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L'Islam et les autres religions

L’islam estime que toutes les religions procèdent d’une même source : Allah. De ce fait, elles conservent malgré les péripéties de l’histoire une morale et des valeurs communes. Quand bien même les voies et les moyens diffèrent, les religions - plutôt la religion car en principe il n’y a qu’une seule religion- ont essentiellement pour but d’assurer à l’homme le bonheur ici-bas et dans l’au-delà.

« Il vous a légiféré en matière de religion, ce qu’Il avait prescrit à Noé, ce que Nous t’avons révélé à toi-même, ce que Nous avions prescrit auparavant à Abraham, à Moïse et à Jésus : « Etablissez la religion et n’en faites pas un sujet de divisions. » s42 v13

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Les origines de la fête de noël

Le pere noel

 

Jésus-Christ (que la paix soit avec lui) a apporté un grand nombre de beaux enseignements pour les gens de son époque, notamment la foi en Dieu unique. Mais il était inévitable qu’avec le temps sa religion souffre d’un déclin constant ; ce qui a facilité l’adoption progressive par les chrétiens de croyances et de rites païens et de pratiques culturelles nouvelles. Dans cette brève présentation, nous vous invitons à examiner l'authenticité de la fête de Noël, et nous poserons quelques questions : Cette fête est-elle réellement chrétienne ? Est-ce l’anniversaire de Jésus ? Jésus l'aurait-il approuvé ?

La plupart des chrétiens considèrent Noël comme une fête religieuse. À travers le monde, les églises diffusent messages et sermons qui laissent croire que le 25 décembre est l’anniversaire authentique de Jésus-Christ. Combien de fois n’a-t-on pas revécu la mise en scène du miracle de la Nativité - l’enfant Jésus dans la crèche, les Rois Mages, etc. ?

La fête de Noël ranime, sans doute, des sentiments de solidarité entre chrétiens, de par leur identité, leur culture et leurs objectifs communs : ils ont tous recours aux arbres de Noël, aux cloches, aux bougies et aux bûchers, sans oublier le Père Noël. Toutes ces choses aident à créer une ambiance de fête et de réjouissances.

L’historique de la fête de Noël

Il est un fait que ni l’année, ni le mois, ni encore le jour de la naissance de Jésus ne sont mentionnés dans la Bible. En fait, le récit biblique nous indique qu’il naquit durant l’été (de juin à septembre en Palestine), car les bergers étaient dehors avec leurs troupeaux (voir Luc 2 : 8). L’hiver étant une saison de pluie, il n’était pas question pour les bergers de passer la nuit à la belle étoile (Esdras 10 : 9). Si l’histoire de la naissance du Christ se trouve bien dans la Bible, la célébration de l’événement, quant à elle, n’est nullement indiquée. D’ailleurs, il est intéressant de noter que selon la Bible, ni Jésus ne l’avait jamais célébré, ni ses disciples auxquels il avait lui-même enseigné la religion juste. En effet, si la célébration de Noël devait figurer dans la religion de Jésus, ses suivants l’auraient certainement fêtée. Or, l’édition anglaise de 1911 de l’Encyclopédie catholique, diffusée par l’Église Catholique Romaine, déclare que « Noël ne figure pas parmi les premières fêtes de l’Église... elle apparaîtra pour la première fois en Égypte. » C’est dire que cette fête est d’origine païenne.

Le Coran affirme aussi que la période de naissance de Jésus était en été, période des dattes mûres que la Vierge Marie mangea avant d'accoucher : « Elle devient donc enceinte [de l'enfant], et elle se retira avec lui en un lieu éloigné. 23. Puis les douleurs de l'enfantement l'amenèrent au tronc du palmier, et elle dit : « Malheur à moi ! Que je fusse mort avant cet instant ! Et que je fusse totalement oubliée ! » 24. Alors, il l'appela d'au-dessous d'elle [lui disant :] « Ne t'afflige pas. Ton Seigneur a placé à tes pieds une source. 25. Secoue vers toi le tronc du palmier : il fera tomber sur toi des dattes fraîches et mûres. 26. Mange donc et bois et que ton œil se réjouisse ! Si tu vois quelqu'un d'entre les humains, dis [lui :] « Assurément, j'ai voué une abstinence au Tout Miséricordieux : je ne parlerai donc aujourd'hui à aucun être humain ». (Qur’an, 19:16-26).

Pourquoi le 25 décembre ?

Peu de gens savent que la naissance de Jésus est fêtée à différentes dates dans le monde chrétien : le 6 janvier, le 21 avril, ou encore le 1er mai. Cette multitude de dates a pour origine le fait que la date exacte n’est pas connue. Mais le 25 décembre est une date très importante pour les païens romains : il s’agit de la célébration de « Brumalia », suivant les « Saturnalia », fêtées du 17 au 24 décembre. Cette fête avait le but de rendre hommage à Saturne, le Roi-Soleil de l’agriculture. Selon l’encyclopédie éditée par Schaff-Herzog :

« ... la fête, solidement enracinée dans la tradition populaire, ne put être éliminée par l’influence chrétienne. Cette fête païenne, avec sa débauche et ses réjouissances, était si populaire que les paléochrétiens de l’Empire Romain furent heureux d’avoir un prétexte pour continuer à la célébrer sans trop changer son esprit ou sa tradition. »

Bien loin de rejeter cette fête païenne, l’Église l’agréa en prenant le soin de l’adapter : au lieu d’être la naissance du Roi-Soleil des Romains, désormais ce serait celle de Jésus-Christ, le Fils de Dieu ! Ce fut le Pape Jules 1er qui, en l’an 320 après J.-C., avait déclaré que le 25 décembre serait la date officielle de la naissance du Christ. Dès lors, le Christianisme deviendrait une religion attirante et acceptable pour les masses populaires païennes de Rome. Ceci poussa les chrétiens de Mésopotamie (les Syriens et les Arméniens) à accuser leurs coreligionnaires occidentaux d’idolâtrie pour avoir adopté cette fête païenne. Notons au passage qu’en 1643, le parlement britannique avait officiellement aboli la célébration de la Noël, la considérant non chrétienne en raison de son origine païenne.

Quelques croyances païennes défendues

La religion romaine : Vers l’an 200 avant J.-C., les païens romains adoraient Attis, le fils de la vierge Nana, dont la naissance était célébrée le 25 décembre. Il aurait été crucifié le 25 mars pour le salut des hommes. Il descendit aux enfers et y demeura trois jours, puis ressuscita un dimanche en tant que « dieu-soleil pour la nouvelle saison ». Son corps était symboliquement consommé sous la forme de pain.

La religion égyptienne : Osiris était un dieu-sauveur, dont l’adoration s’étendit jusqu’à Rome avant la fin du premier siècle. On l’appelait, entre autres : le Seigneur des Seigneurs, le Roi des Rois, le Dieu des Dieux, la Résurrection, la Vie, le Bon Pasteur... le dieu grâce auquel les hommes et les femmes pouvaient renaître. Trois hommes sages avaient annoncé sa naissance. Ses adorateurs mangeaient des gâteaux de blé, symbolisant son corps.

La religion persane : Mithra était un dieu païen en compétition avec le christianisme jusqu’au 4e siècle. Sa naissance aurait eu lieu le 25 décembre en présence de plusieurs témoins, dont... des bergers et trois mages portant des présents ! Beaucoup croyaient qu’il était né d’une vierge, qu’il faisait des miracles, qu’il guérissait les malades et qu’il exorcisait les personnes possédées par des démons. Il aurait célébré un dernier repas avec ses douze disciples avant de monter au ciel le 21 mars.

La religion babylonienne : La scène de la Nativité était très répandue dans l’ancienne Babylonie. Y figuraient la déesse-mère Sémiramis, qui, par ses complots, était devenue la Reine du Ciel, et Nemrod, le Fils divin du Ciel. Après la mort prématurée de Nemrod, sa mère proclama qu’un arbre à feuilles persistantes avait poussé durant la nuit à partir d’une souche morte, une indication symbolique de la renaissance de Nemrod. Elle déclara que dorénavant, le jour de son anniversaire, Nemrod visiterait l’arbre éternellement vert pour y laisser des présents.

Ne serait-ce pas là l’origine réelle de l’arbre de Noël ? En définitive, la ressemblance entre ces légendes païennes et l’histoire de la Nativité sont pour le moins flagrantes.

Il est à souhaiter que tous les chrétiens qui croient vraiment en Dieu, réfléchiront, et arriveront à faire la distinction entre les commandements de Dieu et les innovations des hommes. Nous espérons aussi qu’ils n’hésiteront pas à débarrasser le christianisme de toutes pratiques païennes. Jésus dit qu’il n’est pas venu pour « détruire la Loi ou les Commandements... mais pour les accomplir » (Matthieu 5 : 17). Quiconque suivra des enseignements autres que ceux de Jésus sera rejeté : « Personne ne peut servir deux maîtres... vous ne pouvez servir Dieu et la Richesse. » (Voir Matthieu 6 : 24). « Éloignez-vous de moi, vous qui agissez en hommes qui méprisent la Loi. » (Matthieu 7 : 23).

À cela, Jésus rajoute que Dieu avait dit par la bouche du prophète Esaïe : « C’est en vain qu’ils continuent à m’adorer, car ils enseignent pour doctrine des commandements d’hommes. Lâchant le commandement de Dieu, vous tenez ferme la tradition des hommes. » (Marc 7 : 7,8).

Par ailleurs, Dieu commande aux croyants : « N’apprenez absolument pas la voie des païens... En effet, les coutumes des impies ne sont qu’un... simple arbre qu’on a coupé dans la forêt, travaillé des mains de l’artisan... D’argent et d’or, on l’enjolive. » (Jérémie 10 : 2-4).

Par ailleurs, Dieu les met en garde : « Prends garde à toi, de peur que tu te laisses prendre à leur suite... Toute parole que Je vous commande, voilà ce que vous devrez avoir soin de pratiquer. Vous ne devrez rien y ajouter et rien en retrancher. » (Deutéronome 12 : 30 et 32).

En somme, Jésus (sur lui la paix) n'a jamais ordonné de célébrer son anniversaire comme tous les prophètes d'ailleurs, mais a seulement commandé les gens de suivre ses enseignements dont le plus important : celui d'adorer Dieu seul sans rien lui associer dans son adoration et dans sa législation…

Aux chrétiens, nous posons la même question qu’avait posée Paul : « Quelle part a le fidèle avec l’incroyant ? Et quelle entente y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles ? » (2 Corinthiens 6 : 15,16).

