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"La disparition du racisme, comme c'est le cas chez les Musulmans, est une des réussites les plus marquantes de l'Islam et il y a dans le monde contemporain, une urgente nécessité à propager cette vertu islamique..."

A.J. Toynbee "Civilization on Trial", New York, 1948, p. 205.


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La médecine des émotions : Quand l'esprit guérit le corps ...et réciproquement !

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Grâce à l'imagerie et aux progrès de la biologie moléculaire, notre cerveau livre enfin ses secrets et révèle que les idées noires ne sont pas que des états d'âme mais surtout des anomalies anatomiques et biologiques. Une découverte sans précédent, qui permet d'envisager des traitements plus efficaces, de comprendre enfin comment agissent les médicaments de l'esprit et de valider des médecines dites parallèles, capables de faire autant de bien que de nouvelles molécules. Que d'espoir ! Et la plus grande révolution de notre science occidentale, très cartésienne, est d'apporter la preuve que le corps et le cerveau ne sont pas des entités distinctes mais les deux parties d'un tout. Deux parties en communication si étroite que le corps ne peut aller bien quand l'esprit souffre. Et inversement. Le propos de cette série est de vous présenter ces découvertes, en commençant par ce qui constitue l'essentiel du travail du cerveau et de son emprise sur le corps : la gestion des émotions.

Pourquoi est-il urgent de voir la vie en rose ?

Parce que chaque émotion négative est un pas de plus dans le cercle vicieux de la dépression et de l'anxiété.
Et parce que les idées noires sont plus dangereuses que le cholestérol. Pensez positif !  (Ndlr : mais pour mieux penser positif, aidez-vous de votre corps !)

Les idées noires peuvent avoir des conséquences pires que les maladies psychosomatiques qui, du psoriasis à la migraine en passant par l'ulcère, sont aussi déclenchées ou aggravées par les douleurs morales. Les scientifiques découvrent que la dépression raccourcit l'espérance de vie de plusieurs années en faisant mourir ceux qui en souffrent, non pas de chagrin, mais des mêmes maladies que les optimistes... quelques années plus tôt. En effet, grands stressés, dépressifs et anxieux ont 4 à 6 fois plus de risques de décéder après un infarctus. Ils ont aussi plus de risques de souffrir de diabète et de ses complications, plus de risques de cancers, plus d'ostéoporose. Enfin, les données épidémiologiques révèlent un lien entre les désordres psychiques et des affections dues à des altérations physiques du cerveau telles que l'épilepsie, l'accident vasculaire cérébral ou les maladies d'Alzheimer et de Parkinson.

Rassurez-vous, ces mauvaises nouvelles ont leur bon côté : soigner la dépression minimise tous ces risques. Et justement, dépression et anxiété sous toutes leurs formes (troubles bipolaires ou maniaco-dépression, anxiété, phobie, stress post-traumatique, troubles obsessionnels compulsifs) ne sont plus considérés comme des états d'âme que l'on déballe sur un divan, mais comme de vraies maladies causées par des altérations anatomiques du cerveau des émotions. Des altérations dont on découvre les causes multiples. Des altérations réversibles par de nombreux traitements parce que le cerveau est doué de plasticité.

Chaque instant de bonne humeur est un pas vers la guérison.

Mais n'espérez pas la solution miracle. Comme on sombre dans la dépression par une accumulation de traumatismes, on en sort peu à peu en combinant les remèdes qui permettent de multiplier les pensées positives. Des pensées qui selon de très sérieuses études, stimulent la créa­tivité et l'ouverture aux autres, facilitent la résolution des problèmes et ren­forcent la capacité de résister aux coups durs. Chaque instant de bonne humeur gagné est un pas de plus vers la guérison. Aucun remède n'est à négliger, pas même la méditation et les filets de maquereaux qui font autant de bien que les médicaments et les électrochocs. Tant mieux si l'idée fait rire les esprits chagrins, car le rire est un remède infaillible pour entrer dans la spirale du bonheur !

Les conséquences de la dépression

Sur l'esprit
Tristesse et douleur morale, irritabilité, perte d'estime de soi, sentiment de culpabilité, désespoir, difficultés de concentration, absence de plaisir, de désir et d'intérêt, anxiété, idées suicidaires.

Sur le corps
Perte d'appétit ou boulimie, amaigrissement ou prise de poids importante, troubles digestifs, insomnie ou hypersomnie, manque d'énergie, fati­gue, faiblesse musculaire, maux de tête, douleurs dans le dos, cervicalgies. Ces symptômes persistent souvent après que les symptômes psychiques ont été améliorés par les antidé­presseur

Sur la santé
Diminution des défenses immunitaires face aux infections virales et bactériennes, augmentation de la graisse abdominale, augmentation du risque de maladie cardiaque et d'accident vasculaire cérébral, de diabète et de ses complications (maladies cardiovasculaires, neuropathies, cécité), aug­mentation du risque de cancers, ostéoporose.

Comment va votre hippocampe?

Une question à poser en préambule de toute consultation psy car cette petite structure cérébrale réduit comme une peau de chagrin chez les dépressifs et les anxieux. Mais, bonne nouvelle, on sait comment la faire repousser.

Depuis 40 ans, on expliquait aux dépressifs que leur cerveau manquait de nionoamines, des petites molécules comme la sérotonine ser­vant de messagers entre les neurones. Et on leur prescrivait des antidépresseurs tels que le Prozac qui, en faisant rapidement remonter le niveau d'une ou deux mono aminés dans leurs neurones, devaient leur redonner le moral après un mystérieux délai de 3 semaines. Aujourd'hui, on sait pourquoi ces médicaments ne marchent pas chez près d'un patient sur deux et pourquoi, quand guérison il y a, elle est due en partie à leur effet placebo (40 % ). Parce que la déficience en monoamines n'est pas la seule cause de dépression. Entretemps, il est vrai, l'imagerie a permis d'explorer le cerveau sans ouvrir le crâne. Et l'on y a découvert que dépressifs, anxieux et victimes d'un grave traumatisme ont des anomalies similaires : une amygdale (rien à voir avec celles de la gorge) trop grosse, un hippocampe et un cortex frontal trop petits. Ce qui signifie aussi trop ou trop peu de neurones, de connexions entre les neurones et d'activité biologique. Avec des conséquences cataclysmiques, car ces anomalies sont au coeur du cerveau des émotions.

Ce cerveau dit limbique, partie la plus archaïque de l'encéphale, ne fait pas que générer les émotions. C'est aussi le centre de la mémoire et l'orchestrateur de toutes les fonctions vitales (rythme cardiaque, respiration, sécrétions hormonales, appétit, sommeil, libido, etc.). Sa mission : nous faire survivre aux événements de la vie. Ainsi, nor­malement, dès qu'un danger survient, l'amygdale, centre de la peur, déclenche une cascade de réactions aboutissant à la sécrétion d'hormones de stress, dont le cortisol, puissant stéroïde. Ces hormonés modifient aussitôt les fonctions vitales pour que le corps soit prêt à combattre ou à fuir ce que le cerveau ressent comme une émotion de peur. Pendant ce temps, l'hippocampe entre en action pour mémoriser l'expérience en formant de nouvelles connexions entre les neu­rones comme chaque fois que le cerveau enregistre quelque chose, même inconsciemment. Ensuite, le cortex ou cerveau pensant confirme qu'il y a menace à partir des données sen­sorielles, créant le sentiment de peur. Une fois le danger passé, l'hippocampe signale à l'amygdale de se calmer mettant fin à la sécrétion d'hormones de stress et au branle-bas général. Mais chez un dépressif, l'amygdale, hyperactive même pendant le sommeil, maintient une alarme permanente alors que l'hippocampe atrophié peine à mémoriser comme à calmer la sécrétion de cortisol. Celui-ci ravage de nombreux organes. Dans le cerveau, il suractive l'amygdale et détruit neurones et connexions de l'hippocampe. De plus, alors que normalement de nouveaux neurones apparaissent en permanence pour remplacer ceux qui meurent, même chez l'adulte (ce qui a été récemment démontré), cette neurogenèse serait absente chez les dépressifs. D'où plus de cortisol, donc plus d'anomalies cérébrales, etc. Un cercle vicieux ! Mais on peut en sortir avec des anti­dépresseurs qui induisent la genèse de nouveaux neurones par des réactions en chaîne. Explication : le médicament élève le niveau de sérotonine, qui stimule la production de protéine CREE, celle-ci provoquant la production du facteur de croissance BDNF qui, par neurogenèse, restaure la taille de l'hippocampe. Le tout en 3 semaines. Et on peut aller plus vite : en stimulant directement la production de BDNF par des électrochocs ou... du sport.

Reste à comprendre ce qui déclenche l'entrée dans ce cercle vicieux. Les chocs de la vie sont-ils la cause des anomalies ou celles-ci existent-elles avant, rendant particulièrement sensibles aux événements qui vont les aggraver? Tout est possible car, selon l'individu, plusieurs facteurs se combinent : prédisposition génétique, violences ou négligences dans l'enfance alors que le cerveau se développe, stress chronique qui lèse les structures neuronales et grands traumatismes.

La dépression provoque diabète et obésité

Mais pour le neurologue Bruce McEwen (université Rockfeller), les causes sont plus complexes parce qu'elles mettraient en jeu les 4 grands systèmes maintenant l'organisme en équilibre vital : les systèmes nerveux, hormonal, cardio-vasculaire et immunitaire. Ces systèmes communiquent en permanence par les neuromédiateurs, le cortisol et autres hormones ou les cytokines, facteurs d'inflammation. Conséquence : quand l'un est perturbé, les trois autres trinquent. Ainsi la dépression provoque aussi diabète et obésité, athérosclé­rose, maladies auto-immunes et infections. Les influences étant à double sens, la dépression pourrait aussi résulter d'une maladie ou d'une inflammation ailleurs dans le corps. Soigner le corps soigne aussi l'esprit.

