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"La disparition du racisme, comme c'est le cas chez les Musulmans, est une des réussites les plus marquantes de l'Islam et il y a dans le monde contemporain, une urgente nécessité à propager cette vertu islamique..."

A.J. Toynbee "Civilization on Trial", New York, 1948, p. 205.


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L’État islamique en Iraq, le « Projet Califat »


Comprendre la montée en puissance de l'EIIL en... par lemondefr

La légende d’al-Qaeda et la menace d’un « Ennemi Extérieur » est entretenue par de nombreux médias et par la propagande gouvernementale.

Dans l’ère post-11 septembre 2001, la menace terroriste d’al-Qaeda constitue la pierre angulaire de la doctrine militaire desUSA/OTAN. Elle justifie – sous un mandat humanitaire – la conduite « d’opérations anti-terroristes » à travers le monde.

Connues et documentées, des entités affiliées à al-Qaeda ont été utilisées par les USA/OTAN dans de nombreux conflits comme des « MEMBRES actifs du renseignement » depuis les grandes heures du conflit entre l’Afghanistan et l’Union Soviétique. En Syrie, les rebelles d’al Nusrah et d’ISIS sont les fantassins de l’alliance militaire occidentale, qui à son tour supervise et contrôle le recrutement et l’entraînement de forces paramilitaires.

Tandis que le Département d’État US accuse plusieurs pays « d’héberger des terroristes », les États-Unis sont, au niveau mondial, le « Sponsor Étatique du Terrorisme » Numéro Un: l’État Islamique de l’IRAK et d’al-Sham (ISIS, Islamic State of Iraq and al-Sham, ndlr) – qui sévit à la fois en Syrie et en Irak – est secrètement soutenu et financé par les USA et leurs alliés, dont la Turquie, l’Arabie Saoudite et le Qatar. De plus, le projet de califat sunnite de l’État Islamique de l’Irak et d’al-Sham coïncide avec un vieil agenda US visant à découper l’Irak et la Syrie en territoires distincts: un Califat Islamique Sunnite, une République Arabe Chiite, une République du Kurdistan, entre autres.

La GUERRE MONDIALE contre le Terrorisme emmenée par les USA constitue la pierre angulaire de la doctrine militaire états-unienne. « Faire la chasse aux terroristes »  est un élément central de la guerre non-conventionnelle. L’objectif sous-jacent est de justifier la conduite d’opérations anti-terroristes à travers le monde, permettant aux USA et à leurs alliés de s’ingérer dans les affaires de nations souveraines.

Beaucoup d’AUTEURS progressistes dont des médias alternatifs, tout en concentrant leur attention sur les développements récents en Irak, ne parviennent pas à comprendre la logique derrière la « Guerre Mondiale contre le Terrorisme ». L’État Islamique de l’Irak et d’al-Sham (ISIS) est souvent pris pour une « entité indépendante » plutôt qu’un instrument de l’alliance militaire occidentale. Par ailleurs, beaucoup d’activistes pacifistes engagés – qui s’opposent aux éléments de l’agenda militaire de l’OTAN – approuveront néanmoins l’agenda  de WASHINGTON dirigé contre al-Qaeda. La menace terroriste mondiale est considérée comme « réelle »: « Nous sommes contre la guerre, mais nous soutenons la Guerre Mondiale contre le Terrorisme ».

Le projet Califat et le Rapport du Conseil National du Renseignement US

Un nouveau flot de propagande a été mis en mouvement. Le chef du désormais défunt État Islamique de l’Irak et d’al-Sham (ISIS),  al-Baghdadi, a annoncé le 29 juin 2014 la création d’un État Islamique:

Les combattants fidèles au « Calife Ibrahim ibn Awwad » du groupe, ou ABU BAKR al-Baghdadi tel qu’il était connu jusqu’à l’annonce du dimanche 1 juillet, sont inspirés par le califat Rachidun, qui a succédé au Prophète Mahomet au septième siècle, et est vénéré par la plupart des Musulmans. » (Daily Telegraph, 30 juin 2014)

C’est d’une ironie cruelle, le projet califat en tant qu’instrument de propagande a été dans les tiroirs du renseignement US depuis plus de dix ans. En décembre 2004, sous l’administration Bush, le Conseil National du Renseignement (NIC, National Intelligence Council, ndlr) avait prédit que d’ici l’année 2020, un Nouveau Califat s’étendant de la Méditerranée Occidentale à l’ASIE Centrale et à l’Asie du Sud-Est émergerait, menaçant la démocratie et les valeurs occidentales.

Les « découvertes » du NIC ont été publiées dans un rapport de 123 pages accessible au public intitulé « Tracer l’Avenir Mondial » (« Mapping the Global Future« , ndlr).

Un Nouveau Califat fournit un exemple de la façon dont un MOUVEMENT MONDIALalimenté par des politiques radicales d’identité religieuse pourrait constituer un défi aux normes et aux valeurs occidentales comme fondation du système mondial. (emphase de l’auteur)

Le rapport du NIC de 2004 frise le ridicule; il est dénué de renseignements, tout comme d’analyse historique et géopolitique. Son récit inventé en rapport au califat, cependant, est doté d’une ressemblance troublante avec l’annonce de com’ hautement relayée de la création du Califat par le chef de l’ISIS, Abu Bakr al-Baghdadi.

Le rapport du NIC présente un soi-disant « scénario fictionnel d’une lettre écrite par un petit-fils fictionnel de ben Laden à un membre de la famille en 2020. » C’est sur cette base qu’il fait des prédictions pour l’année 2020. S’appuyant sur un récit de lettre d’un petit-fils de ben Laden inventé de toutes pièces plutôt que sur des renseignements et une analyse empirique, la communauté US du renseignement en conclut que le califat représente un réel danger pour le monde occidental et LA CIVILISATION OCCIDENTALE.

D’un POINT DE VUE de propagande, l’objectif qui sous-tend le projet Califat – tel qu’il est décrit par le NIC – est de diaboliser les Musulmans en vue de justifier une croisade militaire:

Le scénario de fiction dépeint ci-dessous fournit un exemple de la façon dont un mouvement mondial alimenté par un communautarisme religieux radical pourrait émerger.

Selon ce scénario, un nouveau Califat est proclamé et parvient à faire avancer un puissante contre-idéologie qui rencontre un intérêt répandu.