Jésus n’est donc pas né le jour de la Noël. Et il n’aurait certainement pas approuvé l’institution de cette célébration, car elle est d’origine païenne, elle est contraire à la Loi, elle se situe en dehors de ses enseignements et des Commandements de Dieu. Comment un prophète pourrait-il tolérer des coutumes ou des rites païens ? S’il les agréait, ce serait la négation même de l’objectif de sa venue, qui n’était autre que d’amener les gens vers le vrai Dieu, le Dieu Unique, le Créateur des cieux et de la terre.

 

La Naissance de Jésus dans le Coran

 

Dieu dit : « (Rappelle-toi,) quand les Anges dirent : « Ô Marie, voilà que Dieu t'annonce une parole de Sa part : son nom sera « Al-Masih » « 'issa », fils de Marie[1], illustre ici-bas comme dans l'au-delà, et l'un des rapprochés de Dieu".
46. Il parlera aux gens, dans le berceau et en son âge mûr et il sera du nombre des gens de bien". 47. - Elle dit : « Seigneur ! Comment aurais-je un enfant, alors qu'aucun homme ne m'a touchée ?» - « C'est ainsi ! » dit-Il. Dieu crée ce qu'Il veut. Quand Il décide d'une chose, Il lui dit seulement : « Sois» ; et elle est aussitôt. 48. "Et (Dieu) lui enseignera l'écriture, la sagesse[2], la Thora et l'Évangile, 49. et Il sera le messager aux enfants d'Israël [et leur dira] : » En vérité, je viens à vous avec un signe de la part de votre Seigneur. Pour vous, je forme de la glaise comme la figure d'un oiseau, puis je souffle dedans : et, par la permission de Dieu, cela devient un oiseau. Et je guéris l'aveugle-né et le lépreux, et je ressuscite les morts, par la permission de Dieu. Et je vous apprends ce que vous mangez et ce que vous amassez dans vos maisons. Voilà bien là un signe, pour vous, si vous êtes croyants ! 50. Et je confirme ce qu'il y a dans la Thora révélée avant moi, et je vous rends licite une partie de ce qui était interdit. Et j'ai certes apporté un signe de votre Seigneur. Craignez Dieu donc, et obéissez-moi. 51. Dieu est mon Seigneur et votre Seigneur. Adorez-Le donc : voilà le chemin droit. » (Qur’an, 3:45-51)

 

Dieu dit également : « Mentionne, dans le Livre (le Coran), Marie, quand elle se retira de sa famille en un lieu vers l'Orient. 17. Elle mit entre elle et eux un voile. Nous lui envoyâmes Notre Esprit (Gabriel), qui se présenta à elle sous la forme d'un homme parfait. 18. Elle dit : « Je me réfugie contre toi auprès du Tout Miséricordieux. Si tu es pieux, [ne m'approche point]. 19. Il dit : « Je suis en fait un Messager de ton Seigneur pour te faire don d'un fils pur ». 20. Elle dit : « Comment aurais-je un fils, quand aucun homme ne m'a touchée, et je ne suis pas prostituée ? » 21. Il dit : « Ainsi sera-t-il ! Cela M'est facile, a dit ton Seigneur ! Et Nous ferons de lui un signe pour les gens, et une miséricorde de Notre part. C'est une affaire déjà décidée ». 22. Elle devient donc enceinte [de l'enfant], et elle se retira avec lui en un lieu éloigné. 23. Puis les douleurs de l'enfantement l'amenèrent au tronc du palmier, et elle dit : « Malheur à moi ! Que je fusse mort avant cet instant ! Et que je fusse totalement oubliée ! » 24. Alors, il l'appela d'au-dessous d'elle [lui disant :] « Ne t'afflige pas. Ton Seigneur a placé à tes pieds une source. 25. Secoue vers toi le tronc du palmier : il fera tomber sur toi des dattes fraîches et mûres. 26. Mange donc et bois et que ton œil se réjouisse ! Si tu vois quelqu'un d'entre les humains, dis [lui :] « Assurément, j'ai voué un jeûne au Tout Miséricordieux : je ne parlerai donc aujourd'hui à aucun être humain ». 27. Puis elle vint auprès des siens en le portant [le bébé]. Ils dirent : « Ô Marie, tu as fait une chose monstrueuse ! 28. « Sœur de Haroun, ton père n'était pas un homme de mal et ta mère n'était pas une prostituée ». 29. Elle fit alors un signe vers lui [le bébé]. Ils dirent : « Comment parlerions-nous à un bébé au berceau ? » 30. Mais (le bébé) dit : « Je suis vraiment le serviteur de Dieu. Il m'a donné le Livre et m'a désigné Prophète. 31. Où que je sois, Il m'a rendu béni ; et Il m'a recommandé, tant que je vivrai, la prière et la Zakat ; 32. et la bonté envers ma mère. Il ne m'a fait ni violent ni malheureux. 33. Et que la paix soit sur moi le jour où je naquis, le jour où je mourrai, et le jour où je serai ressuscité vivant. » 34. Tel est Hissa (Jésus), fils de Marie : parole de vérité, dont ils doutent. 35. Il ne convient pas à Dieu de S'attribuer un fils. Gloire et Pureté à Lui[3] ! Quand Il décide d'une chose, Il dit seulement : « Sois ! » et elle est.
36. Certes, Dieu est mon Seigneur tout comme votre Seigneur. Adorez-le donc. Voilà un droit chemin. » (Qur’an, 19:16-36)

Que Dieu nous donne la force et le courage de suivre Sa Parole, et d’abandonner la tradition des hommes et leur duperie. Que la Paix et les Bénédictions de Dieu soient avec tous les croyants sincères. Amen.

 

Publié par

Le bureau de prêche de Rabwah (Riyadh)

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Jésus-Christ (que la paix soit avec lui) a apporté un grand nombre de beaux enseignements pour les gens de son époque, notamment la foi en Dieu unique. Mais il était inévitable qu’avec le temps sa religion souffre d’un déclin constant ; ce qui a facilité l’adoption progressive par les chrétiens de croyances et de rites païens et de pratiques culturelles nouvelles. Dans cette brève présentation, nous vous invitons à examiner l'authenticité de la fête de Noël, et nous poserons quelques questions : Cette fête est-elle réellement chrétienne ? Est-ce l’anniversaire de Jésus ? Jésus l'aurait-il approuvé ?

La plupart des chrétiens considèrent Noël comme une fête religieuse. À travers le monde, les églises diffusent messages et sermons qui laissent croire que le 25 décembre est l’anniversaire authentique de Jésus-Christ. Combien de fois n’a-t-on pas revécu la mise en scène du miracle de la Nativité - l’enfant Jésus dans la crèche, les Rois Mages, etc. ?

La fête de Noël ranime, sans doute, des sentiments de solidarité entre chrétiens, de par leur identité, leur culture et leurs objectifs communs : ils ont tous recours aux arbres de Noël, aux cloches, aux bougies et aux bûchers, sans oublier le Père Noël. Toutes ces choses aident à créer une ambiance de fête et de réjouissances.

L’historique de la fête de Noël

Il est un fait que ni l’année, ni le mois, ni encore le jour de la naissance de Jésus ne sont mentionnés dans la Bible. En fait, le récit biblique nous indique qu’il naquit durant l’été (de juin à septembre en Palestine), car les bergers étaient dehors avec leurs troupeaux (voir Luc 2 : 8). L’hiver étant une saison de pluie, il n’était pas question pour les bergers de passer la nuit à la belle étoile (Esdras 10 : 9). Si l’histoire de la naissance du Christ se trouve bien dans la Bible, la célébration de l’événement, quant à elle, n’est nullement indiquée. D’ailleurs, il est intéressant de noter que selon la Bible, ni Jésus ne l’avait jamais célébré, ni ses disciples auxquels il avait lui-même enseigné la religion juste. En effet, si la célébration de Noël devait figurer dans la religion de Jésus, ses suivants l’auraient certainement fêtée. Or, l’édition anglaise de 1911 de l’Encyclopédie catholique, diffusée par l’Église Catholique Romaine, déclare que « Noël ne figure pas parmi les premières fêtes de l’Église... elle apparaîtra pour la première fois en Égypte. » C’est dire que cette fête est d’origine païenne.

Le Coran affirme aussi que la période de naissance de Jésus était en été, période des dattes mûres que la Vierge Marie mangea avant d'accoucher : « Elle devient donc enceinte [de l'enfant], et elle se retira avec lui en un lieu éloigné. 23. Puis les douleurs de l'enfantement l'amenèrent au tronc du palmier, et elle dit : « Malheur à moi ! Que je fusse mort avant cet instant ! Et que je fusse totalement oubliée ! » 24. Alors, il l'appela d'au-dessous d'elle [lui disant :] « Ne t'afflige pas. Ton Seigneur a placé à tes pieds une source. 25. Secoue vers toi le tronc du palmier : il fera tomber sur toi des dattes fraîches et mûres. 26. Mange donc et bois et que ton œil se réjouisse ! Si tu vois quelqu'un d'entre les humains, dis [lui :] « Assurément, j'ai voué une abstinence au Tout Miséricordieux : je ne parlerai donc aujourd'hui à aucun être humain ». (Qur’an, 19:16-26).

Pourquoi le 25 décembre ?

Peu de gens savent que la naissance de Jésus est fêtée à différentes dates dans le monde chrétien : le 6 janvier, le 21 avril, ou encore le 1er mai. Cette multitude de dates a pour origine le fait que la date exacte n’est pas connue. Mais le 25 décembre est une date très importante pour les païens romains : il s’agit de la célébration de « Brumalia », suivant les « Saturnalia », fêtées du 17 au 24 décembre. Cette fête avait le but de rendre hommage à Saturne, le Roi-Soleil de l’agriculture. Selon l’encyclopédie éditée par Schaff-Herzog :

« ... la fête, solidement enracinée dans la tradition populaire, ne put être éliminée par l’influence chrétienne. Cette fête païenne, avec sa débauche et ses réjouissances, était si populaire que les paléochrétiens de l’Empire Romain furent heureux d’avoir un prétexte pour continuer à la célébrer sans trop changer son esprit ou sa tradition. »

Bien loin de rejeter cette fête païenne, l’Église l’agréa en prenant le soin de l’adapter : au lieu d’être la naissance du Roi-Soleil des Romains, désormais ce serait celle de Jésus-Christ, le Fils de Dieu ! Ce fut le Pape Jules 1er qui, en l’an 320 après J.-C., avait déclaré que le 25 décembre serait la date officielle de la naissance du Christ. Dès lors, le Christianisme deviendrait une religion attirante et acceptable pour les masses populaires païennes de Rome. Ceci poussa les chrétiens de Mésopotamie (les Syriens et les Arméniens) à accuser leurs coreligionnaires occidentaux d’idolâtrie pour avoir adopté cette fête païenne. Notons au passage qu’en 1643, le parlement britannique avait officiellement aboli la célébration de la Noël, la considérant non chrétienne en raison de son origine païenne.