Les profondeurs du cerveau révélées par l'imagerie

Par PET, Antonio Damasio a identifié les aires du bonheur.

Les neurologues sont unanimes : la révolution est née avec l'imagerie cérébrale dans les années 80. L'IRM (imagerie par résonance magnétique) a permis de localiser les régions du cerveau impliquées dans les émotions ou tout autre processus cérébral, et le PET-Scan (tomographie par émission de positons) d'étudier le cerveau en action, donc les communications entre différentes régions lors de telle ou telle activité. Mais il nécessite l'injec­tion d'un traceur radioactif au patient. Un inconvénient évité par l'IRM fonctionnelle (née dans les années 90) qui révèle la consommation d'oxygène par les neurones, reflétant le flux sanguin dans les différentes régions, donc leur activité. Nouvelle venue, la magnétoencéphalographie permet de suivre le cerveau en action, en temps réel. En plus des découvertes, l'imagerie cérébrale pourrait confirmer un diagnostic et distinguer une dépression maladie d'une mani­festation dépressive, voire d'un gros chagrin. Mais à quel prix !

D'où viennent les idées noires ?

D'anomalies dans l'anatomie du cerveau limbique qui génère les émotions et les mémorise sous forme de connexions entre les neurones. Mais aussi dans la partie du cerveau pensant qui traite ces émotions et en fait des sentiments.

1) Amygdale :
Centre de ta peur et de l'anxiété, elle filtre les stimuli non menaçants et, en cas de danger, met le corps en état d'alarme en modifiant toutes les fonctions physiologiques vitales. Des stress répétés ou un grand choc peuvent la rendre hyper-vigilante et hyperactive. Dépressifs et anxieux ont une amygdale et peut-être un thalamus (en gris) plus gros.

2)  Hippocampe :
Centre de la mémoire spatiale et contextuelle (où, quand, comment?), des apprentissages et du savoir-faire. Quand le danger est passé, il a un effet calmant sur la sécrétion d'hormones de stress. Réduit chez les dépressifs, ce frein fonctionne mal d'où plus d'idées noires et de troubles de la mémoire. Plus la dépression dure, plus l'hippocampe se réduit.

3) Cortex préfrontal :
Siège du raisonnement volontaire et de l'intégration des expériences, son côté gauche est plus activé par la joie, le droit, par la tristesse et la peur. Il joue un rôle essentiel dans les ruminations, les pensées perturbées, la perte d'estime de soi de la dépression. Celle-ci diminue la taille de ses neurones et le spécialise dans le traitement des émotions négatives.

  
Le syndrome de fatigue chronique, la fibromyalgie et chez les personnes âgées, la douleur chronique peuvent être confondues avec une dépression, et l'alcoolisme avec un trouble d'anxiété généralisée et traités comme tels. Sans résultat. Comme de nombreuses souffrances existentielles qui n'ont rien d'une pathologie anxieuse ou dépressive, et relèvent plus d'un soutien psychologigue que de médicaments. D'où notre surconsommation croissante d'anxiolytiques et d'antidépresseurs alors que le nombre de malades est stable. «Aujourd'hui», insiste le Pr Jean-Pierre Olié, chef du département de psychiatrie, à l'hôpital Sainte-Anne à Paris, «il n'est pas défendable qu'un médecin prescrive un anti­dépresseur ou un anxiolytique au premier rendez-vous».

PSYCHANALYSE
Efficace dans le traitement des troubles de la personnalité limite, avec un taux de guérison de 30 % un an et demi après le traitement. C'est à peu près le seul bénéfice que la récente expertise collective de l'Inserm sur les psychothérapies reconnaisse à cette thérapie. Tout change. Même l'inconscient, qui n'est plus fait de pensées conscientes refoulées mais de cognition, c'est-à-dire tout ce que le cerveau enregistre sans que l'on s'en rende compte. Ne mettons pas le divan au placard pour autant. Il est toujours utilisé dans les services de psychiatrie en complément d'autres traitements. Pour comprendre sa propre histoire et apprendre à être responsable de soi et de son entourage.

Aux Etats-Unis, les analystes se raréfient, sauf dans les films de Woody Allen.

RIRE
Reconnaître qu'un événement n'est ni grave ni dangereux fait rire de soulagement. Une réaction physique involontaire à une émotion plaisante. Ce moyen de désamorcer la réaction automatique de combat ou de fuite est ancré profondément dans notre cerveau puisqu'il active les centres émotionnels de l'amygdale et de l'hippocampe ainsi que le cortex pré­frontal. L'activation est d'autant plus importante que le sujet est drôle. Et tandis que les hormones de stress diminuent, et avec elles la tension artérielle, la production d'endorphines augmente avec un effet antidouleur si puissant que les clowns sont entrés dans les services de cancérologie pédiatrique. Le rire peut ainsi combattre la dépression, stimuler le système immunitaire et réguler le sommeil. Sur les muscles, il a des effets relaxants qui se propagent des muscles masticatoires aux cuisses en passant par le diaphragme, les abdominaux et le dos, d'où une meilleure digestion. Et il induit une respiration proche de celle du yoga (inspiration brève, pause, expiration saccadée). Essayez !

Le rire appris a les mêmes vertus que la tendance naturelle à s'amuser de tout.

COHERENCE CARDIAQUE
Le rythme cardiaque est variable pour pouvoir s'adapter aux événements : en cas de danger, il s'accélère pour augmenter le flux de sang, donc d'oxygène et de sucre, dans les muscles servant à combattre ou fuir. Puis il ralentit quand le danger est passé. Cette variabilité est donc normale et signe de bonne santé. A condition qu'elle soit régulière, cohérente. Mais le stress chronique rend cette variabilité chaotique, un chaos délétère pour le muscle cardiaque et le moral. Une technique mise au point au Heartmath institute californien permet d'amener son coeur en cohérence. Proche de la méditation, elle consiste à respirer lentement et profondément en concentrant son attention sur le souffle, puis, une fois l'organisme ralenti, sur le coeur. Imaginez alors l'air chargé d'oxygène entrant dans le coeur puis les toxines qui en sortent à chaque expiration. Le tout en y associant le souvenir d'une émotion positive qui agit sur le cerveau limbique et celui-ci à son tour diminue la variabilité. Plus on pratique cette technique, plus on peut entrer rapidement en cohérence, jusqu'à y parvenir instantanément en situation de stress avec, globalement, une tension artérielle plus basse.

MILLEPERTUIS
Cette plante médicinale fait mieux qu'un placebo et mieux que les médicaments antidépresseurs dans le traitement des dépressions légères et modérées. Pour des dépressions plus sévères, les essais sont insuffisants. Et l'on étudie la possibilité de l'uti­liser pour le traitement des phobies et Toc et, accessoirement, du staphylocoque doré. Les vertus du millepertuis (qui agit sur la sérotonine, la dopamine et la noradrénaline) ne sont donc plus contestées et il existe sous forme de médicament sur ordonnance. Mais comme toute substance efficace, il a aussi des effets négatifs, en particulier celui de compliquer une anesthésie et d'interagir avec de nombreux médicaments : anticoagulants oraux, antirétroviraux, immunodépresseurs, contraceptifs oraux et... antidépresseurs. Millepertuis ou médicament, il faut choisir. Mais ce n'est pas la seule plante à avoir cet effet. Le jus de pamplemousse lui aussi interfère avec de très nombreux médicaments, dont les antidépresseurs et les anxiolytiques. Orange Séville et tangelo pourraient avoir les mêmes effets. Prudence avec le presse-agrumes.

Le millepertuis est le meilleur antidépresseur naturel, mais bloque l'effet de nombreux médicaments (Ndlr : et attention, il y a d'autres effets secondaires; voir nos archives).

PHYTOTHERAPIE
Tout ce qui est « naturel » n'est pas bon pour la santé. La valériane, la passiflore, le saule blanc, le lotier corniculé ou le mélilot sont des anxiolytiques efficaces. Le kava aussi, mais il peut induire des complications hépatiques. L'OMS s'est alarmée du nombre croissant de réactions indésirables à des plantes médicinales. Ces réactions, parfois mortelles, peuvent être dues soit à des produits suspects ou des contrefaçons, soit à des produits de qualité que les pa­tients utilisent sans informer leur médecin. Gare aux effets secondaires. Ainsi le Ginkgo biloba peut provoquer une hémorragie lors d'une intervenion

ACUPUNCTURE
Reconnue par l'OMS, elle est aussi efficace, sinon plus, que les médicaments pour traiter dépression sévère et douleur. Comment? On sait que les méri­diens correspondent à des zones où le tissu conjonctif est plus épais. Et l'IRM a démontré que l'acupuncture modifie l'activité des zones impliquées dans ces troubles et aussi qu'elle augmente la sécrétion d'endorphines (opiacés du cerveau) et de sérotonine. Aux Etats-Unis, en Allemagne et en Grande-Bretagne, elle est couramment utilisée dans les services d'oncologie et les consultations antidouleur.

L'acupuncture soulage plus vite que les antidépresseurs grâce à une action directe sur l'activité neuronale.

Les points d'acupuncture peuvent être stimulés en pressant fortement avec le pouce sans atteindre la douleur.

