referencer site web - referenceur gratuit - $(document).ready(function(){ chargementmenu(); });

Articles divers

"La disparition du racisme, comme c'est le cas chez les Musulmans, est une des réussites les plus marquantes de l'Islam et il y a dans le monde contemporain, une urgente nécessité à propager cette vertu islamique..."

A.J. Toynbee "Civilization on Trial", New York, 1948, p. 205.


Derniers billets publiés

Les Théories du vieillissement et l'éternelle jeunesse

Il n’existe pas encore une théorie universelle et unique du vieillissement. En fait, l’augmentation de l’espérance de vie est un cadeau des progrès de la science et de la technologie du 20ème siècle et s'est plus accélérée en un siècle qu’elle ne l’avait été dans les millénaires qui l'ont précédé !

Il existe quatre théories principales du vieillissement et quelques théories secondaires dont une d’entre elles semble remplie de promesses. Chacune de ces théories explique certains aspects de ce processus.

1- La théorie de "l’usure"

formulée par le Dr Auguste Weismann en 1882 qui pensait que le corps et ses cellules étaient endommagés par leur sur-utilisation et les abus qu’ils subissent au cours des ans. De nombreux organes comme le foie, l’estomac, les reins, la peau, etc., subissent une attaque et une usure infligées par les toxines alimentaires, l’environnement, la surconsommation de sucre, de graisses, d’alcool et de nicotine, les rayons ultra violets et les autres facteurs de stress. Cette usure déborde également au niveau cellulaire. Cependant, cette théorie n’explique pas tout, puisque même si vous vous vivez une vie de moine, vous vieillissez quand même. Il faut noter cependant que les suppléments nutritionnels sont efficaces pour aider le corps à se réparer et à maintenir organes et cellules en bonne santé.

2- La théorie neuro-endocrine (ou théorie hormonale)

fut développée par Vladimir Dilman, Ph.D.. Celui-ci a étudié en détail le réseau biochimique qui gère notre système endocrinien et la production de nos hormones sous la direction de l’hypothalamus, une petite glande située dans le cerveau. Durant notre jeunesse, cette production hormonale est élevée et elle diminue parfois de manière importante lorsque nous vieillissons. Ainsi, la production d’hormone de croissance se réduit dès l’âge de 30 ans, ce qui produit la diminution de la masse musculaire et l’augmentation de la masse graisseuse. Après 40 ou 50 ans les niveaux de certaines hormones (oestrogènes, progestérone et testostérone) vont diminuer, ce qui produit ménopause et andropause. Il en va de même de l’hormone thyroïdienne et de la mélatonine produite par la glande pinéale. C'est pourquoi la supplémentation hormonale est un composant essentiel des thérapies anti-vieillissement. Elle permet de remettre l’horloge hormonale à zéro et ainsi de retarder ou, possiblement, d’inverser de nombreux effets du vieillissement.

3- La théorie du contrôle génétique

Cette théorie affirme que notre héritage génétique (ADN)détermine en grande partie le rythme auquel nous vieillissons et l’âge maximum que nous atteindrons. C'est dans la structure même de l'ADN que serait inscrit la durée de notre parcours terrestre. C’est le débat entre l’inné et l’acquis qui se poursuit à l’intérieur même de nos cellules. La médecine anti-vieillissement propose en réponse à cette question d'augmenter la quantité du matériau de base de l’ADN dans les cellules, en protégeant l’ADN et en favorisant sa capacité de réparation.

4- La théorie des radicaux libres

Cette théorie révolutionnaire a été découverte par un chercheur de l’Université de Médecine du Nebraska, le Dr Denham Harman. Il a proposé l'hypothèse que la présence de radicaux libres (des molécules dotées d’un nombre impair d’électrons) correspond à l’activité des processus oxydatifs dans l’organisme, du stress oxydatif. L’oxydation se produit dès que l’on ajoute de l’oxygène à une substance. On peut donc affirmer que, paradoxalement, c’est le carburant même qui nous fait vivre qui nous détruit, en nous «oxydant». Les radicaux libres ainsi créés attaquent également les membranes de nos cellules qui sont très vulnérables à l’oxydation puisqu'elles sont constituées de lipides insaturés. L’oxydation des membranes produit un déchet métabolique, la lipofuscine, qui par accumulation dans l’organisme apparaîssent sur la peau en formant ce que l’on nomme les «tâches de vieillesse». La lipofuscine ralentit la capacité de reproduction des cellules et la synthèse de l’ADN et de l’ARN. On a aussi observé que cette activité radicalaire peut parfois entraîner la prolifération de cellules mutantes, conduisant ensuite au cancer et à la mort. Les radicaux libres attaquent aussi le collagène et l’élastine. L’intensité du stress oxydatif que nous avons subi durant notre vie est visible dans les rides observées sur notre peau.

D’autres théories ont également été proposées, et permettent de compléter la compréhension de ce phénomène complexe :

- La théorie de l’accumulation des déchets -

postule que lorsque l'équilibre entre la production de déchets par nos cellules et leur capacité à les éliminer est brisé, et que la présence de déchets est trop importante, la cellule meurt. La lipofuscine (déjà citée) constitue le principal de ces déchets.

- La théorie de la limite de Hayflick -

En 1961, le Dr Hayflick a découvert que les fibroblastes humains (cellules de la peau, des poumons, des muscles) ont une durée de vie limitée et se divisent environ 50 fois et meurent. Cependant, d'autres recherches ont montré que la nutrition semble avoir un effet sur le rythme auquel les cellules se divisent lorsque ces cellules sont bien entretenues. Elles se divisent 3 fois plus lentement.

- La théorie mitochondriale -

Les mitochondries sont les sources énergétiques des cellules et produisent l’ATP, notre principale source d’énergie. Malheureusement, ce processus génère des radicaux libres pour lesquels l'ADN des mitochondries sont des cibles faciles, car elles sont démunies de la plupart des systèmes défensifs présents dans les autres parties de la cellule. L’ADN des mitochondries accumule donc les dommages oxydatifs. Heureusement, certains antioxydants ont la capacité de pénétrer les mitochondries et de les protéger.