Quelques croyances païennes défendues

La religion romaine : Vers l’an 200 avant J.-C., les païens romains adoraient Attis, le fils de la vierge Nana, dont la naissance était célébrée le 25 décembre. Il aurait été crucifié le 25 mars pour le salut des hommes. Il descendit aux enfers et y demeura trois jours, puis ressuscita un dimanche en tant que « dieu-soleil pour la nouvelle saison ». Son corps était symboliquement consommé sous la forme de pain.

La religion égyptienne : Osiris était un dieu-sauveur, dont l’adoration s’étendit jusqu’à Rome avant la fin du premier siècle. On l’appelait, entre autres : le Seigneur des Seigneurs, le Roi des Rois, le Dieu des Dieux, la Résurrection, la Vie, le Bon Pasteur... le dieu grâce auquel les hommes et les femmes pouvaient renaître. Trois hommes sages avaient annoncé sa naissance. Ses adorateurs mangeaient des gâteaux de blé, symbolisant son corps.

La religion persane : Mithra était un dieu païen en compétition avec le christianisme jusqu’au 4e siècle. Sa naissance aurait eu lieu le 25 décembre en présence de plusieurs témoins, dont... des bergers et trois mages portant des présents ! Beaucoup croyaient qu’il était né d’une vierge, qu’il faisait des miracles, qu’il guérissait les malades et qu’il exorcisait les personnes possédées par des démons. Il aurait célébré un dernier repas avec ses douze disciples avant de monter au ciel le 21 mars.

La religion babylonienne : La scène de la Nativité était très répandue dans l’ancienne Babylonie. Y figuraient la déesse-mère Sémiramis, qui, par ses complots, était devenue la Reine du Ciel, et Nemrod, le Fils divin du Ciel. Après la mort prématurée de Nemrod, sa mère proclama qu’un arbre à feuilles persistantes avait poussé durant la nuit à partir d’une souche morte, une indication symbolique de la renaissance de Nemrod. Elle déclara que dorénavant, le jour de son anniversaire, Nemrod visiterait l’arbre éternellement vert pour y laisser des présents.

Ne serait-ce pas là l’origine réelle de l’arbre de Noël ? En définitive, la ressemblance entre ces légendes païennes et l’histoire de la Nativité sont pour le moins flagrantes.

Il est à souhaiter que tous les chrétiens qui croient vraiment en Dieu, réfléchiront, et arriveront à faire la distinction entre les commandements de Dieu et les innovations des hommes. Nous espérons aussi qu’ils n’hésiteront pas à débarrasser le christianisme de toutes pratiques païennes. Jésus dit qu’il n’est pas venu pour « détruire la Loi ou les Commandements... mais pour les accomplir » (Matthieu 5 : 17). Quiconque suivra des enseignements autres que ceux de Jésus sera rejeté : « Personne ne peut servir deux maîtres... vous ne pouvez servir Dieu et la Richesse. » (Voir Matthieu 6 : 24). « Éloignez-vous de moi, vous qui agissez en hommes qui méprisent la Loi. » (Matthieu 7 : 23).

À cela, Jésus rajoute que Dieu avait dit par la bouche du prophète Esaïe : « C’est en vain qu’ils continuent à m’adorer, car ils enseignent pour doctrine des commandements d’hommes. Lâchant le commandement de Dieu, vous tenez ferme la tradition des hommes. » (Marc 7 : 7,8).

Par ailleurs, Dieu commande aux croyants : « N’apprenez absolument pas la voie des païens... En effet, les coutumes des impies ne sont qu’un... simple arbre qu’on a coupé dans la forêt, travaillé des mains de l’artisan... D’argent et d’or, on l’enjolive. » (Jérémie 10 : 2-4).

Par ailleurs, Dieu les met en garde : « Prends garde à toi, de peur que tu te laisses prendre à leur suite... Toute parole que Je vous commande, voilà ce que vous devrez avoir soin de pratiquer. Vous ne devrez rien y ajouter et rien en retrancher. » (Deutéronome 12 : 30 et 32).

En somme, Jésus (sur lui la paix) n'a jamais ordonné de célébrer son anniversaire comme tous les prophètes d'ailleurs, mais a seulement commandé les gens de suivre ses enseignements dont le plus important : celui d'adorer Dieu seul sans rien lui associer dans son adoration et dans sa législation…

Aux chrétiens, nous posons la même question qu’avait posée Paul : « Quelle part a le fidèle avec l’incroyant ? Et quelle entente y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles ? » (2 Corinthiens 6 : 15,16).

Jésus n’est donc pas né le jour de la Noël. Et il n’aurait certainement pas approuvé l’institution de cette célébration, car elle est d’origine païenne, elle est contraire à la Loi, elle se situe en dehors de ses enseignements et des Commandements de Dieu. Comment un prophète pourrait-il tolérer des coutumes ou des rites païens ? S’il les agréait, ce serait la négation même de l’objectif de sa venue, qui n’était autre que d’amener les gens vers le vrai Dieu, le Dieu Unique, le Créateur des cieux et de la terre.

 

La Naissance de Jésus dans le Coran

 

Dieu dit : « (Rappelle-toi,) quand les Anges dirent : « Ô Marie, voilà que Dieu t'annonce une parole de Sa part : son nom sera « Al-Masih » « 'issa », fils de Marie[1], illustre ici-bas comme dans l'au-delà, et l'un des rapprochés de Dieu".
46. Il parlera aux gens, dans le berceau et en son âge mûr et il sera du nombre des gens de bien". 47. - Elle dit : « Seigneur ! Comment aurais-je un enfant, alors qu'aucun homme ne m'a touchée ?» - « C'est ainsi ! » dit-Il. Dieu crée ce qu'Il veut. Quand Il décide d'une chose, Il lui dit seulement : « Sois» ; et elle est aussitôt. 48. "Et (Dieu) lui enseignera l'écriture, la sagesse[2], la Thora et l'Évangile, 49. et Il sera le messager aux enfants d'Israël [et leur dira] : » En vérité, je viens à vous avec un signe de la part de votre Seigneur. Pour vous, je forme de la glaise comme la figure d'un oiseau, puis je souffle dedans : et, par la permission de Dieu, cela devient un oiseau. Et je guéris l'aveugle-né et le lépreux, et je ressuscite les morts, par la permission de Dieu. Et je vous apprends ce que vous mangez et ce que vous amassez dans vos maisons. Voilà bien là un signe, pour vous, si vous êtes croyants ! 50. Et je confirme ce qu'il y a dans la Thora révélée avant moi, et je vous rends licite une partie de ce qui était interdit. Et j'ai certes apporté un signe de votre Seigneur. Craignez Dieu donc, et obéissez-moi. 51. Dieu est mon Seigneur et votre Seigneur. Adorez-Le donc : voilà le chemin droit. » (Qur’an, 3:45-51)

 

Dieu dit également : « Mentionne, dans le Livre (le Coran), Marie, quand elle se retira de sa famille en un lieu vers l'Orient. 17. Elle mit entre elle et eux un voile. Nous lui envoyâmes Notre Esprit (Gabriel), qui se présenta à elle sous la forme d'un homme parfait. 18. Elle dit : « Je me réfugie contre toi auprès du Tout Miséricordieux. Si tu es pieux, [ne m'approche point]. 19. Il dit : « Je suis en fait un Messager de ton Seigneur pour te faire don d'un fils pur ». 20. Elle dit : « Comment aurais-je un fils, quand aucun homme ne m'a touchée, et je ne suis pas prostituée ? » 21. Il dit : « Ainsi sera-t-il ! Cela M'est facile, a dit ton Seigneur ! Et Nous ferons de lui un signe pour les gens, et une miséricorde de Notre part. C'est une affaire déjà décidée ». 22. Elle devient donc enceinte [de l'enfant], et elle se retira avec lui en un lieu éloigné. 23. Puis les douleurs de l'enfantement l'amenèrent au tronc du palmier, et elle dit : « Malheur à moi ! Que je fusse mort avant cet instant ! Et que je fusse totalement oubliée ! » 24. Alors, il l'appela d'au-dessous d'elle [lui disant :] « Ne t'afflige pas. Ton Seigneur a placé à tes pieds une source. 25. Secoue vers toi le tronc du palmier : il fera tomber sur toi des dattes fraîches et mûres. 26. Mange donc et bois et que ton œil se réjouisse ! Si tu vois quelqu'un d'entre les humains, dis [lui :] « Assurément, j'ai voué un jeûne au Tout Miséricordieux : je ne parlerai donc aujourd'hui à aucun être humain ». 27. Puis elle vint auprès des siens en le portant [le bébé]. Ils dirent : « Ô Marie, tu as fait une chose monstrueuse ! 28. « Sœur de Haroun, ton père n'était pas un homme de mal et ta mère n'était pas une prostituée ». 29. Elle fit alors un signe vers lui [le bébé]. Ils dirent : « Comment parlerions-nous à un bébé au berceau ? » 30. Mais (le bébé) dit : « Je suis vraiment le serviteur de Dieu. Il m'a donné le Livre et m'a désigné Prophète. 31. Où que je sois, Il m'a rendu béni ; et Il m'a recommandé, tant que je vivrai, la prière et la Zakat ; 32. et la bonté envers ma mère. Il ne m'a fait ni violent ni malheureux. 33. Et que la paix soit sur moi le jour où je naquis, le jour où je mourrai, et le jour où je serai ressuscité vivant. » 34. Tel est Hissa (Jésus), fils de Marie : parole de vérité, dont ils doutent. 35. Il ne convient pas à Dieu de S'attribuer un fils. Gloire et Pureté à Lui[3] ! Quand Il décide d'une chose, Il dit seulement : « Sois ! » et elle est.
36. Certes, Dieu est mon Seigneur tout comme votre Seigneur. Adorez-le donc. Voilà un droit chemin. » (Qur’an, 19:16-36)

Que Dieu nous donne la force et le courage de suivre Sa Parole, et d’abandonner la tradition des hommes et leur duperie. Que la Paix et les Bénédictions de Dieu soient avec tous les croyants sincères. Amen.

 

Publié par

Le bureau de prêche de Rabwah (Riyadh)

 www.islamhouse.com

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Célèbrités converties à l'Islam: Leurs histoires et motivations

سبحانك اللهم و بحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك و أتوب إليك 

Eva De VITRAY-MEYROVITCH

A fait toute sa carrière aux postes de Chercheur

et Directrice du Service des Sciences Humaines du CNRS.