MOUVEMENTS OCULAIRES (EMDR)
La thérapie par EMDR fait reproduire les mouvements des yeux pendant le rêve. Destinée principalement au traitement du stress post-traumatique, l'intégration neuro­émotionnelle par les mouvements oculaires EMDR (Eyes Movement Desensitization and Reprocessing) semble très efficace, sans que l'on sache pourquoi.

Description: le thérapeute invite le patient à raconter le traumatisme, puis à le revivre en évaluant son niveau de stress de 1 à 10. Pendant ce temps, il lui demande de suivre des yeux sa main, qu'il déplace rapidement de droite à gauche et de gauche à droite pour que ses yeux bougent comme en sommeil paradoxal. Le niveau de stress est ensuite réévalué. Quelques séances suffisent généralement. La méthode a été découverte par hasard par la psychologue Francine Shapiro, alors qu'elle se promenait en évoquant de mauvais souvenirs. Elle s'aperçut que plus elle bougeait les yeux, plus la charge émotionnelle de ses souvenirs s'estompaient.

THERAPIES COGNITIVES
Selon l'expertise des psychothérapies réalisée par l'Inserm, les thérapies cognitives et comportementales sont les plus efficaces pour soigner les symptômes des phobies, de la dépression, de l'anxiété, des Toc, de l'hyperactivité, de la toxicomanie, de l'anorexie et la boulimie et même certains symptômes de l'autisme et de la schizophrénie. Et ce en stimulant les circuits neuronaux hypoactifs. Elles sont fondées sur la notion qu'un certain nombre de comportements résulteraient d'un conditionnement par association de stimuli. Le traitement consiste à faire un déconditionnement progressif, en apprenant au patient à dissocier ses schémas cognitifs et ses comportements des stimuli provoquant son trouble. En 10 à 20 séances pour les troubles anxieux, une centaine pour ceux de la personnalité.

SIMULATEUR D'AUBE
Plus connue, la luminothérapie a fait ses preuves contre la dépression saisonnière due au manque de soleil ou au décalage horaire : 30 min d'exposition quoti­dienne, tôt le matin, sous une lampe de 10 000 lux stimule l'épiphyse via le nerf optique, ce qui dimi­nue la sécrétion de mélatonine, hormone du sommeil. Le simulateur d'aube est aussi une lampe, mais moins violente (250 lux) et programmable. Commencez par jeter votre réveil, un stress violent, et programmez la lampe pour qu'elle se déclenche 1 h avant l'heure à laquelle vous vous levez. Elle passe progressivement de 0 à 250 lux, d'où un réveil en douceur. Elle diminue les symptômes de la dépression et retarde la rechute, mieux que la luminothérapie.

PATIENCE (Ndlr: patience... et gratitude, bienveillance : voir cohérence cardiaque)
Contraire de l'impa­tience qui augmente le niveau d'hormones de stress, affaiblit le système immunitaire, augmente la pression sanguine et irrite l'estomac, la patience s'apprend par la relaxation, la pensée positive et la suppression de la caféine qui peut aggraver l'idée que le monde doit tourner selon vos désirs.

OMEGA-3
Ils semblent aussi miraculeux que le régime Cretois. Normal, car ces acides gras polyinsaturés en sont la base. Outre leur effet protecteur contre les maladies coronariennes et l'attaque cérébrale, ils diminuent les symptômes de la dépression, des troubles bipolaires et de l'épilepsie. L'équipe de Michel Lazdunski (CNRS) vient de montrer comment : en agissant sur un canal cellulaire au potassium, la protéine Trek-1. Les oméga-3 vitaux sont dits essentiels parce que l'organisme ne sait pas les fabriquer. Vous en trouverez en abondance dans l'huile de colza (qui supporte la cuisson), les poissons gras (sardines et maquereaux, des poissons riches en oméga-3.), les épinards et le pourpier, les graines de lin et les oeufs de poules élevées en vraie liberté. Plus sain que les gélules.

HYPNOSE
La dépression, l'anxiété, les phobies et les attaques de panique peuvent être soulagées par l'hypnose éricksonienne, pour laquelle le thérapeute utilise des histoires et des métaphores que le patient recrée avec ses propres symboles. Un outil efficace de plus dans un arsenal thérapeutique. Mais cette thérapie nécessite une relation thérapeutique stable et mature entre thérapeute et patient. Et une structure de personnalité stable. Elle est contre-indiquée en cas de psychose, de personnalité narcissique ou de troubles névrotiques importants.

En sortant de l'état d'hypnose, la partie inconsciente du cerveau a oublié les moments clés.

KINESIOLOGIE
Cette technique donne des résultats étonnants sur l'anxiété généralisée et la fibromyalgie mais, comme beaucoup de «médecines alternatives», elle ouvre la porte aux charlatans. Elle est fondée sur l'idée que nos muscles portent une mémoire émotionnelle de nos stress négatifs. Le traitement débute par un test de la force musculaire, généralement des bras, sur lesquels le kinésiologue appuie en faisant parler le patient de sa mère, de son travail, de son conjoint, etc. Certains sujets provoquent une diminution de force révélant ainsi un inconscient musculaire qui fait remonter l'émotion à la conscience. Le traitement se poursuit par le massage de points d'acupuncture et le lâcher émotionnel.

Les points d'acupuncture peuvent être stimulés en pressant fortement avec le pouce sans atteindre la douleur.

LARMES
Moyen de communication très féminin pour montrer sa tristesse, sa peur, sa colère et même sa joie, les larmes sont un outil supplémentaire pour gérer émotions et traumatismes, en minimisant le risque de passage à la violence. A la différence des hommes...
Les hommes pleurent moins que les femmes pour des raisons culturelles.

HOMEOPATHIE
Comme les antidépresseurs, elle agit au bout de 3 semaines et traite aussi les troubles anxieux généralisés, les phobies et le stress post-traumatique. Pour les patients sous anxiolytiques, un «drainage» préalable du corps s'impose. Elle peut aussi être associée à des antidépresseurs, en cas de dépression sévère. L'homéopathie prend en compte les désordres somatiques (colopathie, cystite, migraine, etc.) et des nuances psy (envie de voir du monde ou d'être seul en cas de crise) que l'allopathie néglige. Un traitement sur-mesure et souvent associé à l'acupuncture et la phytothérapie.

PLACEBO (Ndlr: voir homéopathie ?)
Un comprimé sans principe actif peut faire aussi bien qu'un antidépresseur si le patient ignore ce qu'il avale. Mais pas chez tout le monde. Par imagerie, le Pr Andrew Leuchter (Ucla) a montré que ces deux produits n'agissent pas sur les mêmes zones du cerveau. Chez les répondeurs au placebo, celui-ci supprime l'activation du cortex préfrontal, alors que chez les répondeurs à l'antidépresseur, le vrai médicament active cette région.

Un bonbon peut être un placebo si vous pensez qu'il vous fait du bien au moral.

ELECTROCHOCS
Ils consistent à appliquer un courant de 300 mA sous 60 à 90 V à un patient anesthésie et traité par curare pour le paralyser. Agissant sur le BDNF, facteur qui stimule la neurogenèse de l'hippocampe, la méthode donne des résultats rapides chez des patients résistant aux antidépresseurs. Une autre technique, cette fois intracrânienne (au niveau du noyau subthalamique), est testée aux Etats-Unis pour traiter la dépression, et en France pour les Toc. Elle a déjà fait ses preuves pour la maladie de Parkinson. Contrairement à la stimulation du nerf vague qui n'est pas une piste de recherche sérieuse en raison des accidents.

Appliqués sous anesthésie et curare, les électrochocs n'ont plus rien de barbare.

STIMULATION MAGNETIQUE TRANSCRANIENNE
Elle est testée dans plusieurs hôpitaux en se guidant par imagerie pour des patients résistant à d'autres antidépresseurs. Contrairement aux électrochocs, qui provoquent un orage dans tout le cerveau et peuvent être appliqués n'importe où, elle est faite sur la zone la moins active du cortex frontal.

JOGGING (Ndlr: exercice physique régulier)
Comme tout antidépresseur efficace, il agit sur le BDNF en restaurant le volume de l'hippocampe. De plus, après 20 min de course apparaît le high, une décharge d'endorphines qui efface la douleur et rend euphorique. L'idéal: courir assez vite pour pouvoir parler mais pas chanter. Remplaçant avantageusement les médicaments contre tous les troubles psychiques, jogging ou vélo aide à résister au stress. Christophe Dubois, ancien sapeur-pompier devenu reporter, en est accro: «Je cours tous les matins, à mon rythme, pour me libérer des pressions. C'est en courant que me viennent les idées telle celle du livre ininflammable. Une activité matinale devrait être obligatoire !

On peut devenir accro au sport comme aux médicaments.

AUTOGUERISON (Ndlr: attention, ne pas confondre autoguérison et autosuggestion ! voir cohérence cardiaque...)
La méthode Coué a du bon, car chaque pensée positive est une émotion bénéfique (Ndlr : comme dans la prière et les litanies).
Et on peut faire mieux : après avoir provoqué une douleur chez des volontaires soumis à une IRM, on leur a montré les zones cérébrales activées puis demandé de se concentrer sur ces zones pour contrôler leur activation. Résultat : plus de douleur. Une technique de biofeedback déjà utilisée chez des épileptiques et des hyperactifs.

