"(L'islam) a substitué l'homme au moine. Il apporte l'espoir à l'esclave, la fraternité à l'humanité, et dévoile la quintessence de la nature humaine ".
Canon Taylor
Conférence au Church Congress de Wolverhampton, le 7 octobre 1887.
Texte cité par Arnold dans "The Preaching of Islam" pages 71,72.
"Une des plus belles aspirations de l'islam est la justice. En lisant le Coran, j'y rencontre une doctrine de vie dynamique, non pas des éthiques mystiques, mais une éthique pratique pour mener à bien une vie quotidienne, adaptable au monde entier".
Sarojini Naidu
Conférences sur "The Ideals of Islam" voir "Speeches and Writings of Sarojini Naidu", Madras, 1918, p. 167.
En plus des 5 piliers et des obligations essentielles dont le Musulman doit s’acquitter, l’Islam établit également des règles de conduite pour les Musulmans.
Les enfants doivent obéir à leurs parents et leur montrer de la bonté et du respect. Désobéir à ses parents et leur manquer de respect constituent un péché très grave. Bien qu’on doive respecter ses 2 parents, c’est la mère qui mérite le plus de respect car c’est elle qui a pris soin de son enfant lorsqu’il était petit."et ton Seigneur a décrété : "n'adorez que Lui; et (marquez) de la bonté envers les père et mère : si l'un d'eux ou tous deux doivent atteindre la vieillesse auprès de toi; alors ne leur dis point : "Fi ! " et ne les brusque pas, mais adresse-leur des paroles respectueuses, et par miséricorde abaisse pour eux l'aile de l'humilité; et dis : "Ô mon Seigneur, fais-leur; à tous deux; miséricorde comme ils m'ont élevé tout petit".
(Versets 23/ 24- Sourate 17)
Dieu ordonne aux hommes de faire preuve de gentillesse envers leurs femmes et de faire de leur mieux pour les traiter avec bonté.
« Et comportez-vous de manière convenable envers elles … » (Coran 4:19)
Le Messager de Dieu a dit : « Les meilleurs parmi les croyants sont ceux qui ont le meilleur tempérament. Et les meilleurs d’entre vous sont les meilleurs envers leurs femmes. »[1] Le Prophète de miséricorde nous a dit que la façon dont un mari traite son épouse est le reflet du bon caractère dont un musulman devrait faire preuve, et que ce caractère est lui-même le reflet de la foi de l’homme. Par quels moyens un mari musulman peut-il se montrer bon envers sa femme? Il devrait lui sourire, éviter de la blesser, veiller à faire disparaître ce qui pourrait lui nuire, la traiter avec gentillesse et faire preuve de patience envers elle.On doit aussi toujours essayer d’aider les autres et on ne doit jamais faire preuve de mauvaise conduite envers eux en leur causant du tort.
Aider les autres
Abū Hurairah (r.a.) rapporte que le prophète a dit : « Ô Abū Hurairah, sois pieux et tu seras le meilleur des adorateurs. Contente-toi de ce que tu possèdes et tu seras le plus reconnaissant d’entre les hommes. Aime pour les autres ce que tu aimes pour toi-même et tu seras un véritable croyant. Traite ton voisin de la meilleure façon qui soit et tu mériteras d’être appelé musulman. Ne ris pas trop car le trop de rire tue le coeur. » Ibn Majah Kitāb-Uz-Zuhd
La charité, en islam, est non seulement recommandée, mais obligatoire pour tout musulman qui est stable financièrement. Donner la charité à ceux qui sont dans le besoin fait partie de la nature du musulman et constitue un des cinq piliers de l’islam. La zakat est une « charité obligatoire »; en effet, il est obligatoire, pour ceux que Dieu a comblés de richesses, de venir en aide aux membres de la communauté musulmane qui sont dans le besoin. Certaines personnes, dépourvues de tout sentiment d’amour et de compassion envers autrui, ne savent qu’amasser les richesses et les faire fructifier encore en les prêtant à intérêts. Les enseignements de l’islam sont aux antipodes de ce genre d’attitude. L’islam encourage le partage des richesses et fait en sorte que les gens arrivent à se débrouiller et à devenir des membres productifs de la société.
Le Prophète a dit : « «Le fils d'Adam dit: «Mes biens! Mes biens!» Or qu'as-tu d'autre, ô fils d'Adam, de tes biens si ce n'est ce que tu as mangé et que tu as ainsi épuisé; ou ce que tu as porté comme vêtements que tu as ainsi usés; ou ce dont tu as fait aumône et que tu as fait parvenir à ses ayants-droit». (Rapporté par Mouslim)
Lorsque des musulmans se rencontrent, ils doivent se saluer. le premier doit dire:Assalamou Alaykoum (Que la paix d’Allah soit sur vous)
Et son interlocuteur doit répondre: Wa ‘alaykoum as-salaam ( que sur vous [aussi] soit la paix d’Allah)
Abū Yūsuf ‘Abdlāh Bin Salām (r.a.) raconte : « J’ai entendu le prophète dire : « Ô gens ! Répandez la salutation de paix parmi vous ; donnez à manger aux autres ; respectez vos liens de parenté ; suppliez Dieu quand les autres sont en train de dormir. Agissez ainsi et vous entrerez au Paradis en paix. » Tirmidhī Abwāb Sifat--Qiyāmah
Le terme « salam » signifie : être à l’abri et bien protégé contre le mal et les défauts. As-salam est aussi un grand nom d’Allah, le Puissant et Majestueux. Sur la base de cette explication, le fait de dire « as-salamou alaykoum » signifie «Allah vous observe et vous voit ». Ce qui implique une belle leçon. La phrase signifie encore : la bénédiction du nom du Très Haut vous profite.
Pour manger
le prophète (bénédiction et salut soient sur lui)quand il introduisait sa main, dans le récipient, il disait : au nom d’Allah » et donnait au mangeur l’ordre d’en faire de même et disait : « Si l’un de vous veut manger, qu’il mentionne le nom d’Allah le Très Haut. S’il oublie de mentionner le nom d’Allah au début, qu’il le fasse à la fin ». (Hadith authentique rapporté par at-Tarmidhi, 1859 et Abou Dawoud, 3767).