Née dans l’aristocratie française, élevée chez des religieuses. Auteur de plusieurs livres. Convertie en 1950

 

« Le Coran est la dernière révélation, et Mohammad (Paix sur lui) est le sceau des prophètes (.....) Puis j’ai été heureuse de constater que je n’étais pas seule, mais je me trouvais située, sans le savoir, dans une grande tradition. Et cela sans avoir à rien renier. Je ne reniais ni la Torah, ni l’Evangile. Je laissai simplement de côté ce qui m’avait toujours agacée, les décisions conciliaires, dogmatiques de messieurs réunis à Rome pour décider que Dieu est comme ceci ou comme cela.(...) On ne se convertit pas à l’Islam, on embrasse une religion qui englobe toutes les autres... » (Extraits de “Islam, l’autre visage”, Eva de Vitray, Ed. Albin Michel, 1995)

 

Mme MARGARET MARCUS

(Maryam Jamilah)

Américaine, anciennement Juive. Écrivain et journaliste. Auteur de plusieurs livres. Convertie à l’Islam en 1962

« Ma famille et mes amis étaient des gens bourgeois, respectables, intelligents, et cultivés. Des gens qui observaient et croyaient fermement en une certaine base morale. Cependant ils rejetaient tout lien entre l’éthique, la morale donc, et la théologie. L’autorité des Lois et Morales Musulmanes procède de Dieu l’Omnipotent. Le plaisir et le bonheur dans l’Islam ne sont que les fruits produits par une satisfaction émotionnelle dans l’exécution consciencieuse de ses devoirs pour le seul plaisir de Dieu, afin d’atteindre, ainsi, le salut. En Islam, les devoirs s’élèvent toujours au-dessus des droits. C’est seul dans l’Islam que ma quête des valeurs absolues fut satisfaite. Dans l’Islam seul j’ai pu enfin trouver tout ce qui avait une vraie valeur, ce qui était beau et bon, donnant une direction et une signification à la mort et la vie humaine. »

  Adresse actuelle: C/ C Mr Mohammad Yusuf Khan, Sant Nagar, Lahore, Pakistan

Leopold WEISS

(Mohammad Asad)

Homme d’Etat autrichien, journaliste et auteur, ancien correspondant étranger pour le célèbre « Frankfuerter Zeitung », auteur de “Islam at Cross Roads”, “Le chemin de la Mecque” (Fayard éd.) et traducteur du Coran.

Converti à l’Islam en 1926

« L’Islam me paraît comme un chef d’œuvre d’architecture. Toutes ses parties sont harmonieusement conçues pour se compléter et se soutenir entre elles. Rien n’est ici superflu, et rien ne manque, avec comme résultante l’équilibre parfait d’une composition sans faille. »

  Il est décédé le 20 février 1992 – que Dieu lui fasse miséricorde –

Herbert HOBOHM

(Aman Hobohm)

Diplomate Allemand, Fonctionnaire Civil et Missionnaire. Un intellectuel, qui a servi la Mission Diplomatique Allemande dans diverses parties du monde. Travaille actuellement comme Attaché Culturel à l’ambassade Allemande à Riyadh, en Arabie.

Converti à l’Islam en 1941

« J’ai pu vivre sous différentes latitudes, avec des modes de vie différents et j’ai eu l’occasion d’étudier diverses idéologies, mais je suis arrivé à la conclusion que rien n’est comparable à l’Islam. Aucun de ces systèmes ne détient un code de vie aussi complet que noble. Seul l’Islam le possède; et c’est la raison pour laquelle tant d’hommes, en toute sincérité, embrassent cette religion. L’Islam n’est pas théorique; il est pratique. Il signifie la soumission complète à la volonté de Dieu ! »


Savant converti par Anisy

  Adresse actuelle: Cultural Attaché, German Embassy, PO. Box 8974, Riyadh 11492, Saudi Arabia.

Vengatachalam ADIYAR

(Abdoullah Adiyar)

Indien, journaliste et écrivain Tamoul reconnu. A travaillé comme rédacteur dans le quotidien du Dr M. Kirunanidhi ,“Murasoli”, pendant 17 ans. A travaillé avec 3 précédents Ministres en chef de “Tamil Nadou”. A reçu la récompense “Kalaimamani” (Big Gem of Arts) du Gouvernement “Tamil Nadou” en 1982. Converti à l’Islam en 1987

 

« Dans l’Islam j’ai trouvé satisfaction et apaisement à des questions lancinantes qui harcelaient ma conscience: concernant la théorie de la Création, le statut de la femme, la création de l’univers, etc. L’histoire de la vie du Saint Prophète m’a beaucoup fasciné, et il fut alors facile pour moi de faire la comparaison avec celles d’autres leaders religieux, et avec leurs philosophies. »

 

  Adresse actuelle: 1 Ashok Avenue, Rangarajapuram, Kodambakkam, Madras, Inde.

Bogdan KOPANSKI

(Bogdan Ataoullah Kopanski)

Américain, d’origine polonaise. Docteur en Histoire Politique. A fait un parcours très intéressant vers l’Islam et a affronté de sévères épreuves; a été deux fois emprisonné par le régime Communiste polonais (1965, 1981-82). Converti à l’Islam en 1974

« Quand j’avais 12 ans, je rejetais la foi contradictoire et illogique de l’Église. Deux années plus tard, en 1962, j’ai été fasciné par la lutte victorieuse des musulmans algériens contre le colonialisme français. C’était la première “flèche de l’Islam” à me toucher. Durant mes études secondaires et à l’université, j’étais un exemple typique de la génération de rebelle rouge (communiste). Mon cheminement vers la Vérité du Saint Coran était lente et imprévue... En 1974 j’ai visité la Turquie, je préparais ma thèse sur la politique du Sultan et Calife Suleiman Kanunís envers l’état polonais. Je fut alors surpris par la plus mélodieuse voix que l’humanité puisse produire: l’AZAAN, l’appel à la prière par un muezzin. Mes cheveux se sont dressés sur ma tête. Une force étrange mais puissante me conduisit à la vieille mosquée d’Istanbul. Là, de vieux Turcs barbus et souriants, m’enseignèrent LE WOUZOU, (ablutions). J’ai proclamé la SHAHADA en larmes, et j’ai fait ma première prière, la SALAAT Maghrib... J’ai alors balayé toutes mes idéologies de pacotille... Pour la première fois de ma vie, j’ai éprouvé une telle félicité, et je ressentais le plaisir de l’amour d’Allah dans mon cœur. J’étais un musulman... »

Cliquez sur ces liens pour lire l'histoire de leur conversion : 

- Le récit de leur conversion (47 témoignages)

- Ils ont choisi l'islam

- James Abiba : Un jeune lycéen américain qui embrasse  l’Islam

- Cathy : Une américaine guidée grâce à un exemplaire traduit du Saint-Coran

- Reyhana : Des enfants Musulmans font changer l’attitude de leurs parents par leurs comportements exemplaires

- Siraj Wahaj : Un musulman américain comme modèle pour les musulmans

- Suzanne : Une mère qui applique l’Islam avec ses enfants dans leurs vies quotidiennes

- Dr Najat : Comment s’est islamisé un Docteur de confession «HINDOUS» et  comment il a servi la communauté musulmane avec abnégation!?

- Jim : Jim et sa compagne de confession boudhiste embrassent l’Islam

- 230 témoignages d'anglosaxons (en anglais)

Cliquez sur ces liens pour écouter l'histoire de leur conversion :

  - Maymouna : L'histoire très touchante de sa conversion

- Céline : L'histoire de la conversion de Céline, jeune fille de 25 ans

- Géraldine : L'histoire de sa conversion

- Audrey : D'origine canadienne, Audrey nous explique l'histoire de sa conversion (audio/video)

Cassius Clay alias Mohamed Ali Clay

 

Boxeur américain. Trois fois Champion du Monde de Boxe, catégorie Poids Lourds. Anciennement Chrétien, converti à l'Islam en 1965.

Il dit :
“J'ai eu beaucoup de grands moments dans ma vie. Mais les sensations que j'ai éprouvées tandis que j'étais sur Le mont Arafat, le jour de Hadj (pèlerinage musulman), étaient les plus forts de ma vie. Je me suis senti exalté par l'atmosphère spirituelle indescriptible qui y régnait: lorsqu'un million et demi de pèlerins invoquaient Dieu pour le pardon de leurs péchés et pour leur accorder Sa Grâce et Ses bénédictions. C'était une expérience poignante que de voir des gens appartenant à des couleurs, races et nationalités différentes, rois, hommes d'états et hommes ordinaires de pays très pauvres, tous enveloppés de deux draps blancs simples, le même pour tous, priant Dieu. Priant Dieu sans aucun complexe de supériorité ou d'infériorité entre eux. C'était une des manifestations pratiques et concrètes du concept d'égalité (de l'homme) en Islam”

Malcolm X

 

 

Né le 19 mai 1925 à Omaha, Malcolm X est sans doute avec Marcus Garvey et Martin Luther King le leader noir le plus important de l'histoire contemporaine. Malcolm avait non seulement un talent d'orateur incontestable, mais il avait aussi une vrai vision du monde qui l'entourait, de plus il ne s'est jamais contenté de beau discours, il est toujours passé aux actes, et a oeuvré pour sa communauté à l'instar de Nat Turner et John Brown, et d'autres noirs qui, quelques décennies plus tôt, aidaient les esclaves à s'enfuir de leur plantation. A chaque époque de sa vie Malcolm a été sincère dans tous ce qu'il a entreprit ce qui ne l'a pas empêché d'effectuer des changements de direction complet dans ses idées et son comportement : quand il a découvert l'Islam ou encore après son pèlerinage à la ville sainte de la Mecque.

Pour voir son site web (en anglais), cliquez sur le lien

http://www.cmgww.com/historic/malcolm/index.htm

 

Joseph Cohen alias Yosef Mohammed Khatib

 

Juif converti à l'islam.

Pour voir la vidéo où il explique sa conversion (en anglais), cliquez sur le lien

http://www.jews-for-allah.org/

Art Blakey alias Abdullah Ibn Buhaina

 

Art Blakey fait partie des grands. Il a crée et mené les Jazz Messengers, Il fut le premier batteur à se rendre sur le continent africain à la recherche de ses lointaines racines, et à y étudier les rythmes et les percussions. Converti à l'Islam, il prendra le nom d'Abdullah Ibn Buhaina.

Ferdinand Lewis Alcindor (ou Lew Alcindor) alias Kareem Abdul-Jabbar

 

Kareem Abdul-Jabbar, né Ferdinand Lewis Alcindor (ou Lew Alcindor) le 16 avril 1947 à New York, est un ancien joueur de basket-ball de NBA.