MEDICAMENTS
Les antidépresseurs provoquent désormais moins d'effets secondaires et d'accoutumance. Mais pas les anxiolytiques que l'on doit limiter à 6 mois, sevrage compris. De nouveaux médicaments agissant directement sur le BDNF sont en phase I d'essais cliniques. En attendant leur AMM, évitez l'association antidépresseur-anxiolytique qui minimise leurs effets respectifs et réservez-les aux cas graves.

La dépression peut-elle s'attraper comme une grippe ?

Peut-être. Depuis que la pénicilline a guéri des schizophrènes en traitant leur syphilis, personne n'écarte la possibilité que des désordres psychiques puissent être causés par un virus, une bactérie ou un parasite. A la fin des années 90, le virus de Borna, porté par le cheval le chat et d'autres espèces, a été accusé de la moitié des dépressions, de troubles bipolaires et de Toc. Une théorie aujourd'hui très controversée. En revanche, il est confirmé que la bactérie Borellia burgdorferi, cause de la maladie de Lyme transmise par les tiques, peut provoquer une dépression sévère... dix ans après la piqûre. La toxoplasmose, due au parasite Toxoplasma gondii présent dans la viande mal cuite et les excréments de chat, et transmise pendant la vie foetale, peut perturber l'attention et le temps de réaction, alors que le parasite est à l'état dormant dans les muscles ou le cerveau. Et il peut aussi être à l'origine d'épisodes psychotiques similaires à ceux provoqués par le LSD. Enfin, chez les enfants, une infection à streptocoques peut provoquer un Toc, en induisant une réponse excessive du système immunitaire qui attaque certaines cellules du cerveau. Ce trouble obsessionnel compulsif disparaît spontanément et peut resurgir lors d'une nouvelle infection à streptocoques. II est donc évident que des cas de Toc, troubles bipolaires, dépression ou schizophrénie sont liés à des agents infectieux, et des recherches sont actuellement en cours pour l'autisme et l'anorexie notamment. L'hypothèse actuelle est que ces infections déclencheraient une maladie psychique lorsqu'un terrain génétique prédisposant existe.

Quel est votre problème?

Les troubles psychopathologiques résultent d'interprétations inadaptées sur sa propre personne, sur l'environnement actuel et le futur. La dépression vient d'interprétations négatives des événements ; les phobies et attaques de panique d'interprétations de danger et le trouble obsessionnel compulsif de surresponsabilité. D'où une attention sélective vis-à-vis de tout ce qui pourrait confirmer ces visions. Ainsi, on classe les dépressions en forme héréditaire ou sporadique, avec ou sans symptômes endogènes ou signes bipolaires, selon l'âge d'apparition, leur sévérité, etc. Mais ces distinctions sont en train de disparaître pour faire place à une vision unitaire des troubles dépressifs. Et les révélations de l'imagerie cérébrale tendent à réunir aussi dépressions et maladies de l'anxiété qui passent probablement par les mêmes circuits neuronaux.

Le Pr Jean-Pierre Olié, de l'hôpital Sainte-Anne (Paris), avance d'autres arguments : « Il n'y a pas de dépression sans symptôme d'anxiété, ni de maladie de l'anxiété sans symptômes dépressifs comme la tristesse et le découragement. En outre, un patient associe souvent des périodes où il présente une maladie de dépression, et d'autres où il présente une maladie d'anxiété. Enfin, ce sont les mêmes médicaments qui s'avèrent capables de soulager les deux. Ainsi, l'Anafranil, l'un des premiers et peut-être le plus efficace des antidépresseurs, agit dans la prévention des attaques de panique, les troubles d'anxiété généralisée et c'est le médicament de référence dans le traitement des troubles obsessionnels compulsifs (Toc). » L'important est de distinguer les vraies maladies des manifestions anxieuses ou dépressives que chacun peut éprouver un jour.

Les maladies psychiques sont-elles héréditaires?

Oui. Mais pas à 100 %, selon des études faites sur de vrais ju­meaux séparés à la naissance, des faux jumeaux, des fratries normales et des enfants adoptés, ce pour distinguer l'influence des gènes de celle de l'éducation. Résultat : le risque de développer une maladie psychique, n'est héréditaire qu'à 30 ou 40%. Comme l'intelligence et la personnalité. Mais on n'a jamais pu isoler un gène pour un comportement particulier.

Notre psychisme est le résultat de milliers de gènes dans une combinaison particulière et d'un environnement. Ainsi, une étude menée sur des paires de vrais jumeaux dont l'un seulement avait fait la guerre du Vietnam a révélé que ceux qui souffraient de stress post-traumatique après les combats avaient déjà avant,comme leur jumeau, un hippocampe réduit. Sans traumatisme, cette faiblesse génétique aurait-elle eu des conséquences ?

La prière est-elle bonne pour la santé ?

Son bénéfice est tel qu'il est, outre-Atlantique, l'objet d'une nouvelle discipline scientifique, la neuro­théologie. Par imagerie cérébrale, on a montré que pendant la concentration intense de la prière ou de la méditation, l'activité du lobe pariétal (en haut du crâne) diminue, ce qui amène à ne plus faire la différence entre ce qui est soi et non-soi. De plus, l'activité du système limbique augmente et celle du cortex préfrontal se déplace de l'hémisphère droit (impliqué dans les émotions négatives) vers le gauche (émotions positives). Ce qui suggère que le cerveau est réorienté d'un état de réponse au stress vers l'acceptation. Autre avantage de la méditation : elle ralentit le rythme cardiaque et fait augmenter les ondes cérébrales tétha (qui apparaissent juste avant le sommeil), créant un sentiment de calme et de bonheur (Ndlr: voir aussi la Cohérence cardiaque).
Plus on pratique la méditation, plus cet état peut être rapidement atteint pour mieux gérer nos émotions. Il permet de traiter efficacement les méfaits du stress, la dépression, l'hyperactivité et les troubles de l'attention. De nombreuses techniques existent, du gtum-mo tibétain à la transe en passant par la répétition de mantras, du chapelet ou d'une phrase apaisante à chaque expiration, yeux fermés dans un endroit tranquille. Et avec des années d'entraînement, vous parviendrez peut-être, comme les moines tibétains, à maîtriser votre température corporelle au point de faire sécher des linges mouillés sur votre dos dans la froidure de l'Himalaya. Reste que la neurothéologie n'a pas encore prouvé l'existence de Dieu !

La musique soigne-t-elle?

En abaissant la production d'hormones de stress (cortisol, ACTH), elle diminue anxiété et douleur pendant un examen médical, ou avant et après une opération. D'où son utilisation à l'hôpital des Vétérans de San Antonio, Texas (photo ci-dessus). A l'Institut britannique de recherche sur le cancer, la relaxation musicale est utilisée pour diminuer douleurs et nausées dues à la chimio. Mais pas n'importe quelle musique. Emmanuel Bigand à l'Ircam (Institut de recherche et coordination acoustique/musique) et le Laboratoire d'étude des apprentissages et du développement ont comparé les émotions suscitées par différents airs chez des musiciens et des non musiciens. Mêmes résultats dans les deux groupes : une musique sur un mode majeur avec un rythme rapide (symphonie italienne de Mendelssohn) provoque la joie, un mode majeur et un tempo lent (concerto pour violon de Brahms) apaisent, un mode mineur et un tempo lent (adagio de Chostakovitch) attristent, un mode mineur et un tempo rapide (Mort et Transfiguration de Strauss) provoquent colère ou peur. Les émotions sont les mê­mes chez des enfants de 6-8 ans, alors qu'à 5 ans, ils ne sont sensibles qu'au tempo tandis que les émotions des plus jeunes n'en dépendent pas.

Souffrons-nous des mêmes maux?

Les femmes sont plus nombreuses à souffrir de dépression, d'anxiété, de stress post-traumatique et de troubles de personnalité limite. Les mâles, eux, d'hyperactivité, d'autisme, d'alcoolisme et de personnalités obsessive compulsive et schizoïde. En cause, les hormones qui expliquent chez les femmes le plus grand nombre de dépressions entre la puberté et la ménopause. Et aussi leur cerveau : selon les travaux de Turhan Canli, à Stanford, elles se souviennent mieux des images chargées émotionnellement, car elles stockent le souvenir et l'émotion qui y est liée dans la même zone cérébrale, alors que les hommes les emmagasinent séparément. Mais l'environnement aussi diffère puisque, dans notre culture, un homme doit apprendre à souffrir en silence.

Les enfants sont-ils concernés?

Autant que les adultes, mais chez eux les symptômes peuvent être non spécifiques, ce qui rend le diagnostic difficile, sauf pour un Toc : l'enfant répète un rituel (tourner 7 fois autour de sa chaise avant de s'asseoir, par exemple) mais tente de s'en cacher, car il sait que cela n'a pas de sens. La peur de la séparation d'avec la mère, normale jusqu'à 9 ans, doit inciter à consulter si elle dure plus de six mois. La dépression rend les enfants plus irritables que tristes, mais on constate aussi une diminution du plaisir de jouer, d'appétit, d'énergie et un changement de rythme du sommeil. Les troubles bipolaires (maniaco-dépression) sont souvent confondus avec de l'hyper activité. On connaît mal les causes de tous ces troubles, encore moins la façon de les soigner. Le diagnostic doit donc : être fait par un spécialiste expérimenté dans le traitement des enfants. Les médicaments pour adultes, trop souvent prescrits, n'ont pas été testés sur des enfants, et on ne connaît pas leur action sur leur cerveau en développement. Préférez-leur les thérapies cognitives et comportementales (TCC).

L'alimentation a-t-elle une influence ?

