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Articles divers

"La disparition du racisme, comme c'est le cas chez les Musulmans, est une des réussites les plus marquantes de l'Islam et il y a dans le monde contemporain, une urgente nécessité à propager cette vertu islamique..."

A.J. Toynbee "Civilization on Trial", New York, 1948, p. 205.


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Les aliments bonne humeur

Pour avoir de l’énergie, pour être de bonne humeur ou en bonne santé… Il faut miser sur les bons aliments ! Mais que faut-il mettre dans son assiette pour se sentir bien dans son corps et dans sa tête ?

« Que ton aliment soit ton seul médicament »

Hippocrate, père de la naturopathie, voyait déjà les choses ainsi. Pour prévenir les maladies et pour stimuler sa forme, il faut bien choisir les aliments qu’on met dans son assiette et dire « oui » aux alicaments ou aliments fonctionnels !

Le terme alicament est un mot valise qui mélange aliment et médicament. Très justement nommés aliments fonctionnels au Canada, ces aliments auraient un impact réel sur la santé et sur l’humeur. Mais quels sont ces alicaments (100% naturels) ?

NB : On ne parle pas ici des alicaments industriels dont les allégations santé sont souvent le résultat d’opérations marketing et dont les tests cliniques se sont révélés trop insuffisants pour qu’ils puissent être considérés comme de vrais aliments fonctionnels par les grandes institutions ou par les nutritionnistes.

Les principaux alicaments naturels

Pour que l’on puisse parler d’aliment fonctionnel, il faut que les vertus de l’aliment concerné soient appuyée par des études scientifiques concluantes.

Le docteur Richard Béliveau1 dresse ainsi la liste de certains aliments fonctionnels  qui agiraient sur la santé et sur l’humeur:
- Le thé vert
- Le chocolat
- Le curcuma
- La tomate
- Les agrumes, etc…

Je mise sur les épices

 …Mais c’est surtout le curcuma, utilisé en médecine ayurvédique qui brille pour ses promesses sur la santé. Sa teneur en flavonoïdes et surtout en curcumine, lui confère un pouvoir antioxydant qui protège des maladies cardiovasculaires et dégénératives, provoquées par le stress oxydatif.
Astuce : La pipérine contenue dans le poivre noir que l’on mélange au curcuma décuple la proportion de curcumine absorbée par l’organisme. L’association du poivre noir et du curcuma protégerait de certains cancers.
Je n’oublie plus les fruits secs !

Ce n’est pas une collation à laquelle on pense souvent… et pourtant, les fruits secs, en plus d’être savoureux, sont riches en calcium, en magnésium et en vitamine E, des nutriments spécial bonne humeur !

Aliment bonne humeur 

Les amandes constituent une indéniable source d’énergie, en raison de leur teneur en magnésium dont les effets bénéfiques ont été prouvés sur le stress. En cas de légère anxiété ou de coup de fatigue, prenez environ 10 amandes (100 kcals).

Les noix du Brésil (environ 20 kcals/noix) sont aussi une source importante de magnésium. Alcanisantes, ces noix tamponnent l’acidité de notre organisme. Ce mécanisme permet de rétablir l’équilibre acido-basique et de retrouver ainsi énergie et vitalité ! Posologie : une poignée de noix par jour (environ 5 à 6 noix).

Je pense à la vitamine B6 contre les coups de déprime…


La vitamine B6 joue un rôle crucial dans la synthèse de certains neurotransmetteurs comme la sérotonine, la mélatonine et la dopamine. Ils maintiennent l’équilibre psychique et régulent l’humeur, l’appétit et le sommeil.
Les aliments riches en vitamine B6 comme la dinde ou le poulet, le thon, le saumon ou la morue, les pommes de terre avec la pelure et les pistaches non salées, sont excellents contre la déprime, l’irritabilité et la fatigue. Alors n’oubliez pas de les mettre au menu !