Il détient les records historiques de la NBA du plus grand nombre de points marqués en carrières et du plus grand nombre de matches joués.

Kareem Abdul-Jabbar a également développé le bras roulé (sky hook), tir très prisé des pivots de nos jours car quasiment incontrable.

Il a joué en NBA pour les Bucks de Milwaukee puis les Lakers de Los Angeles, où son association avec Magic Johnson fera merveille... Il prend sa retraite en 1989 après vingt saisons et une des plus belles carrières de la NBA.

Pendant ses études en 1971, Kareem Abdul-Jabbar se convertit à l'Islam et prend le nom que tout le monde connaît.

On l'a vu aussi entraîneur assistant en NBA au sein des Los Angeles Clippers.

Le Docteur Maurice Bucaille

 
 
Il s'est trouvé en contact de la piété musulmane pendant l'exercice de ses fonctions de chirurgien. Il s'est trouvé à maintes reprises auscultant les âmes autant que les corps, ainsi il a découvert des aspects de l'Islam que beaucoup de monde ignore. Pour mieux comprendre, le Dr. Bucaille s'est mis à étudier le Coran et pour parfaire son étude, il apprendra la langue arabe ( langue du Coran). Au cours de son étude, à sa grande surprise il a découvert dans le Coran - entre autre - certaines informations scientifiques concernant des phénomènes que l'on ne peut comprendre qu'avec les lumières de la science moderne, ainsi que des informations historiques qui n'ont été élucidées qu'avec l'archéologie moderne...

Il dit :

"Ayant mesuré la marge qui séparait la réalité de l'Islam de l'image qu'on s'en faisait dans nos pays occidentaux, je ressentis le vif besoin d'apprendre l'arabe que je ne connaissais pas, pour être en mesure de progresser dans l'étude d'une religion si méconnue. Mon premier objectif résida dans la lecture du Coran et dans l'examen de son texte phrase par phrase, avec l'aide des commentaires divers indispensables à une étude critique. Je l'abordai en prêtant une attention toute particulière à la description qu'il donne d'une multitude de phénomènes naturels : la précision de certains détails du livre les concernant, seulement perceptible dans le texte original, me frappa en raison de sa conformité avec les conceptions qu'on peut en avoir à notre époque, mais dont un homme de l'époque de Mahomet ne pouvait avoir la moindre idée. Je lus par la suite plusieurs ouvrages consacrés par des auteurs musulmans aux aspects scientifiques du texte coranique: ils m'ont apporté de très utiles éléments d'appréciation, mais je n'ai pas encore découvert une étude d'ensemble effectuée en Occident sur ce sujet.
Ce qui frappe d'abord l'esprit de qui est confronté avec un tel texte pour la première fois est l'abondance des sujets traités: la création, l'astronomie, l'exposé de certains sujets concernant la terre, le règne animal et le règne végétal, la reproduction humaine. Alors que l'on trouve dans la Bible de monumentales erreurs scientifiques, ici je n'en découvrais aucune. Ce qui m'obligeait à m'interroger: si un homme était l'auteur du Coran, comment aurait-il pu, au VIIe (septième) siècle de l'ère chrétienne, écrire ce qui s'avère aujourd'hui conforme aux connaissances scientifiques modernes? Or, aucun doute n'était possible: le texte que nous possédons aujourd'hui du Coran est bien le texte d'époque, si j'ose dire (...) Quelle explication humaine donner à cette constatation? A mon avis, il n'en est aucune, car il n'y a pas de raison particulière de penser qu'un habitant de la péninsule Arabique pût, au temps où, en France, régnait le roi Dagobert, posséder une culture scientifique qui aurait dû, pour certains sujets, être en avance d'une dizaine de siècles sur la nôtre".
 

 

 
 
 
 
 
 
 

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La fin du monde: le retour de Jésus

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  L’islam et le christianisme attendent tous deux le retour de Jésus, à la fin des temps, et prévoient tous deux l’apparition de nombreuses épreuves et tribulations durant cette période.  Les deux religions s’entendent sur la nature de plusieurs de ces épreuves, mais leurs détails diffèrent grandement.  Les deux religions s’attendent à ce que le peuple des croyants soit victorieux; mais selon les chrétiens, ces croyants victorieux seront ceux qui auront cru en l’Évangile du Nouveau Testament et en Jésus en tant que « sauveur » et « incarnation » de Dieu, alors que selon les musulmans, ce seront ceux qui auront cru au pur monothéisme et qui l’auront mis en pratique, c’est-à-dire qui se seront totalement soumis au seul et unique Dieu.

Les deux religions croient que le retour de Jésus sera précédé de divers signes, mais ces derniers diffèrent d’une religion à l’autre.  Elles enseignent toutes deux qu’avant le retour de Jésus viendra un puissant personnage qui portera en lui le mensonge, la tromperie et la tentation; les musulmans l’appellent Massih ad-Dajjal (faux messie), tandis que les chrétiens l’appellent l’antéchrist.  Avant son arrivée, toutefois, d’autres signes sur lesquels s’entendent les deux religions seront déjà apparus : augmentation générale de l’immoralité et de la fornication, des meurtres et des crimes de toutes sortes, une anarchie et une débauche généralisées, de même qu’un nombre grandissant de gens se détournant de la religion et du véritable savoir.  Simultanément, de nombreuses guerres intestines[1]auront lieu et des désastres naturels se succéderont rapidement.  Les détails de ces événements et le moment où ils doivent se produire ne font pas l’unanimité entre les religions, et même au sein d’une même religion.  Chez les chrétiens, ces détails changent selon leur dénomination.  Quatre grands courants de pensée dominent : prémillénarisme historique et dispensationnaliste, et prétérisme amillénariste et post-millénariste.[2]

Le prémillénarisme[3] comprend deux branches d’interprétation.  Les deux postulent que Jésus reviendra et qu’après avoir triomphé de l’antéchrist, il régnera sur le monde durant 1000 ans avant que les mauvaises âmes soient ressuscitées et que Satan soit libéré et se manifeste dans l’antéchrist ressuscité[4].  Les deux branches ont toutefois des opinions très différentes sur les événements qui entoureront ce retour de Jésus.

Bien que les deux branches s’accordent pour dire que son retour se fera au cours d’une période de sept ans de tribulations durant laquelle régnera l’antéchrist, l’une croit que le retour des juifs en Israël et la reconstruction du temple se fera durant cette période, tandis que l’autre croit que Jésus rétablira Jérusalem comme capitale et reconstruira le temple durant son règne.  La première croit que les anciens élus de l’Église seront ressuscités avant le début des tribulations, puis choisis pour gouverner avec Jésus, tandis que les juifs vertueux seront ressuscités aux côtés de héros qui auront tenu tête à l’antéchrist et qui seront morts à la fin de la période de tribulations, annonçant ainsi le règne de paix et d’abondance de Jésus.  La deuxième, quant à elle, soutient que « l’enlèvement » de tous les élus (c’est-à-dire les saints chrétiens décédés et les vertueux du judaïsme ayant vécu avant la mission de Jésus) se fera lors du retour de Jésus et ils seront, avec leurs descendants, les citoyens méritants du règne du millénaire.

Lorsque Satan sera finalement libéré et prendra possession de l’antéchrist ressuscité, une grande bataille sera menée contre les subordonnés de Satan et Satan, le faux prophète, sera défait et précipité au fond de l’Enfer, annonçant ainsi la fin du monde.  Ici, encore, les deux branches diffèrent.  Les historicistes croient que Gog et Magog sont les nations que Satan mènera à la rébellion lorsqu’il sera libéré, tandis que les dispensionalistes, tout en reconnaissant que Satan mènera une armée de nations qu’il aura trompées, n’incluent pas Gog et Magog parmi elles.[5]

Après la défaite des forces du mal, les montagnes s’effondreront, la terre deviendra une gigantesque plaine, et c’est alors que débutera le Jugement pour les habitants de la terre.  Ceux qui auront cru en Jésus seront rétribués par le Paradis et l’éternelle communion avec Dieu, tandis que les mécréants et les pécheurs non repentants seront envoyés en Enfer et seront à jamais séparés de Dieu.

Le prétérisme est un point de vue général que l’on retrouve chez les deux branches qui s’opposent au prémillénarisme.  Selon ce point de vue, le retour de Jésus a déjà eu lieu au moment de la destruction du temple de Jérusalem, du moins en termes de jugement.  Autrement dit, ils croient que les gens sont jugés au moment de leur mort.  C’est pourquoi ils considèrent que la terre est éternelle et que le fait de perfectionner notre foi et notre savoir est une tâche éternelle établie pour nous par Dieu.[6]  Chez les prétéristes partiels, on croit que le moment de perfection ne viendra que lors du retour physique de Jésus, qui régnera alors éternellement sur ceux qui auront atteint le salut.

Le post-millénarisme voit de façon plus figurée que littérale les mille ans de règne de Jésus et croit qu’ils sont déjà commencés.  Selon ses adeptes, Jésus est le roi du monde, en ce moment même, jugeant les gens au fur et à mesure qu’ils meurent, tandis que l’Église chrétienne parfait continuellement sa foi en lui, tout en menant Satan à la défaite.  Puis, Jésus reviendrait pour vaincre l’antéchrist, ce qui inaugurerait la fin du monde.

L’amillénarisme[7] voit aussi de façon figurée les mille ans de règne de Jésus, qu’il croit déjà établis, mais, comme le prémillénarisme, il conçoit le Jour du Jugement comme un jour où seront distingués les bons des mauvais, et où tous seront envoyés à leur destination éternelle respective.

Ces points de vue se rejoignent souvent, ce qui nous amène à nous demander où une doctrine commence et où une autre se termine exactement.  Toutefois, aucune d’entre elles ne rejoint le point de vue islamique sur le règne de Jésus et sur le rôle qu’il jouera lors de son retour.

L’islam voit le retour de Jésus comme l’achèvement de sa vie et de sa mission, qu’il a quittée sans l’avoir complétée.[8]  En tant que véritable Messie, il est le seul à détenir le pouvoir (accordé par Dieu) de défaire le faux messie à la fin des temps.  Son règne verra l’invasion de Gog et Magog, que même lui n’arrivera pas à défaire; c’est pourquoi il priera Dieu de l’aider, et Dieu les détruira Lui-même.  La chute de Gog et Magog annoncera le début d’une hégémonie mondiale où chaque individu croira, ou du moins se soumettra à son règne en tant que représentant de Dieu.  Il appliquera la Loi de Dieu telle qu’enseignée par Mohammed (i.e. l’islam) et ce, jusqu’à sa mort, vers l’âge de 70 ou 75 ans.  Durant son règne, chacun profitera d’une abondance jamais vue et le monde connaîtra une paix universelle.  Puis, quelque temps après sa mort, tous les musulmans de la terre seront saisis par une brise et « soufflés » dans l’au-delà.  Ceux qui demeureront sur terre seront les mécréants, et ils seront les seuls à être témoins de la fin de ce monde.