Oui. Comme l'obésité, le diabète ou le vieillissement, causes d'inflammation chronique qui provoquent dépression et anxiété. Cet état inflammatoire de l'organisme peut-être mesuré par le taux sanguin de protéine C-réactive (produite par le foie en cas d'in fection ou de blessure), élevé chez les dépressifs. Ce taux élevé indique aussi un risque accru d'arhérosclérose et d'infarctus, de cancer du côlon et de l'oesophage, d'arthrose, d'atteinte de la rétine, de diabète de type 2 voire de mortalité, toutes causes confondues. Aujourd'hui, on sait quels aliments aggravent l'inflammation : ceux cuits à haute température (préférer la vapeur douce), les graisses saturées de la viande (préférez le poisson pour ses oméga-3), les laitages et les glucides à fort indice glycémique comme les sucreries. Et pour être serein, le cerveau a aussi besoin de vitamines du groupe B (la B12 n'existe que dans les produits animaux, le lait de soja et la levure), de fer (viande), d'iode (fruits de mer et sel iodé), de magnésium (bigorneaux, escargots, amandes et Hépar) et de protéines. N'oubliez pas les fruits, les légumes et les herbes aromatiques pour leurs vitamines (pro A, C et E) et leurs phytonutriments antioxydants, et vous serez de meilleure humeur.

Pour soigner les phobies : divan ou TCC ?

Sans conteste, les TCC ou thérapies cognitives et comportementales, car les phobies sont inscrites dans notre mémoire inconsciente, implicite. Si vous avez la phobie des poules, les raisonnements de votre cortex, aussi pensant soit-il, ne vous éviteront pas l'attaque de panique purement émotionnelle à la vue de cet inoffensif volatile. Car s'il y a beaucoup de connexions entre votre amygdale et votre cortex, les connexions en sens inverse sont plus rares. Résultat : votre cortex ne «parle » pas beaucoup à votre cerveau des émotions. Or la psychanalyse utilise le langage pour essayer de contrôler le comportement. Mais, pour lui parler, il faut passer par des processus inconscients, en reformatant la mémoire émotionnelle. C'est ce que font les TCC en expérimentant progressivement les comportements : face à une photo de poule, jusqu'à ce qu'elle ne lui fasse plus peur ; puis une poule en cage, et enfin, en liberté. Au fur et à mesure de ces exercices rassurants, les connexions entre neurones qui causaient la phobie laissent place à d'autres, avec une nouvelle architecture neuronale constituant le souvenir d'un contact plaisant. Ainsi la peur est vite désamorcée. De la même façon, les TCC peuvent soigner un Toc en apprenant au cerveau du patient qu'il peut effectuer tel ou tel geste sans le rituel préliminaire qu'il croyait nécessaire.

NOS RÉFÉRENCES POUR EN SAVOIR PLUS SUR NOTRE CERVEAU

- Neuroplasticity, a new approach to the pathophysiology of dépression, J.-R Olié ; J.-A. Costa e Silva, J.-P. Macher, Science Press.
- Psychothérapie, trois approches évaluées. Expertise collective, inserm. www.inserm.fr
- Les Peurs, les angoisses, les phobies, psychologie et thérapie, de Christophe André, éd. Odile Jacob.
- Neurobiologie de la personnalité, de Joseph LeDoux, éd. Odile Jacob.
- Spinoza avait raison, le cerveau de la joie, de la tristesse et des émotions, de Antonio Damazio, éd. 0, Jacob.
- AFTCC Association française de thérapie comportementale et cognitive, 100, rue de la Santé, 75674 Paris Cedex 14. www.aftcc.org
- Cerveau et Psycho n°6, juin/août 2004. Pour la Science
- Ecole du yoga du Rire du Dr Kataria www.clubderire.com
- Le Psychisme, le stress et l'immunité, de Louis Pétrin, éd. Odile Jacob
- Vivre psychologie du bonheur, de M. Csikszentmihalyi, éd. Robert Laffont.
- Guérir le stress, l'anxiété et la dépression sans médicaments ni psychanalyse, de David Servan-Schreiber, éd. R. Laffont. (Ndlr)
- EMDR, une révolution thérapeutique, de Jacques Roques, Desclée de Brouwer.
- Des yeux pour guérir - EMDR, la thérapie pour surmonter angoisse, stress et traumatismes, de Francine Shapiro (Ndlr)
- Tout pour soigner la déprime et l'anxiété, de Daniel Scimeca, éd. Flammarion.
- Drogues à la carte, de Michel Hautefeuille,  éd. Payot.
- L'imagerie cérébrale fonctionnelle, de Bernard Mazoyer, éd. Que sais-je? Puf.

Magazine Ça m'intéresse

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Existe-t-il un gène de l'instinct maternel?

Pour tenter de savoir si la relation mère-petit est innée ou acquise, il est d’abord intéressant d’observer les comportements des animaux, en particulier ceux des insectes et des mammifères auxquels nous sommes souvent comparés par les scientifiques.

Chez l’animal : amour maternel ou chimie ?

Les animaux, pour la survie de leur espèce, se reproduisent et assurent la protection de leurs petits, vulnérables. Pour cela, un système de reconnaissance se met en place entre la mère et son petit. En effet, une mère doit être capable d’identifier sa progéniture en tant qu’objet de soins à l’aide de signaux de reconnaissance visuels, olfactifs ou acoustiques.

Le comportement parental est activé grâce à des hormones sécrétées à la suite d’un événement qui diffère selon les espèces : l’accouplement, la fécondation, la ponte, la parturition[1], ou encore la présence de petits abandonnés de l’espèce.

Chez les insectes sociaux (abeilles, fourmis…), ce sont les ouvrières qui s’occupent des larves. Grâce à l’émission de phéromones, les adultes parviennent à localiser, déterminer le sexe, la caste et le stade de développement de la future génération. Les phéromones, substances chimiques qui envoient des signaux à un bulbe spécifique du cerveau, sont détectées par l’organe voméronasal, situé sous la surface intérieure du nez, organe atrophié chez l’homme. La synthèse de ces substances par les larves est dictée par les gènes spécifiques de l’espèce de l’insecte. La reconnaissance entre les ouvrières et les larves est ainsi immédiate et peut donc être qualifiée d’innée.

Chez les bovidés, les hormones jouent un rôle fondamental dans le comportement maternel. La sécrétion d’œstradiol provoque les contractions vaginales pour la mise-bas du petit. Chez la chèvre, la stimulation vaginale de la parturition entraîne la sécrétion principalement de deux hormones : la noradrénaline, qui permet de mémoriser l’odeur du petit par le léchage, et l’ocytocine, qui facilite le comportement maternel et le lien d’attachement, et qui prépare à l’allaitement. Le lien d’attachement exclusif qui existe entre une mère et son petit se noue très rapidement après la naissance et rend l’adoption d’étrangers (orphelins, abandonnés, surnuméraires) extrêmement difficile.

Chez la femme

Certains scientifiques tendent à penser que l’instinct maternel serait également inné chez la femme. Pourtant, toutes les femmes ne semblent pas posséder cet instinct au moment de la naissance et la relation avec leur enfant se construit grâce à un apprentissage. À Prague, les mères ne se sont pas aperçues de l’échange de leurs enfants car l’erreur s’était produite dès la naissance. Elles n’avaient pas encore eu le temps d’apprendre l’odeur et le cri de leur bébé. Dans ce cas, les enfants « non biologiques » sont acceptés et aimés de la même manière que des enfants naturels.

Cet exemple montre que le lien fort qui existe entre une mère et son enfant n’apparaît pas dès la naissance, comme ça peut être le cas chez les animaux, mais qu’il se construit grâce au système nerveux sophistiqué et aux capacités intellectuelles spécifiques à l’homme.

 

[1] Chez les mammifères, la parturition est l’action de mettre bas.

http://www.reflexiences.com/dossier/142/la-relation-mere-petit-est-elle-innee-ou-acquise-/2/chez-l-animal-amour-maternel-ou-chimie-/

La fête des mère; origine et célébration par les musulmans

Chaque année, à peu après à la même période nous célébrons la fête des mères. Mais au fait d'où vient cette charmante fête ? Comment la fête-t-on dans les autres pays ? Mômes.net fait un point sur la fête des mères. 

Chaque année, nous fêtons les mamans. Nous les remercions de l'attention, de la protection et de l'amour qu'elles nous donnent. Cette tradition n'est pas vieille comme le monde mais perdure depuis un certain nombre de siècles.

La fête des mères au temps des Gaulois

La fête des mères remonte au temps d'Astérix, c'est une tradition très ancienne ! Les premiers à avoir instauré une journée consacrée aux mamans sont les Grecs et les Romains, qui organisaient chaque année au printemps une cérémonie en l'honneur de Rhéa et Cybèle, les divinités mères des Dieux.

La fête des mères que l'on connaît

La version moderne de la fête des mères nous vient directement des États-Unis. Le second dimanche du mois de mai 1907, au moment du décès de sa maman, une américaine a demandé aux autorités d'instaurer une journée en l'honneur de toutes les mamans du monde le deuxième dimanche de mai. Vœu exaucé ! Les petits américains honorent leur maman le deuxième dimanche de mai depuis plus de 100 ans.

La fête des mamans françaises

Mais en France célébrer les mamans et plus généralement la famille, est une idée de Napoléon. C'est le premier qui a évoqué l'idée d'une fête des mères officielle au printemps en 1806. Au départ, le but était d'honorer les mères de familles nombreuses.

