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Blog de Islamiates

Conversation entre le Saint Prophète (saww) et Shaitaan le maudit - Partie 3

Vous avez eu l'occasion de lire sur notre site les deux premières parties de la conversation entre Shaitaan et le Saint Prophète (saww). Cette conversation est d'une grande richesse pour chacun d'entre nous car elle nous aide à mieux comprendre nos propres faiblesses et elle nous donne les clés pour lutter contre Shaitaan et à nous rapprocher de notre créateur.

 Nous vous proposons aujourd'hui la troisième et dernière partie de cette conversation. Pour ceux qui n'ont pas eu l'occasion de lire les deux premières parties de cette conversation, nous vous encourageons vivement à découvrir.

Prophète (saww) : Shaitaan, puisque tu en sais autant sur l’Islam et ses croyants, pourquoi ne demandes-tu pas pardon à Allah (swt) ?

Shaitaan : Oh Prophète d’Allah, Allah (swt) ne souhaite pas que je demande pardon. Alors que puis-je faire ?

Prophète (saww) : J’ai entendu que parfois tu te sentais comme si quelqu’un te lançait une grosse pierre sur ta tête et te la fracassait en plusieurs morceaux.

Shaitaan : Oh Prophète d’Allah, c’est vrai. Chaque fois qu’un de tes fidèles demande sincèrement pardon à Allah (swt), je ressens cela.

Prophète (saww) : Shaitaan, j’ai entendu que parfois tu avais l’impression que ton corps était coupé en plusieurs morceaux.

Shaitaan : oui, je ressens cela chaque fois que tes fidèles partent se battre dans le chemin d’Allah (swt.)

Prophète (saww) : J’ai entendu que parfois tu avais l’impression de te faire gifler par quelqu’un.

Shaitaan : oui chaque fois que tes fidèles récitent le Quran avec la bonne prononciation.

Prophète (saww) : quand est-ce que tu es jeté au plus profond de l’enfer ?

Shaitaan : lorsque tes fidèles accomplissent des bonnes actions envers leurs parents et leurs familles.

Prophète (saww) : J’ai entendu que tu ressentais parfois une grand douleur parcourir tout ton corps.

Shaitaan : oui, quand tes fidèles donne la charité de façon anonyme (sans le faire connaître au monde entier...)

Prophète (saww) : j’ai entendu que tu avais parfois l’impression de te faire fouetter par quelqu’un.

Shaitaan : oui, quand tes fidèles, à la vue d’une personne non-mehram (une personne avec qui le mariage est légal), baissent immédiatement leurs yeux.

Prophète (saww) : qui aimes-tu le plus parmi mes fidèles ?

Shaitaan : les personnes qui font des affaires en trompant / en arnaquant les autres.

Prophète (saww) : quand est-ce que tu es le plus blessé ?

Shaitaan : lorsque tes fidèles pensent à Allah (swt) jour et nuit.

Prophète (saww) : de qui as-tu le plus peur ?

Shaitaan : je crains le plus ceux qui récitent les prières en se mettant sur la première rangée de la congrégation (lors des prières en jama’at c.-à-d. en congrégation.)

Prophète (saww) : qui parmi mes fidèles as-tu choisis pour être au nombre de tes soldats permanents ?

Shaitaan : n’importe lequel de tes fidèle qui consomme / utilise un breuvage enivrant.

Prophète (saww) : quelle personne te fais rire ?

Shaitaan : les gens qui encouragent les autres à commettre des pêchés.

Prophète (saww) : avec qui aimes-tu le plus parler ?

Shaitaan : avec les personnes qui mentent le plus et le plus souvent.

Prophète (saww) : qui t’es le plus plaisant, sympathique, avenant ?

Shaitaan : tout homme qui divorce d’une femme innocente.

Prophète (saww) : As-tu d’autres amis ?

Shaitaan : oui, les personnes qui retardent l’heure d’accomplir les prières obligatoires (ceux qui ne font pas leurs prières en temps et en heure).

Prophète (saww) : Shaitaan, où aimes-tu rester le plus souvent ?

Shaitaan : j’adore me retrouver là où des hommes et des femmes non-mehram se retrouvent sans aucune séparation ou sans l’observation du hijab.

Prophète (saww) : où rencontres-tu les gens ?

Shaitaan : dans les marchés (ou les centres commerciaux). Je pousse les acheteurs à tromper les vendeurs et les vendeurs à tromper les acheteurs. J’encourage également les hommes à commercer de préférence avec les femmes et les femmes à faire du commerce de préférence avec les hommes. Je persuade les gens à commettre toutes les formes de péchés.

Prophète (saww) : qu’est-ce que tu lis ?

Shaitaan : je lis des chansons.

Prophète (saww) : comment (par quel moyen) appelles-tu les gens à commettre des pêchés ?

Shaitaan : grâce à la musique et la chanson. Chaque fois que tes fidèles écoutent de la musique ils viennent à moi.

Prophète (saww) : quel est ton livre ?

Shaitaan : mon livre c’est le jeu de cartes.

Prophète (saww) : qui est ton assistant (ton aide) ?

Shaitaan : Toute personne qui contribue à la défaite de tes musulmans.

Prophète (saww) : que manges-tu ?

Shaitaan : Je mange toute chose qui est obtenu par des moyens illicites ou en ne payant pas le khums (c.-à-d. une chose achetée grâce à l’argent dédiée au paiement du khums.)

Prophète (saww) : que bois-tu ?

Shaitaan : Je bois de l’alcool.

Prophète (saww) : quel est ton dessert ?

Shaitaan : La médisance.

Prophète (saww) : as-tu des désires ?

Shaitaan : tous faux engagements sont mes désirs.

Prophète (saww) : envers qui ou quoi es-tu reconnaissant ?

Shaitaan : je suis reconnaissant envers toute homme ou femme qui s’adonne aux pêchés après avoir sollicité le pardon d’Allah (swt).

Prophète (saww) : es ce que tu te détends ?

Shaitaan : oui, quand tes fidèles manquent la prière du Fajr (aube).

Prophète (saww) : est-ce que tu reçois des récompenses de la part de mes fidèles ?

Shaitaan : oui, chaque fois que tes fidèles brisent les relations avec leur familles ou leurs voisins.

Prophète (saww) : as-tu des compagnons ?

Shaitaan : oui, tout personne qui des relations sexuelles avec sa femme sans avoir dit au préalable « Bismillahi ar-Rahman ar-Rahim » et toute personne qui gagne sa vie (un salaire ou de l’argent) par des moyens prohibés par l’Islam.

Prophète (saww) : quel acte de mes fidèles te mets le plus en colère ?

Shaitaan : quand une mère encourage et amène son enfant à jeûner ou à accomplir ses prières.

Prophète (saww) : quel homme parmi mes fidèles ne parviens-tu pas à tromper (écarter du bien ou du chemin islamique) ?

Shaitaan : oui, toute personne qui ne regarde pas intentionnellement une autre non-mehram pour elle

Prophète (saww) : quelle femme parmi mes fidèles ne parviens-tu pas à tromper (écarter du bien ou du chemin islamique) ?

Shaitaan : oui, toute femme qui porte le hijab et qui respecte son mari.

Prophète (saww) : Shaitaan, hormis les femmes et les hommes que tu as déjà décrits, y a-t-il des personnes (hommes ou femmes) que tu affectionnes tout particulièrement ?

Shaitaan : oui, parmi les femmes j’affectionne tout particulièrement celles qui ne respectent pas le hijab et parmi les hommes, ceux qui sont fiers et les Ulémas (savants) qui commettent des péchés.

Prophète (saww) : qui sont les hommes que tu détestes le plus ?

Shaitaan : il y en a quatre : les premiers sont les hommes riches qui font preuve d’humilité. Les seconds sont les Ulémas qui pratiquent qu’ils prêchent. Les troisièmes sont les jeunes qui demandent pardon et les derniers sont les hommes âgés qui craignent Allah (swt).

Prophète (saww) : es-tu seul ou as-tu des compagnons ?

Shaitaan : j’ai effectivement quelques compagnons qui se rassemblent dans les mosquées afin de duper / tromper ceux qui se rendent dans ces lieux. Mes compagnons incitent les visiteurs à parler de choses qui leurs apporteront le fruit de mauvaises actions au lieu des récompenses des bonnes actions. D’autres de mes compagnons font en sorte que tes sages fidèles minimisent leurs mauvaises actions et surestiment leurs bonnes actions. Et d’autres compagnons, quand ils voient quelqu’un donner de l’argent en charité ou aider quelqu’un au nom d’Allah (swt), incitent ces personnes à raconter aux autres la charité qu’ils ont donnée et les bonnes actions qu’ils ont faites.

Alors Shaitaan dit : « Oh Prophète d’Allah, je t’ai donné bien des détails. J’aimerais dire que tu œuvres afin d’emmener les gens vers le Paradis et mon travail est de les conduire vers l’Enfer. »

Après cela, Shaitaan fit Salam à notre Noble Prophète (saww) et il disparut.

Prophète (saww) : Shaitaan, puisque tu en sais autant sur l’Islam et ses croyants, pourquoi ne demandes-tu pas pardon à Allah (swt) ?