Plusieurs de ces événements, décrits dans l’islam, reprennent le concept du Messie de la fin des temps qui tire sa source du judaïsme, bien que les juifs croient que ce Messie régnera en conformité avec la Loi de Moïse plutôt qu’avec celle de Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur eux tous).  L’islam, comme le judaïsme, voit dans le retour du Messie un événement susceptible de rassembler tous les croyants, où qu’ils soient.  Ces deux religions voient également son règne comme l’occasion d’exercer un retour aux fondements de la foi et de la Loi.  Toutes deux lui attribuent un rôle de leader qui mènera, au nom de Dieu, une guerre contre les forces du mal, guerre qui sera suivie d’une période d’hégémonie et de paix mondiales, durant laquelle la Loi de Dieu prévaudra à travers le monde.

Ce sur quoi les deux religions diffèrent, c’est sur l’identité de ce Messie de la fin des temps.  Pour les juifs, ce Messie sera nécessairement un leader juif qui rétablira Israël, le temple et tous les rites à Jérusalem.  Pour les musulmans, il sera le représentant du pur islam, et sa présence contribuera à distinguer les hypocrites des véritables croyants.

Certains détails se rejoignent dans les conceptions des trois religions sur ce Messie de la fin des temps.  Dans les quatre articles qui suivent, toutefois, nous expliquerons le point de vue de l’islam sur ces événements futurs qui approchent à grands pas.  Ce point de vue est très clair et sujet à très peu de divergences d’opinion parmi les érudits, contrairement aux points de vue juifs et chrétiens.  Ce sera à vous d’établir des comparaisons et de rejeter ce qui ne reflète en rien la vérité.

 
Footnotes:

[1] Meurtres mutuels et destruction.

[2] Les quatre opinions principales que l’on retrouve dans les différentes dénominations chrétiennes.  Le prémillénarisme se divise entre le dispensationnalisme catholique et l’historicisme protestant, tandis que le prétérisme se divise entre le post-millénarisme catholique et l’amillénarisme protestant.

[3] Les quatre diagrammes ont été tirés de (http://www.blueletterbible.org/faq) .

[4] Le faux prophète est souvent perçu comme l’antéchrist ressuscité, possédé ou influencé par Satan, mais pas toujours.  D’autres interprétations le voient comme essentiellement indépendant, c’est-à-dire ni possédé ni ressuscité, ni antéchrist.

[5] Les deux branches n’expliquent pas comment les “nations faibles” survivront au Millénaire, que Gog et Magog fassent partie d’elles ou non.

[6] THE PAROUSIA: A Careful Look At The New Testament Doctrine Of The Lord’s Second Coming , par James Stuart Russell, (1878)

[7]  Voir : AMILLENNIALISM, or The truth of the Return of the Lord Jesus, par Rev. D. H. Kuiper

[8] Comme Jésus n’est pas mort et qu’il devra mourir comme chaque être humain, sa vie n’est pas terminée, pas plus que sa mission, qu’il doit poursuivre également.  Jésus y faisait peut-être allusion lorsqu’il dit, dans Jean 16 :12 : « J'ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais elles sont encore trop lourdes à porter pour vous. »

2-Le retour de Jésus

Les chrétiens croient que Jésus est vivant en ce moment même et de nombreuses dénominations croient qu’il est non seulement vivant, mais qu’il demeure très actif.  Ils croient également qu’il a déjà été ressuscité et qu’il ne mourra plus jamais.  Les musulmans croient également que Jésus est toujours vivant, mais contrairement aux chrétiens, ils croient qu’il n’a jamais goûté à la mort et qu’il ne mourra qu’après son retour sur terre. Selon le Coran, les juifs affirment que :

« Nous avons vraiment tué le Messie, Jésus fils de Marie, le messager de Dieu. »

Mais Dieu Lui-même rejette cette affirmation :

« Or, ils ne l’ont ni tué ni crucifié, mais cela leur est apparu ainsi. (...)Ils ne l’ont certainement pas tué ; mais Dieu l’a élevé vers Lui. » (Coran 4:157-8)

Quand le Coran dit que Dieu l’a élevé vers Lui, cela doit être pris au sens littéral; Jésus a été physiquement élevé de la terre jusqu’au ciel, et c’est tout aussi physiquement qu’il redescendra des cieux vers la terre sur les ailes de deux anges.  Les chrétiens croient qu’il avait entre 31 et 33 ans lors de son ascension, car ils considèrent que les évangiles synoptiques couvrent environ un an de sa vie.  L’évangile de Jean décrit apparemment 3 ans de sa vie, à partir du moment où il a commencé à prêcher.  Luc, de son côté, affirme :

« Jésus avait environ trente ans quand il commença à exercer son ministère. Il était, comme on le pensait, le fils de Joseph... » (Luc 3:23)

Les érudits musulmans s’entendent aussi sur l’âge de Jésus lors de son ascension.  Hassan al-Basri dit : « Jésus avait 34 ans », tandis que Sa’id bin Moussayyib dit : « Il avait 33 ans », lorsqu’il fut élevé vers les cieux.[1]

« Parmi les gens du Livre, il n’y aura personne qui, avant sa mort, n’aura pas foi en Jésus.  Et au Jour de la Résurrection, il sera témoin contre eux. » (Coran 4:159)

Ici, Dieu parle des « Gens du Livre » croyant en Jésus avant la mort de celui-ci, bien après qu’il ait été élevé au ciel, ce qui implique qu’en ce moment, il n’est pas mort.  En fait, il demeure auprès de Dieu jusqu’à ce que Celui-ci décide de le renvoyer sur terre.  Dieu dit, dans le Coran :

« Au moment de leur mort, Dieu retire l’âme des hommes.  Et Il retire de même celles [des gens] qui ne meurent pas, au cours de leur sommeil.  Puis Il retient celles des gens dont Il a décrété la mort, tandis qu’Il renvoie les autres jusqu’à un terme fixé. » (Coran 39:42)

Et :

 « C’est Lui qui prend vos âmes, la nuit; et Il sait ce que vous avez acquis pendant le jour.  Puis, Il vous ressuscite le jour venu afin que s’accomplisse le terme qui vous a été fixé.  Ensuite, c’est vers Lui que vous retournerez.  Il vous rappellera alors ce que vous faisiez. » (Coran 6:60)

Le « terme fixé » fait référence au nombre de jours de nos vies, déjà connu et décidé par Dieu.  Dieu a promis à Jésus de le retirer du monde lorsqu’il serait menacé par les mécréants.  Dans le Coran, Il mentionne avoir dit à Jésus :

« Ô Jésus!  Certes, Je vais mettre fin à ta vie terrestre; Je vais t’élever vers Moi et te débarrasser de ceux qui ne croient pas. » (Coran 3:55)

Dieu a donc rempli sa promesse lorsqu’Il a sauvé Jésus de la crucifixion et Il remplira une autre promesse qu’Il a faite lorsque Jésus reviendra sur terre et terminera sa vie ici – une promesse confirmée dans la révélation faite à Marie :

« Ô Marie!  Dieu t’annonce la bonne nouvelle d’une Parole de Sa part.  Son nom sera le Messie, Jésus, fils de Marie, illustre en ce monde comme dans l’au-delà et l’un des rapprochés (de Dieu).  Il parlera aux gens dès le berceau  et en son âge mûr,[2] et il sera du nombre des vertueux. » (Coran 3:45-46)

Comme l’expression « âge mûr » fait référence à un âge plus avancé que le début de la trentaine, cette prophétie renvoie donc au moment où il parlera aux gens, à son retour.  Ainsi, cette deuxième promesse (que tous les Gens du Livre croiront en lui avant sa mort) fait référence à sa seconde mission, à son retour sur terre.  Lorsqu’il reviendra, il aura le même âge que lorsqu’il a quitté, puis il vivra encore quarante ans.[3]  Le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a dit :

« Il n’y a aucun autre prophète entre lui (Jésus) et moi, et il redescendra (sur terre).  Il demeurera sur terre durant quarante ans; puis, il mourra et les musulmans feront pour lui la prière funéraire. »  (Abou Daoud, Ahmed)

Le retour de Jésus se fera à l’approche du Jour Dernier.  En fait, son retour sera l’un des signes majeurs de l’approche du Jour Dernier.  Dieu révèle, dans le Coran :

« [Jésus] sera un signe de [l’arrivée imminente de] l’Heure.  N’ayez donc aucun doute au sujet [de l’Heure] et suivez-Moi. » (Coran 43:61)

Son retour ne sera suivi que de deux ou trois grands signes facilement reconnaissables, dont l’apparition de la Bête[4], le départ des croyants de la terre,[5] n’y laissant que les mécréants, et le lever du soleil à l’Ouest.[6]

Les dix signes majeurs de la fin des temps, qui surviendront avant et après le retour de Jésus, sont énumérés dans un hadith :[7]

« L’Heure ne surviendra qu’après l’apparition de ces dix signes : la fumée, le faux messie, la Bête, le soleil se levant à l’Ouest, le retour de Jésus, fils de Marie, Gog et Magog, et trois secousses sismiques – une à l’Est, une à l’Ouest et une en Arabie, suite auxquelles un grand feu jaillira de la ville d’Aden et poussera les gens jusqu’à l’endroit du rassemblement final. » (Ahmed)

Que Dieu nous préserve de l’incroyance et fasse en sorte que nous ne soyons pas de ceux qui seront témoins de ces derniers moments.

 
Footnotes:

[1] Ibn Kathîr: Stories of the Prophets; L’histoire de Jésus, de son élévation et de sa crucifixion, p 541

[2] Le terme utilisé dans le Coran est Kahl, qui signifie « âge mûr », « plutôt âgé ».  Selon le lexique de Mokhtar al-Sihhah, le terme signifie au-delà de 35 ans, aux cheveux gris (sha’ib).

[3] Faslu’l-Maqaal fi Raf’i Isa Hayyan wa Nuzoolihi wa ’Qatlihi’d-Dajjal, p. 20

[4] Tel que prophétisé dans le Coran, 27:82 : « Et lorsque Notre arrêt s’accomplira contre eux, Nous ferons surgir de la terre une bête [monstrueuse] qui leur dira qu’ils n’ont jamais cru en Nos révélations. »

[5] Le Prophète a dit : « À ce moment-là, Dieu enverra une brise agréable qui emportera les musulmans en les soulevant par leurs aisselles.  Il prendra la vie de chaque musulman et seuls les mécréants survivront, ceux qui commettent l’adultère comme des ânes, puis l’Heure dernière descendra sur eux. » (Sahih Mouslim)

[6] Le Prophète a dit : « Le premier des signes immédiats (de l’Heure) sera le lever du soleil à l’Ouest et l’apparition de la Bête devant les gens, au cours d’une matinée.  Quel que soit le premier de ces deux signes à apparaître, l’autre suivra immédiatement. » (Sahih Mouslim)

[7] Dans cette narration, les signes sont énumérés dans un ordre différent de celui dans lequel ils apparaîtront.