Il est mis en scène sous la forme d’une lettre hypothétique d’un petit-fils fictionnel de ben Laden à un membre de la famille en 2020.

Il relate les luttes du Calife pour essayer d’arracher le contrôle aux régimes traditionnels et les conflits comme la confusion qui s’ensuivent à la fois au sein du  et à l’extérieur, entre les Musulmans et les États-Unis, l’EUROPE, la  et la Chine. Alors que la réussite du Calife à mobiliser un soutien varie, des lieux loin du cœur musulman au Moyen-Orient – en  et en Asie – se convulsent à la suite de ses appels.

Le scénario se termine avant que le Calife ne réussisse à établir à la fois l’autorité spirituelle et temporelle sur un territoire – ce qui a été historiquement le cas pour les Califats précédents. À la fin du scénario, nous identifions les leçons à retenir. (« Mapping the Global Future », p.83) (emphase de l’auteur)

la page 90 du rapport

la page 90 du rapport

Ce rapport « d’autorité » du NIC « Mapping the Global Future » n’a pas seulement été présenté à la Maison Blanche, au Congrès et au Pentagone, il a aussi été envoyé aux alliés des USA. La « menace émanant du MONDE MUSULMAN » à laquelle se réfère le rapport du NIC (comprenant la section sur le projet de califat) est fermement installée dans la doctrine militaire des USA/OTAN.

L’intention était que le document du NIC soit lu par des responsables de haut rang. En gros, il faisait partie de la campagne de propagande « TOPOFF » (« Top Official », responsable de haut rang, ndlr) qui cible les hauts fonctionnaires qui prennent les décisions en politique étrangère et militaire, sans oublier des intellectuels, des chercheurs et des « activistes » d’ONG. Le but est de s’assurer que les « responsables de haut rang » continuent de croire que des terroristes islamistes menacent la sécurité du monde occidental.

La base théorique du scénario du califat est le « Choc des Civilisations », qui fournit une justification, aux yeux de l’opinion publique, à ce que les USA interviennent à travers le monde dans le cadre d’un agenda mondial anti-terroriste.

D’un point de vue géopolitique et géographique, le califat s’étend sur une vaste région dans laquelle les USA cherchent à accroître leur influence économique et stratégique. Selon les termes de DICK CHENEY en relation au RAPPORT DU NIC DE 2004:

Ils parlent de vouloir rétablir ce que vous pourriez appeler le Califat du septième siècle. C’est le monde tel qu’il était organisé il y a 1200, 1300 ans en fait, quand l’Islam ou des gens islamiques contrôlaient tout depuis le Portugal et l’Espagne à l’Ouest; à travers la Méditerranée vers l’AFRIQUE du Nord; toute l’Afrique du Nord; le Moyen-Orient; en remontant dans les Balkans; les Républiques d’Asie Centrale; l’extrémité sud de la RUSSIE; une bonne partie de l’Inde; et jusqu’à ce qui est l’Indonésie aujourd’hui. En un sens de Bali et Djakarta à un bout, à Madrid à l’autre. – Dick Cheney (emphase de l’auteur)

Ce que décrit Cheney dans le contexte d’aujourd’hui, c’est une vaste région s’étendant de la Méditerranée à l’Asie Centrale et à l’Asie du Sud-Est dans laquelle les USA et leurs alliés sont directement impliqués dans diverses opérations militaires et d’espionnage.

Le but avoué du rapport du NIC était « de préparer la prochaine administration Bush aux défis qui vont l’attendre en faisant des projections à partir de tendances actuelles pouvant poser une menace aux intérêts US ».

Le document de renseignement du NIC était basé, ne l’oublions pas, sur « une lettre hypothétique d’un petit-fils fictionnel de ben Laden à un membre [fictionnel] de la famille en 2020. » « Les leçons à retenir » telles qu’elles sont ébauchées par ce document « d’autorité » de renseignements du NIC sont les suivantes: (emphase de l’auteur)

  • le projet de califat « constitue un défi sérieux à l’ordre international ».
  • « La  des technologies de l’information va probablement amplifier le choc entre le monde occidental et le monde musulman… »

Le document se réfère à l’appel aux Musulmans lancé par le Califat et conclut que :

la proclamation du Califat n’amoindrirait pas les risques du terrorisme et la provocation de nouveaux conflits [sic] (emphase de l’auteur)

 

"Leçons à retenir"

« Leçons à retenir »

L’analyse du NIC suggère que la proclamation d’un califat génèrera une nouvelle vague de terrorisme issue de pays musulmans, justifiant ainsi une escalade dans la Guerre Mondiale contre le Terrorisme de la part des USA:

la proclamation du califat … pourrait alimenter une nouvelle génération de terroristes résolus à l’attaque contre ceux qui s’opposent au califat, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur du monde musulman. (emphase de l’auteur)

Ce qu’omet de mentionner le rapport, c’est que les renseignements US, en liaison avec le MI-6 britannique et le Mossad israélien, sont secrètement impliqués dans le soutien à la fois aux terroristes et au projet califat.

À leur tour, les médias se sont embarqués dans une nouvelle vague de mensonges et d’inventions, se focalisant sur « une nouvelle menace terroriste » émanant non seulement du monde musulman, mais de « terroristes islamistes domestiques » en Europe et en Amérique du Nord.

Michel Chossudovsky

Article original en anglais :

 isis-caliphatemapO Estado Islâmico, o “Projeto do Califado” e a “Guerra Global ao Terrorismopublié le 4 juillet 2014.

Traduction : reseauinternational.net

http://www.mondialisation.ca/letat-islamique-le-projet-califat-et-la-guerre-mondiale-contre-le-terrorisme/5390077

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Ballonnements : 8 astuces pour y remédier

Voici 8 conseils pour combattre au naturel les sensations désagréables de ballonnements…

Les fibres sont de manière générale, très bonnes pour la santé et il est conseillé d’en consommer tout au long de l’année. Il existe deux classes de fibres : les solubles et les insolubles. Ce sont les fibres insolubles qui, si elles ne sont pas consommées à l’excès, permettent de stimuler le transit intestinal et de limiter la constipation, qui s’accompagne souvent de ballonnements. On trouve des fibres insolubles se trouvent dans les céréales complètes, le son de blé, les amandes, les noix, les fruits et légumes ou les graines de lin, par exemples.

