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Blog de Islamiates

Connaissez vous "La religion de l'ignorance " ?..."devenir un homme"


Est-ce donc le jugement du temps de l'ignorance qu'ils cherchent ? Qu'y a-t-il de meilleur qu'Allah, en matière de jugement pour des gens qui ont une foi ferme ?
(Sourate al-Maidah, 50)
La plupart des gens, bien qu’ils n’en aient pas conscience, sont sous l’influence d’une fausse religion. C’est une religion secrète qui ne se fait pas connaître ouvertement. Elle n’a aucune règle écrite. Elle n’a même pas d’appellation. Or elle prend sous contrôle le mode de pensée des gens, leurs mouvements et leurs attitudes. La plupart des gens, sans en avoir conscience, se conforment tout au long de leur vie aux règles de cette religion. Ils vivent selon ses ordres et interdits. Cette religion n’est pas l’Islam, le Christianisme ou le Judaïsme. Il est possible que ceux qui obéissent à cette religion, une fois demandé répondent  "Je suis musulman" ou bien "Je suis chrétien". Certaines personnes peuvent être incroyantes ou athées. Seulement ils sont tous adhérents de cette religion secrète.

Au début, cette religion n’est pas proposée aux gens en un seul bloc. Ils l’assimilent dès leurs naissances suite à de longues suggestions. Pour cette raison, ils ne se rendent pas compte que leurs mouvements, leurs opinions, leurs attitudes et même leurs mimiques ont pour origine cette religion.
 
Pour ceux qui  s’attachent à cette religion le but est de "devenir un homme". "Devenir un homme" signifie s’imprégner des valeurs, des préceptes de cette religion ; appliquer ses règles, ses interdits et ses modalités de comportement ; porter en soi sa marque de fabrique. Pour être admis dans la société, ne pas se sentir étranger, accéder à un certain niveau, il est impératif de devenir un homme, ”devenir quelqu'un”. Cette religion est donc la religion du "devenir un homme". Nous allons donc simplement l’appeler "religion de l'ignorance". La religion de l'ignorance pousse les gens vers le manque de sincérité, des attitudes affectées et forcées. La plupart de ceux qui suivent cette religion ne se comportent pas d’une manière naturelle. En fonction du milieu ambiant, ils adoptent des expressions visibles tant sur leurs visages et leurs manières de parler que dans leurs attitudes de comportement. Dans chaque situation ils jouent un rôle. Malgré cela, ils ont l’impression de mener une vie tout à fait normale et naturelle.

En somme, cette religion produit des modèles humains qui manquent de sincérité, factices et propriétaires d’une identité usurpée. La principale raison pour laquelle cette religion diabolique, qui occasione gênes et peines de toutes parts et touche toutes les catégories de la société est qu’elle n’a pas d’appellation. Les adhérents de cette religion ne la jugent pas. Il ne leur vient même pas à l’esprit de la quitter ou de la changer. Car à l’intérieur du système dans lequel ils se trouvent, ils ne savent même pas qu’il y a une religion. Dans le système auquel ils sont soumis, il est une vertu de voir les faits de la vie comme une loi immuable.

Tant qu’une personne ne se défait pas de cette situation, tant qu’elle ne se détache pas de la religion de l'ignorance, elle ne peut ni comprendre ni vivre l’Islam. Car le fondement de l’Islam est la sincérité et le naturel. Pour qu’une personne puisse vivre l’Islam et par conséquent le vrai bonheur et la délivrance, elle doit être très sincère envers Allah, elle-même et les autres gens. La foi ne peut se fonder que sur la sincérité. Pour se débarrasser de l’influence de la religion de l'ignorance, il faut d’abord l’identifier et la définir. Le lecteur qui examine les particularités de cette religion doit également se passer en revue. Car même si on ne veut pas l’admettre, la religion de l'ignorance a probablement eu un certain effet sur tout un chacun. Pour se démettre de cette religion obscure, qui fait sans cesse intrusion dans la vie de l’homme, il faut d’abord de l’attention et de la sincérité.

Contre la vraie religion, la religion de l'ignorance

Quand on interrogea notre Prophète (pbsl) : "Qu’est-ce que la religion ?", il répondit : "La route où vous allez". Cette réponse résume le propos de la manière la plus sage. La religion contient tous les jugements de valeur, les règles de comportement, le mode de vie d’une personne, et par conséquent d’une société puisque composé de plusieurs personnes. Ceci est, par exemple, illustré par le mot "religion" dans le verset 76 de la sourate Yusuf :
[Yusuf] commença par les sacs des autres avant celui de son frère ; puis il la fit sortir du sac de son frère. Ainsi suggérames-nous cet artifice à Yusuf. Car il ne pouvait pas se saisir de son frère, selon la religion du roi… (Sourate Yusuf, 76)
Dans le Coran, on est informé dans plusieurs versets, que ceux qui nient sont aussi adhérents d’une religion. Par exemple, Pharaon a parlé comme suit au sujet du Prophète Moïse (psl) :
Et Pharaon dit : "Laissez-moi tuer Moïse. Et qu’il appelle son Seigneur ! Je crains qu’il ne change votre religion ou qu’il ne fasse apparaître la corruption sur terre." (Sourate Gafir, 26)
Dans d’autres versets, il est expliqué que les incroyants, face à la vraie religion du Prophète Mohammed (pbsl), montrent leurs attachements à leurs anciennes religions comme suit :
Et ils (les Mecquois) s’étonnèrent qu’un avertisseur parmi eux leur soit venu, et les infidèles disent : "C’est un magicien et un grand menteur, réduira-t-il les divinités à un Seul Dieu ? Voilà une chose vraiment étonnante." Et leurs notables partirent en disant : "Allez-vous en, et restez constants à vos dieux : c’est là vraiment une chose souhaitable. Nous n’avons pas entendu cela dans la dernière religion ; ce n’est en vérité que pure invention !" (Sourate Sad 4-7)
Jusque-là, il est possible de voir que chaque individu a une religion. Ceux qui ne se conforment pas à la religion d’Allah ou même ceux qui se font passer pour des athées ne sont pas sans religion dans la réalité. Ils ne sont que les adhérents d’une fausse religion. De nos jours, il se peut qu’une partie de ces religions ne soient pas définies en tant que telles. Or comme il est mentionné dans le Coran, ce sont toutes des religions. Par exemple, le marxisme est aussi dans un sens une religion. Car cette idéologie est “une route” qu’empreinte une partie des gens. Les marxistes ont assimilé le système de pensée fabriqué par Marx. Ils ont accepté sa méthode de réflexion. Ils ont apprécié le monde en fonction de ses critères. Ils ont expliqué le pourquoi de l’existence et la signification de la mort d’après la logique de Marx (et d’Engels). Bref, ils ont cru au marxisme et orienté leur vie et leur appréciation des faits selon lui.

Le marxisme n’est qu’un exemple. On peut énumérer des centaines de religions (c’est-à-dire philosophie, système de pensée etc…) de la sorte. Les idéologies complètement opposées au marxisme sont aussi des religions. Bien entendu, toutes ces religions sont de "fausses" religions. Elles ont été fabriquées à la base pour égarer les gens du chemin d’Allah.