- La théorie des liaisons croisées -

le phénomène de glycation se produit lorsque les molécules de glucose réagissent avec les protéines. Des liaisons croisées apparaissent alors à l’occasion de cet excès de sucre dans le sang. Les liaisons croisées rigidifient le collagène, ce qui rend les tissus plus rigides et interfère dans la communication entre les cellules. Le processus de glycation semble inhibé chez les gens qui mènent une vie active, qui se nourrissent correctement et qui prennent des suppléments nutritionnels.

- La théorie de la restriction d’énergie -

est proposée par le Dr Roy Walford de l’Université de Californie (Los Angeles). Le Dr Walford a démontré clairement, dans une recherche sur des modèles animaux, que la sous nutrition sans malnutrition (un régime faible en calories et riche en nutriments) peut retarder le vieillissement fonctionnel, et peut-être même le vieillissement chronologique. Les sujets tests perdent graduellement du poids jusqu’à ce qu’ils atteignent un niveau d’efficacité métabolique maximal. Il existe cependant un doute sur la possibilité de transposer cette méthode dans la masse de l'humanité.

- La théorie des télomères -

est la plus récente. Les télomères ont été découverts par les chercheurs de Geron Corporation à Menlo Park (Californie). Les télomères sont des séquences d’acides nucléiques qui se trouvent au bout des chromosomes, dont ils maintiennent l’intégrité. Cependant, à chaque division cellulaire, les télomères raccourcissent, ce qui conduit évidemment, après de nombreuses divisions, à la mort des cellules. On a observé, dans les cellules germinales et les cellules cancéreuses, la présence de l’enzyme télomèrase, qui est l’élément clef de la conservation et même, de la réparation des télomères, conférant ainsi potentiellement aux cellules une capacité de division infinie. Les travaux de Geron Corporation visent à la fois à réparer les télomères des cellules usées, pour les remettre à neuf, et à inhiber l’action de la télomèrase dans des cellules cancéreuses, pour les empêcher ainsi de se diviser. Cette théorie est pleine de promesses non seulement pour les praticiens de la médecine anti-vieillissement, mais aussi pour les chercheurs qui luttent contre les cancers.

Malgré les immenses progrès réalisés par la recherche sur le vieillissement, il n’y a pas encore d’accord unanime entre les chercheurs sur une théorie du vieillissement. Peut-être parce qu'il n’y a pas de théorie universelle ? Une chose est sûre cependant : les travaux de la gérontologie théorique et ceux de la médecine anti-vieillissement tendent à repousser la limite de la longévité humaine et à retarder, voire à éliminer, les ravages du vieillissement !

 

Qui, à l'instar de Faust, n'a jamais rêvé d'une jeunesse éternelle ? Les récentes avancées spectaculaires de la génétique laissent tout au moins espérer la résolution des maladies dégénératives dans un proche avenir.

Deux instituts phares dans la recherche génétique sont à la pointe de nouvelles technologies révolutionnaires. Leur approche et leur finalité sont similaires, une reprogrammation des gènes facteurs du vieillissement. Mais le principe de base de cette reprogrammation est sensiblement différent entre ces deux instituts. Pour autant, que les professions de l'esthétique se rassurent, de beaux jours les attendent encore.
En effet, ces phases expérimentales laissent un champ ouvert à la guérison de certaines pathologies dégénératives et à une longévité supérieure dans des conditions de santé optimisées. Cependant de nombreux autres tests et les validations nécessaires de l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) sont encore nécessaires avant une application concrète de ces découvertes sur l'être humain.

Précisons que même si notre société de communication et de consommation nous impose les diktats de l'apparence, de la jeunesse, de la beauté, de la sveltesse, les applications de ces récents progrès scientifiques ciblent essentiellement un mieux vivre longtemps et sainement et n'ont pas une portée esthétique.

Bien sûr, chaque individu a le pouvoir d'optimiser son capital santé en entretenant sa forme physique et mentale grâce à une bonne hygiène de vie. Comme dit l'adage : « aide toi et le Ciel t'aidera ! ». Mais pour l'heure, c'est une poignée d'hommes, des chercheurs de valeur qui ont accompli des prouesses dans le domaine de la génétique appliquée à la longévité.

Voici, les grandes lignes des découvertes récentes respectives de ces deux instituts français.


I/ Reprogrammation des cellules centenaires (INSERN de Montpellier)

Le principe :

Selon la rédaction régionale de France 3 Languedoc-Roussillon, des chercheurs de l'INSERM de Montpellier ont réussi un exploit pour la médecine régénérative en reprogrammant des cellules de donneurs centenaires. Cette « cure de jouvence » est une première mondiale qui démontre que le processus du vieillissement n'est pas irréversible.

Ces travaux menés par M. Jean-Marc Lemaître, de l'Institut de génomique fonctionnelle (Inserm/CNRS/université de Montpellier), publiés dans la revue spécialisée "Gènes & Development" du 1er novembre 2011, démontrent que, dans un futur proche, la plupart des pathologies dégénératives pourront être corrigées en effaçant les marques de vieillissement des cellules.

Le procédé :
L'équipe de recherche est parvenue à reprogrammer des cellules de centenaires in vitro, leur redonnant ainsi leur jeunesse originelle et les caractéristiques inhérentes aux cellules souches embryonnaires (hESC).
Ces dernières peuvent alors recommencer à se différencier en cellules de tous types (neurones, cellules cardiaques, de peau, de foie...),
L'utilisation de cellules humaines adultes reprogrammées en cellules souches pluripotentes (iPSC) écarte toute polémique quant à la manipulation de cellules souches d'embyons, dont les propriétés sont cependant similaires.
Ces travaux menés depuis 2007 s'étaient heurtés jusqu'à ce jour à une limite, la sénescence, point ultime du vieillissement cellulaire. Cependant les chercheurs sont parvenus à atteindre cette phase ultime du vieillissement en démultipliant des cellules de la peau d'un donneur de 74 ans jusqu'à l'arrêt complet de la prolifération de ces cellules.
Ils ont par la suite reprogrammé ces cellules grâce à l'adjonction de 2 facteurs génétiques supplémentaires à la préparation classique. Ainsi « boostées », les cellules ont perdu toute trace de leur vieillissement antérieur.