 

2 – Le fenouil

Le fenouil est très efficace pour lutter contre les troubles digestifs. Il doit être consommé de préférence entre les repas, au choix :

  • sous forme de graines : 1 à 2 g de fenouil, 3 fois par jour ;
  • en infusion : 1 à 3 g de graines séchées infusées dans de l’eau bouillante pendant 5 à 10 minutes, 3 fois par jour  ;
  • en teinture : 5 à 15 ml 3 fois par jour ;
  • sous forme d’huile essentielle : 0,1 à 0,6 ml par jour.

 

3 – Eviter certains aliments ou boissons

Certains aliments sont directement responsables des ballonnements. Les gommes à mâcher et les boissons gazeuses en font partie. Les ballonnements sont liés à une accumulation d’air ou de gaz dans les intestins, provoquant un gonflement. Les boissons gazeuses libèrent du gaz dans le tube digestif et contribuent à cette sensation de ballonnements. Les chewing-gums sont également à éviter car ils font fonctionner l’appareil digestif « à vide ».  L’air s’accumule ainsi dans le tube digestif, ce qui fait survenir des ballonnements.

Le charbon végétal, ou charbon actif, est une poudre noire obtenue par la calcination à haute température du bois, de coques de noix de coco ou de noyaux d’olives. Cette carbonisation a pour but de purifier la matière végétale et d’augmenter sa porosité,  ces pores ayant la faculté de contenir des gaz. Le charbon végétal possède donc de nombreuses vertus thérapeutiques sur le système digestif. Il peut, entre autres, absorber jusqu'à 100 fois son volume en gaz, et éliminer ainsi les gaz dus aux fermentations afin de soulager les ballonnements.
 

5 – Manger doucement et bien mâcher

Il est important de prendre au moins 20 minutes pour manger. Manger trop vite et ne pas mâcher suffisamment aura tendance à provoquer des maux de ventre et des ballonnements. Mastiquer convenablement les aliments facilite le travail de digestion et limite ainsi le risque d’aérophagie (= ingestion d’air dans l’estomac et dans l’œsophage).
Essayez également de réduire votre niveau de stress car en cas de nervosité on a tendance à manger plus vite ce qui rend la digestion plus difficile et le risque d’être ballonné(e), plus grand.
 

6 – Recourir à l’homéopathie

En cas de ballonnements, l’homéopathie offre elle-aussi des solutions. Le Carbo Vegetalis 5CH, ou charbon végétal, donne de bons résultats à raison de 3 granules homéopathiques  30min à 1h avant le repas. 
China Rubra 9H est recommandé en cas ventre ballonné et tendu, à raison de 5 granules 2 à 3 fois par jour. La Nux Vomica ou noix vomique est elle conseillée en cas de douleurs abdominales liées aux ballonnements à raison de 5 granules 2 à 3 fois par jour.

Les ballonnements peuvent être causés par des intolérances à certains aliments et notamment au FODMAP (= les aliments dits fermentables, les oligosaccharides (fructanes), les disaccharides (lactose), les monosaccharides (fructose) et les polyols). Si vous souffrez de ballonnements chroniques, il est conseillé de réduire pendant un mois ces classes d’aliments et de les réintroduire progressivement afin d’identifier lesquelles peuvent être à l’origine des ballonnements.

 

- Aliments ayant une teneur élevée en fructanes : asperges, ail (en grande quantité), poireau, oignon, blé (en grande quantité)
Aliments ayant une teneur élevée en lactose : lait et certains produits laitiers, margarine, fromages à pâte molle non-affinés (= ricotta, cottage, mascarpone)
- Aliments ayant une teneur élevée en oligosaccharides : légumineuses, lentilles, pois chiches
Aliments ayant une teneur élevée en fructose : miel, pomme, mangue, poire
Aliments ayant une teneur élevée en polyols : pomme, abricot, avocat, cerise, nectarine, poire, prune, champignons, sorbitol, xylitol

 

8 – Limiter les aliments pouvant fermenter

Certains aliments contenant une quantité importante de glucides, comme les polysaccharides ou les oligosaccharides, peuvent provoquer des symptômes semblables à ceux de l’intestin irritable, et notamment des ballonnements et une production de gaz, causés par la fermentation de ces glucides. Si vous avez identifié que ces aliments sont responsables de vos ballonnements, il est conseillé d’éviter entre autres, le brocoli, le chou, le navet, le chou de Bruxelles, le chou-fleur, les lentilles, les pois et les haricots secs.

http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Dossiers/DossierComplexe.aspx?doc=lutter-conttre-les-ballonnements-7-tester-les-intolerances-

Soigner le rhume en naturopathie

Écrit par Azais Khalsi   

Renforcer ses défenses immunitaires par une alimentation saine et équilibrée

Le premier rempart contre le rhume (et contre beaucoup d'autres infections!) consiste à renforcer ses défenses immunitaires.

Pour les naturopathes un excès d'acidité de l'organisme en est la principale cause. Comme en médecine chinoise, les naturoapthes accorde une grande importance au Foie, organe de soutien, très souvent surchargé.

La naturopathie conseille d'abord de veiller à son hygiène de vie: sommeil suffisant et de bonne qualité, exercice  physique permettant d'évacuer le stress, alimentation équilibrée, riches en fruits et légumes frais et bio (pour les vitamines, minéraux, et substances anti-oxydantes), des céréales complètes, des graisses végétales de bonne qualité (huiles 1ère pression à froid, non raffinées).

Quelques conseils pour un mode de vie équilibré :

  • Pratiquer une activité physique régulière et adaptée.
  • Pratiquer des activités de relaxation
  • Favoriser le contact avec la nature
  • Prendre des saunas et des bains chauds.
  • S'octroyer des plages suffisantes de loisir et de détente
  • Veiller à dormir suffisamment et privilégier un sommeil naturel
  • Pratiquer régulièrement des respirations amples et profondes.

Alimentation

Les aliments à privilégier pour renforcer ses défenses immunitaires sont les suivants :

En cas de Rhume (ou rhino-pharyngite) il sera préférable de se mettre à la diète, ou du moins de limiter l'alimentation à des bouillons, des soupes, des légumes et des fruits doux. Dans tous les cas, les aliments acides, en particulier les agrumes, doivent être totalement supprimés, de même que le lait et les produits qui en sont dérivés. Cela est encore plus vrai pour les enfants qui font des rhinos à répétition.