…et je mise sur la vitamine B12 si j’ai du mal à me concentrer

La vitamine B12 est essentielle à la croissance, à la division cellulaire et au fonctionnement des cellules du corps, ainsi qu’à l’équilibre du système nerveux. Ces propriétés font d’elle une vitamine fondamentale au maintien de la forme et de la concentration !

Les viandes, les volailles, les poissons, les fruits de mer, les oeufs et les produits laitiers, riches en vitamine B12, sont des aliments qui favoriseront la mémoire, la concentration et l’énergie.

Je fais le plein de fruits pour la bonne humeur

C’est reconnu : la consommation de sucre libère de la dopamine dans notre cerveau, l’hormone du plaisir. Mais plutôt que de se tourner vers les produits sucrés raffinés qu’on trouve dans le commerce, pourquoi ne pas miser sur les fruits de saison ?

De manière purement psychologique, le goût sucré des fruits pourrait permettre la libération de dopamine.

C’est là tout le principe des aliments fonctionnels puisqu’un « aliment-réconfort a une dimension physique : son goût, sa texture, son allure, et une dimension émotive. Et l’émotion peut déterminer l’aliment-réconfort que vous chercherez1. »

Et bien sûr, je dis « oui » au chocolat noir pour le bien-être !

Le chocolat, et surtout le chocolat noir avec au minimum 75% de cacao, stimule la bonne humeur !
Riche en magnésium, c’est un anxiolytique et un antidépresseur naturel, raison pour laquelle il fait l’objet de nombreuses études scientifiques. Il contient de la phényléthylamine, un neurotransmetteur qui stimule la fabrication d’endorphines. Bien qu’on ne connaisse pas encore la fonction précise des endorphines, on considère aujourd’hui qu’elles contribueraient à une sensation de plaisir.
Posologie : limitez-vous à 1 carré de chocolat noir (50 g) par jour pour le plaisir, pour l’humeur et surtout, pour la ligne !

http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Dossiers/DossierComplexe.aspx?doc=aliments_bonne_humeur_sante_page_4_do

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Cordon ombilical : un trésor de cellules souches

Cordon ombilical

Qu’y a-t-il derrière le nombril ?

 Le nombril est le lieu où arrive le cordon ombilical chez le fœtus. Ce cordon permet de nourrir le fœtus grâce au sang apporté par la maman.

Il est constitué de 2 artères et d’une veine. Après l’accouchement, on coupe le cordon. Les vaisseaux vont alors se contracter, en plus de la pince que l’on met pour éviter le saignement.

Et tout naturellement les vaisseaux ne servant plus à rien ils vont progressivement se nécroser. Le reste du cordon chez le bébé va tomber au bout de quelques jours .

Ne reste que la peau et les vestiges des vaisseaux qui sont pratiquement invisibles chez l’adulte. De l’autre côté du nombril, il y a quoi ? Juste une bande de tissu entre les muscles abdominaux de droite et de gauche.

C’est d’ailleurs une zone assez fine, pas très musclée, et donc ce qu’on appelle une zone de faiblesse et elle peut être le siège de hernies. On parle alors de hernie ombilicale par laquelle peut passer parfois une partie de l’intestin.

Le don de sang de cordon

Le sang contenu dans le cordon ombilical a en effet un gros avantage : il contient des cellules souches, autrement dit des cellules au tout début de leur vie qui sont capables de se transformer en cellules spécifiques, comme les cellules de la peau, des os ou de la moelle osseuse. De plus, elles se multiplient indéfiniment.

Les scientifiques ont donc eu l'idée de les utiliser pour soigner les enfants qui souffrent de leucémie.

La greffe de sang de cordon est nettement moins contraignante en ce qui concerne la compatibilité entre le donneur et le receveur.

La première greffe au monde a eu lieu en 1989, à l'hôpital Saint-Louis de Paris. Depuis, la technique s'est développée. Il a fallu créer des banques de sang pour conserver ce sang de cordon congelé.