Ici le point important à souligner est celui-ci : sur terre, quoique soit leur idéologie, leur philosophie, leur vision du monde ; les gens eloignés de la vraie religion sont tous sujets, sans exception, d’une seule religion commune. Cette religion, dont nous avons tracé les lignes directrices, est comme nous l’avons nommé au début "la religion de l’ignorance". Et c’est l’arme la plus sournoise et efficace qu’utilise le diable dans son acharnement à égarer et éloigner les gens de la vraie religion.
   
Etre un homme !

"Sois d’abord un homme !"       
                                 

"Si tu t’étais comporté comme un homme, tout ça ne serait pas arrivé !"

Nous avons maintes fois entendu ces paroles tout au long de notre vie. Particulièrement étant jeunes, quand nos aînés n’approuvaient pas nos propos ; quand nous faisions quelque chose qui ne leur plaisait pas…

Pour la personne qui emploie ces mots ,"être un homme" vient avant toutes choses. Ce qui est visé avec l’expression "être un homme", c’est une acceptation globale par la société d’une certaine moralité, culture, attitude et décence ; c’est se revêtir de modèles préfabriqués. Ce système de valeurs, avec ses matrices et ses règles, est accepté et pratiqué par la plupart des gens. On ne vient pas facilement à débattre de ces matrices et règles ; on ne juge pas leurs antagonismes ; d’où sont-elles nées ; à quel point sont-elles justes ? Car interroger sur ce modèle assimilé par la plupart des gens, aller à l’encontre des masses peut apporter le danger d’être la cible des protestations d’une grande fraction.

Cette structure dont la véracité n’est nullement remise en question, ne doit pas être considérée comme une particularité propre à notre société. Ce système perdure, que ce soit en orient ou en occident, dans toutes formes de culture qui a sa propre croyance en tant que système des acceptations. Les interdictions, les ordres et les recommandations sont pour ainsi dire à eux seuls, pratiqués en tant que religion indépendante : "la religion de l'ignorance (la religion d’être un homme)". 

Le concept "être un homme" est étranger au fait d’être Musulman, de croire en Allah, d’avoir une bonne moralité et même d’être un être humain. L’attitude et la morale décrite dans le Coran n’a définitivement pas sa place dans cette religion. D’ailleurs, la religion de l'ignorance prend naissance et se développe dans les milieux où la moralité du Coran n’est pas vécue. En générale, les gens considérés comme supérieurs, admirés et enviés ont très bien appris la religion de l'ignorance ; ce sont eux qui la pratiquent avec toutes ses règles.

Il est important de souligner ici, que les principes de base de la moralité recommandés dans le Coran sont en parfaite opposition avec la logique gatée de la religion de l'ignorance. Dans le Coran, il est expliqué que tous les êtres humains sont responsables vis-à-vis d’Allah. Et donc, ils ne sont chargés que de contenter Allah ; ils ne doivent pas chercher à gagner l’estime ou l’appréciation d’autrui. Le croyant pense et vit la moralité du Coran comme relaté dans les versets suivants : "Allah ne suffit-il pas à Son serviteur ? Et ils te font peur avec ce qui est en dehors de Lui… " (Sourate az-Zumar, 36) "… mais ton Seigneur suffit comme Guide et comme Soutien."(Sourate al-Furqane, 31) Toute notre vie est orientée vers le contentement de notre Seigneur. C’est le fondement de la religion. Dans le Coran, on est informé que dans cette religion, qui est le prolongement de la vraie religion du Prophète Ibrahim (psl), on consacre toute sa vie à Allah. Dans un verset on peut lire :
Dis : "Moi , mon Seigneur m’a guidé vers un droit chemin, une religion droite, la religion d’Ibrahim, le soumis exclusivement à Allah et Qui n’était point parmi les associateurs." Dis : "En vérité, ma prière (salat), mes actes de dévotion, ma vie et ma mort appartiennent à Allah, Seigneur de l’Univers." (Sourate al-Anam, 161-162)
Pour une personne l’objectif de base de la vie est d’obtenir la satisfaction d’Allah. Comme nous l’avons déjà précisé, un être n’a pas de responsabilité personnelle vis-à-vis des autres gens. Mais dans le Coran, Allah a fait savoir comment se comporter envers les autres. La responsabilité que l’on ressent envers Allah induit, face aux autres, le comportement le plus droit, le plus juste et le plus équitable. Dans le Coran, la vision des croyants sur ce sujet est décrite ainsi :
Ils accomplissent leurs voeux et ils redoutent un jour dont le mal s’étendra partout. Et offrent la nourriture, malgré son amour, au pauvre, à l’orphelin et au prisonnier, (disant) : “C’est pour le visage (satisfaction) d’Allah que nous vous nourrissons : nous voulons de vous ni récompense ni gratitude. Nous redoutons, de notre Seigneur, un jour terrible et catastrophique.” (Sourate al-Insan, 7-10)
D’après les versets, on comprend bien que le croyant n’attend pas de compensation de la part des gens. Ceci lui donne un caractère fort et solide. Le croyant applique ce qui est juste, c’est-à-dire les commandements d’Allah dans tous milieux et devant tout le monde. Il n’attend d’appréciation de personne, ni ne craint quiconque. Il ne veut que l’agrément d’Allah. Ainsi Allah définit les croyants comme "ne craignant le blâme d’aucun blâmeur" (Sourate al-Maidah, 54). Pour cette raison, les croyants ne changent en rien leurs caractères et leurs attitudes face aux évènements et aux gens. Ils restent identiques quand ils reçoivent un poste élevé ou une autorité. Il ne se laissent pas aller au désespoir dans les situations difficiles. Dans le Coran, il est souvent fait mention du caractère stable des croyants. Les versets montrent bien que leurs attitudes restent inchangées ; qu’ils disposent de biens et de pouvoir ou qu’ils soient dans la difficulté et la nécessité. Car le croyant sait que tout ce qui le touche en bien (propriété, puissance, position etc…) ou en mal (être blamer par les gens, subir des attaques, être dans le besoin etc.) vient d’Allah. Il sait que c’est une “épreuve” pour l’éduquer et le tester.

Face à cela, la religion de l’ignorance  ne voit pas de nécessité en Allah. Elle cherche le contentement des gens à celui d’Allah. Elle est la religion de ceux qui espèrent en la vie ici-bas à la place de celle de l’au-delà. Dans cette religion, les gens pensent qu’ils sont responsables les uns des autres. Satisfaire les autres, plaire aux autres, avoir un "statut" dans la société est peut-être même leur première ambition.

En raison de cela et contrairement aux croyants, les adhérents de la religion de l’ignorance changent leurs attitudes et leurs caractères en fonction des évènements et des gens. En d’autres termes, la religion de l’ignorance est la religion de l’"étalonnage". En fonction du lieu, du temps et de l’individu, il faut régler son attitude, son regard et sa voix. Il n’y a pas de notion de sincérité et de naturelle dans cette religion. Selon cette croyance, il faut montrer divers comportements eu égard au genre, à l’âge et au "statut" de l’individu dans la société.