Quelques conseils : 

  • Les probiotiques, renforcent la flore intestinale et aident ainsi à combattre les infections 
  • L'ail et l'oignon, qui agissent comme des antibiotiques naturels,
  • L'echinacée (plante originaire d'Amérique du Nord), immunostimulante: à consommer en cure préventive, à l'automne ou au début de l'hiver,
  • Les aliments riches en zinc, qui stimule la production des leucocytes (ou globules blancs) et limite la capacité de reproduction des virus,
  • Les aliments riches en vitamine C: plutôt que d'absorber des comprimés de vitamine C de synthèse (dont l'efficacité est controversée), privilégiez plutôt les aliments tels que les agrumes, le kiwi, le persil, les épinards, les chouxverts (en particulier le brocoli -à consommer croquant, avec une cuisson courte, car la vitamine C est thermosensible), l'acérola...
  • Le gingembre, stimulant immunitaire.

Soigner un rhume installé

Et si, malgré tout, le virus a réussi à s'installer, rien n'est perdu! Outre des paquets de mouchoirs (en papier recyclé!), il est encore temps de vous procurer:

  • De la propolis (cire sécrétée par les abeilles), puissant antibiotique, anti-infectieux, anti-septique, anti-viral, anti-fongique et anti-inflammatoire: un gramme, 1 à 3 fois par jour,
  • De l'huile de nigelle (anti-infectieux, détoxifiant et protecteur de l'appareil respiratoire): une cuillère à café le matin, à jeun, et une le soir, avant le dîner,
  • De l'huile essentielle d'eucalyptus, de pin, de cyprès, de myrte: en diffusion pour assainir l'atmosphère, ou en inhalation (3 gouttes dans un bol d'eau bouillante, durant 10 minutes, 1 à 3 fois par jour), ou encore en gargarismes en cas de toux (3 gouttes dans un demi verre d'eau chaude),
  • Du thym, de l'origan en infusion (antiseptique), ou encore du gingembre (anti-tussif),
  • D'autres produits de phytothérapie comme l'hysope (bon expectorant contre la toux, l'enrouement), la camomille (dégage les sinus) ou la marrube (fluidifie les sécrétions et expectorant),
  • Le Chlorure de magnésium : boire 10 cl par jour à raison de 20g dilués dans un 1l d'eau.
  • Jus d'argousier : 1 cuil à soupe le matin, Ou acérola 1g par jour.
  • Enfin, la tisane de thym, au citron et au miel est toujours utile pour enrayer un rhume débutant

Le romarin pour vos problèmes hépatiques et gastro-intestinaux

Romarin

Noms communs : Encensier, herbe aux couronnes, rose des marins, rose de la mer, rose-marine.
Nom botanique : Rosmarinus officinalis, famille des labiées ou lamiacées.
Noms anglais : Rosemary.

Parties utilisées : Parties aériennes, idéalement à la floraison.
Habitat et origine : Plante vivace arbustive originaire des maquis, garrigues et rocailles du bassin méditerranéen, aujourd'hui répandue un peu partout sous les climats tempérés qui connaissent des hivers doux. La plante aime le plein soleil et tolère modérément la sécheresse. Sous les climats plus nordiques, on la traite comme une annuelle que l’on cultive par semis ou par bouturage, car elle ne résiste pas aux hivers rigoureux.

Posologie du romarin

Par voie interne

Fatigue, faiblesse, troubles digestifs et hépatiques, infections respiratoires et de la sphère ORL (oreilles, nez et gorge), maux de tête

  • Infusion. Infuser, pendant 10 minutes, 2 g de romarin séché dans 150 ml d’eau bouillante; prendre de 2 à 3 tasses par jour.
  • Extrait liquide (1:1 - 45 % éthanol). Prendre 2 ml, 3 fois par jour.
  • Teinture (1:5 -70 % éthanol). Prendre 10 ml, 3 fois par jour.

Stimulation hépatique

Pour une cure printanière ou d’automne destinée à stimuler et décongestionner le foie et la vésicule biliaire :

  • Huile essentielle (romarin à verbénone). Prendre chaque matin 2 gouttes sur un petit morceau de sucre ou avec un peu de miel, pour en adoucir le goût prononcé. Poursuivre durant 3 semaines.

 
Usage interne de l’huile essentielle

Certaines sources sont plus généreuses sur les dosages, par exemple, de 3 à 4 gouttes, 2 à 3 fois par jour. La Commission E recommande de 10 à 20 gouttes par jour, mais l'éditeur américain de la version anglaise de cet ouvrage estime ce dosage excessif et possiblement non sécuritaire : il recommande plutôt de s'en tenir à 2 gouttes par jour. Pour sa part, l’ESCOP recommande de réserver l’huile essentielle aux usages externes.

Il existe 3 types d’huile essentielle de romarin qui varient selon le lieu de culture et le moment de la récolte. Elles sont nommées selon le principe actif qui prédomine.

  • Le romarin officinal à camphre est moins fortement antiseptique, mais agit davantage sur le système neuromusculaire.
  • Le romarin officinal à cinéole est plus expectorant.
  • Le romarin officinal à verbénone est particulièrement efficace pour les problèmes digestifs et hépatiques, mais est neurotoxique et abortif à fortes doses.

 

Par voie externe

Troubles rhumatismaux et de la circulation sanguine périphérique (mains, pieds, jambes).

Décoction de base. Faire mijoter, pendant 10 minutes, 50 g de romarin dans 1 litre d’eau. Refroidir et filtrer.

  • Compresse. Imbiber les compresses de la décoction de base tiède (blessures) ou chaude (rhumatismes, circulation) et appliquer, au besoin, sur les parties à traiter. On peut également employer une solution renfermant de 6 % à 10 % d’huile essentielle diluée dans l’huile végétale.
  • Lotion à frictionner. Verser quelques gouttes (2 %) d’huile essentielle dans de l’alcool à 45 % (rhumatismes, antiseptique topique) ou dans de l’huile végétale (douleurs musculaires, troubles de la circulation).
  • Bain fortifiant pour combattre les rhumatismes et la fatigue ainsi que pour stimuler la circulation. Ajouter 1 litre de la décoction de base à l’eau du bain ou 10 gouttes d’huile essentielle mélangées à un peu de savon liquide. À faire de préférence le matin, car ce bain est stimulant et pourrait nuire au sommeil.
  • Préparations commerciales : lotions, pommades, gels ou onguents renfermant généralement de 6 % à 10 % d’huile essentielle de romarin.