Pour que le sang congelé soit définitivement valable, il faut impérativement que la femme donneuse réalise, deux mois après son accouchement, une prise de sang de contrôle, pour s'assurer qu'elle n'est porteuse d'aucune infection.

Dans le cas de maladies rares du sang, le sang de cordon peut également être prélevé au sein de la cellule familiale et greffé à un enfant de la même famille, comme cela se fait pour la moelle.

La greffe de sang de cordon

La greffe de sang de cordon est intéressante pour toutes les leucémies, les maladies de la moelle osseuse ou encore les déficits immunitaires, lorsqu'il n'y a pas de donneur compatible.

Au départ réservé aux enfants (cette greffe apporte dix fois moins de cellules que celle de moelle osseuse), depuis quelques temps, elle est davantage proposée aux adultes, sur la base d'une double greffe de sang de cordon.

Le corps du malade est préparé à la greffe grâce à des traitements de chimiothérapie qui suppriment totalement l'ancienne moelle osseuse. Ainsi, le corps s'adapte aux cellules souches greffées qui vont fabriquer de la nouvelle moelle.

Il peut donc arriver que le receveur change de groupe sanguin, si les cellules greffées appartiennent à un autre groupe.

http://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-qu-y-a-t-il-derriere-le-nombril--898.asp?1=1

e6un7

Pourquoi certains résistent mieux aux maladies?

Certaines personnes sont plus fragiles que d’autres et il existe des facteurs de risque ou de mauvaises habitudes qui entrainent une dégradation de l’état de santé et donc du système immunitaire. Parmi celles-ci une mauvaise alimentation, le tabagisme, un manque de sommeil chronique, une insuffisance d’activité physique, un stress permanent. La libération d’hormones du stress comme le cortisol, nuit directement aux défenses immunitaires en inhibant la production de cytokines par les lymphocytes et les macrophages. Mais d'abord qu'est ce qu'un système immunitaire?

Le système immunitaire correspond à l'ensemble des mécanismes de défenses de l'organisme. Il en existe deux types : innée et acquise. On appelle réponse immunitaire le déclenchement du système immunitaire face à une maladie.
La réponse innée ou non spécifique

La réponse non spécifique, qui constitue l’immunité innée, agit en ne tenant pas compte du type de maladie qu’elle combat. Elle constitue la première ligne de défense face à une infection. Plusieurs types de mécanismes interviennent au cours de cette réponse :

les barrières physiques telles que la peau et les muqueuses ;
l’inflammation ;
les cellules de l’immunité innée : ces cellules réalisent la phagocytose, c’est-à-dire qu’elles détruisent les corps étrangers de manière non spécifique. Les cellules de l’immunité innée comprennent entre autres les macrophages et les neutrophiles ;
le complément : il s’agit d’un groupe de protéines qui joue un rôle dans l’immunité.

La réponse acquise ou spécifique

Cette réponse fait intervenir des cellules spécialisées appelées lymphocytes. Il en existe deux classes :

les lymphocytes B : ils sont responsables de la production d’anticorps. Lorsqu’ils rencontrent un agent infectieux, ils produisent des anticorps spécifiques dirigés contre celui-ci. Ces anticorps sont des protéines capables de se fixer sur les protéines étrangères et de détruire le pathogène. On les appelle également immunoglobulines ;
les lymphocytes T : ils peuvent détruire directement les particules étrangères. Ils sont produits dans le thymus.
Il existe des lymphocytes T et B dits à mémoire. Ces derniers gardent le souvenir d'un agent pathogène. Si cet agent infecte une nouvelle fois l'organisme, la réponse engendrée sera beaucoup plus rapide. C'est sur cette propriété du système immunitaire que sont basés les vaccins.