Les femmes doivent se comporter comme on leur a spécifié. Les hommes et les enfants doivent jouer les rôles qu’ils se sont vu attribués. Si la personne est un étudiant, les règles de la religion de l'ignorance lui dicte le comportement pour les étudiants. Les mêmes règles sont valables pour les fonctionnaires, les docteurs, les enseignants et les ouvriers. Les adhérents de la religion de l'ignorance se constituent une identité avec le statut qu’ils possèdent au sein de la société. Ils se comportent selon cette identité. Mais pour les croyants, c’est la foi qui les transforme. Le point de vue de la société n’affecte en rien ce statut intérieur.

Pour celui qui évolue à l’intérieur de la société de la religion de l’ignorance, des moeurs et une personnalité particulières s’installent automatiquement. Et il commence à les mettre en pratique sur le champs. Pour être supérieur et se faire accepter dans la société, il faut emprunter ce chemin ; avoir des attitudes et comportements affectés.

Conclusion

La religion de l'ignorance n’est pas simplement une religion de société propre à notre époque. Bien au contraire, elle est la religion commune à toute société qui s’est éloigné de la vraie religion. Et ce à toute époque et en tous lieux. Seules dans la forme existent quelques différences. Selon les lieux et les époques, les coutumes et les masques de comportement changent, mais la logique de base reste intact. Par exemple, la spécificité de base qui est l’affectation peut prendre diverses formes dans différentes sociétés. Tout comme peuvent varier les mimiques et les gestes propres à l’orgueil. Mais en fin de compte, la logique de base est identique.

Cette logique, comme nous le soulignons depuis le début, est le résultat de l’oublie d’Allah. En est témoin l’expression du Prophète Chuaïb (psl) : "Allah à Qui vous tournez ouvertement le dos." (Sourate Hud, 92). Les adhérents de cette religion ne savent pas qu’ils sont sur terre pour servir Allah. Ils ne savent pas que la seule délivrance est Son agrément. Or Celui Qui nous crée, nous donne forme dans l’utérus de nos mères. Il nous installe sur terre. Il prépare et embellit la terre pour nous. Il nous donne notre subsistance. Celui Qui nous fait vivre et mourir, c’est Allah. Nous n’avons en dehors de Lui aucun garant, aucun seigneur, aucun propriétaire, aucune divinité. Nous sommes venus de Lui et nous allons vers Lui. Nous n’allons pas restés longtemps sur terre.

Puisque ceci est la vraie nature de notre existence et notre passage sur terre étant de courte durée, il n’est pas très intelligent de calculer ses petits intérêts. Ni de se narguer ou de se lier avec force aux biens éphémères. Ni de choisir d’autres chemins autres que la religion d’Allah, d’autres objectifs ou d’autres causes. La vie ici-bas est le champs de culture pour l’au-delà. On ne peut gagner la miséricorde d’Allah et Son paradis qu’à condition de vivre sereinement sur terre, de suivre Son chemin, de "se cramponner à Lui". Ainsi donc, il nous est ordonné :
… et attachez-vous fortement à Allah. C’est Lui votre Maître. Quel excellent Maître ! Et quelle excellent Soutien ! (Sourate al-Hajj, 78)
Quand on compare la religion de l’ignorance à la vraie religion définie dans le Coran, il ressort ouvertement entre les deux une grande différence. Cette différence est celle de la foi et de l’impiété. En d’autres termes, la religion d’Allah et la fausse religion fabriquée par le diable. Par conséquent, il n’y a aucune similitude entre la religion de l’ignorance et l’Islam. Il est hors de propos que les musulmans s’approprient une quelconque partie de la religion de l’ignorance. Pour cette raison, les membres de cette religion distinguent de suite le croyant dans la foule. Ils comprennent qu’il n’est pas des leurs après un court instant. Mais ils n’arrivent pas à comprendre qu’il ait un caractère si opposé à leur religion. La logique du croyant est complètement antagoniste à la leur. C’est pour cette raison, que tout au long de l’histoire, les adhérents de la religion de l’ignorance n’ont jamais compris la logique des croyants. Ils les ont traités de "fous".

Or, le système dans lequel ils se trouvent n’a aucun fondement cohérent, aucune base logique. La plupart des propos qu’ils tiennent sont en contradiction. Ils disent qu’il faut obéir à l’Islam, puis ils y mettent des restrictions. Ils apprécient certaines sentences de la religion, mais prétendant qu’il ne faut pas s'attacher beaucoup, ils sont partisans de ne pas appliquer d’autres sentences. Ils disent "Nous sommes Musulmans", mais ne veulent pas vivre en accord avec l’Islam.

De ces propos contradictoires et sans logiques, on pourra comprendre, qu’un quelconque adhérent de la religion de l’ignorance, par ses commentaires sur les questions religieuses, va généralement mettre en avant des idées et des réflexions en complète opposition avec les versets du Coran. Dans le Coran, cette catégorie de personnes est mentionnée comme suit :
Or, il y a des gens qui discutent au sujet d’Allah sans aucune science, ni guide, ni livre pour les éclairer, affichant "une attitude orgueilleuse" pour égarer les gens du sentier d’Allah. A lui l’ignominie ici-bas ; et nous lui ferons goûter le Jour de la résurrection, le châtiment de la fournaise. (Sourate al-Hajj, 8-9)
De plus, pour comprendre et pratiquer la vraie religion du Coran, il est nécessaire d’avoir toute son intelligence et sa conscience d’esprit. Seuls les croyants ont cette spécificité. Les incroyants et les hypocrites ont la conscience fermée, ainsi que leur perception. Allah les décrit comme des personnes qui ne peuvent pas comprendre et ce dans bien des versets :
Allah a scellé leurs cœurs et leurs oreilles ; et un voile épais leur couvre la vue ; et pour eux il y aura un grand châtiment. (Sourate al-Baqarah, 7)

Nous avons destiné beaucoup de djinns et d’hommes pour l’enfer. Ils ont des cœurs, mais ne comprennent pas. Ils ont des yeux, mais ne voient pas. Ils ont des oreilles, mais n’entendent pas. Ceux-là sont comme les bestiaux, même plus égarés encore. Tels sont les insouciants. (Sourate al-Araf, 179)

… Allah détourne leurs cœurs, puisque ce sont des gens qui ne comprennent pas. (Sourate at-Tawbah, 127)
Il résulte donc, que la religion de l’ignorance est la religion des insensés et des inconscients. Alors que l’intelligence et la conscience d’esprit inclinent à vivre la moralité de la vraie religion (Islam). La vraie gloire de l’être humain, son honneur et son bonheur éternels sont dans cette vraie religion (Islam). Le choix entre les deux religions dépend de l’homme. Dans un verset, le propos est expliqué comme suit :
Nulle contrainte en religion ! Car le bon chemin s’est distingué de l’égarement. Donc, quiconque mécroit au rebelle tandis qu’il croit en Allah saisit l’anse la plus solide, qui ne peut se briser. Et Allah est audient et omniscient. (Sourate al-Baqarah, 256)

 

Les formes communes de psychologie et de comportement dans la religion de l'ignorance   >>>


Harun Yahya

 

 

La clé de la réussite :la gestion du temps

aqida-sommaire.gifPar: Mohamed Elhadi

Un don divin précieux

"Deux dons précieux dont la plupart des gens ne font pas bon usage : la bonne santé et le temps libre" ». Ce sont-là les paroles du Prophète (paix et salut à lui) qui nous éclairent le chemin dans cette vie troublée par les contingences et les fausses urgences. Personne ne vous expliquera les paroles du Prophète à propos du temps mieux qu’un homme (ou une femme) d’affaires à l’agenda plein, ou encore une mère de famille aux enfants nombreux ou un élève en baccalauréat en pleine période des examens.