Historique du romarin

Le romarin fait l’objet de très nombreuses mentions historiques et légendaires. Les anciens lui vouaient une grande vénération. On s'en servait généreusement dans toutes les fêtes, qu'il s'agisse de cérémonies nuptiales, funéraires ou de célébrations profanes. Les mariées portaient des couronnes de romarin, symboles d’amour et de fidélité, tandis que les invités recevaient des branches enjolivées de rubans de soie multicolores. On mettait aussi des brins de romarin sous les oreillers pour chasser les mauvais esprits et les cauchemars.

Les Égyptiens plaçaient des rameaux de romarin dans la tombe des pharaons afin de fortifier leur âme. Le romarin est un symbole du souvenir et de l’amitié. Les étudiants grecs s'en confectionnaient des couronnes, qu'ils portaient durant les examens pour stimuler leur mémoire.

Durant les épidémies de peste, le romarin était très populaire : on en faisait brûler des rameaux pour purifier l’air et on portait des sachets sur soi, que l’on respirait lorsqu’on passait dans les endroits touchés par cette terrible maladie. L'histoire veut aussi que la reine de Hongrie, qui souffrait de rhumatismes chroniques, ait été délivrée de ses problèmes grâce à un remède à base deromarin lorsqu’elle était âgée de 72 ans.

Dans certaines régions rurales, on fait tremper du romarin pour obtenir uneboisson fortifiante. On utilise aussi le romarin sous forme d'extrait à base d'alcool pour les plaies et sous forme d'onguent ou de baume pour soulager les rhumatismes et les névralgies, tant chez les humains que chez les animaux.

L'huile essentielle de romarin est largement utilisée comme composant aromatique dans l'industrie des cosmétiques (savons, parfums, crèmes, etc.), mais aussi dans l'industrie alimentaire (boissons alcoolisées, desserts, bonbons, conservation des lipides, etc.).

Recherches sur le romarin

Efficacité possible Stimulation de l’intellect. L’huile essentielle de romarin a eu un léger effet bénéfique sur la mémoire spatiale et la mémoire à court terme au cours d’un essai sur 144 sujets (48 exposés à l’huile essentielle de romarin, 47 exposés à l’huile essentielle de lavande et 48 dans le groupe témoin)1. Au cours d’un essai effectué auprès de 120 étudiants en soins infirmiers au moment de 4 de leurs examens, l’huile essentielle de romarin, en inhalation, a augmenté leur concentration2. Des études plus poussées sont nécessaires pour confirmer l’effet du romarin sur les facultés cognitives.

Usage reconnu La Commission E et l’ESCOP reconnaissent l'usage interne du romarin pour soulager les troubles gastriques et son usage externe, comme adjuvant, pour soulager les troubles rhumatismaux et de la circulation sanguine périphérique (mains, pieds, jambes). L’ESCOP recommande aussi le romarin pour améliorer les fonctions biliaires et hépatiques (foie) et, en usage externe, comme antiseptique léger.

Des essais in vitro et menés sur des animaux ont effectivement permis de démontrer que le romarin avait des propriétés hépatoprotectrices3-5, antiulcéreuses6, antispasmodiques7,8 et antimicrobiennes9-14. Des chercheurs indiens ont notamment constaté, en laboratoire, que l’huile essentielle de romarin est active contre des souches d’Escherichia coli et Candida albicansrésistantes aux médicaments15.

Deux essais préliminaires sans placebo tendent à confirmer l’usage traditionnel du romarin pour soulager les douleurs arthritiques16,17. On a aussi observé, in vitro, que l’acide rosmarinique, dont le romarin est riche, pouvait agir sur le métabolisme des prostaglandines, ce qui expliquerait ses effets anti-inflammatoires7,17. Ces effets pourraient également être attribuables à plusieurs composants aux propriétés antioxydantes3,14,18,19 que la plante renferme.

Usage traditionnel Inflammation des voies respiratoires. Les résultats d’essais menés sur des animaux indiquent que les émanations aromatiques du romarin peuvent soulager l’inflammation des voies respiratoires causée par les poussières domestiques allergènes20 et les particules émises par le pot d’échappement d’un moteur au diésel21.

Pelade (alopécie en aires ou en plaques). Les résultats d'une étude à double insu avec placebo indiquent qu'un mélange d'huiles essentielles de romarin, de lavande, de thym et de noix de cèdre peut être utile pour les personnes souffrant de pelade22. Cette étude, qui a duré 7 mois, comporte néanmoins des faiblesses méthodologiques : par exemple, la lotion utilisée comme placebo ne dégageait pas la même odeur que la lotion « active » et 32 % des sujets du groupe placebo ont abandonné le traitement avant la fin de l'étude, ce qui peut fausser les résultats.

Divers. Des résultats d’études in vitro et sur des animaux indiquent que le romarin pourrait inhiber la prolifération des cellules cancéreuses4,23-25. Les chercheurs attribuent les effets antiproliférateur26et antimutagène27 du romarin aux composés polyphénoliques qu’il renferme, notamment le carnosol et l’acide carnosique. Les propriétés antioxydantes du romarin intéressent aussi lesdermatologues28.

Sous forme d’huile essentielle utilisée en massage ou en inhalation, le romarin, associé à la lavande et à d’autres plantes a eu des effets bénéfiques contre la douleur29 et l’anxiété30.31. On ne sait cependant pas quel a été l’effet spécifique du romarin.

Précautions

Attention

  • Certains des constituants du romarin ont un effet convulsivant et 3 cas de crise d'épilepsie reliés à une consommation excessive de romarin ont été rapportés32.

Contre-indications

  • Jeunes enfants.
  • Femmes enceintes.
  • Certaines personnes ayant une hypersensibilité hépatique au romarin officinal à verbénone33.

Effets indésirables

  • La prise de grandes quantités d'huile essentielle de romarin peut provoquer une irritation de l'estomac ou des intestins et même des dommages rénaux28.
  • On a rapporté plusieurs cas de dermatite de contact associée au romarin ou à des produits renfermant des extraits34-39. La prudence serait donc de mise chez les personnes à la peau sensible. En revanche, les résultats d’un essai indiquent que des crèmes à base d’extrait de romarin ont réussi à prévenir la dermatite de contact causée par un composant du savon (laurylsulfate de sodium)40.