"Les marqueurs de l'âge des cellules ont été effacés, et les cellules souches iPSC que nous avons obtenues peuvent produire des cellules fonctionnelles, de tous types avec une capacité de prolifération et une longévité accrues", explique Jean-Marc Lemaitre.
 
Applications :
Réparation des organes ou tissus chez des patients âgés, grâce à une tolérance optimale par le système immunitaire, de ces cellules adultes reprogrammées assurant ainsi non seulement un accroissement de la longévité mais surtout une qualité de de fin de vie optimisée. Les expériences menées sur des sujets âgés de 92 à 101 ans ont été un succès et laissent espérer un développement actif dans les prochaines années.

http://languedoc-roussillon.france3.fr/info/l-inserm-invente-le-rajeunissement-des-cellules-71062704.html?onglet=videos&id-video=MONT_1519541_311020110933_F3


II/ Gène de la longévité (laboratoire de Biologie Moléculaire de la Cellule de l'École Normale Supérieure - ENS - de Lyon)

Le principe :
Selon le reportage diffusé sur la chaîne LCI Santé le 16 avril 2011, un nouveau "gène de la longévité" ouvre de nouvelles pistes pour vieillir mieux.
Les travaux ont été menés par l'équipe d'Hugo Aguilaniu, chercheur CNRS au sein du LBMC, sur le principe de vieillissement du ver.
Des études menées depuis 1999 avaient démontré que l'ablation de la lignée germinale, c'est à dire les facteurs de la reproduction (spermatozoïdes et ovules), provoquait une accroissement sensible de la longévité chez le ver. Or, la découverte d'un nouveau gène, très puissant, le nhr-80, permettrait de lutter efficacement contre les maladies liées au vieillissement sans affecter la fonction de reproduction, selon des résultats publiés le 15 Mars 2011 dans Plos Biology.
Les tests effectués sur le ver ( C. elegans) et le drosophile, ont démontré un accroissement de longévité de 60 % et dans des conditions parfaitement harmonieuses. Les chercheurs sont d'ores et déjà confiants sur un élargissement du principe aux les mammifères.

Applications :
L'action gérontogène du gène nrh-80 porterait sur de les nombreux processus liés au métabolisme et à la résistance au stress.

Références
Article publié par Jérôme Goudeau et Hugo Aguilaniu, du LBMC, dans le journal Aging Cell
.http://www.ens-lyon.fr/LBMC/web/nav/article.php?id=108

http://anti-vieillissement.info/theories.html

v

e6un7

Pourquoi l'amour rend-il aveugle?!

     
Voir la vie en rose, se sentir pousser des ailes, gravir des montagnes, autant de choses que nous ressentons ou que nous pensons pouvoir faire lorsque nous sommes amoureux. Les neurosciences démystifient de plus en plus ces instants de vie… âmes romantiques, passez votre chemin! Par Nadia Daki  


Depuis quelques années maintenant, scientifiques et psychologues tentent de percer les nombreux mystères de l’amour. Il en est un que nombre désire comprendre : pourquoi sommes-nous aveuglés par l’amour ? En effet, lorsque nous tombons amoureux, l’être aimé est alors perçu comme le prince ou la princesse, n’ayant que des qualités ou des défauts « charmants », mais pas irritants ou repoussants, en tout cas au début de la passion. « La passion, explique Michel Reynaud, psychiatre et professeur (1), c’est lorsque les sentiments que l’on éprouve pour l’autre dépassent la raison. »

 

Dans un premier temps, occulter les défauts du partenaire peut permettre de se mettre en couple. « On valorise les éléments positifs et on ne perçoit pas ce qui pourrait poser problème, poursuit Michel Reynaud. L’aveuglement est un comportement nécessaire pour rencontrer quelqu’un. On le fait instinctivement, naturellement. » Autrement dit, nous voyons en l’autre uniquement ce qui nous plaît et qui répond à nos attentes, qu’elles soient conscientes ou inconscientes. On lui prête alors des idées qui ne sont pas forcément les siennes et on ne perçoit que ce qu’on projette sur lui (ou elle). C’est la phase d’idéalisation.

  

Une question d’estime de soi
Certaines personnes idéalisent leur partenaire, lui attribuant des qualités imaginaires, mais à la moindre déception, l’être aimé devient la personne la plus détestable au monde. Selon une récente étude menée par des chercheurs américains (2), ce sont surtout des personnes ayant une faible estime d’elles qui alternent illusion et désillusion. Les scientifiques ont tout d’abord mesuré la qualité d’estime de soi des sujets. Ensuite, ils leur ont proposé une liste d’adjectifs en leur demandant de les attribuer à leur partenaire. « Ceux qui présentaient une faible estime de soi ont tendance à voir leur moitié de façon excessivement positive (ce qui leur facilite l’approche et atténue leur peur du rejet de l’autre) ou complètement négative (ce qui leur permet d’éviter de mauvaises rencontres) », rapporte Margaret Clark, professeur de psychologie à l’université de Yale, et l’un des auteurs de l’étude. Quant aux personnes ayant une estime de soi élevée, elles se focalisent également sur leur partenaire, mais perçoivent leurs forces et leurs faiblesses. Ce sont donc plutôt celles qui ont une image d’elles abîmée qui voient leur compagnon comme tout bon ou comme tout mauvais. « Nous pensons qu’en idéalisant ou en dévalorisant ainsi leur conjoint, ces personnes développent une mémoire sélective concernant leur partenaire, avec d’une part une accumulation d’informations positives et de l’autre, l’ensemble des points négatifs, poursuit Margaret Clark. En revanche, les individus dont l’amour-propre est intact constituent un stock d’informations sur leur moitié qui inclut les données à la fois satisfaisantes et celles qui le sont moins. » Grâce à ce mécanisme inconscient, les idéalisateurs se protègent et par conséquent souffrent moins quand leur relation bat de l’aile.

Après avoir goûté à l'état euphorique de l'excitation amoureuse, le cerveau se trouve dépendant et en redemande.