Ces gens que j’ai cités connaissent bien la valeur de ce don divin que nous partageons tous, mais dont nous ne faisons pas le même usage. Ils la connaissent par la force des choses. Et c’est peut être trop tard à certains moments de la vie de faire cette découverte.

Education et mentalité,…les vrais obstacles !

S’il y a une caractéristique, entre autres, qui fait notre célébrité, nous les marocains (et arabes en général), c’est malheureusement nos rendez-vous jamais respectés et notre temps sauvagement gaspillé devant les écrans des cafés. Notre administration publique a acquis le titre de machine lourde consommatrice de ressources et surtout de temps.

Certains de nos adages, faussement interprétés, entretiennent cette mentalité. Donnons un exemple : à quelqu’un qui s’attache à respecter son rendez-vous comme il se doit (heureusement, ces gens-là existent encore dans notre société), on répond souvent : doucement mon ami, ceux qui se sont pressés ont péri !

Une blague serait capable d’illustrer mieux l’idée : écoutons ce que se disait un monsieur tout le monde qui était en train d’attendre son ami dans un café où ils se sont donnés rendez-vous (ne pourraient-ils pas trouver un autre lieu ?!) : « Ah ! Il est midi, on s’est mis d’accord sur dix heures, bon, pas de problèmes de l’attendrai jusqu’à 14 heures, et s’il ne vient pas à 16 heures, je partirai vers 18 h !! » C’est aussi simple que ça !

Volonté, action et appui divin,…voici les résultats

Faisons maintenant un petit retour en arrière et cherchons ce qui peut nous donner une lueur d’espoir et nous rappeler que nos maux (dont le gaspillage du temps) ne sont pas une fatalité ou une tare génétique propre à nous, arabes et musulmans. En voici quelques exemples.

- En seulement l’espace de vingt trois ans, notre Prophète (paix et salut à lui) et ses compagnons (que Dieu les agrée) ont pu fonder une société musulmane sur la fraternité, l’égalité et l’amour en Dieu. Education, jihad, participation de la femme, abolition de l’esclavagisme, instauration de la Shoura (système de gestion démocratique),… De grandes réalisations auxquelles l’Humanité doit beaucoup.

- Trente ans ont suffi aux quatre califes (Abou Bakr, Omar, Othmane, Ali, Que Dieu les bénissent) pour faire régner la justice et l’esprit fraternel de l’islam sur les trois continents alors connus. Le système de gouvernement, unique en son genre, était le califat.

- La célébrité de l’imam Annawaoui est tellement grande que, si on ne jette pas un coup d’œil sur sa biographie, on croirait qu’il a vécu longtemps, très longtemps. Or, ce grand des grands a, à peine bouclé sa quarante cinquième année quand il a quitté la vie d’ici-bas. « Riyad Assalihin » (Le jardin des justes) est un livre qu’on trouve presque dans chaque foyer musulman et qui, avec l’autre livre « Al Adkar » (Les invocations), a acquis une notoriété éternelle dans les cœurs et les esprits.

- L’algorithme, ce processus de résolution logique des problèmes tient son nom d’un des grands maîtres musulmans des sciences mathématiques : Al Khawarizmi. Cette sommité scientifique nous a légué plus de 800 ouvrages en maths, en astronomie et en géographie. Soixante ans de passage sur terre ont suffi à faire ces exploits.

Conclusion : c’est en déployant effort et persévérance, en ayant une volonté forte et une foi sans faille que tout devient possible.

Entre réalité et modèles,…comment faire ?

C’est la grande question qui s’impose. En fait, en ayant la tête toujours enterrée dans cette triste réalité, on risque de perdre tout espoir à y répondre. Ces modèles rayonnants de notre histoire nous serviront de phares et nous insuffleront le désir de réussir la gestion du temps et, partant, réussir notre passage, si éphémère, sur cette terre.

Dans la deuxième partie de cet article, quelques éléments de réponse nous feront découvrir comment on peut acquérir une bonne maîtrise du temps et quelles en sont les techniques. Nous verrons comment faire le point sur les activités d’une semaine « normale » et quelle enveloppe horaire cela nécessite. Nous découvrirons aussi les moments idéaux à la réalisation des activités dites importantes et nous finirons par filtrer ces activités-là à l’aide de deux critères : importance et urgence.

Craintes… au départ

Il est tout à fait normal que la crainte soit la première sensation à naître dans le cœur de celui ou celle qui entreprend de gérer son temps de façon efficace. La crainte de l’échec, la crainte du regret et surtout la crainte du changement de vieilles habitudes enracinées. C’est que l’on s’apprête à quitter ce que les psychosociologues appellent la « zone de confort » pour pénétrer dans une «zone de turbulence ».

C’est à cette phase de transition qu’il faut prêter le plus d’attention pour bien réussir le changement. Dieu sait que pour nous, citoyens du tiers monde, il s’agit d’un changement radical qui mobilisera beaucoup de ressources et qui, surtout, nécessitera beaucoup de courage et de fermeté dans la décision.

Premier exercice : lister ses activités et en estimer le temps

Avant de présenter les techniques propres à la gestion du temps, il est fort important de procéder à un certain diagnostic du vécu. Nous nous plaignons tous, presque sans exception, de temps introuvable, de la pression des tâches à faire et de l’inévitable stress qui s’en suit. Mais, avons-nous, un jour, estimé la répartition que nous faisons de notre temps. Cela revient à se poser les deux questions suivantes de la façon la plus claire :

1- Quelles sont mes actions, mes activités ou mes travaux pendant une semaine dite « normale » ? Puis-je en faire une liste ?

2- Combien de temps (estimé en minutes ou en heures) chaque action (ou activité) me prend-elle ?

Une semaine dite « normale » est celle où nous n’avons pas affaire à des imprévus (voyage plus ou moins long, événement social,…), où nous ne faisons que gérer nos affaires de routine. Des plus petits gestes d’hygiène personnelle aux activités professionnelles les plus importantes en passant par nos loisirs, nos passe-temps et notre vie familiale ; le tout doit figurer dans cette liste. En fait, une grille serait le meilleur moyen de mettre au clair ce diagnostic. En voici un exemple, et à chacun de créer le modèle qui lui convient :

 

 Remarques :

• C’est à chacun d’estimer le temps que nécessite chaque activité listée dans la grille, cela peut alors varier d’une personne à l’autre.