 

3-Le retour de Jésus:L’apparition du Mahdi et du faux messie

Le retour de Jésus sera marqué par l’apparition de deux autres personnes, auxquelles seront liées diverses tribulations.  La première tâche de Jésus, lors de son retour, consistera à sauver le monde du faux messie et de l’unir sous la Loi de Dieu.

L’apparition du faux messie sera précédée par celle d’un homme qui réunira tous les musulmans sous son leadership.  Le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a parlé de cet homme en disant qu’avant la fin des temps, un homme de sa descendance et portant son nom (Mohammed bin Abdoullah) deviendra le leader des Arabes, apportant durant 7 ans, sur la terre, équité et justice là où il n’y avait auparavant qu’oppression et injustice.[1]  Il sera soutenu par la communauté musulmane mondiale.  Le Prophète a dit :

« Un groupe de ma nation ne cessera de se battre pour la Vérité et dominera jusqu’au Jour de la Résurrection.  Et Jésus, le fils de Marie, reviendra et leur leader (aux musulmans) lui dira : « Viens nous mener dans la prière. » (Sahih Mouslim)

Ainsi, avant le retour de Jésus, la nation musulmane se battra pour sa religion sous les ordres d’un homme descendant directement du Prophète, et cet homme, au moment où Jésus reviendra, invitera ce dernier à mener la prière interrompue par son apparition.  Nous savons qu’il aura alors mené la nation musulmane durant au moins de 7 ans, mais nous ne savons pas durant combien de temps exactement.  Ce que nous savons, c’est qu’il sera, malgré lui, un commandant vers lequel afflueront les gens après qu’une armée venue attaquer la Mecque ait été engloutie par la terre.

Le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a dit:

« Un différend surviendra à la mort d’un calife et un homme de Médine s’enfuira vers la Mecque.  Certains habitants de la Mecque viendront vers lui, l’amèneront de force et lui prêteront serment d’allégeance entre le coin de la Ka’aba[2]et le maqam[3]. Alors, de Syrie, une armée sera envoyée contre lui, mais elle sera engloutie dans le désert entre la Mecque et Médine.  Lorsque les gens verront cela, les hommes les plus pieux de Syrie et les meilleurs hommes d’Irak iront voir cet homme et lui prêteront serment d’allégeance entre le coin de la Ka’aba et le maqam. » (Abou Daoud)

« Plusieurs campagnes seront également menées, la première contre des éléments internes[4] et les autres, contre des éléments externes.  Une armée composée des meilleurs soldats musulmans sortira de Médine pour neutraliser l’invasion occidentale d’Ash-Sham. »[5]

« Lorsqu’ils formeront leurs rangs, les Romains diront : « Ne vous interposez pas entre nous et ceux qui ont fait des prisonniers de nos hommes.  Laissez-nous nous battre contre eux. »  Mais les musulmans répondront : « Non, par Dieu; nous ne vous laisserons jamais la voie libre pour que vous vous battiez. » (Sahih Mouslim)

La bataille, entre eux, durera trois jours et provoquera de lourdes pertes de part et d’autre jusqu’à ce qu’au quatrième jour, les survivants de l’armée musulmane vainquent les forces occidentales et poursuivent leur route pour aller conquérir Istanboul.  Tandis que les soldats seront en train de piller la ville, une fausse rumeur leur parviendra à l’effet que le faux messie est arrivé.  Ils repartiront alors pour la Syrie.  Mais le temps qu’ils arrivent à Damas, où le Mahdi les aidera à se préparer pour une guerre contre le faux messie, ce dernier apparaîtra pour de bon.

Le faux messie ne restera que 40 jours parmi les gens, mais ces 40 jours seront très particuliers.  Le premier jour durera toute une année; le deuxième, tout un mois et le troisième, toute une semaine, tandis que les 37 autres jours seront des jours normaux.[6]  C’est probablement au cours de ces 37 derniers jours que Jésus reviendra sur terre, car c’est lui qui tuera le faux messie, peu après son arrivée.

Le faux messie apparaîtra à l’Est, entre la Syrie et l’Irak,[7]  et sa venue provoquera des tribulations de toutes sortes, de même que de nombreuses injustices.  Il parcourra rapidement de grandes distances, comme un nuage poussé par le vent, visitant peuple après peuple.  Il invitera les gens à le suivre, rétribuant ceux qui répondront à son appel et s’assurant de leur fidélité en ordonnant à la pluie de tomber, ce qui rendra fertiles leurs terres.  Ceux qui refuseront de croire en lui souffriront, de leur côté, de sécheresses, de famines et de perte de biens.  Partout où il ira, il appellera à lui les trésors du pays, qui viendront en sa direction tels des essaims d’abeilles.  Puis, il tuera un homme s’opposant à lui en le coupant en deux de la tête aux pieds, puis le ressuscitera.

Le retour de Jésus et la mort du faux messie

Ainsi, le faux messie recevra des pouvoirs qui lui permettront d’égarer les gens, et nombreux sont ceux qui le suivront.  Certains hadiths affirment que de nombreux juifs le prendront pour le véritable messie[8], car il se présentera au monde comme un envoyé de Dieu.  Mais peu après, il prétendra posséder lui-même des pouvoirs divins, et finira même par prétendre être nul autre que Dieu.[9]  Il conquerra une grande partie du monde et s’opposera au Mahdi, à Damas; c’est à ce moment que Jésus, le véritable messie, reviendra sur terre.

« Dieu enverra le Messie, fils de Marie, qui descendra sur le minaret blanc, du côté est de Damas.  Il portera deux vêtements, légèrement safranés, et se tiendra sur les ailes de deux anges.  Lorsqu’il penchera la tête, des perles de transpiration en tomberont; et lorsqu’il la relèvera, des perles de transpiration voleront autour.  Tout mécréant qui sentira son odeur mourra; et son souffle portera aussi loin que portera sa vue. » (Sahih Mouslim)

Dans un autre hadith, le Prophète dit, au sujet du moment où Jésus reviendra :

« Le moment de la prière arrivera et à cet instant, Jésus, fils de Marie, effectuera son retour et mènera les croyants en prière.  Lorsqu’ils l’apercevront, les ennemis de Dieu commenceront à se dissoudre comme le sel se dissout dans l’eau. » (Sahih Mouslim)

Le premier hadith continue en affirmant que les deux se rencontreront à Lydda:

« Il (Jésus) poursuivra le faux messie jusqu’à ce qu’il le rattrape aux portes de Lydda.  Et alors, il le tuera. » (Sahih Mouslim)

Jésus utilisera une épée guidée par Dieu pour tuer le faux messie,[10] triomphant ainsi des forces du mal.

« Puis, un peuple que Dieu aura protégé viendra vers Jésus, fils de Marie; celui-ci passera sa main sur leurs visages et informera chacun de son rang au Paradis. » (Sahih Mouslim)

Cela ne signifie pas que Jésus prononcera leur jugement du Jour Dernier; il ne fera que partager avec eux les informations qui lui auront été transmises par Dieu.  Ces gens ne feront pas partie des élus de « l’enlèvement » chrétien, mais seront les survivants de l’agitation et des tribulations causées par le faux messie et par le retour du véritable messie.  Et ce n’est là que le premier épisode de la vie de Jésus, lorsqu’il reviendra parmi nous.  Vous trouverez d’autres détails dans l’article suivant.

 
Footnotes:

[1] Sounan Abou Daoud.

[2] Le coin de la Ka’aba le plus près de la porte.  La pierre noire est incrustée dans ce coin.

[3] C’est-à-dire le rocher où s’est tenu Abraham en construisant les murs de la Ka’aba.

[4] L’expédition de Kalb, mentionnée par Oumm Salamah dans Sounan Abou Daoud.

[5] Ash-Sham est la région géographique qui inclut la Syrie, le Liban, la Jordanie, la Palestine et l’Irak.

[6] Sahih Mouslim.

[7] L’emplacement exact, selon Mousnad Ahmad, serait le « Khorastan » ou « Yahwadiah, à Asbahan [Ispahan] », ce dernier lieu étant associé à la région de Shahrestan, en Iran.

[8] Anas bin Malik rapporte que le Messager de Dieu a dit : « Le faux messie sera suivi par 70 000 juifs d’Asbahan [Ispahan]. »  (Sahih Mouslim)

[9] Sahih al-Boukhari.  La preuve de cette affirmation est indirecte.  Dans le hadith, c’est l’un des fidèles du faux messie qui demande à un homme ne croyant pas en lui : « Ne crois-tu pas en notre Seigneur? »  Plus tard, après avoir tué un homme et l’avoir ressuscité, le faux messie demande : « Crois-tu, maintenant, en mes paroles? ».  Dans deux autres hadiths tirés de la même source, le Prophète dit : « En vérité, Dieu n’est pas borgne.  Mais le faux messie sera borgne de l’œil droit, ce dernier ressemblant à un raisin desséché. »

Et : « Il n’y a aucun prophète qui n’ait mis son peuple en garde contre le menteur borgne (le faux messie); car il est réellement borgne, tandis que votre Seigneur, le Tout-Puissant et le Sublime, n’est pas borgne. »  Le faux messie ne doit donc pas être pris pour Dieu, peu importe ce qu’il prétend et ce qu’il accomplit.

[10] Sahih Mouslim.