L’avis juste est que la prononciation de la tasmiyya (au nom d’Allah) est obligatoire quand on veut manger. Les hadith qui vont dans ce sens sont clairs et authentiques et ne souffrent d’aucune opposition.
b) quand le récipient était enlevé, il disait : « Nous louons Allah d’une louange bonne, abondante, bénie : nous ne pouvons pas compenser (Son bienfait), nous ne cesserons pas de Le louer ; nous ne pouvons pas nous passer de Lui. Car Il est notre Maître, le Puissant, le Majestueux. » Voir Boukhari, 5142.
c) Il ne critiquait jamais une nourriture. Au contraire, quand il en avait envie, il la mangeait, autrement, il la laissait et se taisait. (Rapporté par Boukhari, 3370 et Mouslim, 2064).
Parfois il disait : « Je n’en ai pas envie ou il ne suscite pas mon appétit ». (Rapporté par Boukhari (5076) et Mouslim (1946).
d) Parfois, il louait une nourriture. Quand sa famille lui demanda de la sauce (idam) et lui dit : « Nous n’avons plus que du vinaigre, il demanda à ce qu’on lui en apportât, puis en consomma et dit : « Quel excellent ingrédient qu’est le vinaigre ? (rapporté par Mouslim, 2052).
e) Il avait l’habitude de parler en mangeant,comme il a été dit dans le hadith précédent. C’est ainsi qu’il dit au cours d’un repas à Omar ibn Abi Salama dont il s’était chargé de l’éducation : « Mentionne le nom d’Allah et mange de ce qui se trouve de ton côté ». (Rapporté par Boukhari, 5061 et Mouslim, 2022).
f) Il lui arrivait d’insister auprès de ses hôtes pour les amener à manger à la manière des gens généreux. Cela est indiqué dans le hadith d’Abou Hurayra rapporté par Boukhari à propos du lait qu’il avait offert (à quelqu’un) en lui disant plusieurs fois : « Bois-en » et il n’avait cessé de le répéter jusqu’à ce que son interlocuteur répondit : « Au nom de Celui qui t’a chargé de transmettre la vérité, je ne lui trouve pas de place » (rapporté par Boukhari, 6087).
g) quand il avait mangé chez des gens, il ne sortait pas avant de prier pour eux. C’est ainsi qu’il formula la prière suivante chez Abd Allah ibn Bousr : « Mon Seigneur, bénis leur la subsistance que tu leur as accordée ; pardonne-lui et aie pitié d’eux » (rapporté par Mouslim, 2042).
h) Il ordonnait l’usage de la main droite pour manger et interdisait l’usager de la main gauche et disais « Satan mange avec la main gauche et boit avec la main gauche » (rapporté par Mouslim, 2020).
Ce qui implique l’interdiction de l’usage de la main gauche. Ceci est exact. En fait, celui qui mange avec sa main gauche est, soit un démon ou un assimilé à Satan.
Il a été rapporté de façon sûre qu’il a dit à un homme qui mangeait avec lui en employant sa main gauche : « mange avec ta main droite » et l’autre de répondre : « Je ne peux pas » et le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) lui dit : « Puisses-tu ne jamais pouvoir » Par la suite, l’homme ne put plus se mettre la main (droite) dans la bouche » (rapporté par Mouslim, 2021). S’il était permis d’utiliser la main gauche pour manger, le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) n’aurait pas prié contre cette personne... Son orgueil l’empêcha d’obtempérer. Ce qui constitue le plus grave acte de désobéissance et fait mériter une telle prière.
i) Il donna à des gens qui s’étaient plaints auprès de lui de leur incapacité de se rassasier, de manger ensemble, de ne jamais manger individuellement et de mentionner le nom d’Allah afin qu’Il leur bénisse leur nourriture » (rapporté par Abou Dawoud, 3764 et Ibn Madja, 3286) Voir Zad al-Ma’ad, 2/397-406).
k) Il a été rapporté de façon sûre qu’Il a dit : « Je ne mange pas couché du côté » (rapporté par Boukhari , 5083).
l) Il mangeait à l’aide de ses trois doigts. Ce qui est la plus utile façon de manger. Voir Zad al-Ma’ad, 220-222.
2. Quant à sa pratique relative à la prévention,en voici la substance :
a) Il tenait à bien connaître ce qu’il devait manger ;
b) Il se contentait des aliments utiles ;
c) Il se contentait de ce qui lui était nécessaire en matière de nourriture et ne cherchait pas à grossir. C’est ainsi qu’Ibn Omar (P.A.a) nous a rapporté que le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « Le croyant mange de façon à ne remplir qu’un seul (ma’y) et le non croyant mange de façon à en remplir sept. » (rapporté par Boukhari, 5081 et Mouslim, 2060).
d) Il a appris à sa communauté une conduite leur permettant de se prémunir contre les maladies provenant de l’alimentation. A ce propos, il dit : « Le fils d’Adam ne remplit pas un récipient pire que son ventre. Que le fils d’Adam se contente du strict nécessaire. S’il ne peut pas ne pas le dépasser, qu’il réserve le tiers de son ventre au manger, un autre tiers au boire et un troisième à la respiration ». (Rapporté par at-Tarmidhi, 1381 et Ibn Madja, 3349 et vérifié par al-Albani dans As-Silsik as-Sahiha, 2265). Allah le Très Haut le sait mieux.
Etre toujours propre
"Allah est Pur, Il aime la pureté, Il est Propre ("nadhîf"), Il aime la propreté ("nadhâfah"), Il est Bon, Il aime la bonté, Il est Généreux, Il aime la générosité. Nettoyez donc autour de vous ("fanaddhifoû")- Dans une version, il est dit: "Nettoyez donc la cour de vos maisons."
(Tirmidhi: "Hadith Gharîb" - "Mousnad Bazzâr" - Dans la version du "Mousnad Abi Ya'la", le Hadith se termine par ces mots: "Nettoyez donc vos maisons.")