• Cet exercice demande du temps et un peu de patience. Le prendre au sérieux permettra certainement de réussir les étapes à venir.

• La concentration et le sens de la responsabilité individuelle sont deux autres conditions.

Je vous laisserai, chers lecteurs, le temps (eh oui!, il s’agira toujours de temps !) pour faire cet exercice peu familier ; et pour ne pas vous influencer je vous rapporterai au début de la troisième partie quelques témoignages de ceux et celles qui ont vécu cette expérience.

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La sainteté des lieux dans le Coran et la tradition musulmane

Il est bon de rappeler que le discours coranique relatif au lieu sacré s’appuie sur quelques principes fondamentaux, tels que : la désacralisation du monde, l’évolution perpétuelle de l’univers et la suprématie de l’homme sur la nature.

D’un point de vue historique, le message coranique était d’abord en rupture avec le paganisme ambiant sur la perception du sacré. Toutes les idoles et divinités sont abolies en raison de l’unicité, et l’univers n’est plus sacralisé en tant que tel : « Dieu est Souverain Maître des cieux et de la terre, Il a créé tout à Sa guise » (1).

Le Coran, d’autre part, répond à un type d’agnosticisme dont les adeptes étaient connus en Arabie sous le nom de Mu‘aṭila. Leur croyance, très répandue parmi les riches commerçants mecquois du VIe siècle, percevait le monde dans un mouvement cyclique perpétuel et un retour éternel et gratuit. Dans un de ses versets, le Coran évoque cette conception : « Il n’y a pour nous, disent-ils, que la vie d’ici-bas. Nous mourons et vivons spontanément. Seul le temps qui passe nous fait périr » (2). Contre ceux-là, le Coran défendait, pour le salut de l’homme, une conception diamétralement opposée. L’unicité engendre une vision autre du monde, celle « des êtres peuplant les cieux et la terre et qui tous vers Lui feront retour » (3). L’univers n’est pas figé, puisque Dieu, qui « a pouvoir sur toute chose, ajoute à volonté à sa création » (4). Ce mouvement général, souligné à plusieurs reprises (« Lui est chaque jour à quelque œuvre qu’Il manifeste »), concerne la créature et l’homme au premier chef : « Ô toi, mortel ! tu ne cesseras d’œuvrer pour te rapprocher de ton Seigneur que tu rencontreras enfin » (5).

Les relations entre l’homme et la désacralisation d’un monde en mouvement débouchent sur un rapport objectif propice à une sorte d’universalité indifférente et passive des « choses ». Si bien que l’être humain finit par assurer sa suprématie sur la nature et les autres espèces. Le monde a une présence à la fois indépendante et apprivoisable.

À partir de ces principes, la Révélation acquiert une vision de l’Homme, désormais créature unique par sa nature et son statut dans un monde désacralisé. Cette créature est appelée à un nouveau destin selon lequel tout, même le Temple sacré, se voit revalorisé par la foi et l’action du croyant. « Orient et occident appartiennent en propre à Dieu, et vers quelque point que l’on se tourne, là est Sa Face » (6).

En considérant que Dieu est présent uniquement dans l’histoire et dans l’homme, la révélation coranique fonde une alliance qui réfléchit le nouveau destin de l’homme. C’est d’ailleurs en référence à cette alliance que quelques passages coraniques font état de la sacralité passagère d’un lieu (7).

Pour les Hadiths, la chose est sensiblement différente. Les « Hadiths » ou « dits », dont l’ensemble forme la Sunna, ou « manière de vivre du Prophète », constituent les propos attribués à Muhammad en dehors des instants de la Révélation, et sont la deuxième source de la théologie islamique. L’étude de cet immense corpus littéraire, aux objectifs éthiques et juridiques, visait à interpréter le Coran ou à compléter ses silences et ses non-dits. Or on trouve un certain nombre de Ḥadīth-s mentionnant des lieux qui revêtent une forme de sainteté. Parmi eux :

- des villes . À côté des villes saintes de l’islam, La Mecque et Médine, un nombre considérable de textes cite des cités privilégiées telles que Basra, Damas, Jeddah et ‘Abadān en Iran. À propos de ces deux dernières, deux textes attirent l’attention : « Monter la garde à Jedda est la meilleure des sentinelles », ou « ‘Abadān est une porte ouverte ici-bas sur le paradis ». Il va sans dire que l’authenticité de ce genre de hadith n’a pu être établie. Il n’en demeure pas moins que les textes concernant les mérites (faḍā’il) de La Mecque et Médine figurent dans les recueils canoniques qui font autorité. La première de ces villes est qualifiée, dans les textes fondateurs, de « Mère des cités » (Umm al-Qurā) et tire sa noblesse du fait qu’elle fut une « aire de la révélation » (Mahbat al-waḥī). Médine est sanctifiée pour la même raison. Ce sont deux lieux qui portent témoignage de la relation de l’homme à Dieu. Mais cet aspect circonstanciel est renforcé par une gaine symbolique et religieuse. La Mecque et Médine sont sanctifiées (muqaddasa), car ceux qui prennent la peine de s’y rendre sont en quête de pureté, signifiée par la racine Q-D-S. La sainteté du lieu conduit en fait à baliser la condition humaine et à valider les actions du croyant. Un hadith mentionne le passage de l’ « espace » à l’éthique, en précisant qu’ « aucun peuple ne sera sanctifié (lā quddisat ummatun) tant qu’il cautionne l’injustice ».

- Des sanctuaires . Trois mosquées sont considérées comme des lieux saints selon la Sunna. Il s’agit des mosquées des deux villes précitées, plus la mosquée d’al-Aqṣā à Jérusalem. Dans le fameux hadith « Ne sanglez vos montures que pour aller à trois mosquées : la mosquée sacrée, celle de l’Envoyé de Dieu et celle de Jérusalem » (lā tuchaddu al-riḥāl illā ilā ṯalāṯah), point d’explications sur la cause de la sanctification de ces trois enceintes chères aux croyants pèlerins, mais d’autres textes nous éclairent à ce propos. S’il se rend à l’un de ces trois lieux, le musulman reçoit la gratification de ses efforts. En s’acquittant de sa prière liturgique, il est récompensé par des bienfaits qui témoignent de la Grâce divine. Encore une fois, le lieu saint permet de rehausser la valeur des actes cultuels et, par-là même, de renforcer l’alliance qui donne sens à l’action et à la vie de l’homme. C’est dans cet esprit qu’on entend un autre hadith où le Prophète précise que la prière accomplie dans l’enceinte de sa mosquée à Médine est supérieure à mille prières dans toute autre mosquée, exception faite du temple mecquois, dans lequel une prière est préférable à cent mille autres accomplies ailleurs.