Interactions

Avec des aliments

  • Au cours d’un essai sur des humains, un extrait de romarin a légèrement réduit l’absorption du fer contenu dans des aliments de source végétale (fer non héminique)41.

Avec des plantes ou des suppléments

  • Aucune connue.

Avec des médicaments

  • Aucune documentée chez l’humain.
  • Les résultats d’un essai mené sur des rats42 indiquent que les effets de l’extrait aqueux de romarin pourraient, théoriquement, s’ajouter à ceux des diurétiques. Pour cette raison, il pourrait interférer avec un traitement au lithium. On n’a cependant pas rapporté de cas cliniques de telles interactions chez l’humain.

Notes

1. Moss M, Cook J, et al. Aromas of rosemary and lavender essential oils differentially affect cognition and mood in healthy adults. Int J Neurosci. 2003 Jan;113(1):15-38.
2. The effects of lavender and rosemary essential oils on test-taking anxiety among graduate nursing students. McCaffrey R, Thomas DJ, Kinzelman AO. Holist Nurs Pract. 2009 Mar-Apr;23(2):88-93.
3. Oxidative stress modulation by Rosmarinus officinalis in CCl(4)-induced liver cirrhosis. Gutiérrez R, Alvarado JL, et al. Phytother Res. 2009 Oct 13.
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5. Amin A, Hamza AA. Hepatoprotective effects of Hibiscus, Rosmarinus and Salvia on azathioprine-induced toxicity in rats. Life Sci. 2005 Jun 3;77(3):266-78. Epub 2005 Feb 17.
6. Dias PC, Foglio MA, et al. Antiulcerogenic activity of crude hydroalcoholic extract of Rosmarinus officinalis L.J Ethnopharmacol 2000 Jan;69(1):57-62.
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9. European Scientific Cooperative on Phytotherapy (Ed). Rosmarini folium cum flore, ESCOP Monographs on the Medicinal Uses of Plants Drugs, Centre for Complementary Health Studies, Université d'Exeter, Grande-Bretagne, 1997.
10. Mangena T, Muyima NY. Comparative evaluation of the antimicrobial activities of essential oils of Artemisia afra, Pteronia incana and Rosmarinus officinalis on selected bacteria and yeast strains.Lett Appl Microbiol 1999 Apr;28(4):291-6.
11. Lopez P, Sanchez C, et al. Solid- and vapor-phase antimicrobial activities of six essential oils: susceptibility of selected foodborne bacterial and fungal strains. J Agric Food Chem. 2005 Aug 24;53(17):6939-46.
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14. In vitro antimicrobial and antioxidant activity of commercial rosemary extract formulations. Klancnik A, Guzej B, Kolar MH. J Food Prot. 2009 Aug;72(8):1744-52).
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17. Clinical safety and efficacy of NG440: a novel combination of rho iso-alpha acids from hops, rosemary, and oleanolic acid for inflammatory conditions. Minich DM, Bland JS, Katke J et al. Can J Physiol Pharmacol. 2007 Sep;85(9):872-83.
18. Zeng HH, Tu PF, et al. Antioxidant properties of phenolic diterpenes from Rosmarinus officinalis.Acta Pharmacol Sin 2001 Dec;22(12):1094-1098.
19. Moreno S, Scheyer T, et al. Antioxidant and antimicrobial activities of rosemary extracts linked to their polyphenol composition. Free Radic Res. 2006 Feb;40(2):223-31.
20. Inoue K, Takano H, et al. Effects of volatile constituents of a rosemary extract on allergic airway inflammation related to house dust mite allergen in mice. Int J Mol Med. 2005 Aug;16(2):315-9.
21. Inoue K, Takano H, et al. Effects of volatile constituents of rosemary extract on lung inflammation induced by diesel exhaust particles. Basic Clin Pharmacol Toxicol. 2006 Jul;99(1):52-7.
22. Hay IC, Jamieson M, et al. Randomized trial of aromatherapy. Successful treatment for alopecia areata.Arch Dermatol 1998;134:1349-52.
23. Sancheti G, Goyal PK. Effect of rosmarinus officinalis in modulating 7,12-dimethylbenz(a)anthracene induced skin tumorigenesis in mice. Phytother Res. 2006 Nov;20(11):981-6.
24. Sancheti G, Goyal P. Modulatory influence of Rosemarinus officinalis on DMBA-induced mouse skin tumorigenesis. Asian Pac J Cancer Prev. 2006 Apr-Jun;7(2):331-5.
25. Amin A, Hamza AA. Hepatoprotective effects of Hibiscus, Rosmarinus and Salvia on azathioprine-induced toxicity in rats. Life Sci. 2005 Jun 3;77(3):266-78. Epub 2005 Feb 17.
26. Visanji JM, Thompson DG, Padfield PJ. Induction of G2/M phase cell cycle arrest by carnosol and carnosic acid is associated with alteration of cyclin A and cyclin B1 levels. Cancer Lett. 2006 Jun 8;237(1):130-6.
27. Del Bano MJ, Castillo J, et al. Radioprotective-antimutagenic effects of rosemary phenolics against chromosomal damage induced in human lymphocytes by gamma-rays. J Agric Food Chem. 2006 Mar 22;54(6):2064-8.
28. Less-known botanical cosmeceuticals. Baumann LS. Dermatol Ther. 2007 Sep-Oct;20(5):330-42. Review.
29. Effects of aromatherapy acupressure on hemiplegic shoulder pain and motor power in stroke patients: a pilot study. Shin BC, Lee MS. J Altern Complement Med. 2007 Mar;13(2):247-51.
30. Effects of aromatherapy massage on anxiety and self-esteem in korean elderly women: a pilot study. Rho KH, Han SH, et al. Int J Neurosci. 2006 Dec;116(12):1447-55.
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32. Burkhard PR, Burkhardt K, et al. Plant-induced seizures: reappearance of an old problem. J Neurol. 1999 Aug;246(8):667-70.
33. Franchomme P. et Pénoël D. L'aromathérapie exactement. Encyclopédie de l'utilisation thérapeutique des huiles essentielles. Roger Jollois Éditeur, Limoges, France, 1990. p. 394.
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35. Inui S, Katayama I. Allergic contact dermatitis induced by rosemary leaf extract in a cleansing gel. J Dermatol. 2005 Aug;32(8):667-9.
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37. Serra E, Vila A, et al. Allergic contact dermatitis due to rosemary. Contact Dermatitis. 2005 Sep;53(3):179-80. [Pas de résumé dans MedLine].
38. Gonzalez-Mahave I, Lobesa T, et al. Rosemary contact dermatitis and cross-reactivity with other labiate plants. Contact Dermatitis. 2006 Apr;54(4):210-2.
39. Hjorther AB, Christophersen C, et al. Occupational allergic contact dermatitis from carnosol, a naturally-occurring compound present in rosemary. Contact Dermatitis. 1997 Sep;37(3):99-100.
40. Fuchs SM, Schliemann-Willers S, et al. Protective effects of different marigold (Calendula officinalis L.) and rosemary cream preparations against sodium-lauryl-sulfate-induced irritant contact dermatitis. Skin Pharmacol Physiol. 2005 Jul-Aug;18(4):195-200.
41. Green tea or rosemary extract added to foods reduces nonheme-iron absorption. Samman S, Sandstrom B, et al. Am J Clin Nutr 2001;73(3):607-612. Texte intégral : www.ajcn.org
41. Haloui M, Louedec L, et al. Experimental diuretic effects of Rosmarinus officinalis and Centaurium erythraea. J Ethnopharmacol. 2000 Aug;71(3):465-72.