Le Prophète - paix et bénédiction sur lui - dit : "Que celui qui croit en Dieu et au Jour Dernier dise le bien ou qu’il se taise." Le Très-Haut dit : "Il n’y a rien de bon dans la plus grande partie de leurs conversations secrètes, sauf si l’un d’eux ordonne une charité, une bonne action, ou une conciliation entre les gens. Et quiconque le fait, cherchant l’agrément de Dieu, à celui-là Nous donnerons bientôt une récompense énorme." et aussi : "Mais entraidez-vous dans la bonté et la piété" .Or, les défauts de la langue dont le musulman doit se prémunir sont très nombreux savoir et un grand contrôle de soi.
La langue est, par excellence, l’instrument de l’expression. L’âme a de nombreux penchants et la langue est la voie la plus courte pour les exprimer. Les penchants sont tellement nombreux, mais il ne convient guère que la langue les exprime tous. L’âme est encline à l’orgueil, elle l’est aussi à l’insulte et à la chicane au moment de la colère ; elle verse dans les paroles plaisantes jusqu’à sombrer dans la futilité, elle est encline à rabaisser autrui et à lui faire ressentir ses propres mérites. Tout ceci, et j’en passe, fait partie des choses dont le musulman doit s’abstenir. Il doit apprendre à retenir sa langue de ce genre de travers et cela passe par le contrôle de la langue. Les prémices du contrôle de la langue résident dans l’entraînement au silence. Puis, il s’habitue progressivement aux paroles mesurées. Celui qui n’a pas l’habitude de se taire aura du mal à prendre l’habitude de mesurer ses propos avant de parler
Allah - que Son Nom soit glorifié- a loué ceux qui manifestent de la patience dans la difficulté, ceux qui manifestent de l’endurance dans les épreuves et ceux qui sont reconnaissants envers Dieu qui nous a comblé de bienfaits innombrables.
Les occurrences du mot patience, ou des mots qui en dérivent, sont très nombreuses dans le Coran. Dans certains passages, atteindre les rangs des valeureux est présenté comme un fruit de la patience et de l’endurance (32 :24) :
« Et Nous avons désigné parmi eux des dirigeants qui guidaient (les gens) par Notre ordre aussi longtemps qu’ils enduraient et croyaient fermement en Nos versets. »
et Il a dit (16 : 96) « Tout ce que vous possédez s’épuisera, tandis que ce qui est auprès d’Allah durera. Et Nous récompenserons ceux qui ont été patients en fonction du meilleur de ce qu’ils faisaient ».
Dieu accorde une récompense double à ceux qui ont enduré et patienté (28 : 54) : « Voilà ceux qui recevront deux fois leur récompense pour leur endurance, pour avoir répondu au mal par le bien, et pour avoir dépensé de ce que Nous leur avons octroyé ».
L’importance du savoir est élucidée dans les premier versets du Coran où Allah dit : « Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé, qui a créé l'homme d'une adhérence. Lis ! Ton Seigneur est le Très Noble, qui a enseigné par la plume [le calame], a enseigné à l'homme ce qu'il ne savait pas. ». (Coran 96/1-5)
L’Islam n’a jamais séparé l’adoration du savoir et à travers ce verset et bien d’autres, Allah le Très-Haut, nous montre que l’adorer ne se limite pas à une série d’inclinaisons et de prosternations quotidiennes ou à de simples paroles prononcées sur le bout des lèvres.
Et l’exemple de notre Prophète, , est encore plus explicite. Pendant 23 années, son seul but fut d’enseigner et d’éduquer des hommes qui étaient des adorateurs d’idoles. Allah dit : « C'est Lui qui a envoyé à des gens sans Livre (les Arabes) un Messager des leurs qui leur récite Ses versets, les purifie et leur enseigne le Livre et la Sagesse, bien qu'ils étaient auparavant dans un égarement évident » (Coran 62 / 2).
http://www.islam-ahmadiyya.org/hadith/63-le-savoir-vivre-en-islam.html
http://www.islamreligion.com/fr/articles/27/
http://islamqa.info/fr/ref/6503
http://www.islamophile.org/spip/Le-silence.html
l'art de l'Islam - Leili Anvar par 7jslp
Au fil des siècles, sur l’immense étendue du monde islamique, différentes conceptions de l’art se développèrent, de sorte qu’il est totalement impossible d’énoncer les principes qui détermineraient la nature de son Art. La thèse selon laquelle le texte fondateur de la religion, le Coran, aurait aussi déterminé la forme de l’art est parfaitement défendable puisqu’il comporte des passages consacrés à l’Art, et qu’il énonce des points de vue à partir desquels peuvent être, et ont été parfois, formulées des théories artistiques. Toutefois, ces passages ont été différemment interprétés au fil des siècles. Nous trouvons tout d’abord des textes consacrés à la réalisation ou à la construction d’oeuvres d’art. Un certain nombre d’exemples portent sur des cas concrets, des édifices particuliers, tout en relation avec Salomon, roi et prophète, célèbre pour ses exigences en nature artistique et dont les artisans auraient été des esprits (Djinns). D’après le verset 11 de la sourate 34, Dieu aurait fait couler à son intention une source de métal en fusion, adaptation musulmane de la célèbre mère de cuivre du temple de Salomon à Jérusalem, dont parle l’Ancien Testament. Les Djinns (sourate 34, 12) auraient également confectionné pour Salomon des "maharib" (sing. mihrab), statues, ainsi que de la vaisselle et des ustensiles de cuisine. La notion de mihrab se retrouve dans plusieurs significations avant de désigner la niche qui se trouve dans le mur arrière de la Mosquée, nous reviendrons sur ce point par la suite. Il désigne fondamentalement une place d’honneur, mais il est difficile de dire ce dont il s’agit exactement dans ce passage. On peut noter toutefois que les ouvrages de Djinns sont avant tout des objets utilitaires et même des ustensiles d’utilité quotidienne, ce qui permet de relier sans difficulté ce passage à des particularités ultérieures de l’Art islamique, à savoir l’embellissement d’objets utilitaires, assiettes, pots, lustres, écritoires, etc. Suivant l’exemple de Salomon, il était bon que l’homme accordât toute son attention à l’environnement qu’il s’était crée. ![]() La Mosquée de Kairouan Un autre passage du Coran qui traite également de Salomon, semble plus complexe. Au verset 45 de la sourate 27, il est question d’un "sarh", fait ou recouvert de plaques de cristal ou de verre. Salomon l’a fait confectionner pour mettre à l’épreuve la reine de Saba et lui prouver sa supériorité. La signification exacte du mot "sarh" est controversée, on peut traduire au mieux par "espace construit" sans préciser davantage. Le