Shaitaan : Oh Prophète d’Allah, Allah (swt) ne souhaite pas que je demande pardon. Alors que puis-je faire ?

Prophète (saww) : J’ai entendu que parfois tu te sentais comme si quelqu’un te lançait une grosse pierre sur ta tête et te la fracassait en plusieurs morceaux.

Shaitaan : Oh Prophète d’Allah, c’est vrai. Chaque fois qu’un de tes fidèles demande sincèrement pardon à Allah (swt), je ressens cela.

Prophète (saww) : Shaitaan, j’ai entendu que parfois tu avais l’impression que ton corps était coupé en plusieurs morceaux.

Shaitaan : oui, je ressens cela chaque fois que tes fidèles partent se battre dans le chemin  d’Allah (swt.)

Prophète (saww) : J’ai entendu que parfois tu avais l’impression de te faire gifler par quelqu’un.

Shaitaan : oui chaque fois que tes fidèles récitent le Quran avec la bonne prononciation.

Prophète (saww) : quand est-ce que tu es jeté au plus profond de l’enfer ?

Shaitaan : lorsque tes fidèles accomplissent des bonnes actions envers leurs parents et leurs familles.

Prophète (saww) : J’ai entendu que tu ressentais parfois une grand douleur parcourir tout ton corps.

Shaitaan : oui, quand tes fidèles donne la charité de façon anonyme (sans le faire connaître au monde entier...)

Prophète (saww) : j’ai entendu que tu avais parfois l’impression de te faire fouetter par quelqu’un.

Shaitaan : oui, quand tes fidèles, à la vue d’une personne non-mehram (une personne avec qui le mariage est légal), baissent immédiatement leurs yeux.

Prophète (saww) : qui aimes-tu le plus parmi mes fidèles ?

Shaitaan : les personnes qui font des affaires en trompant / en arnaquant les autres.

Prophète (saww) : quand est-ce que tu es le plus blessé ?

Shaitaan : lorsque tes fidèles pensent à Allah (swt) jour et nuit.

Prophète (saww) : de qui as-tu le plus peur ?

Shaitaan : je crains le plus ceux qui récitent les prières en se mettant sur la première rangée de la congrégation (lors des prières en jama’at c.-à-d. en congrégation.)

Prophète (saww) : qui parmi mes fidèles as-tu choisis pour être au nombre de tes soldats permanents ?

Shaitaan : n’importe lequel de tes fidèle qui consomme / utilise un breuvage enivrant.

Prophète (saww) : quelle personne te fais rire ?

Shaitaan : les gens qui encouragent les autres à commettre des pêchés.

Prophète (saww) : avec qui aimes-tu le plus parler ?

Shaitaan : avec les personnes qui mentent le plus et le plus souvent.

Prophète (saww) : qui t’es le plus plaisant, sympathique, avenant ?

Shaitaan : tout homme qui divorce d’une femme innocente.

Prophète (saww) : As-tu d’autres amis ?

Shaitaan : oui, les personnes qui retardent l’heure d’accomplir les prières obligatoires (ceux qui ne font pas leurs prières en temps et en heure).

Prophète (saww) : Shaitaan, où aimes-tu rester le plus souvent ?

Shaitaan : j’adore me retrouver là où des hommes et des femmes non-mehram se retrouvent sans aucune séparation ou sans l’observation du hijab.

Prophète (saww) : où rencontres-tu les gens ?

Shaitaan : dans les marchés (ou les centres commerciaux). Je pousse les acheteurs à tromper les vendeurs et les vendeurs à tromper les acheteurs. J’encourage également les hommes à commercer de préférence avec les femmes et les femmes à faire du commerce de préférence avec les hommes. Je persuade les gens à commettre toutes les formes de péchés.

Prophète (saww) : qu’est-ce que tu lis ?

Shaitaan : je lis des chansons.

Prophète (saww) : comment (par quel moyen) appelles-tu les gens à commettre des pêchés ?

Shaitaan : grâce à la musique et la chanson. Chaque fois que tes fidèles écoutent de la musique ils viennent à moi.

Prophète (saww) : quel est ton livre ?

Shaitaan : mon livre c’est le jeu de cartes.

Prophète (saww) : qui est ton assistant (ton aide) ?

Shaitaan : Toute personne qui contribue à la défaite de tes musulmans.

Prophète (saww) : que manges-tu ?

Shaitaan : Je mange toute chose qui est obtenu par des moyens illicites ou en ne payant pas le khums (c.-à-d. une chose achetée grâce à l’argent dédiée au paiement du khums.)

Prophète (saww) : que bois-tu ?

Shaitaan : Je bois de l’alcool.

Prophète (saww) : quel est ton dessert ?

Shaitaan : La médisance.

Prophète (saww) : as-tu des désirs ?

Shaitaan : tous faux engagements sont mes désirs.

Prophète (saww) : envers qui ou quoi es-tu reconnaissant ?

Shaitaan : je suis reconnaissant envers toute homme ou femme qui s’adonne aux pêchés après avoir sollicité le pardon d’Allah (swt).

Prophète (saww) : es ce que tu te détends ?

Shaitaan : oui, quand tes fidèles manquent la prière du Fajr (aube).

Prophète (saww) : est-ce que tu reçois des récompenses de la part de mes fidèles ?

Shaitaan : oui, chaque fois que tes fidèles brisent les relations avec leur familles ou leurs voisins.

Prophète (saww) : As-tu des compagnons ?

Shaitaan : oui, tout personne qui des relations sexuelles avec sa femme sans avoir dit au préalable « Bismillahi ar-Rahman ar-Rahim » et toute personne qui gagne sa vie (un salaire ou de l’argent) par des moyens prohibés par l’Islam.

Prophète (saww) : quel acte de mes fidèles te mets le plus en colère ?

Shaitaan : quand une mère encourage et amène son enfant à jeûner ou à accomplir ses prières.

Prophète (saww) : quel homme parmi mes fidèles ne parviens-tu pas à tromper (écarter du bien ou du chemin islamique) ?

Shaitaan : oui, toute personne qui ne regarde pas intentionnellement une autre non-mehram pour elle

Prophète (saww) : quelle femme parmi mes fidèles ne parviens-tu pas à tromper (écarter du bien ou du chemin islamique) ?

Shaitaan : oui, toute femme qui porte le hijab et qui respecte son mari.

Prophète (saww) : Shaitaan, hormis les femmes et les hommes que tu as déjà décrits, y a-t-il des personnes (hommes ou femmes) que tu affectionnes tout particulièrement ?

Shaitaan : oui, parmi les femmes j’affectionne tout particulièrement celles qui ne respectent pas le hijab et parmi les hommes, ceux qui sont fiers et les Ulémas (savants) qui commettent des péchés.

Prophète (saww) : qui sont les hommes que tu détestes le plus ?

Shaitaan : il y en a quatre : les premiers sont les hommes riches qui font preuve d’humilité. Les seconds sont les Ulémas qui pratiquent qu’ils prêchent. Les troisièmes sont les jeunes qui demandent pardon et les derniers sont les hommes âgés qui craignent Allah (swt).

Prophète (saww) : es-tu seul ou as-tu des compagnons ?

Shaitaan : j’ai effectivement quelques compagnons qui se rassemblent dans les mosquées afin de duper / tromper ceux qui se rendent dans ces lieux. Mes compagnons incitent les visiteurs à parler de choses qui leurs apporteront le fruit de mauvaises actions au lieu des récompenses des bonnes actions. D’autres de mes compagnons font en sorte que tes sages fidèles minimisent leurs mauvaises actions et surestiment leurs bonnes actions. Et d’autres compagnons, quand ils voient quelqu’un donner de l’argent en charité ou aider quelqu’un au nom d’Allah (swt), incitent ces personnes à raconter aux autres la charité qu’ils ont donnée et les bonnes actions qu’ils ont faites.

Alors Shaitaan dit : « Oh Prophète d’Allah, je t’ai donné bien des détails. J’aimerais dire que tu œuvres afin d’emmener les gens vers le Paradis et mon travail est de les conduire vers l’Enfer. »

Après cela, Shaitaan fit Salam à notre Noble Prophète (saww) et il disparut.

http://misbah.fr/index.php/categorie-dogme-islam/ethique-islam/21-conversation-prophete-shaitanna-partie3

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Conversation entre le Saint Prophète (saww) et Shaitaan le maudit - Partie 2

Comme promis, voici la suite de l'interview de Shaiitaan le maudit réalisé par notre Saint Prophète (saww). A travers cet entretien, le Saint Prophète (saww) nous donne les moyens de connaître cet ennemi qui exploite chacune de nos failles pour nous détourner des commandements d'Allah (swt).

 

Prophète (saww) : Dis-nous pourquoi empêches-tu mes adeptes d’offrir leurs prières ? Quel bénéfice est ce que tu en récoltes ?

Shaitaan : Chaque fois que tes adeptes récitent leurs prières, mon corps devient fiévreux et commence à trembler, et avec ce corps malade je ne peux pas égarer les adeptes obéissant à Allah (swt).

Prophète (saww) : pourquoi empêches-tu mes croyants à observer le jeûne durant le mois de Ramadhan ?