- La Ka‘bah. La vénération (ḥurmah) qui l’entoure est bien établie dans maint texte de la Sunna. Vers le Temple se tourne tout musulman au moment de sa prière et, autour de lui, le cortège religieux fait sa procession pendant le pèlerinage majeur (ḥāǧǧ) ou mineur (‘umra). Ni querelles ni paroles offensantes ni port d’armes ne sont tolérés dans ses alentours. Ce devoir de respect de la part des hommes s’étend aux animaux et aux plantes : les visiteurs de la Ka‘bah doivent s’abstenir d’y faire la chasse et de couper quelque arbre ou plante. Ainsi la Ka‘bah porte un message de paix au niveau universel. Elle permet de vivifier la relation à Dieu, en insistant sur le fait que les actes du croyant sont innervés de vie.

Cela dit, les ḥadīth-s comparent la vénération de la Ka‘bah (ḥurmat al-Bayt) à celle de l’homme, avec une supériorité de la seconde sur la première. Le compagnon du Prophète ‘Umar b. al-Khaṭṭāb s’exclama devant la Ka‘bah : « Ô que tu es majestueuse et que tu es vénérée ! Mais pour Dieu la considération de l’homme (croyant) est de loin la plus importante ». À un homme qui se cramponnait aux rideaux de la Ka‘bah, dans la véhémence de sa prière (« Mon Dieu, pardonne mes péchés par ce temple sacré »), le prophète Muhammad en personne fit ce reproche : « Il est plus juste de dire : Absous-moi au nom de ma dignité ».

Les textes de la Sunna consultés sur la sainteté des lieux sont un vivant commentaire des principes énoncés dans le Coran. Un lieu est considéré comme sacré quand il témoigne d’un moment spécifique où Dieu s’est manifesté à l’humanité. De ce fait, il symbolise et cristallise, dans un espace donné, la volonté immatérielle et divine d’une destinée nouvelle pour l’homme. En vénérant ces lieux, le croyant entame une quête en vue d’une paix et d’une sainteté internes, qui préparent autant les membres de la communauté que lui-même à leur salut futur. Cette quête d’un rapprochement avec Dieu ne peut être purement abstraite : elle doit s’exprimer dans le vécu en liaison avec l’espace, faute de quoi elle risque d’être vidée de toute substance. Le texte d’un hadith authentique concernant le temple de la Ka‘bah est révélateur à ce sujet. Muhammad affirme à Aïcha, son épouse, qu’il a « préconisé la démolition du Temple, puis sa reconstruction sous une forme différente ». Ce qui l’en a empêché, c’est la crainte d’être incompris par une communauté encore très attachée à ses traditions. Il fallait donc s’attaquer à l’essentiel : le temple restera sacré, non par sa forme, mais par le sens profond qu’il véhicule.

Dans cette conception, le monde et notamment les lieux sacrés deviennent un instrument au service d’une fin : l’homme, dont la vie et la mort revêtent alors un sens différent en ce qu’elles sont les étapes d’une ascension continuelle.


(1) Coran 42,49. (2) Coran 45,24. (3) Coran 3,83. (4) Coran 35,1 ; 16,8. (5) Coran 84,6. (6) Coran 12,76. (7) Cf. Coran 2,

177.

http://www.gric.asso.fr/gric-de-tunis/articles-21/espaces-sacres-lieux-de-violence/article/la-saintete-des-lieux-dans-le

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Pourquoi le halal et le haram?

 

Le Halal, d’abord une adoration

L’objectif de toute règle en Islam est d’aider le croyant à cheminer vers Dieu : « Dieu ne veut pas vous imposer quelque gêne, mais Il veut vous purifier et parfaire sur vous Son bienfait. Peut-être serez-vous reconnaissants » [Coran 5/6].

Ainsi, rechercher le halal dans ses actes, ses paroles ou sa consommation, est avant tout une démarche spirituelle qui permet au croyant de se rapprocher de son Seigneur. Le Prophète (pbsl) cite en ce sens, le cas d’un homme ayant perdu sa monture en plein désert, lors d’un long voyage. Comportant des signes d’ascèse laissant présager qu’il sera facilement exaucé, il tend alors ses mains au ciel et implore Dieu. Mais le Prophète demande : « … Comment peut-il être exaucé alors que sa nourriture est illicite, que sa boisson est illicite, que son habillement est illicite, et qu’il a été nourri d’illicite ? » [Muslim (1686), Tirmidhî (2915) et Ahmad (7998)].
Le Prophète met en exergue la relation entre la dimension spirituelle et le physique. Comment donc avoir une relation spirituelle saine si tout ce qui nous entoure, ce que nous disons, et ce que nous consommons, est fait d’illicite ?

Certains versets du Coran prolongent cette idée que les œuvres pieuses et la consommation halal sont étroitement liées : « Ô Messagers ! Mangez de ce qui est pur et faites des bonnes œuvres » (Coran 23/51).

Le Halal : un concept juridique

Malgré cette dimension spirituelle, le halal fait débat, notamment entre les juristes musulmans, car comme le dit le Prophète dans un hadith, entre le halal et le haram, il existe une zone équivoque :

« Le domaine du licite est certes clair et le domaine de l’illicite est certes clair. Entre eux deux se trouvent des choses équivoques que ne distinguent pas beaucoup de personnes. Celui qui s’abstient des choses équivoques préservera alors sa foi et son honneur. Et celui qui y succombe tombera dans [le domaine de] l’illicite. Tel le berger qui, à force de faire paître [son troupeau] autour d’un enclos privé, risque de le faire paître à l’intérieur même de l’enclos. Sachez que tout propriétaire a un enclos privé, et que l’enclos de Dieu est constitué par Ses interdits. En vérité, il existe dans le corps un morceau de chair qui, s’il est sain, rendra sain le corps entier, mais s’il est corrompu, le corps entier le sera. Ce morceau de chair est le cœur » [Bukhârî (50), Muslim (2996)].

Ainsi, les juristes musulmans ont entrepris de classifier les actes selon plusieurs catégories. Cinq selon la majorité des juristes :

Dans ce schéma, les actes obligatoires, recommandables et permis, sont clairement considérés comme halal, et les actes interdits comme haram. Les actes blâmables, bien que non interdits explicitement, doivent être toutefois scrupuleusement évités par celui qui chemine vers Dieu. A cet égard, il est rapporté que certains savants des premières générations allaient jusqu’à s’écarter de choses permises par peur de s’approcher des choses blâmables, susceptibles d’affecter leur cheminement.

Mais il ne faut pas oublier que le halal et le haram ne peuvent être définis que par Le Législateur en la matière : Dieu. Ainsi, tout acte déclaré interdit ou autorisé doit tirer directement ou indirectement sa source du Coran ou de la Sunna.

Le Halal dans le domaine de l’alimentation

Dans le domaine de l’alimentation, c’est le principe de licéité originelle qui prévaut, comme dans les mu‘âmalât en général. Ainsi, dans ce domaine tout est déclaré licite, sauf ce que Dieu a expressément interdit.