plus étrange est que la reine de Saba prend l’espace en question pour un cours d’eau, autrement dit pour autre chose que ce qu’il est réellement. La signification religieuse de cette parabole ne nous intéresse pas ici, l’important est pour nous de noter que l’édifice en question a été construit afin de créer une illusion de réalité. Deux aspects de cette histoire correspondent à des traits permanents de la conception de l’art selon l’Islam, aspects partiellement contradictoires. D’un côté, l’oeuvre d’Art doit susciter l’étonnement et l’admiration, elle relève de la catégorie des objets extraordinaires, les "ajaib" (pluriel de "ajib", merveilleux, étonnant) terme utilisé constamment pour faire l’éloge des oeuvres. D’un autre côté, les oeuvres d’Art sont des illusions, des mensonges, elles prétendent être autre chose que ce qu’elles sont. Ainsi, l’Art peut-il être considéré comme mauvais et nuisible, c’est même l’avis de plus d’un lettré de l’islam moderne. ![]() Behzad, Leïla et Mejnoûn à l’école, 1494. 22 × 14 cm. Khamsé de Nizamî (folio 106 verso). British Museum, Londres Un thème domine depuis toujours le débat sur l’Art islamique, le problème de la représentation des êtres vivants. Le Coran lui-même ne formule aucune interdiction directe en la matière. D’après l’opinion générale, le fameux "aniconisme" musulman, la réticence à l’égard de la représentation picturale (par opposition à "l’iconoclasme", destruction des images par la violence qui n’intervint pratiquement jamais dans le cadre de l’Islam, ou alors essentiellement à des époques plus tardives) fut essentiellement une réaction à la richesse des représentations picturales que les musulmans trouvèrent dans les pays du pourtour de la Méditerranée et en Iran, puis en Inde et en Asie Centrale. Au départ, cette réticence était d’ordre social et psychologique, mais non idéologique, au fil des siècles toutefois, le refus des images fut intellectuellement et théologiquement fondé et l’on rechercha à l’appui de cette attitude, différentes maximes du Coran et des Hadiths retraçant les faits et gestes de Muhammad La toute-puissance unique de Dieu est un principe essentiel de l’Islam qui va de pair avec un rejet absolu des idoles. Il était possible de soupçonner dans la représentation artistique des êtres vivants l’amorce d’une idolâtrie, aussi, la plupart des théologiens la condamnèrent comme un péché. Selon différentes traditions, au jour du Jugement dernier, les artistes seraient sommés de donner vie aux créatures qu’ils auraient représentées, et comme ils en seraient incapables, ils seraient voués aux enfers. Cette interdiction des images fut toutefois interprétée avec assez de souplesse et un certain nombre de traités aboutissent à des conclusions différentes en la matière. Elle influença néanmoins de différentes manières l’Art islamique. La Foi elle-même ne pouvait être représentée par des images, la piété dut donc trouver d’autres formes pour s’exprimer visuellement, c’est-à-dire artistiquement au sens le plus étroit. On pense généralement que ce fut à travers l’écriture, et que la calligraphie devint ainsi la véritable forme artistique de l’islam. Cette attitude eut aussi pour conséquence que l’Art profane et en particulier l’artisanat d’Art occupèrent une place de premier plan, alors qu’à la même époque, l’art religieux dominait presque partout ailleurs. Mais la conséquence principale de l’interdiction des images fut que le livre sacré ne fournit pas la source d’inscription la plus riche et la plus durable de l’artiste. Il y eut des exceptions, surtout à partir du XIIIe siècle dans le domaine de l’Art iranien et dans l’Art populaire, mais furent rares : l’expression de la Foi ne joue pas un rôle très important dans l’Art islamique, mis à part l’architecture et la calligraphie. ![]() Lampe du XIVe siècle, destinée à être suspendue par les côtés. Il faut mentionner pour finir deux thèmes qui furent dès le départ déterminants. Tout d’abord, la description extrêmement vivante, toujours très précise du Paradis, avec ses jardins, ses jeux d’eau et ses pavillons. Sans doute ces descriptions exercèrent-elles une influence directe sur l’Art décoratif musulman. On pense par exemple que le décor de mosaïque de la grande mosquée de Damas, qui date du début du VIIIe siècle, comporte une représentation du jardin du Paradis. Et même les jardins aménagés sous le règne des Moghols en Inde au XVIIe siècle sont à l’image des visions islamiques du Paradis. Même si nous ne sommes pas toujours en présence de représentation du paradis là où tel ou tel chercheur a cru les découvrir, le thème est incontestablement récurrent dans l’Art islamique de tous les pays. A l’époque moderne, certains architectes et urbanistes du monde musulman se sont réclamés de la maxime religieuse selon laquelle Dieu avait fait de l’homme son représentant sur terre et lui avait ainsi confié le soin de ce monde. Ils considèrent donc la préservation et l’entretien de la pureté de la nature comme partie intégrante des impératifs de l’Islam et, guidés par leur Foi, ils ont conçu plusieurs projets de constructions d’immeubles, de quartiers, voire de villes entières en harmonie avec la nature. (Source : Extrait tiré de l’ouvrage : "Arts et civilisations de l’Islam", sous la direction de Markus Hattatein et Peter Delius, éditions Könemann, 2000) |
Sawsan R. |
L'Islam interdit l'isolement d'un homme avec une femme
L'Islam n'a pas interdit la rencontre publique entre les hommes et les femmes ;il a plutôt interdit l'isolement où l'homme et la femme se retrouvent seuls à un endroit où personne ne peut les voir. Lorsque des femmes et des hommes se rencontrent sans isolement, l'Islam interdit à la femme d'exhiber ce qu'Allah lui a ordonné de couvrir de son corps, de ses atours et de son parfum ; ou de se tortiller dans sa marche et ses mouvements ou d'être trop complaisantes dans son langage (c'est-à-dire de parler avec affection dans le but de séduire). Il est également interdit de se toucher ou que les corps se frôlent. Ainsi, il se dégage de ce qui précède que les cas où la mixité entre les hommes et les femmes est interdite sont les suivants : -L'existence de l'isolement entre un homme et une femme -Le non-respect des normes islamiques évoquées ci-dessus. Et dans tous les cas, il faut que la cause de la mixité soit légale. Et la cause légale est celle qui est obligatoire, ou recommandée ou alors permise dans le moindre des cas.