Une cartographie cérébrale de l’amour
Pour mieux comprendre ce phénomène d’idéalisation et tenter de vérifier un éventuel ancrage cérébral, deux neurologues, Andreas Bartels et Semir Zeki, de l’University College de Londres, ont observé les cerveaux de personnes amoureuses (3) et (4). Grâce à l’IRM, ils ont, dans un premier temps, identifié les zones cérébrales de l’amour romantique en présentant aux cobayes, placés dans un scanner, des photos de leur moitié et celles d’anciens amis. Lorsqu’ils regardaient l’être cher, quatre zones impliquées dans le plaisir étaient activées. Deux d’entre elles sont situées dans le cortex cérébral, la partie la plus évoluée du cerveau. Les deux autres, situées dans une partie plus primitive, pourraient expliquer le sentiment de dépendance lié à l’amour. Dans leur seconde étude, ils ont comparé les aires du cerveau impliquées dans l’amour-passion et celles dans l’amour maternel. Pour ce faire, ils ont présenté à une vingtaine de personnes (hommes et femmes) des photos de leur propre enfant et d’enfants qu’ils connaissent. Au vu des résultats obtenus, ces deux formes d’attachement (romantique et maternel) activent certaines zones qui leur sont propres, et d’autres qui se recoupent. En outre, plusieurs de ces aires (communes ou non) sont des zones impliquées dans le circuit de la récompense, également appelées « les aires de l’euphorie ». Plus étonnantes encore, ces études montrent que parallèlement à l’activation de ces zones, d’autres ont une activité plus réduite : les aires cérébrales de la pensée critique et des jugements négatifs. On peut donc y voir là, une explication scientifique au vieil adage « l’amour rend aveugle » ! « Ces études IRM permettent d’objectiver les descriptions cliniques de l’état amoureux, précise Michel Reynaud. Quand on est amoureux, il y a une suractivation des zones du plaisir et de l’attachement, mais également une extinction des zones critiques. Pourquoi ? Parce que nous sommes programmés pour rencontrer quelqu’un et reproduire l’espèce. » La nature est ainsi faite : lorsque nous tombons amoureux, notre cerveau est conçu de telle manière que nos zones du plaisir (et de la dépendance) sont sollicitées, alors que notre esprit critique est inhibé, et ce, afin d’optimiser la relation et perpétuer l’espèce humaine.

L’amour dure trois ans ?
Mais après avoir goûté à l’état euphorique de l’excitation amoureuse, le cerveau se trouve dépendant et en redemande. Or, la vie commune crée une habitude qui conduit parfois à une lassitude et dans ce cas, à une diminution progressive du sentiment amoureux. Certaines études (à considérer avec précaution !) affirment que l’alchimie amoureuse de la rencontre ne durerait pas plus de trois ans. « La phase de rapprochement, de désir, d’aveuglement et de fusion, ne dure qu’un moment, entre quelques mois et quelques années, ajoute Michel Reynaud. Une fois passée, on rééquilibre nos sources d’intérêts. » Le cerveau reprend alors une activité normale. Débarrassé de l’excitation amoureuse, on redevient lucide et le prince charmant se transforme en une personne inscrite dans la réalité. Certaines hormones, telles que l’ocytocine, tempèrent cette lassitude et ce désintérêt. L’état amoureux peut donc être fugace ou durable, cela dépend des individus. Mais certains comportements, en favorisant la sécrétion d’ocytocine, contribuent à entretenir la flamme. Embrasser, caresser ou faire l’amour, par exemple, libère de l’ocytocine, hormone de l’attachement. Les couples qui gardent ces comportements amoureux peuvent durer plus longtemps. Ils ne sont plus dans la dépendance, mais dans le bien-être. Et c’est à ce moment qu’on arrête de voir l’autre comme un être extraordinaire et qu’on commence à apprécier la personne telle qu’elle est réellement.

Quand la libido nous déconnecte
Outre son rôle dans la sécrétion d’ocytocine, la libido aussi nous aveuglerait à en croire les travaux de Serge Stoléru et de son équipe de l’Inserm (5). Après avoir soumis des hommes à des stimuli visuels explicites (photos ou films érotiques), il a mis en évidence, grâce à la TEP, tomographie par émission de positons, une activation et une désactivation d’une série de régions cérébrales distinctes. « Les régions qui se désactivent, renseigne-t-il, sont celles du lobe temporal, impliquées dans les fonctions cognitives supérieures. Cette désactivation pourrait favoriser la montée de l’excitation sexuelle en la libérant d’un contrôle inhibiteur. » L’auteur ajoute que, en dehors des moments de stimulation sexuelle, l’inhibition de la sexualité sous l’effet des régions temporales permettrait à l’homme de ne pas être excité en permanence, de ne pas être constamment sous l’effet de la libido, une sorte de tonus inhibiteur ou de « couvercle sur la cocotte-minute », ce qui permettrait à la pensée rationnelle de ne pas être parasitée par les pulsions sexuelles. On commence donc à connaître en partie certains mécanismes de l’amour, mais difficile de tous les cerner quand on mesure l’importance des histoires personnelles de chacun dans la relation amoureuse. L’imagerie cérébrale ne peut pas expliquer ce qui fait de nous des êtres uniques. Si l’on considère que la femme et l’homme sont programmés pour choisir le conjoint idéal en le séduisant pour finalement propager ses gènes, alors les moyens pour y arriver sont complexes et l’amour garde encore de nombreux mystères. ♦ 

Pour aller plus loin
« L’amour à l’épreuve des sciences », Le journal du CNRS, février 2004.
« Hommes, femmes, l’évolution des différences sexuelles humaines », David C. Geary. De Boeck, 2003.
« De l’amour plein la tête ou la biologie de l’amour », Dr. Marc Schwob. Hachette, 1984.
 « Comment devient-on amoureux ? », Lucy Vincent. Odile Jacob, 2006.

  

 Notes

(1) Michel Reynaud. L’amour est une drogue douce en général. Robert Laffont, 2005.
(2) Steven Graham et Margaret Clark. Journal of Personality and Social Psychology, avril 2006.
(3) Andreas Bartels et Semir Zeki. NeuroReport, novembre 2000.
(4) Andreas Bartels et Semir Zeki. NeuroImage, novembre 2003.
(5) Jérôme Redouté et al. Human Brain Mapping, 2000.

http://mondeo.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=135&Itemid=1&ed=17

 

Soubhana Allah:Pourquoi y a-t-il des pépins ou des noyaux dans les fruits ?