Par contre, il faut avoir à l’esprit que certaines limitent s’appliquent à cette règle :

1- Les grands interdits alimentaires sont mentionnés dans le Coran :
« Dis : Dans ce qui m’a été révélé, je ne trouve d’interdit, à aucun mangeur d’en manger, que la bête (trouvée) morte, ou le sang qu’on a fait couler, ou la chair de porc – car c’est une souillure – ou ce qui, par perversité, a été sacrifié à autre que Dieu.” Quiconque est contraint, sans toutefois abuser ou transgresser, ton Seigneur est certes Pardonneur et Miséricordieux. » [Coran 6/145].

Mais la plupart des juristes, à l’exception de certains savants malikites, considèrent que d’autres interdits existent. Ils se basent sur un certain nombre de récits prophétiques authentifiés qui prohibent par exemple la consommation des ânes, des rapaces, des félins, etc.

2- Les produits alimentaires contiennent de plus en plus d’ajouts d’ingrédients ou même de transformation.

Dès lors deux règles s’imposent :

  •  Al-istihâla : Si un produit (impur ou pur) subit une transformation au point de changer complètement par rapport au produit originel, il faut alors, pour la majorité des juristes, reconsidérer sa qualification légale et lui en attribuer une qui soit conforme à sa nouvelle nature. Il se peut qu’il conserve sa nature originelle, mais cette qualification dépendra surtout de la possible nocivité du nouveau produit. Toutefois, plusieurs savants en particulier shafi’ite considèrent que c’est la nature originelle du produit qui définira sa stature finale.
  •  Al-istihlâk : Pour la majorité des juristes, si un produit haram est fortement dilué dans un produit halal, alors ce dernier conserve sa pureté et reste donc halal.

    3- Il existe des exceptions au principe de licéité originelle. Ainsi, les produits carnés n’entrent pas dans ce cadre, puisque comme l’affirme Ibn al-Qayyim à travers le commentaire bien connu d’un hadith "la règle générale dans les viandes c’est l’interdiction".

    Le Halal dans le domaine des viandes

    Dans le paragraphe précédent, nous avons fait référence à certains interdits dans le domaine des viandes. Nous avons rappelé que les principales catégories d’interdits sont mentionnées dans le Coran :

    "Vous sont interdits la bête trouvée morte, le sang, la chair de porc, ce sur quoi on a invoqué un autre nom que celui de Dieu, la bête étouffée, la bête assommée ou morte d’une chute ou morte d’un coup de corne, et celle qu’une bête féroce a dévorée – sauf celle que vous égorgez avant qu’elle ne soit morte. (Vous sont interdits aussi la bête) qu’on a immolée sur les pierres dressées…" [Coran 5/3].

    Ce verset, au-delà de certaines catégories particulières d’interdiction, nous enseigne que la mise à mort d’un animal, même licite à la consommation, doit répondre à différents objectifs :
    Le Prophète (PBSL) dit : « Égorge de manière rapide . Mange [tout animal] dont on a fait couler [jaillir] le sang, et sur lequel a été mentionné le Nom de Dieu… » [Bukhârî (2324), Muslim (3638)]

    Ainsi :
    1- Le sang de l’animal doit pouvoir s’évacuer correctement. C’est pourquoi la saignée doit être réalisée à l’aide d’un instrument tranchant. Dans le cas des espèces consommées en France, la saignée doit être pratiquée au niveau du coup par section des artères carotides, de l’œsophage et de la trachée artère. Ainsi, nous comprenons que toute autre méthode de mise à mort, y compris par assommage, est interdite.

    2- La mise à mort de l’animal doit se faire dans le respect du rituel rappelant la prééminence de Dieu sur l’Homme et l’animal. Ainsi, à travers cet objectif, l’Homme doit se souvenir que prendre la vie d’un animal n’est pas un acte de pouvoir, mais un acte dérogatoire accordé par Dieu dans sa générosité envers l’Homme. De ce fait, seul un croyant (musulman, juif ou chrétien) peut mettre à mort un animal qui sera considéré comme halal. Mais le plus important est qu’au moment de l’abattage, le nom de Dieu soit rappelé :
    « Au Nom de Dieu, Dieu est plus Grand » « Bismi-Llâh, Allâhu Akbar » [Muslim (3636), Bukhârî (5139)…]

    3- Même si ce n’est pas un élément pouvant rendre l’animal illicite, on constate, à travers ce hadith que l’objectif de l’abattage est aussi d’atténuer le plus rapidement possible les souffrances de l’animal. Un autre hadith du Prophète confirme ce propos : « Dieu a prescrit l’excellence (ihsân) en toutes choses. Lorsque vous tuez [une bête], faites-le de la meilleure façon, et lorsque vous égorgez, faites-le de la meilleure façon. Et que celui qui procède à l’égorgement affûte sa lame, (afin) et qu’il soulage (arâha) sa bête » [Muslim (3615), Tirmidhî (1329), Nasâ’î (4329)…].

    Ces quelques lignes se veulent être une introduction générale à la problématique du halal, mais il faut savoir que son étude est émaillée de détails particuliers, et ce à chacun des niveaux susmentionnés. De plus, le halal (au sens alimentaire) se heurte aujourd’hui à un certain nombre de difficultés supplémentaires relatives à l’environnement industriel et au contexte laïc de production. Nous y reviendrons prochainement, à travers une série d’articles sur le sujet.

    Porte-parole de l’organisation de certification AVS, Fethallah Otmani est un spécialiste de la question, et intervient dans différentes commissions afférentes.

    Son ouvrage, Le marché du Halal, entre références religieuses et contraintes industrielles co-écrit avec Mostafa Brahami, est une référence en la matière, de par sa double vocation : il rappelle le sens spirituel et les règles religieuses qui sous-tendent la production, la certification, et la consommation de viande halal, tout en expliquant le processus de production industrielle et les réalités d’un marché complexe et peu respectueux des exigences du consommateur musulman.

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http://oumma.com/Le-Halal-une-ethique-en-actes-en

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Visiter les tombes: ce qu'il faut éviter

La visite des tombes est recommandée pour les hommes.

En effet, Ahmad, Muslim et les auteurs des Sunans ont rapporté d'après 'Abdallâh Ibn Burayda :

Le Messager de Dieu a dit :

"Je vous avais déconseillé de visiter les tombes, visitez-les désormais, car elles vous rappelleront l'Au-delà."

L'interdiction était due au fait que la période antéislamqie était encore proche et les habitudes de cette époque toujours présentes chez les gens. A ce moment-là les gens ne s'abstenaient pas du langage inconvenant et grossier; cependant quand il se sont convertis à l'Islam et ils ont connu ses principes, le Législateur leur a permis de les visiter.

On rapporte d'après Abu Hurayra :

"Le Prophète visita la tombe de sa mère et pleura tant que les présents se mirent à pleurer avec lui. Puis il dit : « J'ai demandé à mon Seigneur qu'Il m'autorise à invoquer pour elle le Pardon, mais Il me l'a refusé; je Lui ai demandé de m'autoriser à visiter sa tombe et Il me l'a accordé; visitez donc les tombes, car elles vous rappelleront la mort.»" [ Rapporté par Ahmad, Muslim, Abû Dâwûd, An-Nasa'i et ibn Mâja.]