Il faut cependant attendre le 20 avril 1926, pour que la première "journée des mères" nationale ait lieu. Il s'agissait alors d'honorer les mères de familles nombreuses, avec remise de "Médailles de la Famille française". Elle n'a jamais eu grand succès jusqu'en 1941, moment, où le Maréchal Pétain institue la fête des mères pour repeupler la France qui souffre de la seconde guerre mondiale. Pour Pétain, la famille est une valeur essentielle pour la France. Il a souhaité officialiser cette fête pour attirer l'attention sur le rôle de la femme au foyer. Son discours est réputé pour la polémique qu'il a entraînée. Certains lui ont reproché sa vision de "femme-objet". La grande "invention" de Vichy, ce fut d'honorer toutes les mères, d'en faire une fête familiale et d'en laisser la prise en charge aux enfants eux-mêmes, tout en faisant encadrer ces activités par les maîtres d'école. Bref, le collier de nouilles, c'est depuis Pétain !

En 1950, cette fête très populaire est officiellement fixée au 4ème dimanche de mai. Si ce dernier est le dimanche de Pentecôte, la fête des mères est reportée au premier dimanche de juin.

La fête des mères est une fête internationale.

 

La Belgique, le Danemark, la Finlande, l'Italie, La Turquie ou encore la Russie se sont aussi calqués sur la tradition instaurée par les Etats-Unis pour fêter leurs mamans nationales.

 

> En Belgique, les mamans ne se fêtent pas le même jour en fonction des régions. La majorité des belges célèbrent leur maman le deuxième dimanche de mai. Dans la région d'Anvers, la fête des mères est le 15 août, qui est le jour de Marie dans la religion catholique.

> En Angleterre, la fête des mères, appelée Mothering Sunday, est toujours célébrée le 4e dimanche de carême, c'est à dire aux environs de la mi-mars.

> En Allemagne, le jour de la fête des mères, les mamans ne travaillent pas. La fête des mères est célébrée le deuxième dimanche de mai depuis plus de 75 ans. Le jour de la fête des mères, les enfants sont aux petits soins pour leur maman tout au long de la journée.

> En Espagne, on fête les mères le premier dimanche du moi de mai. Ce jour-là, les mères et les grand-mères ne cuisinent pas. Les restaurants respectent cette coutume en offrant une fleur aux mères et aux grands-mères.

> Au Canada, la fête des mères est célébrée chaque année le deuxième dimanche du mois de mai. Comme en France, les petits enfants bricolent un cadeau pour leur maman, avec leur maîtresse ou avec l'aide de leur papa. C'est une fête officielle et tous les petits canadiens y mettent tout leur cœur pour qu'elle soit réussie.

Une fête annuelle chez les musulmans

Face à cette frénésie de dépenses, beaucoup de personnes notamment musulmanes comme Dialla, considèrent que la Fête des mères a perdu son essence. Dommage, car elle doit avant tout être le symbole de la gratitude de l’enfant envers sa mère. Face au marché, l’aspect symbolique semble s'être effacé alors qu’un simple mot doux et un gros bisou suffiraient amplement.

En outre, comme on l'a vu, cette fête n'est pas vraiment intégrée dans les mœurs des familles musulmanes car, dans la religion musulmane, les deux seules fêtes qui peuvent être célébrées sont l'Aïd el-Fitr (Fête de fin du Ramadan) et l'Aïd el-Kébir (Fête du sacrifice).

Pourtant, plusieurs pays musulmans ont intégré la Fête des mères à leur calendrier. L'Egypte a été le premier pays arabo-musulman à le faire. En 1956, deux frères Mustafa et Ali Amin, fondateurs du journal Akhbaar Al-Yawm, ont instauré une date pour fêter les mamans. Elle est fixée au 21 mars. D’autres pays arabes ont suivi l’Egypte et repris cette date comme l’Irak ou le Qatar. Ces pays musulmans partent du principe que la place de la mère est très importante et que lui réserver une date symbolique pour la fêter n’est donc pas « haram ».

Rappelons que, dans l’islam, la mère prend une place particulière. Dieu ordonne à l’homme de bien se comporter à l’égard de ses parents et tout particulièrement à l’égard de sa mère. « Et Nous avons enjoint à l’homme de la bonté envers ses père et mère : sa mère l’a péniblement porté et en a péniblement accouché ; et sa gestation et sevrage durant trente mois », peut-on lire dans le Saint Coran.

Ce comportement doit être constant car, dans la tradition islamique, la mère doit être choyée chaque jour. « Ça fait plaisir de recevoir des cadeaux mais c'est pas suffisant. Le respect vaut beaucoup plus que les cadeaux. Cette Fête devrait avoir lieu 365 jours par an, car il ne faut pas oublier que le paradis est sous les pieds des mères »,


 

http://www.momes.net/Fetes/Fete-des-meres/L-origine-de-la-fete-des-meres

http://www.saphirnews.com/La-Fete-des-meres-une-fete-quotidienne-pour-les-musulmans_a14573.html

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Soubhana Allah:l'ail soigne presque toutes les maladies

سبحانك اللهم و بحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك و أتوب إليك

Ail


 

Noms communs : ail cultivé, ail à tige tendre, ail à tige dure, ail à bâton.
Nom botanique : Allium sativum, famille des alliacées ou des liliacées.

Parties utilisées : bulbes.
Habitat et origine : L'ail est une plante cultivée dont on ne trouve plus de spécimens à l'état sauvage. De plus, sa reproduction est strictement végétative. En effet, aussi loin qu'on puisse remonter dans l'histoire , la plante ne produit pas de fleurs au sens botanique et, par conséquent, ne se reproduit plus de façon sexuée depuis des millénaires. Chaque nouvelle plante est en fait un clone de quelque parent dont l'origine se perd dans la nuit des temps. De même, on ignore quelles furent exactement les plantes sauvages qui donnèrent un jour naissance à cette espèce. Les experts en la matière croient que la plante apparut aux alentours de la mer Caspienne, dans une région allant du Caucase aux frontières chinoises, il y a environ 10 000 ans. De nos jours, on la cultive partout et elle s'est adaptée aussi bien à la Sibérie qu'à la Polynésie.
Noms anglais : garlic, softneck garlic, hardneck garlic.
Nom chinois : Da suan.

Indications

Efficacité possible

Abaisser très légèrement la tension artérielle.

Voir la légende des symboles

Efficacité incertaine

Réduire certains facteurs de maladies cardiovasculaires : lipides sanguins, agrégation plaquettaire, diabète.
Diminuer les risques de récidive en cas de troubles cardiaques.
Prévenir certains cancers.

Usage reconnu

Contribuer à :

-réduire les taux de lipides sanguins et la tension artérielle;
- prévenir les troubles cardiovasculaires liés au vieillissement et à l'athérosclérose;
- améliorer la circulation périphérique.
Traiter les infections des voies respiratoires.

Usage traditionnel

Combattre les infections de toutes sortes, tant internes qu'externes;
Chasser les parasites (tiques et vers).

Posologie de l’ail

Par voie interne

Réduction des taux de lipides sanguins, de l’hypertension modérée et prévention de l'athérosclérose (comme adjuvant à long terme aux mesures alimentaires)

  • Ail frais. Consommer de 1 à 2 gousses (de 4 g à 8 g) par jour.
  • Ail séché. Prendre de 0,5 g à 1 g par jour.
  • Extrait normalisé (1,3 % d'allicine, soit de 3,6 mg à 5,4 mg d'allicine par gramme de poudre). Prendre de 200 mg à 400 mg, 3 fois par jour.
  • Ail vieilli. Prendre de 600 mg à 900 mg par jour. Notez qu'au cours de certaines études, on a utilisé jusqu'à 7,2 g par jour.
  • Huile d'ail (distillation à la vapeur d'eau). Prendre de 5 mg à 8 mg par jour.

Infections des voies respiratoires (rhume, toux)

  • Ail frais. Consommer environ 4 gousses d'ail (16 g) par jour.
  • Ail séché. Prendre de 2 g à 4 g, 3 fois par jour.
  • Teinture (1:5, 45 % éthanol). Prendre de 2 ml à 4 ml, 3 fois par jour.
  • Extrait normalisé (1,3 % d'allicine). Prendre de 800 mg à 1 600 mg, 3 fois par jour.

Par voie externe

Infections fongiques (pied d'athlète, etc.)

  • On trouve dans le commerce des crèmes ou des gels à base d'ajoène, un des ingrédients de l'ail (concentration de 0,4 % à 1 %). On peut également utiliser le bulbe coupé et broyé, mais l'ail cru peut irriter la peau et les muqueuses et provoquer des réactions allergiques.

Historique de l’ail

L'aire d'origine présumée de l'ail est située aux confins de la Russie, de la Chine, de l'Inde et du Moyen-Orient. De ces territoires occupés par des peuples nomades il y a environ 10 000 ans, le précieux bulbe migra progressivement. D’abord vers l'Extrême-Orient, l'Arabie, puis l'Égypte et le Bassin méditerranéen (Grèce, Rome, etc.) au gré des grandes routes commerciales et des campagnes militaires visant à les contrôler. L’ail est sans doute l'un des légumes les plus anciennement cultivés par les humains qui, depuis des temps immémoriaux, s'en sont servi aussi bien pour se soigner que pour se nourrir.

On raconte que les esclaves oeuvrant à la construction des pyramides d'Égypte avaient cessé de travailler en signe de protestation : on avait coupé leurs rations d'ail qui, pensait-on, leur procurait la résistance nécessaire pour accomplir leur dur labeur. Un papyrus égyptien datant de l'an 1550 avant notre ère mentionnait que l'ail était excellent pour combattre l'hypertension artérielle, les tumeurs et les parasites. Chez les anciens Grecs, chez les Romains, en Inde, en Chine et au Japon, on attribuait au bulbe des vertus toniques, cardiovasculaires, anti-infectieuses et antitumeur.