http://www.passeportsante.net/fr/Solutions/PlantesSupplements/Fiche.aspx?doc=romarin_ps

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Comment fonctionne notre système immunitaire

Schema bilan systeme immunitaire1

Qu’est ce que le système immunitaire ?


Le système immunitaire maintient l’intégrité de notre organisme. Pour cela il met en œuvre de nombreuses réactions qui ont pour but de protéger les cellules de l’organisme. Les tissus « attaqués » dégageraient des substances qui alerteraient les cellules immunitaires. Actuellement on pense que ce seraient les dommages causés par un virus ou une bactérie qui seraient à l’origine d’une réaction immunitaire plutôt que la bactérie ou la virus à proprement parler. (1)
Pour se défendre au mieux, le corps a deux types d’immunité à sa disposition : l'immunité innée ou naturelle et l'immunité acquise.


L'immunité non spécifique permet une action rapide et immédiate. Elle fait intervenir des cellules responsables de la phagocytose. 
L'immunité spécifique, quant à elle, a besoin d’un délai de quelques jours pour se mettre en place. Pendant ces quelques jours, les cellules immunitaires prennent connaissance des caractéristiques de l’antigène et se préparent à le détruire. 
Après l’élimination de la substance étrangère, notre organisme garde en mémoire les cellules nécessaires pour éliminer ce même antigène. L’immunité spécifique est séparée en deux sous parties : la réponse à médiation humorale et la réponse à médiation cellulaire.
L'immunité non spécifique et l'immunité spécifique fonctionnent de manières complémentaires : pour qu’un antigène soit pris en compte par le système immunitaire spécifique, il doit lui être présenté par une cellule du système immunitaire non spécifique. Cette cellule devient alors une cellule présentatrice d’antigène.


Pour être reconnues, les cellules du soi et du non soi sont toutes équipées de marqueurs très spécifiques. Ces marqueurs sont des protéines membranaires ancrées dans la membrane cellulaire. Elles sont reconnues par d’autres protéines portées par les cellules immunitaires.
Les protéines qui constituent le soi sont celles du complexe majeur d’histocompatibilité (CMH, anciennement appelées Human Leucocyt Antigen, HLA). Il existe les molécules CMH de classe I et celles de classe II. À elles deux, ces catégories comptent 12 molécules CMH différentes. Elles sont issues de 6 gènes paternels et de 6 gènes maternels. La probabilité de trouver la même combinaison chez deux individus est quasiment inexistante : les molécules sont propres à chacun. C’est pourquoi une personne greffée doit prendre un traitement immunosuppresseur. Ces médicaments limitent le risque d’attaque de l’organe par le système immunitaire : le risque de rejet du greffon est ainsi minimisé. 
Les molécules de classe II assurent donc la présentation des protéines cellulaires qui transitent sur les voies d'endocytose. Les molécules de classe I récupèrent, transportent et présentent à la membranes des peptides issus de la dégradation de toutes les protéines cellulaires (qu'elles soient des protéines de ménage ou des protéines virales dans le cas d'une cellule infectée). Ces molécules d'histocompatibilité permettent au système immunitaire et aux lymphocytes T en particulier de détecter des anomalies cellulaires même si elles sont enfouies dans la cellule (bactéries intralysosomiales, virus cytoplasmique ou nucléaire).


Quels sont les acteurs du système immunitaire ?

Le système immunitaire est composé d'organes lymphoïdes centraux et périphériques ainsi que de tissus lymphoïdes secondaires. Le système immunitaire comporte également des cellules et substances spécifiques. 
Les organes lymphoïdes centraux sont les organes de production et de maturation des cellules immunitaires. Ces cellules sont produites à partir de cellules sanguines issues de la moelle osseuse ; une fois arrivées à maturation, elles sont sélectionnées puis libérées dans la circulation sanguine.
Les organes lymphoïdes centraux sont la moelle osseuse qui produit les lymphocytes B et T et le thymus dans lequel mûrissent les lymphocytes T. (2)
Les organes lymphoïdes périphériques sont encapsulés. Ce sont les ganglions lymphatiques, la rate et des accumulations de tissus lymphoïdes distribuées au niveau des muqueuses.
Les organes lymphoïdes périphériques sont colonisés par les lymphocytes issus des organes centraux. Ils assurent une partie du renouvellement des lymphocytes et amplifient les réponses immunitaires préalablement initiées. C'est le lieu de l'amplification clonale, de la coopération cellulaire. Le point de rencontre des lymphocytes et des cellules dendritiques ou sont initiés toutes les réactions immunitaires.