Les globules blancs ou leucocytes sont les cellules de l'immunité. Certaines ont une action non spécifique (comme les macrophages), et d'autres une action spécifique, comme les lymphocytes. © Anne Weston, Wellcome Images, Flickr, cc by nc nd 2.0

Immunite spiruline

Voici comment renforcer son système immunitaire:

- Vitamine C (sans aspartame) 3 à 4 grammes par jour. La voie rectale est la
plus inconfortable, mais la plus efficace!
- S'exposer au maximum au soleil tous les jours (la vitamine D est réputée
augmenter l'immunité naturelle). Voilà pourquoi les grippes sont plus
virulentes l'hiver, parce que les gens s'exposent moins au soleil. Prendre
une dose quotidienne, sur vos heures de repas ou temps de pause.
- Le chlorure de magnésium augmente les défenses naturelles et a le potentiel
de combattre les virus selon certaines études: 20 grammes dans 1 litre d'eau.
Boire un verre à toutes les heures (en temps de pandémie). Pour les jeunes
enfants, diluez la dose à moitié avec de l'eau ou du jus pour masquer le
goût. Se trouve dans les magasins d'aliments naturels et le prix est de 5$
pour 1 sachet. À éviter pour les gens qui ont des problèmes de reins.
Symptômes de désintoxication à prévoir: diarrhées, nausées, maux de tête,
fatigue, etc.

- Le colloïdal d'argent est un des plus puissants antibiotique naturel.

- La chlorite de sodium, comme traitement de l'eau, est l'un des plus
puissants tueurs d'agents pathogènes. Le MMS, procédé pour le traitement de
l'eau du corps humain, pourrait s'avérer précieux en mode préventif et en
mode actif.

- Une alimentation privée de sucre, de café et de boisson gazeuse. Éviter les
produits laitiers et la viande rouge. Augmenter les légumes/fruits et
consommer les aliments dans leur état naturel, sans cuisson (enzymes).

- Faire de l'exercice physique n'est pas seulement un discours moralisant,
mais la démonstration d'un corps et d'un esprit robustes!

http://www.futura-sciences.com/magazines/sante/infos/dico/d/medecine-systeme-immunitaire-2722/

http://sos-crise.over-blog.com/article-comment-renforcer-son-systeme-immunitaire-en-prevision-de-temps-difficiles-99508737.html

e6un7

Comment le lait arrive dans les seins des mamans ?

Cette faculté qu’ont les mamans de pouvoir, comme tous les autres mammifères, nourrir leur enfant, naît à la puberté. Bien sûr, le processus de production de lait commence véritablement lors d’une grossesse mais la montée à plein régime ne démarre qu’à la naissance surtout lorsque les tétées se mettent en place (si maman n’allaite pas son enfant, ses seins s’arrêteront naturellement de produire).

Le sein c’est quoi ?

Quatre éléments principaux le constituent : ils jouent tous un rôle dans la production du lait.
1- Des cellules qui fabriquent le lait ; elles sont regroupées dans des sortes de poches appeléesalvéoles ; au centre de la poche, le lait s’accumule temporairement. Les alvéoles sont elles-mêmes regroupées en lobules comme des petites grappes.

2- Des systèmes d’éjection du lait, comme des pompes (le service de livraison en quelque sorte) ; on les appelle aussi les cellules myoépithéliales car ce sont des cellules musculaires qui se contractent

3- Un intense réseau de vaisseaux sanguins permettant d’amener tous les éléments (matières premières, messagers chimiques, constituants du lait) vers les cellules de fabrication

4- Des silos de graisse dispersés un peu partout et entourant les alvéoles, qui servent à les protéger des chocs.

On peut grossièrement voir le sein comme un arbre fonctionnant à l’envers : l’arborescence (branches, ramifications et ses feuilles) étant le lieu où tout se fabrique et le tronc étant la voie pour évacuer le lait vers l’extérieur.

lait1Les différents stades pour rendre l’usine opérationnelle

A sa naissance, une petite fille possède l’ensemble des éléments qui lui seront utiles pour produire le lait, lorsqu’elle deviendra maman. Les branches de l’arbre sont présentes, les alvéoles sont par contre à l’état de bourgeons. Aux différentes étapes de sa vie, l’arborescence va simplement se développer (se multiplier et grandir).