Shaitaan : je ne peux pas les tromper durant le mois de jeûne car durant cette période je suis jeté en prison.

Prophète (saww) : Lorsque mes adeptes se préparent à combattre dans le chemin d’Allah (swt), pourquoi les retiens-tu ?

Shaitaan : S’ils partaient livrer bataille au nom d’Allah (swt), mes mains seraient attachées à mon cou, et dans cet état, je ne pourrai pas les égarer.

Prophète (saww) : Pourquoi empêches-tu mes fidèles d’accomplir le Hajj ?

Shaitaan : La démarche d’aller faire le hajj entraînerait le fait que mes pieds soient attachés. Et avec des pieds attachés, je ne pourrai pas empêcher tes adeptes à obéir aux commandements d’Allah (swt).

Prophète (saww) : Pourquoi empêches-tu mes adeptes de réciter le Saint Coran ?

Shaitaan : Lorsqu’ils récitent le Saint Coran, mon existence devient non existante. Sans exister, comment pourrai-je donc empêcher tes adeptes de vivre selon la volonté d’Allah (swt).

Prophète (saww) : Pourquoi empêches-tu mes croyants de faire des Douas (supplications) ?

Shaitaan : Lorsqu’ils récitent les Douas je deviens sourd et muet. Comment pourrai-je alors égarer tes adeptes sans avoir la faculté de parler ou d’écouter ?

Prophète (saww) : Shaitaan, dis-moi pourquoi empêches-tu mes adeptes de payer la Sadaqah ?

Shaitaan : √î Prophète d’Allah (swt), lorsque tes adeptes paient la Sadaqah (donner l’argent en charité) c’est comme si on me coupait en deux avec une scie et qu’on jetait une partie de moi à l’Est et l’autre partie à l’Ouest.

Prophète (saww) : Pourquoi souffles-tu de découragement quand mes adeptes paient la Sadaqah ? Pourquoi es-tu coupé en deux ?

Shaitaan : Chaque fois qu’une personne donne de l’argent en charité, cette personne reçoit 3 bienfaits d’Allah (swt). Le premier c’est qu’Allah (swt) devient son débiteur (obligé). Le second c’est qu’Allah (swt) fais du paradis son héritage (de sorte qu’il est considéré comme un propriétaire du paradis). Et le dernier c’est qu’Allah (swt) accroît de 700 fois sa richesse qu’il utilise pour faire de la charité.

Prophète (saww) : Shaitaan, maintenant dis-moi quand est-ce qu’une personne, qui est mon fidèle, tombe sous ton contrôle absolu ?

Shaitaan : √î Prophète d’Allah, je prends tes fidèles sous mon contrôle absolu lorsqu’ils font 3 choses :

  • La première chose : lorsque ton fidèle devient radin, il tombe sous mon contrôle total. La radinerie est la racine de tous les péchés et amène une personne à faire toutes les formes de transgressions.
  • La seconde chose : lorsqu’une personne commence à se pardonner ses propres pêchés. Cette personne fait des actes qui sont contraires à la volonté d’Allah (swt). Par la suite, il ne s’en rappelle plus : non seulement il ne s’en souvient plus mais il ne demande pas pardon à Allah (swt) pour ces actes. Et c’est à ce moment-là que je prends entièrement contrôle de lui.
  • Et la troisième chose : lorsqu’une personne joue (parie).

Ô Prophète d’Allah, toute personne qui fait l’une de ces 3 choses tombe sous mon contrôle absolu.

Prophète (saww) : Shaitaan, tu sais qu’Allah (swt) a donné à mes adeptes l'arme puissante de la repentance. Chaque fois que mes adeptes demandent sincèrement pardon avec l’intention de se repentir de ses péchés, Allah (swt) le leur pardonne. Comment gères-tu ce problème ?

Shaitaan : Je sais Ô Prophète, Allah (swt) leur a donné cette arme puissante, mais je me suis préparé à y faire face.

Prophète (saww) : Quelle est ta méthode pour empêcher mes fidèles de demander pardon ?

Prophète (saww) : Ainsi tu lui fais croire qu’il a fait une faveur à Allah (swt) ?

Shaitaan : Oui, Ô Prophète d’Allah. Après avoir fait une bonne œuvre, cette personne ira le raconter à tout le monde. Comme le fait d’avoir prié, d'observer le jeûne, de payer une grande somme en charité ou encore le fait d'aider quelqu’un qui était dans le besoin par exemple.

Prophète (saww) : Shaitaan, comment fais-tu pour égarer ceux de mes fidèles qui font leur maximum pour échapper à ton emprise ?

Shaitaan : Allah (swt) leur a donné une chose qui, si tes fidèles la pratiquaient ou la faisaient avec la bonne intention et au bon moment, ne me permettrait de ne jamais les égarer. Et cette chose c’est les prières obligatoires. Mais pour résoudre ce problème, j’ai assigné à chacun de tes fidèles un de mes soldats qui s’appelle Mutawaqee. Et son travail est de faire en sorte que tes fidèles tergiversent ou se préoccupent de choses qui les feront réciter leurs prières d’une manière qui les rendent inacceptable pour Allah (swt).

... ASUIVRE...

http://misbah.fr/index.php/categorie-dogme-islam/ethique-islam/20-conversation-prophete-shaitanna-partie2

  • e6un7

Décalages entre discours islamique et message spirituel

Comment peut-on approuver que des coutumes patriarcales se substituent au texte sacré jusqu’à faire croire que le Coran est lui-même un texte fondamentalement patriarcal ! Or il n’y a rien de plus faux que cette assertion puisque depuis le début de la révélation, l’islam a, bien au contraire, lutté contre les traditions et les coutumes patriarcales fortement ancrées dans cette région d’Arabie.

On peut même affirmer que le Coran est un texte anti-patriarcal puisque dans de nombreux versets il y a une critique et même un refus catégorique des principales formes de culture patriarcale.

En effet, le Coran refuse radicalement l’un des fondements de base du patriarcat à savoir celui de « Dieu le Père – mâle » qui perpétue une réelle continuité entre le Père – Dieu et le père mâle et dont le pouvoir va s’étendre à celui du mari qui par droit divin va exercer son pouvoir sur l’épouse[1]. Ce concept de Dieu le père, est d’ailleurs antinomique avec le concept de l’unicité de l’islam.

Le Coran condamne aussi la sacralisation des prophètes comme ‘pères’ de leurs communautés et critique durement et dans plusieurs versets ceux qui suivent aveuglément le chemin de leurs pères : « Et lorsqu’on leur dit : ‘ conformez vous à ce que Dieu a révélé’ ; ils rétorquent : ‘Non, nous devons plutôt nous conformer à que nous ont légué nos pères’, et quoi les suivraient-ils même si ils étaient dans l’erreur ? » Coran 2 ; 170[2].

Le Coran a donc bel et bien fustigé ce pouvoir patriarcal représenté par l’autorité du mâle et l’on ne peut accepter, qu’au nom même de ce que l’islam dénonce, on puisse avaliser des coutumes patriarcales discriminatoires.

Il est donc consternant de voir que l’élan de libération amorcé par la dernière religion révélée a été brisé en cours de chemin. Le discours sur la femme, tel qu’il fût formulé par le Coran et la Sunna, il y a plus de 1 400 ans, était résolument plus émancipateur, nettement différent voire des fois même opposé à celui que l’on nous propose aujourd’hui.

Alors que le Coran transmet un message égalitaire avec des droits et des responsabilités, qu’il parlle des femmes dans un but de revalorisation évident, qu’il répond à leurs requêtes… qu’il dialogue avec elles… qu’il soit question de participation politique, de Bayâa, d’exil politique, de participation sociale, de revendications de droits, de liberté d’expression… aujourd’hui, l’essentiel du discours sur la femme dans la rhétorique islamique se focalise autour de concepts moralisateurs abstraits et surtout très infantilisants !

La femme est Fitna – tentation, la femme est Awrah – illicite au regard, on polémique sur son retour obligatoire au foyer et on insiste de manière réellement démesurée sur son comportement vestimentaire et sur son corps…

La majorité du discours islamique actuel sur la femme se résume à son corps, à la manière la plus appropriée pour le couvrir, à ce qui est licite ou illicite en matière d’habits, à l’interdiction de se parfumer, de parler à haute voix, de rire ? ! Est-ce donc, à cela, que se résume l’essentiel du message de l’islam pour une femme ? Où est donc passé l’esprit libérateur du Coran et toutes les initiatives qui ont été proposées par le texte pour initier un véritable statut d’autonomie aux femmes ?

Il est vrai qu’il y a dans l’islam, comme dans toutes les religions monothéistes d’ailleurs, une éthique du comportement et des valeurs fondamentales de décence par rapport au corps, à suivre et à respecter. Mais on oublie trop souvent que les hommes sont tout autant concernés que les femmes par cette « décence » physique…

Et puis, on ne peut réduire l’essentiel du message spirituel à un code vestimentaire, comme la question récurrente du voile et à des discours perpétuels sur les dangers de la tentation féminine et sur des thèmes focalisés à outrance sur le corps de la femme…Le voile est devenu une priorité voire la priorité absolue pour toute femme musulmane qui se respecte et des musulmanes en se voilant vont réduire l’essentiel de leurs revendications à cette symbolique qui à force d’être rabâchée perd de sa crédibilité et devient par la force des choses  un « étendard » vide de sens et ô combien dérisoire devant d’autres revendications prioritaires !