Puisque le but de la visite est le rappel de la mort et de l'au-delà, la visite des tombes des incroyants est permise pour la même raison. Si ces derniers étaient des injustes et que Dieu les a puni pour leur injustice, pleurer et montrer sa faiblesse et son besoin absolus de la grâce de Dieu sont des actions louables quand on passe près de leurs tombes.

Al-Bukhâri a rapporté d'après Ibn Omar :

Le Prophète et ses Compagnons arrivèrent à al-Hijr, la contrée de Thamûd, il dit : « N'entrez au pays de ces gens voués aux châtiments de l'Enfer qu'en pleurs; si vous ne pouvez pleurer, n'y entrez pas car vous risqueriez de subir leur sort. »

La qualité de la visite

Lorsque le visiteur arrive à la tombe, il se dirige vers le défunt, il le salue, il invoque Dieu pour lui, et on rapporte à ce propos :

D'après Burayda : Le Messager de Dieu a appris aux gens lorsqu'ils visitaient les tombes, de dire :

« Que la paix soit sur vous, croyants et musulmans qui résidez dans ces demeures, nous vous rejoindrons lorsque Dieu le décidera. Vous êtes nos devanciers et nous sommes les suivants. Nous implorons Dieu qu'Il vous accorde la paix et la bénédiction, ainsi qu'à nous. » [ Rapporté par Ahmad, Muslim et autres traditionnistes ]

D'après Ibn Abbas :

Le Prophète passant près d'un cimetière à Médine, se mit face à lui et dit : « Que la paix soit sur vous, ô résidents des tombes ; que Dieu vous accorde Son Pardon, ainsi qu'à nous. Vous êtres nos devanciers et nous vous emboîtons le pas ». [ Rapporté par At-Tirmidhi ]

'Aisha rapporte

Chaque fois que le Prophète passait la nuit auprès d'elle, il sortait avant l'aube au Baqî' et disait: « Que la paix soit sur vous, croyants qui résidez dans ces demeures, bientôt ce qui vous a été promis sera réalité ; nous vous rejoindrons quand Dieu le décidera; Seigneur, pardonne aux résidents du Baqî' Al-Gharqad. » [ Rapporté par Muslim ]

On a rapporté d'après elle aussi qu'elle s'enquit auprès du Prophète :

« Comment m'adresserai-je à eux, ô Envoyé de Dieu? - Dis: Que la paix soit sur vous, croyants et musulmans qui résidez dans ces demeures que Dieu accorde Sa Miséricorde aux devanciers parmi nous et aux suivants ; nous vous rejoindrons quand Dieu le décidera. »

Alors ce que certains ignorants font comme passer la main sur le tombeau, les embrasser, et tourner autour d'eux sont des innovations illicites qu'il faut éviter et qu'il est interdit de faire. Il n'y a que la Ka'ba qui est digne de tels actes et rien ne lui est comparable, ni la tombe d'un prophète, ni le mausolée d'un Saint. Tout le bien consiste à suivre l'exemple des Pieux Ancêtres, toute innovation n'étant que mal et égarement.

Ibn Qayim a dit : Le Messager de Dieu visitait les tombes pour invoquer Dieu pour les morts, alors que ceux qui donnent à Dieu des associés invoquent le mort pour le prendre comme intercesseur et lui demandent d'exaucer leurs vœux. Cette conduite des polythéistes est à l'opposé de la tradition du Messager qui s'inscrit dans le cadre de l'Unicité et des bienfaits en faveur du défunt, alors que celle des polythéiste n'est qu'idolatrie et une offense pour leurs âmes et pour le mort.

Ces personnes se divisent en trois groupes:

Ceux qui invoquent le mortCeux qui font intercéder le mortCeux qui invoquent Dieu auprès de lui, soutenant que l'invocation en la présence du mort est plus à même d'être exaucée que dans les mosquées.

Or celui qui observe la conduite du messager de Dieu et ses compagnons remarquera la différence évidente entre ces deux voies.

La visite des tombes pour les femmes

Malek, certains hanafites et d'après Ahmad et la majorité des ulémas ont permis aux femmes de visiter les tombes et ceci d'après Aicha : « Comment m'adresserai-je à eux, ô Envoyé de Dieu ? .. »

'Abdallâh Ibn Abi Mulayka rapporte :

« 'Â'isha revint un jour du cimetière et je lui demandai: « Ô Mère des croyants, d'où viens-tu? - De la tombe de mon frère, 'Abd Ar-Rahmân », me répondit-elle. - Le Prophète n'a-t-il pas interdit de visiter les tombes? » m'enquis-je auprès d'elle. - Si, il l'avait interdit, mais il ordonna ensuite de les visiter.» répliqua t-elle. [ Rapporté par Hakem et Bayhaqî; ce dernier déclare que ce hadîth a été rapporté exclusivement par Basjâm Ibn Muslim Al-Basri ; Adh-Dhahabî le juge authentique ]

Dans les deux sahih, d'après Anas :

" Le Prophète passant près d'une femme qui pleurait sur la tombe de son enfant, lui dit :
« Crains Dieu et endure !»

- Que peux-tu comprendre à mon malheur! », répondit-elle.

Lorsqu'il fut parti, on apprit à la femme que son interlocuteur était le Prophète .

Elle fut atterrée et alla le trouver. Arrivée chez lui, elle ne trouva aucun gardien à sa porte, alors elle lui dit :
« Ô Envoyé de Dieu, je ne t'avais pas reconnu.»

- « C'est lors du premier choc que l'on doit faire preuve d'endurance », lui répondit-il.

On voit d'après ce hadith que le Messager de Dieu a vu la femme sur la tombe et il n'a pas empêché cela. Et puisque la visite est pour se rappeler l'au delà, et puisque les hommes ainsi que les femmes ont besoin de ce rappel, alors, les femmes peuvent visiter les tombes.

Certains ont considéré comme réprouvable la visite des tombes par les femmes à cause du hadith du Messager de Dieu : « Que Dieu maudisse les visiteuses des tombes ». [ Rapporté par Ahmad, Ibn Majâ et Tirmidhy qui l'a authentifié ]

Qurtubi a dit au sujet de ce hadith :

« La malédiction précitée dans le hadith est attribuée à celles qui visitent les tombes très souvent. De fait, l'expression arabe « zawwârât » employée par le Prophète exprime l'excès. En effet, ces femmes faillissent aux droits de leur époux et sont constamment exposées aux regards des autres hommes ... Toutefois, d'aucuns diront que si tous ces inconvénients sont évités, il n'y a pas de mal à leur autoriser de visiter les tombes, du moment que le rappel de la mort profite aussi bien à l'homme qu'à la femme. »

Ash-Shawkani commente les propos d'AI-Qurtubî et dit : « C'est le raisonnement qu'il convient d'adopter pour concilier les hadith qui semblent apparemment contradictoires dans le chapitre. »

http://sajidine.com/fiq/funeraille/visite_tombe.htm

 

 

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