Les graines...Nées dans les pommes de pin ou au coeur des fleurs, nues ou protégées par les fruits, les graines voyagent de multiples façons. Belles au bois dormant, leur destin est de germer, parfois même des siècles plus tard.    Françoise Brenckmann et Annette Millet    

Qu'est-ce qu'une graine ?

Les graines, objets inertes et souvent minuscules comme des petits cailloux et des poussières, nous semblent insignifiantes. Pourtant, après parfois des années de vie latente, elles se mettent à germer, se transforment en plantules puis en puissants végétaux. Elles sont partout sous nos pieds : sur le sol des prairies et des forets, sur les chemins et les routes, sur les cours d'eau et leurs berges, sur les terrasses, les toits... Elles sont aussi dans nos assiettes : céréales, légumes secs, ainsi que dans nos fruits (noyaux et pépins).

Pour le botaniste, la graine résulte de la reproduction sexuée des plantes spermaphytes (du grec sperma, graine et phutan, plante). Elle se développe au sein d'une fleur après la pollinisation, suivie de la fécondation d'un ovule par un grain de pollen. L'ovule est un organe contenant, entre autres, des réserves nutritives et un ou des gamètes femelles. Le grain de pollen est une petite unité de deux ou trois cellules qui forme un ou deux gamètes mâles. Chaque graine renferme un embryon de plante. 

Pour les plantes, à quoi servent-elles ?
Les graines assurent la multiplication de 1'espece, elles lui permettent de coloniser son milieu et de résister aux conditions climatiques défavorables. 
La multiplication par reproduction sexuée crée des individus tous génétiquement différents. Le saule par exemple, très prolifique, produit chaque année des millions de minuscules graines (qui ne germeront pas toutes). Ce brassage génétique permet aux populations de plantes d'évoluer avec leur environnement. 
La deuxième fonction des graines est la dissémination. Elles voyagent dans 1'espace. La plante étend ainsi son territoire et le défend contre la concurrence. Elle peut aussi " fuir " une aire qui ne lui est plus propice, transmettant à ses graines la tache de coloniser un nouveau site. Les végétaux sont capables de s'implanter rapidement dans un terrain défriché, une éclaircie d'incendie, une fissure de roche, une île volcanique, un pot de terre sur un balcon... 
Enfin, troisième fonction, les graines résistent aux conditions adverses. Sous nos latitudes, les plantes annuelles ne survivent à l'hiver que sous forme de graines. Les autres plantes survivent grâce à des bourgeons dormants. Mais même pour celles-ci, les graines sont des formes de vie résistantes, capables de supporter des accidents climatiques graves comme une sécheresse prolongée, un gel inhabituel, un incendie... Leurs enveloppes, moins épaisses et imperméables, leur confèrent une certaine résistance mécanique. Le fait qu'elles soient déshydratées leur permet de résister à des températures extrêmes. Par ailleurs, les graines résistent à des attaques biologiques , dont certaines peuvent être fatales pour la plante " en vert ". Leurs enveloppes sont souvent coriaces, immangeables par exemple pour la chenille qui se délecterait des feuilles et des tendres bourgeons. De plus, elles peuvent être bourrées de tanins antifongiques et de composés antibiotiques, voire toxiques pour les prédateurs. Les plantes ne se multiplient pas seulement par graines. Nombreuses sont celles qui sont aussi capables de se cloner : c'est la multiplication végétative. Ce mode de reproduction est avantageux quand la plante est bien adaptée à un environnement stable ; il est aussi utile lors de conditions défavorables à la multiplication sexuée (par exemple en montagne). Ainsi, le fraisier ou la renoncule émettent de longues tiges rampantes, des stolons portant des bourgeons qui peuvent s'enraciner et former une plantule identique à la plante mère. D'autres plantes se multiplient par bulbilles (ail), rhizomes (iris), drageons… Lorsque nous bouturons des plantes, nous utilisons leur capacité de multiplication végétative. 

Toutes les plantes ont-elles des graines ?
Certaines plantes - mousses, fougères, prêles... - n'ont pas de graines. Leur reproduction sexuée passe par des spores unicellulaires qui ne renferment pas d'embryon. Les premiers végétaux terrestres étaient des plantes a spores. Ces dernières se dispersent dans 1'air, germent sur un substrat humide et forment les cellules sexuelles. La rencontre et la fusion des gamètes mâle et femelle doivent avoir lieu en milieu liquide (mare, pluie, rosée...). L'indépendance vis-à-vis du milieu liquide extérieur pour la fécondation a été acquise par les plantes a ovules, a la fin du Dévonien, il y a environ 370 millions d'années. Les ginkgos sont des plantes archaïques a ovules, proches de ces formes éteintes. Le pollen est transporte par le vent. Au contact d'un liquide ovulaire, le grain de pollen émet un gamète mâle a proximité du gamète femelle. La fécondation a lieu dans cette petite " piscine " interne. Lorsque 1'ovule tombe a terre, 1'oeuf se développe lentement en un embryon qui germe immédiatement. L'entité qui Se disperse est un ovule, pas encore une graine. 
C'est au Carbonifère, il y a environ 345 millions d'années, qu'apparaissent les plantes a graines. Ce sont les premières gymnospermes (du grec gumnos, nu et sperma, graine), qui donneront naissance aux conifères actuels. Ces derniers portent des cônes (les pommes de pin), formes d'écailles entre lesquelles se trouvent les ovules. La fécondation donne, après maturation, une graine capable d'entrer en état de vie ralentie, la dormance, et d'attendre des conditions favorables pour germer. Cela lui confère une certaine indépendance vis-à-vis du temps. Les gymnospermes comportent aujourd'hui 700 espèces. 
Les plantes à fleurs - et à fruits - apparaissent au Crétacé, il y a environ 130 millions d'années. Ce sont les angiospermes (du grec angeian, ume et sperma, graine). Les premières ressemblaient aux magnolias. La pollinisation a lieu non plus seulement au hasard du vent, mais grâce aux insectes et aux animaux attires par les fleurs. Les ovules sont complètement enveloppes d'un ou de plusieurs organes de la fleur, les carpelles. Apres la fécondation, ces derniers grossissent et se transforment en fruit. Le fruit protège les graines et en favorise la dissémination. Les angiospermes (ou Magnoliophyta) sont dominantes sur Terre : il y en a 250 000 espèces. 