Au- delà de la « recommandation » coranique du voile (le Coran parle de Khimar) qui ne peut être ni imposée ni interdite puisque cela répondrait à la même logique totalitaire, c’est à la femme et à elle seule de choisir d’en définir le sens et à personne d’autre ! Ce voile prétendu  symbole de l’oppression des femmes chez certains,   est devenu à force de tapage médiatique et à travers une construction idéologique entretenue, le symbole  d’un véritable repoussoir, qui génère, aussi bien en occident qu’en terre d’islam, de véritables réactions passionnelles !

 Finalement, c’est le même type de discours que l’on retrouve de part et d’autre, d’une part celui qui veut libérer les femmes de cet islam qui les opprime et qui les « couvrent » un peu trop et   qui reste obsédé, d’une autre manière, par le corps de la femme qu’il veut dans ce cas « dé-couvrir » .Alors que d’autre part, il y a celui qui focalise l’essentiel du message spirituel autour d’un corps de la femme qu’il faudrait « sur-couvrir » car il représenterait à lui seul la VISIBILITE de l’islam en tant qu’identité à préserver   et  le voile  résumerait à lui seul toute la morale de l’islam…

Dans les deux cas, et à quelques différences près, on est devant une idéologie sexiste qui fait fi de l’intelligence de la femme, qui fait l’impasse sur sa dignité d’être humain et sur sa capacité personnelle à faire ses propres choix au nom de ses convictions.

L’esprit de cette dynamique de libération entreprise par la révélation a donc été contourné et l'impulsion qu’a connu la question de la femme musulmane a été petit à petit minimisée au détriment d’une juridiction qui s’est acharnée à verrouiller toutes les issues laissées ouvertes, aussi bien par les orientations coraniques que par la tradition du prophète.

La philosophie du « gradualisme » prôné par le Coran qui, entre autres, visait une libération et une émancipation progressives, a été ignoré ce qui a favorisé la régression du statut de la femme.

La révolution féminine fut donc rapidement avortée et les coutumes patriarcales discriminatoires ont vite fait de reprendre le dessus et d’orienter le discours religieux vers une restriction des libertés acquises, au nom d’une morale religieuse vidée de sa quintessence.

La décadence du monde musulman s’accompagnera inévitablement d’une décadence encore plus marquée du statut de la femme du fait de deux grandes tragédies, d’abord celles des multiples conflits politiques inhérents au pouvoir autocratique et la persistance de l’esclavage. Alors que le Coran énonce à plusieurs reprises des dispositions pour l’abolition progressive de l’esclavage en déclarant tout acte de libération comme un acte méritoire, les musulmans vont, durant des siècles, faire perdurer cette pratique, qui concernant les femmes,  va contribuer à institutionnaliser  leur claustration dans les harems. 

Et durant des siècles, alors qu’on fermera la porte de l’Ijtihad[3]outil indispensable pour l’évolution de la pensée islamique – on ouvrira celle des « spéculations juridiques » à l’instar de « Sad Addarai », véritable dispositif juridique de dissuasion qui a largement contribué a institutionnalisé la culture officielle de subordination des femmes. Conçu comme un véritable « code préventif » autrement dit un « code de la peur », son contenu sera, du moins en ce qui concerne le statut de la femme, fortement répressif. Même si il est certain que certains savants ont élaboré ce genre de « code » dans le souci de préserver leurs sociétés respectives d’éventuelles dépravations des mœurs. Il n’en reste pas moins qu’il y a eu de véritables dépassements et des lois très contraignantes concernant les acquis islamiques en matière de droit et de liberté pour les femmes. C’est ainsi que l’on verra de nombreuses lois interdirent au nom de « Sad Addarai », des droits des plus élémentaires en islam. Comme le droit à l’éducation et au savoir qui sera pendant longtemps dénié aux femmes au nom de la prévention des mœurs sociales et des règles morales ! Or, quand on dénie aux femmes le droit au savoir on leur dénie le droit de justice et dans les deux cas on est en flagrante contradiction avec les principes de base de l’islam.

Elaborer ce genre de lois juridiques qui prône des interdits à tout bout de champ afin de se prémunir contre les risques toujours probables d’une dépravation des mœurs est la preuve que notre pensée est une pensée mortellement « assiégée » ! C’est, en plus d’être une solution de facilité, une démarche qui témoigne de la démission intellectuelle de notre système de pensée islamique incapable de faire face aux véritables problèmes de nos sociétés[4]. Or, il ne s’agit pas d’interdire par anticipation mais plutôt d’éduquer afin d’éveiller la quête du sens et de la conscience, seules à même de nous prémunir contre toute amoralité et contre toute débauche… Il s’agit d’élaborer une véritable éthique de la gestion des libertés à partir d’une éducation spirituelle appropriée qui tienne compte des réalités subtiles de chaque contexte…

Ceux, parmi les savants, qui ont utilisé de façon rigoureuse, ce concept « préventif » de « Sad Addarai », ont sûrement tenté, de bonne foi, de façonner ainsi la communauté islamique afin d’atteindre une supposée « cité islamique idéale » Or, ceci est de l’ordre de l’utopie car même du temps du prophète il n’y avait pas de communauté islamique idéale ! !

Ceci est d’ailleurs de l’ordre de l’impossible à l’échelle de la réalité humaine… Dieu a voulu que la diversité humaine soit un principe de base dans cette vie et même une véritable épreuve… Il a voulu que la société humaine soit une société où le bon côtoie le mauvais, où le bien se confronte au mal, où les bommes œuvres rivalisent avec les mauvaises ou les moins bonnes… Notre vie sur terre n’est pas celle des anges qui eux sont des êtres parfaits évoluant dans un monde de perfection… Notre vie est celle de toutes les expériences humaines… faites de contraintes et de réussite, d’échecs et de tourmentes, de drames et de joies, de bonheur et de détresse, pour tester notre endurance, notre résistance, notre foi et notre soumission…

Comment peut-on gérer cette réalité avec des doctrines immobiles et figées à mille lieux de nos préoccupations quotidiennes ?…

Comment justement faire face à la complexité de nos réalités sociales quand on reste emprisonné dans des juridictions qui en plus d’avoir été légiférées dans des contextes radicalement différents, sont parfois en profonde contradiction avec les principes vecteurs du message coranique ? !

Comment faire revivre alors cet élan de libération prôné par l’islam de la révélation mais étouffé dans les confins d’une histoire islamique qui se maintient dans un silence effroyable ?

Comment faire revivre cet élan dans le cœur des musulmans mais surtout des musulmanes qui en tant que femmes sont les premières concernées par ce déni de justice ?

Comment pourrait-on convaincre ceux ou celles qui semblent résister à toute cette dynamique de réformisme par crainte de se perdrent eux-mêmes… ?

Comment leur expliquer que l’on ne peut justement rester fidèles à l’islam, sans renouveau, sans conscience critique, sans réflexion profonde, sans débat constructif …

C’est en cela que cette troisième voie, celle d’une pensée profondément ancrée dans la tradition réformiste islamique, pourrait être la voie idéale pour tenter de sortir de ce dilemme vécu par des femmes musulmanes au quotidien . Cette approche de relecture des sources et de ses interprétations dans le but d’une revalorisation du statut de la femme est primordiale afin de pouvoir ouvrir d’autres perspectives de libération pour la femme musulmane que celles  qui nous sont proposées actuellement et qui entre acculturation et immobilisme intellectuel ne nous laisse que peu de choix possibles…

De toutes les façons il faudrait savoir  qu’en terre d’islam- et en Occident aussi- des femmes, mais des hommes aussi, sont en train de faire ce travail là car il y une conscience qui s’est désormais réveillée, celles de femmes et d’hommes qui veulent s’affirmer pleinement musulmans tout  en  inscrivant  leur démarche dans un universel humaniste commun.

Le chemin est peut être encore long, ardu et parsemée d’embûches mais c’est toute une nouvelle page de l’histoire des femmes qui est en train de prendre forme … au nom de la liberté, de la dignité et de la foi …

 

Asma Lamrabet

 


 

[1] Asma Barlas ; Believing women in islam, unreading patriarchal interpretations of the Qu’ran ; University of Texas Press, 2002.

[2] Autres versets qui vont dans le même sens : Coran 10 ; 78. 31 ; 21 et 43 ; 23.

[3] Ijtihad : effort intellectuel qui permet de comprendre, d’extraire et d’appréhender le relatif, ce qui est sujet à historicité, pour le ramener vers sa finalité universelle…(l’explication est de Tariq Ramadan)

[4] Voir la liste des interdits légiférés au nom de ce principe dans le livre de Abu Chouka ; tahrir el maraa fi ahd errissala, Dar El kalam ; 4 editions ; 1995, Le Caire.