A la puberté

A l’adolescence, le corps soumis à l’influence d’hormones va se modifier (une hormone est une substance chimique fabriquée par une glande et qui va jouer un rôle de messager, pour déclencher une action particulière). Au niveau des seins, les différents éléments de l’usine de production prennent de l’ampleur :

- les ateliers se multiplient et grandissent et les bourgeons deviennent de petites alvéoles,

- les voies d’évacuation du futur lait se développent,

- le silo graisseux s’accumule (c’est ce qui donne le volume à la poitrine)

Maman attend un bébé

Sous l’action des hormones de grossesse, l’anatomie des seins passe à la vitesse supérieure :

-       Les branchages se multiplient davantage,

-       Les bourgeons éclosent, et forment des cellules alvéolaires de plus grande taille : les ateliers de fabrication s’agrandissent

-       Le réseau sanguin se développe (ce qui facilite l’arrivée des matières premières)

-       Extérieurement également, le sein se modifie : l’aréole (partie autour du mamelon) s’étend et devient plus foncée (pour être mieux décelée par le futur bébé).

L’usine est prête et commence même à produire un peu sous l’action d’une hormone (laprolactine dont nous reparlerons plus loin). On n’est cependant pas dans la grande production car certaines hormones de la grossesse (celles libérées par le placenta, cet organe qui connecte l’embryon à la paroi utérine) bloquent le processus (ce n’est pas la peine de produire alors que bébé n’est pas encore là)

lait2Naissance du bébé et tétée

Après la naissance, les hormones de la grossesse ne sont plus là : il n’y a donc plus de blocage au niveau de l’atelier de fabrication. Par contre, deux autres hormones produites par le cerveau de la mère vont stimuler le processus de fabrication et de transport : la prolactine(pour fabriquer le lait) et l’ocytocine (pour l’excréter).

Le reflexe neuro-hormonal se met alors en place : dès que l’enfant tète et stimule le sein de sa mère, l’information est transmise au cerveau via des nerfs sensitifs. L’ordre est compris : il faut activer la production pour satisfaire la demande ! Le cerveau libère donc la prolactine qui va agir sur les alvéoles pour activer la production (voir le paragraphe consacré à la « fabrication ») et l’ocytocine, qui va agir au niveau des pompes afin d’éjecter le lait produit.

lait3L’usine de fabrication du lait

L’élaboration du lait passe par deux mécanismes :

- l’utilisation des produits disponibles dans le corps maternel, sans transformation,

- la fabrication proprement dite, d’éléments créés de toutes pièces à partir de nutriments présents dans le sang maternel.

Le lait contient beaucoup d’eau. C’est pour cela, que le lait est très désaltérant pour les nourrissons. L’eau et tous les éléments qui y sont dissous ou associés (petites protéines, sels minéraux, vitamines…) sont directement disponibles dans le sang maternel, sans transformation.

D’autres constituants du lait nécessitent un peu plus de travail.

C’est le rôle des alvéoles. La prolactine, vient se fixer sur leurs parois (comme une clé dans une serrure) et active les machines. Connectées au réseau sanguin, les alvéoles récupèrent  les matières premières et les transforment pour obtenir le produit final (grosses protéines, sucres, graisses). Ce sont ces produits là, plus longs à fabriquer qui arrivent dans le lait en fin de tétée.

Le lait est donc fabriqué pendant les tétées et aussi entre les tétées. Ce qui est fabriqué entre les tétées est un peu stocké dans des zones tampons : il sera consommé à la tétée suivante. Lorsque la réserve est pleine, la fabrication s’arrête.

Le lait est fabriqué, maintenant il faut le livrer.