Jâbir rapporte que le prophète (paix et salut sur lui) a dit : « il est interdit à quiconque croit en Allah et au jour dernier de s'isoler avec une femme (non Mahram et non épouse) sans que celle-ci ne soit accompagnée d'un Mahram à elle. Autrement, leur troisième compagnon sera Satan (c'est-à-dire qu'il les mènera au péché). »
Ceci s'applique également aux membres de la famille du mari comme nous en a informé le Prophète (paix et bénédictions sur lui) : il a dit : «Gare à l'isolement avec les femmes ! » Ils (les Compagnons) ont demandé : « Qu'en est-il d'un membre de la famille du mari, Ô Messager d'Allâh ? » Il a répondu : « Un membre de la famille du mari c'est la mort (c'est-à-dire la cause de la mort). » Cela est dû au fait qu'un membre de la famille du mari peut rester un long moment et par conséquent le risque de pécher est plus grand.
L’amour, simple question de sentiments ? Pas seulement
L’amour, c’est aussi une affaire d’hormones, de neurotransmetteurs et de réflexes archaïques profondément ancrés. Et si nous sommes heureusement des êtres de sentiments, il faut admettre que certaines choses nous échappent. « Tout ce qui se passe dans le corps est chimique : la digestion, la soif… l’amour aussi, explique Lucy Vincent, docteur en neurosciences et auteur de deux ouvrages sur la question. Notre comportement amoureux est une stratégie mise en place par nos gènes tout au long de notre évolution. Nous n’avons pas le choix puisque nous obéissons à deux priorités : survivre et assurer la reproduction de l’espèce. Nous sommes donc programmés pour tomber amoureux ! »
Les phéromones
Le terme phéromone provient du grec PHERAN (transférer) et HORMAN (exciter). Les phéromones sont des substances chimiques odorantes qui attirent les membres de notre propre espèce. Chez plusieurs espèces animales, les phéromones peuvent informer l’animal qu’un partenaire sexuel est situé à plusieurs kilomètres. Ce sont des substances dégagées par la peau qui transmettent un message chimique d’un individu à un autre de la même espèce. Dans certaines sociétés animales complexes, des phéromones spécialisées favorisent la coopération des individus dans de nombreuses tâches. Par exemple, les fourmis et les abeilles utilisent des phéromones d’alarme pour déclencher une réponse immédiate et violente lorsqu’une colonie est attaquée. Aussi, les lapins libèrent des phéromones de dispersion pour démarquer leur territoire et pour éloigner les membres du groupe en présence d’une quelconque menace. Si les phéromones spécialisées peuvent servir une quantité de buts précis selon les espèces, les phéromones sexuelles, elles, jouent un rôle identique dans toutes les espèces : elles conduisent l’excitation sexuelle et son expression en direction d’un partenaire potentiel.
La simple odeur des copulines, des phéromones sexuelles présentes dans les sécrétions vaginales du singe femelle Macacus rhésus provoquent chez le mâle une érection et une éjaculation. De plus, dès qu’une truie en chaleur sent l’odeur de l’androsténol, une phéromone mâle dégagée dans l’haleine du porc, elle s’immobilise et prend la posture caractéristique de l’accouplement. Ces deux exemples démontrent très bien l’action des phéromones sur l’excitation sexuelle chez les animaux.
Chez les humains maintenant, l’action des phéromones humaines pourrait expliquer en partie le choix des partenaires, car on peut supposer que chaque individu a ses propres phéromones comme il a ses propres gènes. Nous sommes tous émetteurs et récepteurs de phéromones; chaque sexe émet sa catégorie de phéromones, le bi-sexuel étant émetteur et récepteur des deux types (masculin et féminin).
En effet, chaque individu émet des phéromones ou messages subtils mais puissants, qui véhiculent un langage corporel spécial, des signaux sexuels ou, plus simplement, de l’attractivité, de la sympathie ou de l’antipathie. Les phéromones peuvent déclencher des comportements instinctifs liés à la sexualité, l’agressivité ou la reconnaissance de proches.
La thèse selon laquelle les phéromones peuvent influencer le comportement humain n’a été démontrée que récemment. En 1998, les effets des phéromones étaient démontrés chez les femmes : elles interfèrent dans le cycle menstruel de certaines femmes. Elles synchronisent le cycle menstruel de certaines femmes.
Une expérience célèbre ancienne qui consistait à faire entrer des femmes une par une dans une pièce remplie de chaises, dont l'une d'elles avait été aspergée au préalable de phéromones mâles (naturelles à l'époque). Les participantes à l'expérience devaient ensuite s'asseoir là où elles le voulaient. Que la plupart optèrent pour la chaise recouverte de phéromones laissa supposer que les récepteurs logés dans leur nez avait détecté à leur insu les effluves hormonaux. Et inconsciemment dicté leur conduite.
L’expérience avait été reproduite dans une salle d’attente avec plusieurs chaises libres,une seule ayant été occupée temporairement par un homme.
Depuis 1991, le Dr David Berliner clame avoir isolé deux phéromones humaines et les avoir testé sur plus de 300 personnes. « En leur présence, les gens se sentent détendus, chaleureux, enclins au dialogue et ils éprouvent un sentiment de confiance en soi inhabituel. L’une de ces molécules n’agit que sur les femmes et l’autre, que sur les hommes » Il a noté des effets plus objectifs comme une augmentation du rythme cardiaque et respiratoire dès l’inhalation de phéromones. Elles engendrent un bien-être général favorisant les relations humaines et non un désir sexuel bestial.