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Existe-t-il de bonnes innovations en Islam ?

image002_gif-assalam-alaykoum.gifAlors que les savants Musulmans Sunnites se sont toujours majoritairement accordés sur la classification des innovations (bida’a) en bonnes et en mauvaises, certains nient aujourd’hui l'existence de bonnes innovations en Islam, ceci à cause de la compréhension limitée qu'ils ont des Textes Sacrés causée par  une lecture exclusivement littérale de ces derniers.


Ces Musulmans qui rejettent l'existence de bonnes innovations citent pour argumenter leur avis ce hadith dans lequel le Prophète  saws.gif a dit : « Méfiez vous de ce qui est innové ! Certes, toute innovation est une bida'a et toute bida'a est une déviation ». [Hadith rapporté par Abou Dawoud, at-Tirmidhy, Ibn Mâjah].

Comme à leur habitude, ceux qui rejettent l’existence de bonnes innovations en Islam, vont au plus vite, sans rentrer dans le cœur des textes et en rejetant ce qui a été dit à ce sujet par les plus grands savants de l’Islam. Ils préfèrent privilégier leur propre compréhension la faisant passer auprès des Musulmans comme étant celle des Pieux Prédécesseurs [radhia Allâhou ‘anhoum].

L'Imam an-Nawawi rahimahullaah.gif explique que dans le hadith cité ci-dessus, l'adjectif « toute » est un terme général au sens restreint. C'est à dire que toute innovation qui est en contradiction avec la religion est rejetée, et non pas toute innovation dans l’absolu.

De la même façon, quand Allâh dit dans la sourate al-Ahqaf, versets 24 et 25 : « C’est un vent qui contient un châtiment douloureux qui détruit tout par ordre de Son Seigneur puis le lendemain, on ne voyait plus que leurs demeures ». Il est évident que ce vent n’a pas tout détruit, c'est-à-dire la totalité des choses puisque les demeures ont été épargnées.

L'adjectif « toute » est ici un terme général au sens restreint comme dans le hadith sur l'innovation.


On retrouve cette utilisation de l'adjectif « toute » dans de nombreux versets du Coran.

En voici quelques exemples :



« Pour ce qui est de la barque, elle appartenait à de pauvres gens qui travaillaient en mer. J'ai voulu lui donner l'apparence d'être défectueuse, parce que derrière eux il y avait un roi qui s'emparait de toute embarcation et l'usurpait ». [Coran - Sourate Al-Kahf, verset 79]

Il est ici évident que « toute » désigne les barques neuves, en bon état. Sinon il aurait été inutile de donner une apparence défectueuse à la barque.

Aussi, quand Allâh a ordonné à Noé [‘alayhi salam] d’embarquer « dans l'arche un couple de toute espèce […] ». [Coran – Sourate Al-Mu'minun 23:27]

Cela signifie un ensemble limité d’espèces car il est évidemment impossible d’emporter les milliards d’espèces qui peuplent la surface de la terre.


Cette utilisation de l'adjectif « toute » se retrouve également dans de nombreux hadiths.

En voici quelques exemples :



Le Prophète saws.gif a dit : « Soignez-vous en utilisant la graine de nigelle, c’est un remède contre toutes les maladies à l’exception de la mort ». [Hadith rapporté par Bukhari, Muslim, at-Thirmidhi, ibn Majah et Ahmad au travers de 19 chaines]

Les commentateurs sont unanimes pour dire que cela ne signifie par pour autant que la graine de nigelle (haba sawda) soigne toutes les maladies. Là encore le hadith a un sens spécifique et restreint. Ainsi le terme « toute » désigne « de nombreuses » maladies.

Le Prophète saws.gif a dit : « Tout ce par quoi le musulman se divertit est bâtil, sauf le fait qu'il tire à l'arc, qu'il entraîne son cheval, ou qu'il joue avec son épouse : ces (actions) relèvent du haqq ». [Hadith rapporté par at-Tirmidhî et cité qualifié de Sahih dans Ihya Uloom ud-Din de l’Imam al-Ghazali, vol 2]

L’Imam al-Ghazali rahimahullaah.gif écrit : « Cela ne signifie pas que toute chose, à l’exception des trois citées est illégale, cela signifie simplement que les autres choses sont exemptes de récompenses. Pour autant s’amuser à faire le doux chant des oiseaux ou jouer à n'importe quel autre sport pour le plaisir n'est pas illégal ». [Dans l’Ihya page 171]

Qu’il s’agisse du Coran ou des Hadiths, on retrouve bien cette même utilisation du mot « toute » dont la portée est générale mais dont le sens est restreint.


Lorsque l’on étudie de près le sujet de l’innovation, on note également que les détracteurs oublient fréquemment de citer le hadith suivant dans lequel le Prophète saws.gif a dit :

« Si quelqu’un instaure dans l'Islam une bonne tradition (sounnah hassanah), il en aura la récompense et aura une récompense chaque fois que les gens la referont après lui sans que rien ne soit diminué de leurs récompenses. Mais si quelqu’un instaure dans l'Islam une mauvaise tradition (sounnah sayyi’ah), il se chargera de son péché et sera chargé d’un péché chaque fois que des gens la referont après lui sans que rien ne soit diminué de leurs péchés ». Ce Hadith authentique est pourtant rapporté par les Imams Muslim, at-Tirmidhî, al-Nasâ'î, Ibn Mâjah, et d'autres.

Comme expliqué ci-dessus, les savants des quatre écoles sont depuis toujours unanimes sur la classification des innovations (bida’a) en bonnes (acceptées) et en mauvaises (rejetées).

Celle qui est bonne est celle qui ne contredit pas la Shari’ah et permet de faciliter les œuvres déjà prescrites et méritoires, tandis que la mauvaise innovation est tout ce qui est nouveau et contredit le Coran et la noble Sunnah.


Parmi les innombrables savants qui ont approuvés cette division, on peut par exemple citer l'Imam ash-Shafé'î radiallahanhou.gif qui a divisé l'innovation en deux parties, la première étant la « bida'a mahmûda »  (approuvée) et la seconde la « bida'a madhnûma » (désapprouvée).

Ainsi, il est rapporté par Abou Nou'aym rahimahullaah.gif que l'Imam ash-Shafé'i radiallahanhou.gif a dit : « L’innovation (bida’a) se divise en deux parties : Celle qui est louable et celle qui est blâmable. Tout ce qui est conforme à la Sunna est louable et tout ce qui s'y oppose est blâmable ».

De même, l’Imam Al-Bayhaqi rahimahullaah.gif rapporte dans son Manaqib, sa parole : « Les innovations sont de deux types : l'un est ce qui est innové et qui rentre en conflit avec le Livre, la Sunna, un rapport d'un Compagnon [athar] ou un consensus ; cette innovation est un égarement. L'autre  type est ce qui est innové à partir du bien et qui ne rentre pas en conflit avec quoi que ce soit de ce qui est précédemment cité; il s’agit alors d’une innovation qui n'a rien de blâmable ».

L'Imam an-Nawawî rahimahullaah.gif , le grand savant commentateur du Sahih de Muslim, classe l'innovation en cinq catégories. Il a écrit dans son ouvrage Al-Qawa'id (Al-Kubrâ) : « L'innovation est divisée en celle qui est obligatoire (wâjiba), interdite (muharrama), recommandée (mandûba), déconseillée (makrûha) ou indifférente (mubâha). La manière de décider est d'examiner l'innovation à la lumière des règles de la Loi (qawâ’id al-sharî’a). Si elle tombe dans le champ des obligations (îjab), elle est donc obligatoire, si elle tombe dans le champ des interdictions, elle est interdite (tahrîm), dans le champ des recommandations, elle devient recommandée, déconseillé si elle concerne ce qui l’est et permise si elle touche aux permissions ».

Quant à la sommité dans la science du Hadith, al-Hâfidh ibn Hajar al-'Asqalani rahimahullaah.gif , il a déclaré : « La signification première de l'innovation est ce qui est produit sans précédent. Ce terme est employé dans la Loi par opposition à la Sunna, ainsi elle est blâmable. De manière précise, si elle fait partie de ce qui est classé comme désirable par la Loi, alors c'est une bonne innovation (hassana), tandis que si cela fait partie des actes blâmables, alors c'est une innovation blâmable (mustaqbaha), sinon elle tombe dans la catégorie de ce qui est permis (mubah). Elle peut être classée dans les cinq catégories connues ».

De même l'Imam Ibn al-Athîr al Jazarî rahimahullaah.gif a dit dans son chef-d’œuvre, al-Nihâya fî Gharîb al-Hadîth wal-Athar : «  L’innovation est de deux sortes : l’innovation de guidance et l’innovation d’égarement (bid’atu hudâ wa-bid’ati dalâla). Tout ce qui va à l’encontre des commandements d’Allâh et de Son Messager se trouve dans la sphère du blâme et de la condamnation. Et tout ce qui rentre dans ce qu’Allâh et Son Messager ont recommandé en général se place dans la sphère du mérite. Tout ce qui n’a pas de précédent comme l’extrême générosité ou l’extrême bonté sont des actes méritoires. Il n’est pas permis de dire qu’un tel comportement va à l’encontre de la Loi car le Prophète a stipulé qu’il sera récompensé quand il a dit : « Quiconque institue une bonne coutume en Islâm (man sanna fîl-islâmi sunnatan hassana) aura une récompense ainsi que celle de tous ceux qui l’auront suivi ». De même, il a dit : « Quiconque institue une mauvaise coutume en islam (waman sanna fîl-islâmi sunnatan sayyi’atan) recevra un châtiment ainsi que celui de ceux qui l’auront pratiqué ». Il s’agit des cas où l’acte contredit ce qu’Allâh et Son Messager ont commandé… C’est dans ce sens que le hadith « toute innovation est égarement » est compris : il signifie, tout ce qui s’oppose aux bases de la Loi et qui ne correspond pas à la Sunna ».