Comment les graines sont-elles faites ?

 

Selon les groupes de végétaux, les réserves nutritives que renferment les graines sont des glucides, des lipides ou des protéines Elles s'accumulent dans des tissus appelés endosperme (tissu de réserves des graines de conifères. II est haploïde, ne contient qu'un seul lot de chromosome), albumen (Organe de réserves des graines, un tissu a trois lots de chromosomes : il est dit triploïde), cotylédons .

 

Chez les gymnospermes la fécondation est simple : 1'embryon nait de la fusion d'un gamète mâle et d'un gamète femelle, et ses réserves nutritives se constituent dans un tissu femelle, 1'endosperme (. La maturation a lieu dans le cône, la pomme de pin. Chez les angiospermes, la fécondation est double. Les étamines libèrent les grains de pollen. Déposé sur le stigmate, le grain de pollen émet son minuscule tube pollinique qui s'allonge dans le style. Il pénètre dans 1'ovule et décharge deux gamètes mâles. L'un d'eux fusionne avec le gamète femelle et forme 1'oeuf, 1'autre fusionne avec deux noyaux du, sac embryonnaire et donne 1'albumen. C'est alors que la graine nait : 1'oeuf se développe en embryon et 1'albumen est son organe de réserves. Selon les espèces, ces réserves sont utilisées lors de la germination et pour 1'etablissement de la jeune plante (cas du mais), ou elles sont transférées des l'embryogenèse dans les deux premières feuilles de l'embryon (cas du haricot). Ce sont les gros cotylédons ou la plantule puisera sa nourriture avant de devenir autonome. La maturation de la graine a lieu dans le fruit (dans la gousse pour le haricot, par exemple). 
A un certain stade, 1'embryogenese s'arrête, embryon et réserves se déshydratent. La paroi de 1'ovule se durcit et se différencie en téguments protecteurs, plus ou moins imperméables a 1'eau et a 1'air. 

Combien de temps vivent les graines ?
Les graines ont la propriété remarquable de se conserver en état de vie ralentie pendant des années, voire des centaines années. Leur longévité dépend de 1'espece et des conditions de conservation. Les graines dont des réserves sont de nature lipidique comme le colza, 1'arachide ou la noix, ont une durée de vie qui excède rarement une année car elles rancissent. Celles dont les réserves sont glucidiques, comme la plupart de nos céréales, ont une longévité de plusieurs années. Certaines légumineuses ayant des téguments épais et imperméables ont 1'air et a 1'eau survivent encore plus longtemps. Les conditions permettant une longue conservation sont à 1'oppose de celles favorisant la germination. Des graines de lotus ont pu germer après plus de 400, voire 1 000 ans d'enfouissement dans les boues d'un lac, a1'abri de 1'oxygene. Mais le record de longévité est détenu par des graines de lupin (Lupinus arcticus) datées de 10 000 ans au carbone 14. Trouvées à 1'etat congelé dans le sol du Nord canadien, elles n'attendaient que le dégel pour germer. La déshydratation des graines est un facteur clé pour leur conservation. Nombre espèces tropicales, dites " récalcitrantes ", comme 1'hevea, le cacao, le thé ou la mangue, ne supportent pas d'être déshydratées et survivent à peine quelques semaines. 

Quelle est la différence entre graines et fruits ?

 

Il existe bien d'autres types de fruits charnus à multiples graines : 1a framboise est un fruit compose et la figue un fruit multiple... Les fruits secs multiséminés ont aussi des formes variées, comme la gousse des petits pois et des haricots, la silique de 1a monnaie du pape, le follicule de l'ancolie et la pixide du mouron.



A maturité, les carpelles (organe de la fleur qui contient un ou plusieurs ovules. Un carpelle comprend à sa base l'ovaire, surmonte d'une partie effilée, le style, terminé par un renflement, le stigmate. L'ensemble des carpelles forme le pistil.) d'une fleur forment le fruit et les ovules fécondés deviennent les graines. Il y a des fruits secs et des fruits charnus, des fruits uniséminés (à une seule graine) ou pluriséminés (à plusieurs graines). Mais la botanique est pleine de pièges… Chez la tomate, pas de confusion possible, les tissus succulents et rouges de la baie sont bien discernables des petites graines ocres, les pépins. Mais, chez la cerise, la graine n'est pas le noyau ! La graine, ou amande, se trouve à l'intérieur du noyau qui est en réalité la partie interne et lignifiée du carpelle (endocarpe). Quant a la framboise, il s'agit d'une collection de petite drupes : les " pépins " sont en fait d~ petits noyaux. Pour la pomme, le vrai fruit est le trognon contenant les pépin; La partie que 1'on mange est le réceptacle qui englobe le fruit. Pour les fruits secs la confusion entre graine et fruit est très fréquente. Un grain de blé est-il un fruit ou une graine ? 
Et le petit pois ou la noisette ? Dans le lot, seul le petit pois est une graine, la gousse est le fruit ! Les graminées (ou poacées) comme le blé produisent des fruits, dont chaque grain est appelé caryopse : le tégument est colle à la paroi du carpelle. La noisette enchâssée dans sa jolie cupule de bractées vertes est un fruit sec uniséminé ou akène ; la graine est ce que 1'on mange. 