Le Dr Yvan Rodriguez affirme que « les comportements humains sont de toute évidence bien plus motivés par la vue que l’odorat. Il ne faut pas espérer que des phéromones humaines vendues en flacon de 100ml permettront un jour à certains d’attirer celles ou ceux qu’ils désirent. Ceci fonctionne très bien chez certains animaux, les insectes et les rongeurs, mais nous utilisons un nombre très important d’informations supplémentaires à celles provenant de notre nez lorsque nous faisons un choix de partenaire. »( BÊME, David, L’amour n’a pas d’odeur)
Les hommes, programmés pour être coureurs
L’expérience qui permet d’arriver à cette conclusion n’a pas été menée chez l’homme, mais chez le rat. Elle ne tient donc pas lieu de vérité absolue. Cependant, il existe un certain parallèle entre le comportement animal et celui des humains. Les paramètres culturels et les sentiments viennent bien sûr temporiser ces ressemblances. Le Dr Reynaud raconte l’expérience suivante : « Lorsqu’on place ensemble un rat et une femelle, il la monte sept fois. Puis il s’arrête. Si on lui en présente une autre, il la monte encore sept fois et se lasse. Et ainsi de suite. Autrement dit, lorsque le rat n’est confronté qu’à une seule femelle, son désir s’éteint, mais se poursuit avec une autre. Ce comportement illustre le début de la stratégie sexuelle masculine. » En gros, l’homme est programmé pour tomber les filles, car son but est de disséminer son patrimoine génétique le plus largement possible.
Les femmes, naturellement exigeantes
Et les femmes ? « Elles doivent trouver un homme, et le bon. Elles adoptent donc une tactique différente : elles sont sélectives. Elles choisissent celui par lequel elles vont accepter de se laisser séduire. » Et le spécialiste d’expliquer notre façon de faire (inconsciente bien évidemment !) : une femme qui se rend à une fête, par exemple, jettera tout de suite un coup d’œil aux hommes qui sont là. Si elle en repère un qui lui plaît suffisamment, il suffira d’échanger un regard avec lui, même bref, pour lui faire passer le message : « Tu me plais bien, toi, viens donc me voir… » Vraiment, c’est magique, non ?
Le Dr. David Buss est professeur de psychologie à l'Université du Texas. Ses recherches sont consacrées au désir et aux choix amoureux. Il a publié une étude en 1989 sur les préférences sexuelles auprès de 37 cultures humaines. D'une façon générale, ses études montrent que les femmes accordent plus d'importance au de leur partenaire masculin, tandis que les hommes se focalisent davantage sur les caractéristiques reproductrices des femmes telles que l’âge et la beauté physique.
Conséquence de sa plus forte libido, l'homme accorderait plus d'importance que la femme à l'aspect physique. Cela s'explique par les découvertes en neurologie sur l’ocytocine, l’hormone qui intervient dans la séduction chez l’homme. Pour les hommes, l’augmentation hormonale d’ocytocine se traduit par une sensation de bonheur que procure l’attirance physique … tel que la beauté du visage, la beauté du corps….
"Selon une étude de l'université de Valence (Espagne), 5 minutes passées en présence d'une femme attirante suffisent à faire grimper le niveau de cortisol, l'hormone du stress, chez un homme.
L'effet serait même amplifié chez les hommes qui pensent n'avoir "aucune chance" avec la jeune femme en question
Le cortisol, reconnu pour être lié aux maladies cardio-vasculaires, est produit par le corps sous l'effet d'un stress physique ou psychologique.
Les chercheurs ont menés leurs expériences sur 84 étudiants de sexe masculin, en demandant à chacun de s'asseoir seul dans une salle afin de remplir une grille de sudoku. Deux autres personnes, un homme et une jeune femme, étaient également présents dans la salle.
L'expérience révéla que le niveau de cortisol du sujet masculin n'augmentait pas lorsque la jeune femme quittait la salle, le laissant seul avec l'autre homme.
En revanche, lorsque ce dernier sortait de la salle, laissant alors le sujet masculin seul avec la jeune femme, son taux de cortisol augmentait notablement.
Conclusion des chercheurs : "cette étude nous permet de supposer que pour la plupart des hommes, la seule présence d'une femme attirante peut induire la perception d'une opportunité de séduction.
Même si certains hommes tendent à éviter les femmes avec lesquelles ils pensent n'avoir "aucune chance", la majorité d'entre eux ressentent une appréhension qui se vérifie par leur réponse hormonale.
Cette étude montre également que le taux de cortisol augmente après une brève interaction sociale (5 minutes suffisent) avec une belle et attirante jeune femme.
Secrété en petite quantité, le cortisol peut avoir des effets positifs sur l'organisme, tels qu'une sensation d'euphorie et de bien-être. En revanche, lorsque celui-ci est secrété de manière chronique et en plus grande quantité, la cortisol peut aggraver certains états de santé tels que le diabète, les maladies cardio-vasculaires, l'hypertension et la fatigue chronique."
De là, l'Islam a interdit la fornication et a interdit tout ce qui pousse ou incite à la fornication. L'Islam interdit l'isolement avec une femme, le regard avec plaisir et il a interdit l'exhibition. L'Islam a interdit tous les moyens qui tentent l'homme à commettre la fornication. L'Islam est venu interdire tout ce qui peut mener à la fornication. L'Islam a commencé par l'éducation de l'individu en le purifiant, en le poussant à préserver sa chasteté, en baissant son regard que ce soit l'homme ou la femme. Allah dit "Dis aux croyants de baisser leurs regards et de garder leur chasteté. C'est plus pur pour eux. Allah est, certes, Parfaitement Connaisseur de ce qu'ils font. Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît" et ce qui en paraît c'est-à-dire ce qui est autorisé à montrer c'est le visage et les mains selon beaucoup de gens de science "et qu'elles rabattent leur voile sur leurs poitrines".
http://fr.islamtoday.net/node/1068
http://www.femmeactuelle.fr/amour/couple/l-amour-chimie-ou-alchimie-00594
http://www.espace-musculation.com/cortisol.html
Chaque serviteur s'est vu attribué 4 anges ! 2 de ces 4 anges descendent du ciel à l'heure du fajr et restent en compagnie du serviteur jusqu'à la prière du asr !
Et les 2 autres descendent du ciel à l'heure du asr et restent en compagnie du serviteur jusqu'à l'heure du fajr !
Et aucun des 2 groupes d'anges ne quitte le serviteur avant que l'autre groupe ne soit arrivé, afin que tout acte que ce serviteur effectuera soit bel et bien noté de manière claire et précise, tout est enregistré et rien ne manque.