Lait maternel

L’ocytocine, la seconde hormone, donne l’ordre aux petites pompes d’éjection entourant les alvéoles de se contracter. Telle une pieuvre qui encercle l’alvéole, elle va se contracter : le lait est ainsi excrété vers l’extérieur des alvéoles, vers les canaux puis vers la bouche de l’enfant qui en tétant, aspire.

lait5

 

Certaines pathologies (heureusement très rares) peuvent empêcher la mère d’allaiter  :
-des problèmes anatomiques : il s’agit-là par exemple de malformations ou absence de développement mammaire dans la vie embryonnaire ou à la puberté.
Il peut aussi y avoir (de façon plus fréquente) les mamelons rétractés qui ne permettent pas à l’enfant de téter. Dans ce cas, il existe des solutions (dont des interventions chirurgicales avec anesthésie locale) permettant un allaitement correct.

On peut aussi évoquer les suites d’interventions de chirurgie (ablation de tumeurs par exemple) qui ont lésé des glandes mammaires, ou sectionné des nerfs ou des canaux.

des problèmes physiologiques :

Certaines femmes ont des dérèglements hormonaux qui empêchent le bon fonctionnement du réflexe neuro-hormonal. Le réflexe neuro-hormonal est aussi sensible au stress.

Nous avons évoqué dans l’article les principales hormones participant à la lactation (prolactine et ocytocine) mais il y en a d’autres dont les hormones de la thyroïde et l’insuline. Une mère avec des problèmes de diabète et de d’hypothyroïdie non traités, pourrait donc avoir des difficultés pour produire du lait.

http://kidiscience.cafe-sciences.org/articles/comment-le-lait-arrive-dans-les-seins-des-mamans/

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Pourquoi grossit-on quand on vieillit ?

Pourquoi grossir

Au fil des années, la prise de poids semble inévitable. En France, les femmes prennent en moyenne 7,5 kg entre 20 et 50 ans, contre une dizaine pour les québécoises.
Pour certaines, le poids augmente progressivement durant toute la vie mais pour d’autres, cela se fait à l'occasion des grossesses et de la ménopause. A plus petite échelle, les hommes sont également concernés, surtout au niveau de la partie abdominale. Que se passe-t-il donc dans l’organisme ?

Avant toute chose, il faut savoir que les femmes ont une quantité de graisse plus importante que les hommes. On estime que 18 à 25% de leur poids corporel est constitué de tissu adipeux, contre seulement 10 à 15% chez les hommes.  Leurs réserves graisseuses localisées surtout dans le bas du corps (cuisses, hanches, fesses, …) ont servis de stocks, durant des millénaires. Elles permettaient  d’assurer la survie et la reproduction de l’espèce humaine en cas de famine. Ces réserves de graisse ont donc été conçues pour ne pas disparaître facilement, contrairement à celles des hommes, localisées sur l’abdomen, c'est d'ailleurs pour cette raison que les femmes ont plus de mal à maigrir que les hommes. Ce qui représentait un atout biologique autrefois, est désormais perçu comme un défaut de l’organisme dans nos sociétés d’abondance.

 

Le métabolisme de base

Une question de calories

La prise de poids avec l’âge s’explique d’abord par le métabolisme de base. Il représente les calories que l’organisme dépense pour assurer le minimum vital : plus il est faible,  et plus on peut prendre de poids. Le principal facteur qui influe sur lui est la proportion de masse musculaire, plus grande chez les hommes. C’est pour cette raison qu’ils ont un métabolisme de base plus élevé que celui des femmes : le cœur et les poumons doivent s’activer davantage pour couvrir toute la masse musculaire.

Exemple :
► Le métabolisme de base d’un homme de 20 ans, mesurant 1 m 80 et pesant 70 kg est d'environ 1510 kilocalories.
► Celui d'une femme de 20 ans, mesurant 1 m 65 et pesant 60 kg est d'environ 1320 calories.

