes. Ceci peut altérer la voix, ou l’affect entre autres, et n’est pas sans conséquence sur le comportement même de l’individu.

Ceci est soutenu par l’interdiction de la castration par le Prophète — paix et bénédiction sur lui. Al-Bukhârî rapporte, selon Abû Hurayrah — que Dieu l’agrée — que ce dernier demanda la permission au Prophète — paix et bénédiction sur lui — de subir une castration car il n’avait pas les moyens de se marier. Ainsi souhaitait-il se préserver de la fornication.

De même, dans un hadith rapporté par l’Imâm Ahmad, le Prophète — paix et bénédiction sur lui — interdit aux combattants qui laissaient leur épouse chez eux de se faire castrer.

Le Prophète — paix et bénédiction sur lui — dit à un homme qui lui demandait la permission de se faire émasculer : « À la place de la castration, tu peux observer le jeûne et la prière (comme protection contre les actes illicites). » (Rapporté par At-Tabarânî et Ahmad). La même règle s’applique pour la stérilisation des femmes : c’est interdit.

Les obstétriciens et les gynécologues affirment que la grossesse contribue à l’équilibre de processus vitaux dans le corps de la femme. De ce fait, l’empêcher est une façon de défier la nature. Selon le consensus des juristes, arrêter le processus de production ovulaire est interdit.

D’autre part, les femmes qui se font stériliser parce qu’elles ont eu assez d’enfants ne peuvent pas déterminer les vicissitudes du temps. Elles ne connaissent pas le destin réservé à leurs enfants. Etant donné que les méthodes de contraception existent, les couples n’ont pas à avoir recours à la stérilisation, car ils pourraient le regretter par la suite.

L’Imâm Ahmad a permis aux femmes de prendre un traitement empêchant les menstruations mais pas d’avoir recours à la stérilisation. Il ne l’a pas permis dans l’absolu, mais uniquement lorsqu’une urgence médicale le nécessite. Après tout, la nécessité est jugée en fonction de l’urgence.

http://www.islamophile.org/spip/La-sterilisation-est-elle-permise.html

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