Et il a été rapporté dans les 2 recueils de hadiths authentiques des imâms Al-Boukhâri et Mouslim d'après Abi-Hourayrah que le messager d'Allah salallahou 'alayhi wa sallam a dit :
se succèdent auprès de vous les anges de la nuit et les anges de la journée et ils sont réunis durant la prière du matin (salât as sobh) et la prière de la fin d'après-midi (salât al 'asr).
Ils se succèdent donc jour et nuit ! Ainsi ces 2 groupes d'anges sont réunis durant la prière du matin et la prière de la fin d'après midi, et lorsque ces anges retournent auprès d'Allah il leur demande dans quel état étaient mes serviteurs lorsque vous les avez quitté ? (il leur pose la question mais il est plus savant qu'eux de la réponse) ainsi il leur demande : dans quel état étaient mes serviteurs lorsque vous les avez quitté ?
Et les anges répondent alors nous les avons quitté alors qu'ils priaient et nous les avions trouvé alors qu'ils priaient ! Quand nous sommes parti en fin d'après midi ils étaient en train d'accomplir la salât et quand nous étions venus à eux à l'aube ils priaient !
Sois attentif à ce point là serviteur d'Allah ! Et dis moi par Allah ! si nous étions témoins de leurs descentes et de leurs remontées vers le ciel, si on pouvait les voir descendre du ciel et y remonter ne serait-ce point là une spectacle grandiose ???
Si on considère qu'il y a près de 5 milliards d'êtres humains sur terre et que chacun d'entre eux a avec lui 4 anges !
Combien ça nous fait d'anges en tout ?
Ça nous donne 20 milliards d'anges mandatés auprès des humains ! Ceci nous éclaire sur le grand nombre qu'il existe d'anges.
Il y a près de 20 milliards d'anges qui montent et redescendent du ciel de jour comme de nuit !
Toutes ces montées et ces descentes du ciel n'aurait aucun but ? Tout ceci ne serait que vaine futilité ?
Il y a près de 20 milliards d'anges dont la mission est de retranscrire les actes des êtres humains !
Tout ceci ne serait ce que perte de temps, un simple jeu sans but ?
Non bien sur que non ! Absolument pas ! Il s'agit d'une affaire extrèmement importante, il s'agit d'une affaire très sérieuse, une affaire de la plus haute des importances !
Allah a attribué à chacun d'entre nous 4 anges qui se font passer entre eux le registre de nos oeuvres afin d'y inscrire chacun de faits et gestes.
Cheikh 'Abdoullah ibn 'Uthmân al-Dhamâri
A l'heure actuelle, on s’interroge de plus en plus sur la place de la religion dans les sociétés modernes. L'utilité de la foi est très souvent remise en cause dans toutes les religions y compris l'islam, ceci malgré le nombre de conversion en recrudescence constaté dans cette religion. Ce phénomène démontre pourtant une conviction forte en l'alternative que représente l’islam pour tous ceux qui sont à la recherche du salut. Il résulte, sans conteste, d’une singularité propre à l’islam. Cette singularité se définit par l’attachement profond que l’islam octroie aux valeurs de l’espèce humaine en dépit de ce que pensent les négateurs.
Les théologiens ont conclu après l’étude laborieuse et méticuleuse des sources islamiques : six mille deux cent trente-six versets, plus de soixante mille hadiths sans compter les récurrences et un million quatre cent quatre-vingt-cinq mille articles juridiques, que les enseignements et la législation islamique comptent cinq points essentiels. Les oulémas nomment ces cinq fondements : "le combat de l'islam". Ce combat vise à préserver la vie humaine, sa raison, sa foi, sa dignité ainsi que ses biens.
« C'est pourquoi nous avons prescrit aux enfants d'Israël que quiconque tue une âme non coupable de meurtre ou de corruption sur terre, c'est comme s'il a tué l'humanité entière. Et quiconque lui permet de vivre c'est comme s'il a donné vie à l'humanité entière ». S5-v.32.
Ce verset est un très bel exemple qui instaure un principe de base : toucher à un humain c'est toucher à toute l'humanité car ce sont les individus qui constituent les communautés. Il est de l'intérêt général de faire de son prochain le reflet de sa propre personne sachant que : « aucun de vous ne sera réellement croyant que lorsqu'il aimera pour son frère ce qu'il désire pour lui-même » (bukhari). Bien-entendu au-delà de tous clivages idéologiques ou religieux. La bonté n'a pas de frontières : « Et si un polythéiste te demande l'asile alors donne la lui ». S.9-v.6. Et mille salutations au prophète de l'islam lorsqu'il dit : « Sachez que celui qui commet une injustice contre un non-musulman, qui vit parmi nous, ou qui le prive d'une partie de ses droits, ou qui le charge de ce qui est au-dessus de ses forces, ou qui lui prend un bien contre son gré, alors je serais le jour dernier contre lui » (Ahmad).
A la lumière de ces propos, comment penser un seul instant que l'injustice peut être commise au nom de la foi ?
La raison est considérée en islam comme le socle sur lequel repose toutes les prescriptions religieuses. C’est pourquoi perdre la raison revient à être exempté de toutes pratiques religieuses: « Point de prescription pour trois personnes : l’enfant jusqu'à ce qu'il soit pubère, l’endormi jusqu'à ce qu'il se réveille et le fou jusqu'à ce qu'il retrouve la raison » (Muslim) , ces trois personne ayant tous momentanément ou irrévocablement une absence de raison.
La protection de la raison est impérative et comprise dans les priorités de l islam. Par conséquent, l’islam légifère afin de veiller à la préservation de la raison. La prohibition de l’alcool s’applique en ce sens. La raison est donc primordiale, d’ailleurs elle est invoquée à multiple reprise dans le coran. On note une douzaine de fois la récurrence de l’expression : « ne raisonnez-vous donc pas ». On dénombre également à sept reprises : « afin que vous puissiez raisonner », ceci nous conduit à énoncer une règle élémentaire : perdre la raison, c’est perdre sa foi.