Voici quelques exemples d’innovations que les savants Musulmans ont acceptées comme étant bénéfiques et conformes à la Shar’iah Islamique :


1/ La prière de Tarawih en congrégation :

'Umar radiallahanhou.gif , a dit concernant la prière en groupe du Ramadân : « Quelle bonne innovation ! » [1]

A ce propos, l'Imam Ibn al Jawzi rahimahullaah.gif a dit au début de son Tablîs Iblîs : « Certaines nouveautés (muhdathât) ont été apportées qui ne s'opposent pas à la Loi Sacré, pas plus qu'elles ne la contredisent, ainsi, ils (les pieux prédécesseurs) n'ont pas vu de mal dans leur pratique, comme le fait que 'Umar ait rassemblé les gens pour les prières nocturnes de Ramadân, après quoi il les a vus et a dit : « Quelle bonne innovation ! ».

On peut également citer le fait de réciter le Coran en entier dans le mois de Ramadan durant les prières de Tarawih.


2/ L’ajout du 2ème appel à la prière le vendredi :

Dans le Sahih al-Boukhary figure un hadith authentique qui mentionne que 'Uthman radiallahanhou.gif , qui était Khalif, a instauré un deuxième appel à la prière pour la prière du Vendredi. C'est en effet un acte qui n'a jamais été fait par personne avant lui :

« Le premier appel à la prière du vendredi avait lieu, à l’époque du prophète saws.gif , d’Abou Bakr et de 'Umar, après que l’Imam se soit installé sur la chaire. Mais à l’époque du calife 'Uthmane, du fait que les Musulmans étaient devenus très nombreux, il demanda d’ajouter un troisième appel à la prière du vendredi ». [2]

Après que Hadrat ‘Umar Farouq ait fait la prière de Tarawih, il déclara : « Quelle excellente bida’a ». L'imam Abou Hanifa radiallahanhou.gif a dit qu’il s’agit là d’une preuve de la part des gens de science que celui qui invente une mauvaise action dans l'Islam recevra le péché pour lui-même ainsi que celui de qui le suit, tandis que celui qui invente un bonne Bidaa dans l'Islam recevra sa récompense et celle de tous ceux qui le suivront dans cette pratique. [3]

Ceux qui disent qu’il n’y a que des mauvaises innovations se limitent-ils pour autant à un seul appel à la prière le vendredi comme c’était le cas à l’époque du Prophète saws.gif ?


3/ Faire ses ablutions pour transmettre les Hadiths :

L’imâm Ja`far as-Sâdiq radiallahanhou.gif faisait ses ablutions pour transmettre le Hadîth, pratique qui n’a été faite par aucun compagnon.

Ainsi, il est rapporté dans Kitâb ach-Shifâ : « J’ai (ndt : Mus`ab ibn ‘Abdullâh) vu également Ja`far ibn Muhammad as-Sâdiq, qui aimait pourtant plaisanter et rire, devenir pâle lorsqu’on mentionnait le Prophète saws.gif et je ne l’ai jamais vu transmettre les Hadîths de l’Envoyé d’Allâh saws.gif sans être en état de pureté ». C’est une pratique qui a été reprise par bon nombre de grands savants du Hadith.

Abû Mus`ib rapporte que Mâlik ibn Anas radiallahanhou.gif n’évoquait pas les Hadîths de l’Envoyé d’Allâh saws.gif sans avoir fait auparavant ses ablutions mineures (wudhû) par respect pour lui.

Dhirar Ibn Murra et Qatâda disent que la majorité des gens de cette époque détestaient évoquer le Hadîth sans avoir fait auparavant leurs ablutions. [4]


4/ La réprobation de la transmission du Hadîth en étant debout :

Certains pieux prédécesseurs n’acceptaient pas que l’on transmette le hadith debout.

Ibn Mahdî rapporte ce qui suit : « Un jour, j’ai accompagné Mâlik en marchant jusqu’au ‘Aqiq. En cours de chemin, je l’ai interrogé sur un Hadîth. Il me réprimanda et me dit : ‘Tu étais à mes yeux suffisamment éminent pour ne pas interroger sur le Hadîth de l’Envoyé d’Allâh saws.gif pendant que nous marchions.’ ».

On rapporte que Hishâm ibn Hishâm al-Ghazî a interrogé Mâlik sur un Hadîth pendant qu’il était debout. On lui administra vingt coups de fouet. Puis Mâlik eut pitié de lui et lui dicta vingt Hadîths. Hishâm dit alors : « J’aurais bien voulu qu’il me donne davantage de coups de fouet et qu’il me dispense davantage de Hadîths ». [5]


5/ Débattre avec les gens de l’innovation [ahl ul-bida'a] :

L'Imam Al-Bayhaqi rahimahullaah.gif a dit : « Débattre avec les gens de l'innovation - lorsqu'ils rendent leur hérésie publique où qu'ils soulèvent des insinuations - pour contredire leurs propos et exposer leurs erreurs est appréciable, même si c'est une innovation, car cela consiste à les réfuter. Le Prophète saws.gif ainsi que certains Compagnons ont été interrogés à propos du Décret Divin (al-qadar) et leurs réponses nous ont été transmises. A cette époque, ils se contentaient des mots du Prophète saws.gif , ensuite des narrations rapportées à cet effet. Mais de nos jours, les innovateurs ne se contentent plus de telles réponses, pas plus qu'ils ne les acceptent. Ainsi, il est devenu nécessaire de réfuter leurs insinuations - lorsqu'elles deviennent publiques - avec ce qu'ils considèrent eux-mêmes comme des preuves ». Les Imams An-Nawawi, Ibn ‘Asâkir, Ibn al Salâh, as Subkî, Ibn ‘Âbidîn et d'autres soutiennent cet avis. [6]


6/ La ponctuation du Coran :

L'imam al-Ghazzâli rahimahullaah.gif a dit sur sa discussion concernant le fait d'ajouter la ponctuation au texte du Coran : « Le fait que cet acte soit innové (muhdath) n'est en rien un obstacle. Combien de pratiques innovées sont excellentes ! Comme il a été dit concernant l'établissement de la prière de Tarawih en groupe, c'était une nouvelle pratique instaurée par 'Umar radiallahanhou.gif et c'était une excellente innovation (bid'a hassana). L'innovation blâmable est uniquement celle qui s'oppose à la Sunna ou qui mène à la changer ». [7]


7/ Le fait d’écrire « Salallâhou ‘alayhi wassalam » après avoir mentionné le nom du Prophète :

Ce sont bien les savants qui ont innové le fait d’écrire « Salallâhou ‘alayhi wassalam » après la mention de son nom. A l’époque du Prophète saws.gif , les gens ne le faisaient pas. D'ailleurs, le Prophète saws.gif ne l’a pas fait lorsqu’il a envoyé des lettres aux rois et aux gouvernants de la terre. Il disait simplement : « De Muhammad le Messager d‘Allâh ». Les lettres que le Messager a dictées aux compagnons et qui étaient envoyées aux rois, tels que Héraclius ne comportent pas la mention « Salallâhou ‘alayhi wassalam ».

On peut lire dans le Sahih de l’Imam Al-Boukhary, une transcription d’une de ses lettres qui confirme cela :


بسم الله الرحمن الرحيم من محمد عبد الله ورسوله إلى هرقل عظيم الروم السلام على من اتبع الهدى

 

« Bismillâh ar-Rahman ar-Rahim min Muhammadin ‘abdillâhi wa rassoulihi ‘ila Hiraqla ‘adhimi r-roum salamoun ‘alamani t-tabba al-houda »

Ce qui signifie :

« Je commence par le nom d’Allâh le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, de Muhammad fils de ‘Abdullâh et Son Messager, à Héraclius l’empereur des Romains, que la paix soit sur celui qui emprunte le chemin de guidée »
.


L’ajout de « Salallâhou ‘alayhi wassalam » est une bonne sounnah que les savants ont innovée et que le Prophète saws.gif n’a jamais faite.


8/ Le Mawlid an-Nabawi :

Une très large majorité de savants Sunnites l'ont autorisé. Ils ont encouragé les Musulmans à honorer la mémoire du Prophète Muhammad saws.gif en participant à cette noble commémoration.

Parmi eux, As-Suyuti, al-‘Iraqi, al-Qastalani, as-Subki, ad-Dimasqhi, al-Haytami, ibn Hajar al-‘Asqalani, ibn al-Jawzi, ibn Taymiyya, ibn Kathir, ibn al-Qayyim al-Jawziyya, etc.