Une baisse de la masse musculaire 

Avec l’âge, la masse musculaire diminue, entraînant la baisse du métabolisme basal : on estime qu’il diminue de 2 à 3% par décennie à l’âge adulte. Le nombre de calories dépensées au repos diminue,  alors que l’alimentation reste souvent la même. Par conséquent, les calories qui étaient autrefois brulées par l’organisme, sont stockées sous formes de graisse.

► Il est conseillé aux personnes âgées de plus de 50 ans d'augmenter leur consommation de protéines alimentaires pour freiner la perte musculaire.

Deux caps : la ménopause et la grossesse

Le rôle des hormones dans la ménopause

Lors de la ménopause, la baisse des œstrogènes accélère la perte musculaire au niveau des parties inférieures de l’organisme. Elle va donc amplifier le phénomène expliqué précédemment.  La femme ne pouvant plus donner naissance à un enfant, ses réserves graisseuses n’ont plus lieu d’être. Le changement de la silhouette est alors inévitable : les cuisses maigrissent, au contraire de la taille et des hanches qui s’épaississent. La baisse de la masse musculaire entraîne globalement une prise de poids si le même mode de vie est conservé.

► L’augmentation du poids moyen chez les femmes ménopausées varie de 4 kg à 5 kg.

Eviter la sédentarisation

Ces bouleversements hormonaux sont souvent accompagnés de changements importants dans la vie des femmes concernées (départ des enfants, stress professionnel). Pour éviter une prise de poids, il faut équilibrer son alimentation et surtout augmenter son activité physique. Cela permet de réduire la diminution de la masse musculaire et de maintenir son métabolisme de base.
Une étude menée à Genève a montré l’importance de l’activité physique dans la vie, et particulièrement au moment de la ménopause. Elle a montré que les femmes qui font 20 à 30 minutes d’exercice par jour (marche rapide, course, …) ne prennent quasiment pas de poids durant cette période difficile.

► Il est important, lorsqu'on vieillit, de consulter un médecin avant de débuter un programme d'entraînement.

Les grossesses successives

Il est parfois difficile de revenir au poids précédant la grossesse. Au cours de celle-ci, les hormones ont joué un grand rôle dans l’apparition des "kilos de grossesse". Certaines contribuent à développer l’appétit tandis que d’autres vont amplifier le phénomène de stockage par l’organisme en prévision de l’allaitement. Il est conseillé de reprendre une activité physique après la grossesse. La plupart du temps, on recommande d’attendre 2 mois, après la rééducation périnéale. Cependant, dans le cas d’une césarienne ou d’une épisiotomie, il faudra attendre plus longtemps.

Les autres facteurs

L'hypothyroïdie 

Ce dysfonctionnement de la glande thyroïde est relativement fréquent. Il entraîne une augmentation du poids et s’accompagne généralement d’une fatigue inhabituelle. Cette affection qui touche surtout les femmes après 50 ans, ne se guérit pas mais se contrôle très bien en prenant quotidiennement deshormones thyroïdiennes de remplacement (ou de substitution).

La perte osseuse

A la perte musculaire, il faut aussi ajouter une légère perte osseuse qui entraîne également une diminution de notre métabolisme de base. Il est donc conseillé d'augmenter son apport en vitamine D, surtout lorsqu'on sait que près de 80% des occidentaux présentent des carences en vitamines D !

Le laisser-aller

Au fil des années, le niveau de vie et la situation sociale changent. Cela favorise la sédentarité, la consommation d’aliments raffinés comme les boissons sucrées, le vin, les viandes rouges non transformées… D’autres facteurs interviennent également dans le gain pondéral : la consommation d’alcool, le temps passé devant la télévision ou encore l’utilisation de la voiture.

Ainsi, la prise de poids avec l'âge n'est pas inéluctable: adapter son alimentation aux besoins de l'organisme et pratiquer une activité physique suffisent à conserver un poids "santé".

http://www.passeportsante.net

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