Pour emprunter une métaphore, la foi est pour l'homme ce qu'une averse est pour une terre aride. Tout homme démuni de foi ne peut mener qu’une vie d’errance. A ce propos, c’est une erreur de penser qu’il existe des non-croyants. Tous les Hommes ont foi: certains en un Seigneur Absolu, d’autres en plusieurs divinités et enfin certains à l’inexistence d’un dieu. Seule la croyance diverge mais la foi est présente dans tous les cas. Néanmoins, l'islam ne tolère pas que sous-prétexte de protéger la foi, on puisse être à l’origine de conflit. Bien au contraire, dès les premiers instants à la Mecque, l’islam s’est positionné très clairement en énonçant cette parole admirable de tolérance : « A vous votre religion et à moi la mienne » s.109- v.6. Les versets confirmant cette posture sont très nombreux :
« Si Allah le souhaitait tous ceux qui sont sur terre auraient cru, chacun d'eux. Allez-vous donc forcer les gens jusqu'à ce qu'ils croient ». s.10-v.99.
« Tu (Muhammad) ne diriges pas celui que tu aimes : mais c'est Allah qui guide qui Il veut. Il connaît mieux cependant les bien-guidés ». s.28-v.56.
« Eh bien, rappelle! Tu n'es qu'un rappeleur, et tu n'es pas un dominateur sur eux ». s.88-v.21-22.
« A toi la communication seule incombe, à Nous le compte [...] » s.13-v.40.
Suite à ces versets clairs et sans aucune ambiguïté, l'islam ne peut être accusé de prosélytisme.
Bien avant que les nations libres ne se réunissent derrière la bannière de la déclaration des droits de l'homme (dans laquelle ils cherchent à protéger la dignité humaine), quinze siècles auparavant, l'islam annonçait: « Nous les avons transportés sur terre et sur mer, leur avons attribué de bonnes choses comme nourriture, et Nous les avons nettement préférés à plusieurs de Nos créatures ». S.17-v70. La dignité humaine, l'islam en fait sa priorité, son combat car la création la plus sacrée demeure celle de l'Homme. Le prophète dit : « l'Homme est l'œuvre d'Allah, malheur à celui qui porte atteinte à son œuvre »(Tarabani). Son sang est beaucoup plus sacré que la pierre noire de la Mecque. Sans le combat des hommes libre pour la survie de l'humanité, celle-ci aurait sombré dans le chaos. Le manque de vigilance conduit inéluctablement à la débâcle. Faut-il rappeler les heures les plus sombres de l’Histoire ? N’oublions pas entre autres la seconde guerre, qui laisse une cicatrice douloureuse tuant près de soixante millions d’Hommes. Ceci nous renvoie à la parole de Dieu : « Et si Allah ne neutralisait pas une partie des hommes par une autre, la terre serait certainement corrompue. Mais Allah est Détenteur de la faveur pour les mondes. » s.2-v.251. Ou encore : « Si Allah ne repoussait pas les gens les uns par rapport aux autres, les ermitages seraient démolis, ainsi que les églises, les synagogues et les mosquées où le nom d'Allah est beaucoup invoqué. Allah soutient, certes, ceux qui soutiennent (Sa Religion). Allah est assurément Fort et Puissant ». S.22-v.40.
« Et ne dévorez pas mutuellement et illicitement vos biens, et ne vous en servez pas pour corrompre des juges pour vous permettre de dévorer une partie des biens des gens, injustement et sciemment » s.2-v.188.
« Malheur aux fraudeurs, qui lorsqu'ils font mesurer pour eux-mêmes exigent la pleine mesure, et qui lorsqu'eux-mêmes mesurent ou pèsent pour les autres [leur] causent perte. Ceux-là ne pensent-ils pas qu'ils seront ressuscités, en un jour terrible, le jour où les gens se tiendront debout devant le Seigneur de l'Univers? » s83 v1/6
Le prophète a martelé, lors de son dernier pèlerinage, un message pour résonner les peuples,qui ont embrassé la foi :
« Ô gens, écoutez ma parole[...] Sachez que votre vie, vos biens et votre honneur jusqu'à ce que vous rencontriez votre Dieu, sont aussi sacrés que votre jour et votre mois où vous vous trouvez à présent. Vous rencontrerez votre Seigneur qui vous interrogera sur vos actes. Je vous ai annoncé et transmis ! Quiconque a un dépôt placé chez lui, en confiance, qu'il le rende comme il se doit à qui lui a confié. Toute usure est prohibée, Vous n'avez droit qu'au capital de votre prêt et aucun ne doit être lésé. Dieu a décrété qu'il n'y a pas d'intérêt [...] Ô gens ! Satan a perdu tout espoir d'être adoré, ici, sur votre terre. Mais il se contente d'être obéi en dehors de celle-là et s'accommode de vos actes que vous jugez négligeables. Prenez garde à lui pour votre foi... Ô gens ! Vous avez des droits sur vos femmes et elles ont les leurs sur vous ! Recommandez-vous de faire du bien aux femmes, car elles sont telles des « prisonnières » chez vous et ne disposent pas de pouvoir personnel, et car Dieu vous les a confiées en dépôt et vous a permis de les approcher. Entendez bien, ô gens, ma parole, car moi, j'ai annoncé et transmis.
Je vous ai laissé ce avec quoi, si vous vous y attachez, vous ne serez jamais égarés, une voie claire : le Livre d'Allah et la conduite (Sounna) de Son Prophète. Hommes ! Écoutez ma parole et méditez-la. Vous savez que chaque musulman est un frère pour le musulman, que les Musulmans sont frères. Il n'est donc permis à une personne de prendre de son frère que ce qu'il lui a donné de bon gré. Ne vous faites donc pas du tort ! Seigneur, ai-je transmis ? » (bukhari)
Chères lectrices, chers lecteurs, la religion a pour vocation de servir l'homme et de le préserver de tous ce qui pourraient de près ou de loin porter atteinte à sa raison d'être. J'espère qu'à l'issue de cette lecture vous pourrez saisir le cheminement emprunté par l'islam pour régir les destinées.
« Aujourd'hui, J'ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J'agrée l'islam comme religion pour vous » s5 v3.
inshallah.com
1. Par islamiates le 02/07/2024
Salam Les sourates sont données à titre d'exemple. Merci pour votre réactivité