9/ La collecte de Hadith dans des livres :

Recueillir les Hadiths sous forme de livre et stipuler la chaîne ou les narrateurs et caractériser les hadiths en disant qu’il est Sahih, Hassan ou Da'if, Mu'addaal ou Mudallas, etc. et établir les avis juridiques avec l’aide de Hadiths Makruh, Mustahab, etc, toutes ces pratiques relèvent de l’innovation appréciable et n’ont jamais été pratiquées dans la période bénie de Rasoul Allâh saws.gif .

Qu'il s'agisse de Bukhari, Muslim, at-Tirmidhi, Abou Dawoud, etc. aucun des livres de Hadiths Sahih que nous prenons en considération n'ont été compilés par le Prophète saws.gif . Faire de tels recueils et les suivre comme étant la voie du Prophète saws.gif est une Bida’a. Cela n’a jamais été fait par les Salafs, mais recueillis plus tard par les savants du Hadith.


10/ Les Sciences Islamiques :

Les sciences Islamiques telles que nous les connaissons aujourd’hui n’existaient pas à l’époque du Prophète saws.gif . Ainsi les Fondements du Hadith (Usul al-Hadith) ou de la Jurisprudence (Usul al-Fiqh) sont des innovations. Ce sont pourtant des sciences reconnues de tous les savants Musulmans et dont l'Islam ne peut aujourd'hui se passer.


11/ Les lieux d’apprentissage des Sciences Islamiques :

La construction de Madrassas et d’Universités Islamiques pour l’apprentissage de la Shari’ah est une innovation.


12/ Dans les Mosquées :

L'édification de minarets, l’utilisation de Mirhab, les mosaïques, les tapis pour prier, les hauts parleurs pour l’adhan, etc. Il s’agit encore là d’innovations.


13/ Durant le mois de Ramadan :

L'utilisation du télescope pour apercevoir la « nouvelle lune », l’annonce du début et de la fin du jeûne de Ramadan à la radio et à la télévision, l'utilisation de la sirène à l'Iftar, etc.


14/ On peut encore citer en vrac :

L’utilisation de qualificatifs pour les degrés de science, comme par exemple « Mufti », les calendriers avec les heures de prière, l'étude approfondie de la langue Arabe (essentielle pour l'apprentissage des Sciences Islamiques), les compétitions de récitation du Coran, etc..



Malgré le fait que les prédécesseurs et les savants qui leur ont succédé aient toujours fait cette distinction entre ce qui relève de la bonne et de la mauvaise innovation, certains viennent aujourd'hui remettre cela en cause. C'est une grâve erreur qu'ils commettent et il s'agit là sans aucun doute d'une innovation des plus blâmables.



Notes :

[1] Rapporté d’al-Rabî` par al-Bayhaqî dans son Madkhal et Manâqib al-Shâfe`î (1:469) avec une chaîne authentique comme le dit Ibnou Taymiyya dans son Dâr' Ta`ârud. al-`Aql wa al-Naql (p. 171) et à travers al-Bayhaqî par Ibn ‘Asâkir dans Tabyîn Kadhib al-Muftarî (Kawtharî ed. p. 97). Cité par ad-Dhahabî dans le Siyar (8:408), Ibn Rajab dans Jâmi` al-`Ulûm wal-Hikam (p. 267=Zuhaylî ed. 2:52-53=Arna'ût ed. 2:131 sahîh), et Ibn Hajar dans Fath al-Bârî (1959 ed. 13:253).

[2] Rapporté par l'Imam Ash-Shafé'î dans son Mousnad, par l'Imam Ahmed, par l'Imam Al-Boukhary, par l'Imam Abu Dawoud, ainsi que d'autres Imams.

[3] Imam Ibn Hajar Al-‘Asqalani dans Zubda tul-Fakr

[4] et [5] Al- Qadi ‘Iyad dans Kitâb ash-Shifâ

[6] Al-Bayhaqî, Manâqib al-Shâféi`î (1:469)

[7] Al-Ghazzâlî, Ihyâ' `Ulûm al-Dîn (1:276)

http://www.sunnisme.com/article-existe-t-il-de-bonnes-innovations-en-islam-69344760.html

Comment et pourquoi les ummahs passées ont-t-elles été anéanties?

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La société humaine est progressive de nature. Il en est de même de la religion de Dieu et de sa révélation. La révélation progressive de Dieu a été de tout temps et restera à jamais la source de direction la plus efficace pour la société.

Dieu le Tout-Puissant déclare dans le Coran, le livre de sa Loi irrévocable, que lorsqu'une ummah (nation) renie et rejette un messager de Dieu et se complait dans le péché, la cruauté et l'injustice, une nouvelle ummah est élevée pour la remplacer. D'aucun peuvent s'interroger sur la façon dont ce remplacement a eu lieu dans le passé. Comment une ummah a-t-elle pu être anéantie ? Il semblerait qu'il n'y ait jamais eu d'anéantissement total d'un peuple de la surface de la planète. Ces peuples ont plutôt été livrés aux affres de la désunion, de la passivité et de la complaisance, qui se sont infiltrées pernicieusement et progressivement dans leurs rangs.

Le Coran relate plusieurs cas de peuples rebelles ayant subi un châtiment divin. Certains de ces peuples ont connu la désunion, la multiplication des sectes en leur sein, les guerres et les batailles, l'ignorance, la méfiance, l'incompréhension entre leurs membres, la peur les uns des autres, le rejet des messagers de Dieu, l'orgueil et la cruauté, la luxure et l'avidité, le meurtre, le pillage, le matérialisme, les préjugés, la vindicte, la superstition, l'hypocrisie et l'imitation aveugle(...)

Le Coran répond très clairement à des questions telles que : pourquoi les nations du passé ont-elles été maudites par Dieu ? Comment le châtiment de Dieu leur a-t-il été infligé ? Quel a alors été leur destin ?

Le Coran déclare que le châtiment divin est infligé à une ummah lorsque :

1 - Au lieu d'établir un ordre économique juste, elle se complait dans le luxe, le laxisme et l'immoralité ;
"... Et Nous fîmes périr les outranciers."
(Coran, 21:9)

2 - Elle rejette une manifestation de Dieu et se détourne de cette bonté divine ;
"Quant à ceux qui n'ont pas cru, Je les châtierai d'un dur châtiment..."
(Coran, 3:56)

3 - Elle se complait dans l'hypocrisie ;
"... afin qu'Allah récompense les véridiques pour leur sincérité, et châtie, s'Il veut, les hypocrites..."
(Coran, 33:24)

4 - Elle se détourne de l'Appel divin ;
"... Quiconque cependant se détourne, Il [Allah] le châtiera d'un douloureux châtiment."
(Coran, 48:17)

5 - Elle exprime de l'orgueil et de l'arrogance ;
"Et quant à ceux qui ont eu la morgue et se sont enflés d'orgueil, Il les châtiera d'un châtiment douloureux."
(Coran, 4:173)

6 - Elle transgresse les limites ;
"... quiconque après cela transgresse, aura un châtiment douloureux."
(Coran, 2:178)

7 - Son peuple devient malfaisant ;
"Que de cités, donc, avons-Nous fait périr, parce qu'elles commettaient des tyrannies. Elles sont réduites à des toits écroulés..."
(Coran, 22:45)

"Et voilà les villes que Nous avons fait périr quand leurs peuples commirent des injustices..."
(Coran, 18:59)

8 - Elle se complait dans le vice et les pêchés ;
"N'ont-ils pas vu combien de générations, avant eux, Nous avons détruites ...? ... Nous les avons détruites, pour leurs péchés, ..."
(Coran, 6:6)

9 - Elle rejette la nouvelle Manifestation de Dieu ;
"Ils le [Hùd] traitèrent donc de menteur. Et Nous les fîmes périr. Voilà bien là un signe! Cependant, la plupart d'entre eux ne croient pas."
(Coran, 26:139)

10 - Elle commet des crimes de façon régulière ;
"... et ceux qui les ont précédés? Nous les avons fait périr parce que vraiment ils étaient criminels."
(Coran, 44:37)

11 - Elle génère des sectes et des différents ;
"Et ne soyez pas comme ceux qui se sont divisés et se sont mis à disputer, après que les preuves leur furent venues, et ceux-là auront un énorme châtiment."
(Coran, 3:105)

12 - Elle perd espoir en la miséricorde de Dieu ;
"Et ceux qui ne croient pas aux versets d'Allah et à sa rencontre, désespèrent de ma miséricorde. Et ceux-là auront un châtiment douloureux."
(Coran, 29:23)

13 - Elle commet des actes de terrorisme et de violence ;
"... il n'y a de voie [de recours] que contre (le châtiment ne s'adresse qu'à ) ceux qui lèsent les gens et commettent des abus, contrairement au droit, sur la terre: ceux-là auront un châtiment douloureux."
(Coran, 42:42)