Comment se disséminent-elles?
Les graines, nues ou enveloppées de leur fruit, forment des unités de dissémination appelées diaspores. Ces dernières sont très diverses et capables d'utiliser toutes sortes de moyens pour voyager. Grâce à des enveloppes imperméables et a des structures flottantes, certaines sont capables de voguer au fil de 1'eau, sur de longues distances. La noix de coco en est un exemple frappant : ce palmier colonise toutes les plages de la ceinture intertropicale. 
Ailes, membranes, aigrettes, poils... les systèmes " inventes " par les diaspores pour voler sont innombrables. Ainsi, la renommée d'envahisseur du pissenlit n'est pas usurpée : ses petites aigrettes sont arrachées de leur capitule par un bon coup de vent. Ensuite, grâce à son parachute, la semence est portée par tout courant d'air, aussi tenu soit-il. D'autres semences sautent et se passent de tout agent de dispersion. En réalité, c'est la plante qui les éjecte. Chez les légumineuses, comme les genets ou les glycines, il n'est pas rare que les gousses se fendent brusquement a maturité sous 1'effet de la sécheresse, délivrant vivement leur contenu. Enfin, beaucoup de diaspores " utilisent " les animaux pour se déplacer dans l'espace. Ce sont de beaux exemples de coevolution entre règnes végétal et animal. Certaines diaspores sont disséminées de façon passive : elles s'accrochent au pelage, aux pattes et au cuir des animaux. Leurs formes sont étonnantes : crochets, harpons, pics, tridents, barbelés... Elles s'accrochent aussi a vos chaussettes et vous piquent les chevilles lors de vos balades, comme les luzernes ou la benoîte. Les fruits charnus sont la proie de nombreux animaux efficaces. 
Les haies et bordures de nos forets sont habitées par tout un peuple d'oiseaux qui en sont les disséminateurs attitrés. Dans les forets tropicales humides, ou la biodiversité est importante, la majorité des espèces est consommée par certains singes, beaucoup d'oiseaux et de chauves-souris qui sont des frugivores spécifiques. Enfin, 1'homme disperse aussi les graines. En dehors des mauvaises herbes qu'il transporte malgré lui sous ses chaussures et sur les roues de ses véhicules, il est un disséminateur zélé des espèces qu'il cultive. . . 

Mangeons-nous encore beaucoup de graines?
Nous consommons moins de céréales que nos ancêtres, mais elles constituent encore l'aliment de base des populations rurales des pays en voie de développement. Les céréales représentent 50% de la nourriture de 1'humanite. 
On les mange sous forme de grains, galettes, pains, flocons, semoule ou gâteaux, mais aussi sous forme d'agents de texture dans les glaces, entremets, sauces, soupes. 
On les boit sous forme de boissons alcoolisées : bière (orge), whisky (blé et orge), saké (riz) pour les plus connues. Les légumes secs sont également une source importante de nourriture, un apport de glucides et surtout de protéines : haricots, pois, lentilles, soja, pois chiche... 
Nombre d'autres grains complètent notre alimentation quotidienne. Les oléagineux fournissent nos huiles culinaires, toumesol, colza, arachide, soja, olive, sésame, coton, noix... 
Le poivre et autres épices viennent relever nos plats : cumin, fenouil, carvi, coriandre, badiane, cardamome, cade... 

Pourquoi les graines ne germent-elles pas toujours ?
Les semences ne germent pas forcement des qu'elles sont au sol, ni toutes en même temps. Il n'est pas rare de trouver dans la terre des graines n'ayant pas germé. Pourquoi, par exemple, tous les noyaux des cerisiers sauvages, les merisiers, ne germent-ils pas après leur dispersion et restent sur le sol des forets pendant de longs mois été et d'hiver avant de pousser ? Certaines graines ont perdu leur pouvoir germinatif, pour les autres il faut des conditions externes favorables, des signaux spécifiques pour la levée de dormance, puis pour la germination. Toutes ces conditions définissent le lieu et le temps précis favorables ont la germination et au développement ultérieur des jeunes plantes d'une espèce donnée. Suivons notre exemple. Même si 1'on met les noyaux de merisiers dans des conditions favorables en général pour la germination - a savoir une température douce (comprise entre 10 et 30 °C), dans un sol aéré (présence d'oxygène) et surtout bien humide - ils ne germeront pas. On dit qu'ils sont dormants. Ce n'est après avoir subi une certaine dose de froid que 

Comment font-elles pour reprendre vie ?
Les mécanismes de la dormance, de la levée de dormance et de la germination sont complexes et varient selon les espèces. Il n'existe actuellement aucune interprétation universelle de ces événements capitaux pour la vie des plantes. Leur déterminisme génétique est en cours de déchiffrage grâce à 1'analyse de mutants d'embryogenèse, de dormance et de germination. Cette dernière est définie par la sortie de la pointe racinaire hors des téguments de la graine. Elle est enclenchée selon une séquence définie événements. Il y a dormance quand une étape quelconque précédant la croissance de la radicule est bloquée. 
La germination est sous le contrôle d'un équilibre entre deux hormones a actions antagonistes, elles-mêmes sous influence des facteurs de levée de dormance (le froid par exemple). L'acide abscissique est 1'hormone qui participe à la maturation des semences, maintient la dormance et inhibe la germination. Les acides gibberelliques sont des hormones de germination, impliquées dans la synthèse d'enzymes qui dégradent les parois et les réserves de la graine. Certaines dormances sont tégumentaires, et sont levées des que 1'integrite des téguments est lésée, par abrasion, décomposition, lessivage des inhibiteurs, décapage par les sucs gastriques des animaux... D'autres sont des dormances embryonnaires (dues à la présence de 1'acide abscissique) : elles ne se lèvent pas même quand les téguments sont retires. C'est le cas du merisier. Une fois la germination enclenchée, la plantule se met à croître en utilisant les réserves de la graine. La radicule plonge dans le sol, tandis que la gemmule se déploie vers la lumière. Les jeunes feuilles deviennent capables de photosynthèse. La plante acquiert son autonomie . 

Quelle est l'importance de la production de semences ?
Le chiffre d'affaires mondial du secteur des semences et plants est évalué en 1997 a environ 50 milliards de dollars, dont 20 milliards sont commercialises et 30 milliards représentent la valeur des semences dites " de ferme ", qui sont exploitées localement sans être monnayées. Nous appelons ici " semences et plants " les unités semées ou plantées dans le but d'une production de denrée végétale. 
Pour le botaniste, les semences peuvent être des graines (colza, pois) ou des fruits les contenant : caryopses de céréales, akènes de carottes, glomérules de betteraves, etc. Les plants sont des tubercules, bulbes, boutures, jeunes arbres fruitiers... 
En France, le chiffre d'affaires de la filière semence au stade de gros s'élève à environ 11 milliards de francs, dont 2,7 milliards pour 1'export. Sa production mise sur le marche (notamment de maïs) place notre pays au premier rang européen et au second rang mondial après les Etats-Unis. La filière semence est particulièrement bien organisée dans notre pays. Elle concerne environ 48 000 entreprises. Lorsqu'une nouvelle variété est reconnue par le GEVES (organisme public d'étude des variétés et semences) pour ses qualités et le progrès génétique qu'elle apporte, elle est inscrite et homologuée au catalogue officiel. Le service officiel de contrôle et certification est présent tout au long du processus de production. Si les semences certifiées assurent une productivité élevée, elles sont chères et demandent une technicité avancée. 
Dans les pays en voie de développement, les semences de ferme, non certifiées, sont majoritaires. Les semences génétiquement modifiées sont issues de variété dans laquelle un ou plusieurs gènes ont été introduits par des outils de biologie moléculaire, et non par croisements classiques. 