Louis Pasteur fut l'un des premiers à démontrer que l'ail pouvait détruire des bactéries. En 1916, le gouvernement anglais demandait à la population de lui fournir quantité de bulbes d'ail pour répondre aux besoins médicaux de son armée en guerre. Durant la Seconde Guerre mondiale, l'armée russe eut recours à l'ail lorsqu'elle vint à manquer de pénicilline.

La légende de Dracula aurait été inspirée par une rare maladie, la porphyrie, une défaillance du métabolisme du sang qui rend le patient hypersensible à la lumière et dont l'ail peut exacerber les symptômes. On sait par ailleurs que l'ingestion d'ail peut chasser certains parasites qui sucent le sang, comme la tique. Tous les éléments de la légende sont donc présents.

Recherches sur l’ail

 

Au cours des dernières décennies, les chercheurs ont publié plus de 2 000 recherches scientifiques portant sur le potentiel thérapeutique de l'ail. En raison de l'ampleur exceptionnelle de ce corpus d'études, les notes bibliographiques de la présente section se limitent à quelques exemples.

L’ail contient plusieurs ingrédients actifs. Les principaux sont des composés sulfurés qui sont libérés lorsque l’ail est coupé, broyé ou écrasé. Pour en savoir plus sur ces composés consulter notre fiche Ail dans la section Nutrition. Pour en savoir plus sur l’allicine, voir la section Sur les tablettes, à la fin de cette fiche.

 

Protection cardiovasculaire

L’ail a fait l’objet de nombreuses études destinées à vérifier ses usages traditionnels reliés à la santé du système cardiovasculaire. Dans l’ensemble, même si des essais ont été concluants, leurs résultats ont été au mieux modestes et la méthodologie de plusieurs d’entre eux a été jugée faible1. De plus, les essais ont été hétérogènes, c’est-à-dire que, par exemple, leur durée, leurs sujets et le type de suppléments utilisés ont beaucoup varié. Il est donc difficile de conclure de façon claire à l’efficacité clinique de l’ail. Voir L’avis de notre pharmacien à ce sujet.

Efficacité possibleHypertension artérielle. L'Organisation mondiale de la Santé indique que l'ail peut être utile en cas d’hypertension modérée. Les auteurs de 2 méta-analyses concluent que l'ail peut effectivement réduire la tension artérielle chez des sujets hypertendus, mais de façon très modeste2,3.

Efficacité incertaineHyperlipidémie. Un haut taux sanguin de cholestérol et de triglycérides constitue un facteur de risque de maladies cardiovasculaires. Malgré des résultats encourageants jusqu’en 19954-7, l’effet des suppléments d’ail sur les taux de lipides sanguins chez l’humain s’est révélé, au mieux, modeste (de 4 % à 6 % de diminution)7. Les auteurs de plusieurs synthèses considèrent donc l’effet de l’ail non significatif sur le plan clinique7-11. De plus, la plupart des essais publiés après 1995 ont été non concluants.

La méta-analyse la plus récente (avril 2009) s’est penchée sur 13 essais à double insu avec placebo de bonne qualité. Dans l’ensemble, les données sont non concluantes, en ce qui concerne l’effet des extraits d’ail sur le taux de cholestérol12. Cette méta-analyse inclut notamment une étude effectuée aux États-Unis auprès de 192 sujets et publiée en 2007. Après 24 semaines de traitement, les résultats se sont avérés négatifs, malgré un dosage plus élevé que celui testé au cours des essais précédents13 (voir notre nouvelle L'ail ne réduirait pas le mauvais cholestérol pour en savoir plus).

Un essai plus récent a été effectué en Russie auprès de 42 hommes souffrant d’hypercholestérolémie : la prise d’un supplément d’ail durant 12 semaines a réduit très légèrement le taux de cholestérol des participants14.

Efficacité incertaineAthérosclérose. Une synthèse publiée en 2001 a porté sur 10 essais. Les auteurs ont relevé que l’ail, sous forme de supplément, réduit légèrement l’agrégation plaquettaire, mais que son effet sur d’autres facteurs de l’athérosclérose n’est pas clair (viscosité du sang et formation de caillots)1. Deux essais non recensés dans cette synthèse indiquent qu’un extrait d’ail vieilli a contré l’agrégation plaquettaire provoquée artificiellement15,16.

Efficacité incertaineDiabète. Bien que des essais sur les animaux indiquent que les suppléments d’ail peuvent avoir un effet hypoglycémiant, dans l’ensemble, les données issues d’essais sur les humains sont non concluantes4,9,10. Cependant, selon des chercheurs chinois, l’ail a des effets antioxydants, anti-inflammatoires et empêche ou réduit la glycation, ce qui en fait un agent intéressant pour ralentir la progression des complications du diabète17. Un essai préliminaire indique également qu’un extrait d’ail spécifique (Allicor®) a eu des effets bénéfiques sur la fructosamine18, une mesure sanguine qui permet d’évaluer le contrôle du diabète au cours des 2 à 3 dernières semaines.

Efficacité incertainePrévention d’une récidive de crise cardiaque. En 1989, des chercheurs allemands ont publié les résultats d’un essai mené durant 3 ans auprès de 432 sujets ayant déjà subi une attaque cardiaque. Les sujets ayant pris un extrait d’ail étaient moins susceptibles de subir une seconde attaque et leur taux de survie a été 50 % plus élevé que celui du groupe témoin19. Cependant, la qualité méthodologique de cette étude est faible et l’analyse statistique des résultats n’est pas claire20.

Efficacité incertaine Prévention du cancer. De nombreux essais in vitro et sur des animaux indiquent que les composés sulfurés de l’ail peuvent avoir un effet anticancer21,22. Au cours des années 1990, plusieurs études épidémiologiques ont établi un lien inverse entre la consommation d'alliacées (ail, oignon, poireau, etc.) et l’incidence de certains types de cancers (estomac, colorectal, prostate, etc.)23-27. Cependant, les données cliniques ne sont pas suffisantes pour conclure que l’ail peut réduire le risque de cancer chez l’humain9,28.

Les données épidémiologiques les plus convaincantes concernent la prévention du cancer colorectal29, même si elles n’ont pas toutes établi de corrélation entre ce type de cancer et la consommation alimentaired’ail30. Certaines données, plus limitées, pointent également vers un possible effet préventif de l’ail contre le cancer de la prostate, de l’oesophage, du larynx, de la bouche, du rein et de l’ovaire30.

Usage reconnu La Commission E, l’ESCOP et l'Organisation mondiale de la Santé reconnaissent l'usage de l'ail comme adjuvant aux mesures alimentaires contre l'hyperlipidémie et en prévention des troubles vasculaires liés au vieillissement (athérosclérose). L'ESCOP reconnaît aussi son usage pour rétablir une bonne circulation sanguine en cas d'insuffisance circulatoire périphérique.

Usage reconnuInfections respiratoires. L'ESCOP reconnaît l’usage de l’ail pour traiter les infections des voies respiratoires. À ce jour, les quelques essais cliniques publiés sont insuffisants pour établir l’efficacité des suppléments d’ail31. Un essai de bonne qualité publié en 2001 a toutefois donné de bons résultats. Parmi les 146 sujets traités, ceux qui ont pris 1 capsule d'ail durant 12 semaines (entre les mois de novembre et février) ont eu moins de rhumes que ceux du groupe placebo. De plus, lorsqu'ils étaient enrhumés, leurs symptômes se résorbaient plus rapidement32. Une étude menée en Russie auprès de 41 enfants a également donné des résultats positifs33, mais sa méthodologie manquait de rigueur20.

Usage traditionnelInfections diverses. Les propriétés antibactériennes et antifongiques de l'ail sont bien connues34. Au cours de divers essais, on a administré de l’ail à des sujets souffrant de gastroentérite, de pneumonie, de gingivite, etc.35 Des études cliniques plus récentes tendent à confirmer les propriétés antifongiques de l'ail en application topique contre le pied d’athlète36-38. Au chapitre du Candida albicans, il n'y a pour l'instant que des études in vitro39-42.

Précautions

Contre-indications

  • Aucune connue, sauf peut-être pour les personnes atteintes de porphyrie, une maladie très rare du métabolisme sanguin (voir Historique).
  • On recommande cependant d'éviter de consommer d'importantes quantités d'ail (aliment ou suppléments) avant et après une intervention chirurgicale en raison de ses effets anticoagulants qui pourraient augmenter les saignements. Aux doses alimentaires habituelles (4 g par jour), l’ail ne présente cependant pas de danger avant une opération43.

Effets indésirables

  • Légers malaises gastro-intestinaux occasionnels à la suite d'une forte consommation d'ail.
  • Certaines personnes peuvent avoir de la difficulté à digérer l’ail cru.
  • Possibles réactions de la peau ou des muqueuses résultant de l'application topique d'ail frais.
  • L'haleine du mangeur d'ail dégage des effluves qui ne sont pas toujours appréciés. La consommation régulière d'ail favorise la formation d'enzymes qui aident à minimiser ces effluves. Manger du persil frais aide également à réduire la mauvaise haleine.

Interactions

Avec des plantes ou des suppléments

  • Les effets de l'ail pourraient s'ajouter à ceux d'autres plantes ou suppléments qui éclaircissent le sang ou qui ont des effets anticoagulants.