Plusieurs types de cellules participent à l’initiation et au développement des réactions immunitaires spécifiques : les lymphocytes et les macrophage. Ce sont tous des leucocytes ou globules blancs.
Les lymphocytes B et T sont les cellules effectrices de l'immunité spécifique. 
Chaque lymphocyte porte un récepteur lui permettant d'identifier un motif protéique spécifique.
Le motif de l'antigène reconnu par le récepteur est un déterminant antigénique ou épitope. Les lymphocytes T ne peuvent reconnaître que des épitopes protéiques mais les lymphocytes B et les anticorps interagissent avec toutes sortes de substances organiques ou non!
Grâce à leur récepteur, les BCR, les lymphocytes B reconnaissent directement les antigènes solubles et particulaires (parasite, bactérie, virus ou cellule). 
Un antigène a à sa surface de multiples déterminants antigéniques, il peut donc être reconnu par différents lymphocytes B.
Les lymphocytes B expriment les molécules du CMH de classe I et celles de classe II. Cette dernière caractéristique fait d’eux des cellules présentatrices d’antigènes. Une fois activée par l’antigène, une partie de la population de lymphocytes B se transforme en plasmocytes sécréteurs d'anticorps, les autres deviennent des lymphocytes B mémoire.
Contrairement aux lymphocytes B, les lymphocytes T ne reconnaissent pas directement les antigènes. Ces derniers doivent être présentés aux lymphocytes T par une cellule présentatrice d’antigène, c’est-à-dire une cellule porteuse des molécules CMH de classe II. Il existe deux grandes populations de lymphocytes T : les lymphocytes T 4 et les lymphocytes T 8.
Les lymphocytes T8 sont des lymphocytes cytotoxiques (LTc). La reconnaissance d’un antigène par un lymphocyte T 8 permet l'expression du pouvoir cytotoxique du lymphocyte.
Les lymphocytes T4 sont qualifiés de helper ou auxiliaires (LTh). Ils activent les cellules nécessaires à la réaction immunitaire (macrophages, lymphocytes B, lymphocytes Tc…)
Les LTh sécrètent des molécules (cytokines, interleukines…) responsables de l’inhibition ou de la stimulation de la croissance d’autres lymphocytes. Le SIDA (syndrome d’immunodéficience acquise) est un virus qui s’attaque aux LT4 des malades qui deviennent incapables de se défendre face aux agressions extérieures, les malades sont alors immunodéficients.
Les cellules appelées Natural Killer sont qualifiées de cellules tueuses NATURELLES ou naturellement tueuses car elles exercent un effet cytotoxique direct sur les cellules anormales, comme les cellules infectées par des virus ou les cellules cancéreuses.


Comment se déroule une réponse immunitaire ?


Dans un premier temps, l'antigène est phagocyté, c’est-à-dire qu’il est « avalé » puis détruit par une cellule spécialisée que l’on appelle phagocyte. Les phagocytes sont souvent des macrophages. Ces cellules présentent les débris de l’antigène aux lymphocytes. 
Il existe des cellules dendritiques qui phagocytent et, passant par la circulation lymphatique, quittent le tissu infecté et vont dans le ganglion lymphatique le plus proche déclencher la réaction des lymphocytes T et B. 
Ces cellules deviennent alors des cellules présentatrices d’antigènes. 
La liaison antigène/site récepteur des lymphocytes provoque des modifications chez le lymphocyte qui acquiert une morphologie de "cellule souche" : c'est la "transformation lymphoblastique" qui précède la multiplication par mitoses (ou prolifération clonale). Les cellules filles ont les mêmes sites récepteurs que la cellule mère du clone ; on distingue parmi elles les "cellules effectrices" et les "cellules mémoire", elles interviendront au cours d’une réponse secondaire qui aura lieu si le même antigène réitère son entrée dans l’organisme. Cette intrusion a lieu dans les ganglions, on sent bien cette réaction par l'apparition de ganglions dans le cou lors d'une infection respiratoire!
Il existe deux types de réaction immunitaire spécifique : la réaction à médiation cellulaire, et la réaction à médiation humorale.


La réaction à médiation cellulaire met en jeu des lymphocytes T. La stimulation antigénique provoque la transformation lymphoblastique des lymphocytes ainsi que leur multiplication et leur maturation en cellules effectrices (LT8 ou LT4 helper) ou cellules mémoire (LT4 mémoire).
Les cellules effectrices T sont les lymphocytes T8 cytotoxiques (LTc). Ils apparaissent dans la zone paracorticale des ganglions, mais aussi parmi les lymphocytes circulants. 
Les cellules mémoires T sont les lymphocytes T4 auxiliaires (ou "helper"). Ils sont spécifiques de l'antigène et se multiplient lors de chaque stimulation antigénique. Leur nombre augmente, ce qui accroît les chances de rencontre avec l'antigène. Les interleukines sécrétées par les LT4 helper, amplifient la croissance et la différenciation des lymphocytes B et T.


La stimulation antigénique provoque la transformation lymphoblastique des lymphocytes B qui possèdent le site récepteur de l'antigène ayant généré la réaction immunitaire. Cette stimulation active également leur multiplication en "cellules effectrices B", appelées plasmocytes. Ces derniers produisent des anticorps similaires aux récepteurs des lymphocytes B. 
Les anticorps produits sont spécifiques de l’antigène détecté, ils se lient alors à lui, c’est la formation du complexe immun. Le complexe immun active les molécules du complément. Il déclenche une cascade de réactions qui va aboutir à la formation d’une enzyme lytique qui va détruire le complexe immun. c'est la réaction à médiation humorale.

La réponse immunitaire en deux temps
Lors d'une première réponse, on observe une décroissance rapide du taux plasmatique de l'antigène. Dans un premier temps, les macrophages interviennent suite à la pénétration de l’antigène dans l’organisme. Puis la réponse immunitaire se met en place : des complexes immuns se forment et les antigènes sont détruits. 
Lors de la réponse secondaire, un premier contact avec l'antigène a permis à l’organisme de synthétiser des LT4 et des LB mémoire. La réponse immunitaire sera quasiment immédiate (quelques jours au lieu d'une à deux semaines), au lieu d’être initiée en quelques jours. Ce phénomène est nommé immunisation. C’est ce principe qui est mis en jeu lors de la vaccination : on injecte un antigène mort ou inoffensif à un individu pour qu’il puisse être en mesure de le combattre, grâce à ses lymphocytes mémoire, lors d ‘une prochaine mise en contact.

http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/doscel/decouv/xtxt/zvie/immuNiv2_1.htm

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