 

 

http://c.coupin.free.fr/journaux/graine.html

 

e6un7

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pourquoi se gratte-t-on lorsque cela démange ?

Que se passe-t-il dans notre cerveau lorsque cela démange et que l'on se gratte ? Pour avoir un début de réponse, il suffit d'observer ce qui se passe dans le cerveau avec l'imagerie médicale.

Quelque chose démange : on se gratte et cela nous soulage. Pourquoi ce soulagement intervient-il ? Un dermatologiste spécialisé dans la démangeaison a observé ce mécanisme de près afin de tenter de développer de meilleurs traitements. 

En effet, pour certaines personnes, ce problème est une condition chronique qui a un impact direct sur la santé globale. L'étude s'est donc protée sur 13 participants en bonne santé. Les essais se faisaient sous observation à l'aide d'un scanner IRM (Imagerie par Résonance Magnétique). 
 


Cette technologie permet de voir les zones du cerveau qui s'activent. On grattait les participants sur le bas de jambes à l'aide d'une petite brosse pendant des intervalles de 30 secondes (et 30 secondes de pause entre chaque session). 

À la grande surprise des chercheurs, les zones du cerveau qui sont normalement associées avec les sentiments négatifs étaient bien moins actives lorsqu'on grattait. Il est possible que le fait de gratter supprime les composantes émotionnelles liées à la sensation de démangeaison et remplace cette dernière par un soulagement. 

Il s'agit de la première preuve expérimentale qui montre qu'une démangeaison serait inhibée par le fait de gratter. Bien entendu, gratter n'est pas recommandé car cela abîme la peau rapidement. 

Toutefois, comprendre au mieux le processus de soulagement permettra de développer de meilleurs traitements pour soulager efficacement les patients. Un des inconvénients de l'étude est qu'il n'y avait pas de démangeaison à la base de l'expérience. Il faut donc apprécier maintenant jusqu'à quel point on peut extrapoler pour les patients souffrants de démangeaisons récurrentes. 

Comprendre la démangeaison récurrente est important. Plus de 30 millions d'Américains souffrent d'eczéma par exemple. Certains patients souffrent tellement de démangeaisons qu'ils en perdent le sommeil : le risque de décès augmenterait alors significativement. 

Sources : ImaginascienceSciencedaily

 

e6un7

 

Contrôler son esprit pour affûter ses sens

Neurone miroir

 Avoir une vue de lynx ou l’ouïe fine d’un hibou, cela en ferait rêver plus d’un. Mais si les sens sont si développés chez certains animaux, c’est parce que leur anatomie le leur permet. Nous savons cependant qu’il est possible d’améliorer nos sens, comme on le constate par exemple chez les non voyants pour qui l’ouïe et le toucher sont nettement supérieurs à la normale. Et s’il était finalement possible, sans appareillage et sans artifice d’aiguiser nos sens par la seule force de notre esprit ?

Des chercheurs allemands de l’université de Ruhr à Bochum et de l’université de Ludwig-Maximilians à Munich ont étudié chez un groupe pratiquant la méditation, l’impact de la concentration mentale sur le sens du toucher. L’objectif était de déterminer si, grâce à notre capacité de plasticité cérébrale, on pouvait améliorer notre perception tactile suite à un entraînement mental particulier.

Les participants avaient tous une expérience de plusieurs années de méditation zen, pratique que l’on retrouve dans le bouddhisme. Pour l’expérience, ils ont effectué une retraite de trois jours dans un centre spirituel, Benediktushof, en Allemagne, accompagnés des chercheurs. Tous les jours et pendant huit heures, ils ont médité en silence selon la pratique zen qui consiste à ne pas se focaliser sur une pensée ou un élément de l’environnement, donc à laisser « passer » ses pensées.

Pendant deux heures par jour, les chercheurs ont demandé à la moitié des participants de se concentrer sur leur index droit pendant qu’ils méditaient et de prendre conscience des perceptions sensorielles qu’ils ressentaient spontanément dans cette partie du corps. Les six heures restantes ont été consacrées à la pratique zen classique.

Leur acuité tactile a ensuite été quantifiée grâce à un test classique de discrimination tactile. Les chercheurs ont mesuré la distance nécessaire entre deux stimuli tactiles pour qu’ils soient perçus comme deux points distincts (et non pas comme un seul point). Les résultats sont probants, les participants ayant médité deux heures par jour sur leur index droit ont vu leurs performances au test augmenter de 17%. En comparaison, les personnes ayant une déficience visuelle ont des résultats de 15 à 25% supérieurs par rapport à des personnes voyantes. Le groupe ayant médité pendant huit heures sans se focaliser sur leur index n’a vu aucune amélioration.

« Les résultats de notre étude remettent en cause ce que l’on sait à propos des mécanismes cérébraux. Notre concept de neuroplasticité doit être étendu, car l’activité mentale semble induire des effets d’apprentissage similaires à la stimulation active et à l’entraînement physique. » affirme Hubert Dinse, chef du laboratoire de neuroplasticité (Neural Plasticity Lab) à Bochum et co-auteur de l’étude.

La neuroplasticité, c’est la faculté de notre cerveau à s’adapter et à se restructurer en fonction de notre environnement. Depuis plusieurs années, des travaux ont déjà démontré que l’entraînement s’accompagne d’effets de plasticité dans notre cerveau. A présent de nouvelles études comme celle-ci vont encore plus loin et suggèrent que le mental, sans stimulation physique, peut à lui seul engendrer des changements de perception et donc de plasticité.
 
Source : Philipp S.T., Kalisch T., Wachtler T., Dinse H.R. Enhanced tactile acuity through mental states. Scientific Reports, 2015; 5: 13549 doi: 10.1038/srep13549

Créer un site internet avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site