Avec des médicaments

  • Les effets des suppléments d’ail pourraient s'ajouter à ceux des médicaments qui éclaircissent le sang ou qui ont des effets anticoagulants. Chez des sujets en bonne santé, l’ail n’a cependant pas interagi avec la warfarine44.

L’avis de notre pharmacien

 

Effets modestes, mais nombreux

Bien que les effets de l’ail soient modestes, ils sont multiples. Comme il touche tous les facteurs de risque cardiovasculaire, il constitue un traitement complémentaire intéressant chez les personnes touchées. Voilà pourquoi la Commission E, l’ESCOP et l'Organisation mondiale de la Santé le reconnaissent comme un traitement adjuvant en cas d'hyperlipidémie et d'athérosclérose. Il a également le potentiel de ralentir la progression des complications du diabète, un autre facteur de risque de maladies cardiovasculaires.

Les points importants à retenir dans l’usage de l’ail sont la dose et la régularité. Comme mentionné dans la fiche, il faut choisir soit un produit normalisé en alliine ou en allicine, soit l’ail vieilli. Il faut en consommer tous les jours. L’usage occasionnel ne confère pas de résultats. Les résultats intéressants dans la prévention des maladies cardiovasculaires apparaissent après plusieurs mois.

La consommation d’ail alimentaire est aussi recommandée. C’est un aliment santé incontournable. Par contre, pour avoir un effet thérapeutique tangible, il faut en manger beaucoup, soit une gousse et plus par jour, ce qui peut être difficile à faire de façon continue.

 

Jean-Yves Dionne, pharmacien

 

Sur les tablettes

Les recherches ayant permis de déterminer que l'allicine était l'un des principaux composants auxquels on pouvait attribuer certains des effets thérapeutiques des bulbes d'ail et de leurs dérivés, les fabricants offrent de plus en plus des suppléments à base d'extrait d'ail normalisé en allicine.

En fait, la plupart du temps, ce qui est normalisé dans ces produits, c'est la teneur en alliine. En effet, le bulbe d'ail tel quel ne renferme pas d'allicine. L’allicine est un composé très instable qui se forme lorsque l'alliine entre en contact avec un enzyme, l'allinase. Ceci se produit lorsque l'ail est broyé ou coupé.

Plutôt que de parler d'un extrait normalisé en allicine, on devrait donc dire qu'il s'agit d'un extrait dont le potentiel d'allicine est normalisé. Ainsi, un produit contenant 1,3 % d'alliine devrait normalement procurer une bonne dose d'allicine, pourvu que le fabricant se soit assuré que l'allinase, naturellement présente dans le bulbe, est bien préservée dans l'extrait de manière à être libérée au moment voulu pour permettre la production d'allicine.

De même, l'emploi de comprimés à enrobage entérosoluble favorise la formation d'allicine dans les intestins plutôt que dans l'estomac où elle risque d'être détruite par les sucs gastriques, ce qui lui permet d'exercer une activité systémique. Ce type de comprimé réduit également les effluves causant la mauvaise haleine, nuire au potentiel de production d'allicine.

Les experts estiment généralement qu'un supplément normalisé devrait fournir de 3,6 mg à 5,4 mg d'allicine par dose et qu'il devrait être gastrorésistant (ou à enrobage entérosoluble) tout en se dissolvant complètement avant de quitter les intestins, faute de quoi le meilleur des extraits serait totalement inefficace, ce qui a pu se produire au cours de certains essais cliniques ayant donné des résultats négatifs45,46.

L'ail vieilli, quant à lui, est fabriqué suivant un processus de fermentation au cours duquel l'alliine est transformée en une série de dérivés parmi lesquels on ne trouve pratiquement pas d'allicine. Il est par conséquent inodore. Il ne serait pas pour autant inefficace si l’on en croit les quelques essais cliniques dans lesquels on a utilisé ce type d'extrait (principalement le produit Kyolic®). Le dosage doit cependant être plus important que lorsqu'on utilise l'ail frais ou l'ail séché, qu'il soit normalisé ou pas34.

 

Références

Notes

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http://www.passeportsante.net/fr/Solutions/PlantesSupplements/Fiche.aspx?doc=ail_ps

Comment développer l'habitude d'être heureux?

Avez-vous juste envie d'être heureux, comme la plupart des gens, ou investissez-vous temps, énergie et argent pour être heureux?

La plupart des gens évoquent le manque d'argent, le manque de temps, le manque de l'âme soeur, le manque d'énergie, le boulot ch...., le manque de chance, le manque de confiance en soi etc...

Si vous voulez plus de temps vous ne pouvez pas continuer à sacrifier 40h ou plus par semaine à votre entreprise

Si vous voulez plus d'argent vous ne pouvez pas continuer à être uniquement salarié ou fonctionnaire

Si vous voulez plus d'amour vous ne pouvez pas continuer à stagner et rester tel que vous êtes

Si vous voulez être plus Heureux vous ne pouvez pas continuer à penser, agir et vivre exactement de la même façon.

Votre Vie actuelle n'est que la conséquence de vos choix passés.Si vous ne savez pas précisément quel est le Sens de Votre Vie, vous avancez probablement dans la mauvaise direction.

Si vous voulez être plus heureux, il est temps de prendre un nouveau Chemin

Les gens heureux sont en meilleure santé, se sentent mieux et sont plus performants au travail. Si être heureux nous apporte tant de bénéfices, pourquoi ne pas prendre l'habitude d'être heureux tout le temps ? L'ancien président américain, Abraham Lincoln, a déjà dit : « La plupart des gens sont aussi heureux qu'ils veulent bien l'être. » Le vieux « Abe » avait bien raison. La responsabilité d'être heureux nous incombe pleinement.

Bien des gens commencent des relations amoureuses avec l'idée que l'autre personne les rendra heureux. Ces mêmes personnes espèrent être plus heureuses un jour lorsque les études seront terminées, lorsqu'elles auront de l'argent de côté, lorsqu'elles auront leur propre maison, lorsqu'elles auront des enfants, ou encore, lorsque les enfants seront partis de la maison, etc. Ces personnes remettent leur bonheur à plus tard plutôt que de prendre la décision d'être heureux maintenant. Le bonheur est pourtant une habitude qui peut être développée. À cet effet, voici 12 idées afin de développer l'habitude d'être heureux.

À tous les jours, prenez l'habitude :

1. De sourire. Souriez à vous-même lorsque vous vous regardez dans un miroir, votre estime personnelle s'en portera mieux. Souriez aussi aux gens que vous croisez sur la rue et au travail. Les gens souriants dégagent une énergie positive et obtiennent des sourires et de l'énergie positive en retour.

2. De remercier l'univers pour toutes les richesses que vous possédez déjà dans votre vie. On cherche souvent le bonheur à l'autre bout du monde, pour finalement le retrouver sur le seuil de notre porte lorsque l'on revient chez soi..

3. De relire et/ou visualiser vos rêves. C'est l'expectative qui nous rend heureux. Lorsque vous avez vos pantoufles, vous rêvez d'aventures. En pleine aventure, vous avez la nostalgie de vos pantoufles !

4. De faire un peu d'exercices physiques. Lorsqu'on bouge, on se sent bien. Lorsqu'on se sent bien dans son corps, on est plus heureux. Les émotions sont directement créées par la motion.

5. De complimenter au moins une autre personne par jour. Recherchez les qualités plutôt que les défauts des autres. Les gens aiment être reconnus et ils voudront passer plus de temps avec vous. Un des plus grands bonheurs dans la vie est de gagner l'estime des autres.

6. D'aider une personne sans attendre de recevoir quelque chose en retour. La personne la plus heureuse est celle qui fait le bonheur du plus grand nombre de personnes. Le bonheur est un parfum que l'on ne peut répandre sur autrui sans en faire rejaillir quelques gouttes sur soi-même.

7. De ne pas écouter les téléjournaux ou de lire les journaux. Plus de 80% des nouvelles sont négatives et affecteront, que vous le désiriez ou non, votre moral et votre attitude.

8. D'être plus tolérant envers les autres. Ce n'est pas si grave que ça si votre conjoint a oublié d'abaisser le siège de toilette ou si votre conjointe n'a pas fermé les portes d'armoire dans la cuisine.

9. D'être plus tolérant envers vous-mêmes. Réalisez que vous n'êtes pas Dieu ! Faites tout simplement de votre mieux, assurez-vous de vous améliorer à chaque fois et ne commettez pas deux fois la même erreur.

10. D'être plus optimiste face à la vie en général. Peu importe la situation, dites-vous que tout va bien aller. Anticipez toujours le meilleur plutôt que le pire. La loi d'attraction fera son oeuvre.

11. De vous amuser et de vous divertir. Le bonheur n'est pas quelque chose qu'on remet à plus tard. Le bonheur, c'est quelque chose qu'on vit à l'instant même. Le bonheur est tout simplement fait de bonnes heures.

12. De laisser les autres avoir raison. Ne vous obstinez pas avec les autres pour des riens ou des choses sans grande importance. Après tout, vous avez toujours le choix dans la vie, avoir raison ou être heureux. Choisissez d'être heureux.

Le bonheur n'est ni un accident ni une chose qu'on espère, mais plutôt quelque chose que l'on fabrique jour après jour et que l'on cultive.. Après quelques jours et semaines à mettre en action ces habitudes vous vous sentirez mieux avec vous-mêmes, les gens agiront différemment envers vous et vous serez plus heureux.

http://www.patrickleroux.com/2008/07/comment-developper-l-habitude-d-etre-heureux/

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