A la lumière des versets cités ci-dessus, il est facile de décider si oui ou non les signes mentionnés sont présents dans la société musulmane d'aujourd'hui. Ils le sont sans aucun doute. Comment se pourrait-il donc que cette société ne soit pas soumise à la même honte et aux mêmes châtiments que ceux infligés avant eux aux nations qui leur ressemblaient ? En toute objectivité, ils sont embourbés de la tête aux pieds dans les châtiments mentionnés ci-dessus. Mais ils ont perdu le sens critique et pensent que tout va pour le mieux, qu'ils sont protégés de toute atrocité, bien-aimés de Dieu, et qu'il en sera toujours ainsi :

"Les Juifs et les Chrétiens ont dit: "Nous sommes les fils d'Allah et ses préférés." Dis: "Pourquoi donc vous châtie-t-Il pour vos péchés?""
(Coran, 5:18)

Dans les temps passés, Dieu a perdu et annihilé beaucoup de nations. Les gens imaginent qu'un éclair soudain les a touchés et que tous les habitants de cette nation ont alors disparu. Ceci n'est pas exact. Le terme 'annihilation' signifie que la nation connaît une mort spirituelle et une faillite morale certaines. A ce moment-là, une nation meilleure que la première - en terme de connaissances et d'actes- est édifiée. Le Coran appelle cela le 'Istikhláf, (la Loi de succession des prophètes). Selon le Coran, cette succession a commencé à l'avènement de Adam et s'est toujours poursuivie depuis. Aucune nation ne fait exception à ce processus. Si un musulman se croit exempt de cette loi, il rejette en fait le saint Coran :

"Ou bien est-ce que vous avez obtenu de Nous des serments valables jusqu'au Jour de la Résurrection, Nous engageant à vous donner ce que vous décidez?"
(Coran, 68:39)

Un synonyme de 'Istikhláf, est 'Al-Qíyámah' (résurrection). Lorsqu'une nation atteint sa mort spirituelle et devient la cible du châtiment divin, Dieu répand sa miséricorde sur certains individus de cette nation et d'autres nations. Ils sont amenés à croire en sa nouvelle manifestation ; à l'accepter et deviennent en conséquence meilleurs et pieux. C'est ainsi qu'une nouvelle création voit le jour et qu'une nouvelle nation est édifiée. Donc, en même temps qu'une nation arrive à sa fin, une nouvelle nation commence à prendre forme. Les versets suivants du saint Coran expliquent ce processus très clairement :

"...Puis Nous les avons détruites, pour leurs péchés; et Nous avons créé, après eux, une nouvelle génération (pour leur succéder)."
(Coran, 6:6)

"Nous avons en effet, donné le Livre à Moïse, - après avoir fait périr les anciennes générations ..."
(Coran, 28:43)

Et quel avertissement clair est donné aux musulmans concernant le fait que Dieu édifiera une nouvelle nation à leur place dès que tel en sera son bon plaisir :

"Ton Seigneur est le Suffisant à soi-même, le Détenteur de la miséricorde. S'Il voulait, Il vous ferait périr et mettrait à votre place qui Il veut, de même qu'Il vous a créés [élevés, fait naître, anshaakum] d'une descendance d'un autre peuple."
(Coran, 6:133)

Les Musulmans interprètent normalement cette 'création/naissance' comme étant le réveil du corps des morts de leurs tombes au jour de la résurrection. Toutefois cette interprétation contredit le verset suivant du Coran :

"Salih qui dit: "ô mon peuple, adorez Allah. Vous n'avez point de divinité en dehors de lui. De la terre Il vous a créés [élevés, fait naître, anshaakum], et Il vous l'a fait peupler (et exploiter)."
(Coran, 11:61)

Il est clair que la création du peuple de 'Thamúd' n'est pas d'ordre matériel. Dans un autre verset du Coran, nous trouvons la mention suivante :

"C'est Lui qui vous connaît le mieux quand Il vous produit [élève, fait naître, anshaakum] de terre, et aussi quand vous étiez des embryons dans les ventres de vos mères."
(Coran, 53:32)

Ici encore, 'élevés de la terre', ou 'produits' signifient une nouvelle naissance au sein d'une dispensation et après la venue d'une nouvelle manifestation de Dieu. La terre devient fertile et verte à l'arrivée du printemps, de même en est-il du coeur et de l'esprit des hommes au jour de l'avènement d'une manifestation de Dieu. La terre du coeur et de l'esprit des hommes devient fertile et joyeuse. Ainsi, le Coran fait-il cette comparaison lorsqu'il déclare que Dieu a créé les hommes et les a fait croître à partir de la terre :

"Et c'est Allah qui, de la terre, vous a fait croître [anbatakum] comme des plantes ..."
(Coran, 71:17)

Au sens strict, Dieu n'a jamais élevé ni produit quiconque de la terre au sens matériel. Ainsi le sens de 'créer/élever/naître' (Khurúj) est le sens spirituel mentionné ci-dessus. Chaque ummah a connu sa résurrection spirituelle qui a eu lieu par l'avènement d'une nouvelle manifestation de Dieu. Les musulmans ont également vécu une telle résurrection et en sont conscients:

"Vous avez connu la première création [ennash'atu'l-oulá]. Ne vous rappelez-vous donc pas?"
(Coran, 56:62)

Si cela voulait dire, telle que le prétendent les interprètes du Coran, 'création/naissance' à partir de la terre comme des plantes, Dieu n'aurait pas dit 'ne vous rappelez-vous donc pas ?'.

Il y a deux types de situations dans lesquelles le châtiment divin a frappé une nation dans le passé. La première lorsque la nation commet des erreurs et des péchés mineurs, et s'en repent auprès de Dieu dès qu'elle en prend conscience. Dieu le Miséricordieux pardonne de telles errances :

"Et certes, Nous sauvâmes les enfants d'Israël du châtiment avilissant."
(Coran, 44:30)

"Et Allah n'est point tel qu'il les châtie alors qu'ils demandent pardon."
(Coran, 8:33)

La deuxième situation lorsque la nation toute entière, collectivement, se complait dans des atrocités et des crimes qui appellent la colère de Dieu. Ainsi, un grave péché est, pour un peuple de se moquer de la nouvelle manifestation de Dieu, de rejeter sa proclamation, de la tourmenter et de la déclarer faux messager. Ceci est un péché impardonnable. Lorsqu'une nation commet un tel péché, Dieu lui enlève sa suprématie sur les autres peuples et offre ce privilège à une autre nation. Le plus grand châtiment que Dieu puisse infliger à une nation est de la priver de sa suprématie et de lui faire perdre sa foi en Dieu.

Lorsque l'humanité oublie son créateur et la raison d'être de son existence en ce monde et lorsqu'elle se complait dans le matérialisme, Dieu lui envoie, du fait de sa grande miséricorde, une manifestation afin de la réveiller et de lui offrir la possibilité de revenir à Dieu. Les gens qui acceptent la Manifestation de Dieu et rectifient leur comportement reçoivent le salut, ceux qui la rejettent et persistent dans leurs croyances personnelles sombrent dans les difficultés et sont punis sévèrement. Ceci n'est que justice divine éclatante. S'ils étaient punis sans préavis donné par une manifestation de Dieu, ils diraient que si Dieu les avait prévenus, ils auraient rectifié leur comportement :

"Et si Nous les avions fait périr par un châtiment avant lui (l'avertissement, le Messager), ils auraient certainement dit: "O notre Seigneur, pourquoi ne nous as-Tu pas envoyé de Messager? Nous aurions alors suivi Tes enseignements avant d'avoir été humiliés et jetés dans l'ignominie"."
(Coran, 20:134)

Ainsi, Dieu, le Seigneur de tous les mondes, a choisi de ne pas envoyer de châtiments sans envoyer au préalable une manifestation de Dieu :

"Et Nous n'avons jamais puni [un peuple] avant de [lui] avoir envoyé un messager."
(Coran, 17:15)

Le châtiment divin est donc conditionné par l'avènement d'une manifestation de Dieu. Ainsi, lorsque les gens ont demandé au prophète Muhammad, quand le châtiment divin allait-t-il tomber, c'est-à-dire, quand une nouvelle manifestation de Dieu allait-t-elle apparaître, Dieu a répondu que cela aurait lieu dans un jour qui, selon le calendrier islamique, est égal à mille ans :

"Et ils te demandent de hâter [l'arrivée] du châtiment. Jamais Allah ne manquera à sa promesse. Cependant, un jour auprès de ton Seigneur, équivaut à mille ans de ce que vous comptez."
(Coran, 22:47)

L'Histoire est témoin du fai, au cours de la deuxième moitié du dix-neuvième siècle et durant le vingtième siècle, les nations de la terre ont été affligées par le châtiment divin, les unes après les autres. Elles ont également vécu la dévastation engendrée par deux guerres mondiales. Pourtant, les nations de la terre restent embourbées dans la haine, la désunion, la guerre, le terrorisme, l'anarchie, la conspiration, la famine, la pauvreté, les privations, l'ignorance, l'analphabétisme, le désordre, la prostitution en tous genres, la luxure, le laxisme, le matérialisme, la recherche du pouvoir et encore bien d'autres signes du châtiment et de la colère divins.

http://www.bahai-biblio.org/centre-doc/ouvrage/preuves-coran/preuves-coran03.htm

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