 

4-L’établissement de la nation de Dieu sous le règne de Jésus

L’élimination du faux messie par Jésus secouera les chrétiens et les juifs qui l’auront suivi, car ils comprendront alors qu’il n’était pas ce qu’il prétendait être.  En fait, le rôle joué par Jésus dans la mort du faux messie fera comprendre à la plupart des survivants chrétiens que ce dernier était réellement l’antéchrist dont ils avaient lu les prophéties dans leurs propres Écritures.  Le prophète Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a dit :

« Le fils de Marie descendra bientôt parmi vous et jugera entre vous de façon équitable [selon la Loi de Dieu[1]] : il brisera toutes les croix et tuera tous les porcs qu’il trouvera sur son chemin. » (Sahih al-Boukhari)

La phrase « il brisera toutes les croix » peut être prise au sens figuré ou littéral : la destruction des idoles et des croix, dans les églises, mais aussi l’interdiction de porter ou d’utiliser, à un niveau personnel, des croix comme symboles religieux.  Ou encore, la destruction du mythe selon lequel Jésus fut crucifié par les Romains, à l’instigation des juifs.  De même, la phrase « il tuera tous les porcs » peut aussi être prise au sens figuré ou littéral : peut-être ordonnera-t-il que soient tués tous les porcs afin d’en réduire ou d’en éliminer la consommation, ou peut-être imposera-t-il à nouveau l’interdiction faite par Dieu, depuis des temps immémoriaux[2], d’en consommer la chair, forçant ainsi les producteurs à se défaire de leurs bêtes.  Deux des pratiques les plus répandues au sein du christianisme seront donc abolies, démontrant ainsi qu’à partir de ce moment, cette religion, telle qu’enseignée par les chrétiens modernes, ne sera plus applicable; cela marquera le retour de la religion telle qu’elle fut révélée au départ.

« ... et il n’y aura pas de jizya» (Sahih al-Boukhari)

Par ailleurs, suite aux nombreuses pertes de vie chez les juifs, ceux-ci comprendront, par la mort de celui qu’ils avaient pris pour leader et messie, qu’ils s’étaient lourdement trompés.  Alors quand Jésus annoncera que la jizya[3]  ne sera plus un moyen par lequel les non-musulmans arrivent à se soustraire à la volonté de Dieu, ils seront prêts à laisser tomber leurs rabbins et à revenir sur la voie de Dieu avec sincérité.[4]  Le fait qu’aucune jizya ne sera plus acceptée prouvera en soi l’abolition de toutes les religions à l’exception d’une seule.  Les Gens du Livre devront se soumettre à la Loi de l’islam, que Jésus lui-même imposera.  Les rebelles qui refuseront seront persécutés et tués plutôt qu’autorisés à poursuivre leur voie au sein d’une religion abolie.

« L’Heure ne viendra pas avant que les musulmans combattent les juifs et les tuent.  Les juifs tenteront de se réfugier derrière des pierres et des arbres, mais les pierres et les arbres les dénonceront en disant : « Ô serviteur de Dieu!  Il y a un juif derrière moi; viens le tuer! »  Seul l’arbre appelé gharqad ne les dénoncera pas, car partisan des juifs. » (Sahih Mouslim)

Aucune mention n’est faite de ceux qui ne seront ni musulmans ni Gens du Livre lors de ces événements.  Peut-être seront-ils anéantis par ceux auxquels il est fait référence en tant que Gog et Magog.

5-L’invasion de Gog et Magog

Qui sont Gog et Magog?  Nul ne le sait avec certitude.  Mais nous savons, de par un hadith que l’on retrouve dans Sahih al-Boukhari et Sahih Mouslim, qu’il s’agit de deux nations.[6] 

Voici ce que dit d’elles le Coran :

« Puis il suivit un autre chemin, jusqu’à ce qu’il atteigne un endroit situé entre deux montagnes derrière lesquelles il trouva un peuple qui ne comprenait presque aucun langage.  Ils dirent : « Ô Dhoul-Qarnayn!  Les peuples de Gog et Magog sèment le désordre dans le pays.  Pouvons-nous te verser un tribut en échange de quoi tu érigeras une barrière entre eux et nous? »  (Coran 18:93-94)

Puis, après que Dhoul Qarnayn eut acquiescé à leur demande (sans accepter le tribut), il leur dit :

« C’est une miséricorde de la part de mon Seigneur.  Mais lorsque Sa promesse se réalisera, Il le réduira en poussière.  Et la promesse de mon Seigneur est vérité. » (Coran 18:98-99)

Cela fait donc référence à un peuple qui ne sera pas sous la gouvernance de Jésus lorsque celui-ci acceptera le serment des juifs et des chrétiens venus se soumettre à la Loi de Dieu.  Et ce sont Gog et Magog qui représenteront la dernière menace, pour les croyants, avant que ne débutent le règne de Jésus et les années de paix qui s’ensuivront.  Le Coran dit :

« Et pour toute communauté que Nous avons détruite, il y a une interdiction de revenir jusqu’à ce que soient relâchés les (peuples de) Gog et Magog et que, de toutes les collines, ils dévalent à toute vitesse.  C’est alors que la vraie promesse se rapprochera et que les yeux des mécréants se figeront (de terreur)!  Ils diront : « Malheur à nous!  Nous (vivions) de façon insouciante.  Mais plus encore, nous étions vraiment injustes! » (Coran 21:96-97)

Même Jésus ne pourra résister à la venue de Gog et Magog, car ils envahiront la terre de manière destructrice, comme les sauterelles.

Abou Sa’id al-Khoudri a rapporté que le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a dit que seuls les musulmans qui se réfugieront dans leurs villes et leurs forteresses avec leur bétail et leurs moutons survivront à l’attaque.[7]  Dans un autre hadith, on apprend que :

Dieu révélera à Jésus, fils de Marie : « De parmi Mes créatures, J’ai fait sortir des gens contre qui nul n’arrivera à se battre.  Conduis Mes adorateurs en toute sécurité au Mont Tour. » (Sahih Mouslim)

 Gog et Magog seront si nombreux que lorsque la dernière de leurs hordes traversera le lac auquel les premières hordes se seront abreuvées, elle se plaindra en disant : « Mais il y avait de l’eau, ici, autrefois! ».  Tous ceux qui ne feront pas partie d’eux seront tués, à l’exception des musulmans réfugiés dans leurs villes et leurs forteresses.  Et les hordes diront : « Nous avons vaincu les gens de la terre.  Il ne nous reste plus que les gens de l’au-delà [à vaincre]. »  Sur ce, l’un d’eux tirera une flèche en direction du ciel et elle retombera tachée de sang.[8]

Gog et Magog croiront avoir obtenu la victoire, mais leur fierté sera leur propre déroute, car le sang sur leurs armes ne sera qu’un test de Dieu.  Le prochain article expliquera de quelle façon Gog et Magog seront défaits et ce qui arrivera par la suite.

 
Footnotes:

Armageddon ou la guerre islamo-chrétiènne

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Tous les Prophètes (alayhimous salâm) d'Allah sans exception ont annoncé à leur peuple respectif la Fin du Monde, le "Quiyâmah". Cependant, le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) a enseigné à sa communauté que l'Heure était maintenant relativement proche. Il affirmait: "J'ai été envoyé, alors que le moment qui me sépare de l'Heure est comparable à ces deux doigts." (Boukhâri, Mouslim) En disant cela, il joignait son index et son majeur. La comparaison portait sur la petite différence de longueur entre les deux doigts. Allah annonçait déjà au moment de la venue du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) :

"L'Heure approche et la lune s'est fendue."

(allusion est faite dans ce verset au miracle qu'avait réalisé le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) en fendant la lune sur un signe du doigt.)

(Sourate 54 / Verset 1)

Il est à noter qu'aucune Créature ne connaît avec exactitude le moment exact de la Fin du Monde. Ni le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam), ni même Djibraïl (alayhis salâm) ne possédaient cette information. En effet, lorsque l'ange Djibrail (alayhis salâm) vint rencontrer le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) à la fin de sa vie sous apparence humaine afin de lui poser certaines questions (comme cela est relaté dans le "Hadith Djibraïl" rapporté par Boukhâri et Mouslim, entre autres), il lui questionna au sujet de l'Heure. Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) répondit: "Celui qui a été questionné n'en sait pas plus à ce sujet que celui qui l'a interrogé." Par ailleurs, le Qour'aane proclame clairement que le moment exacte du Jour Dernier fait partie des Mystères dont Allah est le Seul à connaître.

"La connaissance de l'Heure est auprès d'Allah"

(Sourate 31 / Verset 34)

Armageddon:Signes proche ou majeur

Les Signes proches ou majeurs des évènements importants qui se succèderont juste avant la Fin du Monde. Bien que de nos jours, leur réalisation puisse paraître comme relevant du domaine du surnaturel, il n'en reste pas moins que chaque musulman doit avoir la conviction qu'ils se passeront réellement, comme nous l'ont annoncé Allah et Son Messager (sallallâhou alayhi wa sallam). Ces Signes, qui sont plus ou moins connus, constitueront un message clair à l'attention de l'Humanité annonçant le Début de la Fin.

Parmi ces signes Armageddon est une grande bataille entre les musulmans et leurs ennemis.

Armageddon (de l'hébreu: הר מגידו, signifiant « colline de Megiddo »), un petit mont en Galilée dans la région nord de l’État d'Israël, terme biblique mentionné dans le Nouveau Testament, est un lieu symbolique du combat final entre le Bien et le Mal

La grande guerre contre les Occidentaux puis la conquête finale de Constantinople
De nombreux hadith authentiques annoncent qu’avant l’apparition de l’Antéchrist les musulmans auront à affronter les chrétiens qui seront plus nombreux dans une guerre impitoyable [299]. Ces hadith annoncent aussi que beaucoup de chrétiens se convertiront à l’islam et combattront, avec les musulmans, leurs anciens coreligionnaires ; et c’est justement ces derniers qui conquerront Constantinople.[300]
Un hadith  regroupant certains signes de l’heure : « …puis vous ferez la trêve avec les Banu al-Asfar [301]. Ils vous trahiront et marcheront sur vous sous quatre-vingt étendards, sous chaque étendard, il y aura douze mille soldats. » [302]
Ce hadith montre le très grand nombre de soldats occidentaux dans cette guerre. Dans un autre hadith, le prophète (sws) dit « Lorsque l’heure arrivera, les Romains seront les plus nombreux. » [303]
2- Dhu Mikhar rapporte avoir entendu le prophète (sws) dire : « Vous allez faire une alliance de paix avec les Romains et vous combattrez ensemble un ennemi commun. Vous sortirez vainqueurs de cette guerre et vous acquerrez un grand butin. Puis, vous descendrez dans un pâturage plein de collines ; là, un chrétien lèvera la croix et s’écriera : « c’est la croix qui a gagné ! » Un soldat parmi les musulmans s’irritera cette provocation et cassera la croix. Devant cela, les Romains trahiront leur pacte et se rassembleront pour la grande tuerie. Les musulmans se précipiteront alors vers leur armes et combattrons. Dieu fera grâce à cet escadron du rang de martyr. » [304]
Ce hadith développe la cause de la grande tuerie entre les musulmans et les chrétiens à la fin des temps.
Abu Hurayra rapporte avoir entendu le prophète (sws) dire : « L’heure ne viendra pas que les Romains descendront à Dabiq [305]. Une armée musulmane regroupant des hommes parmi les meilleurs sur terre à cette époque se dépêchera de Médine pour les contrecarrer. Une fois les deux armée en face, les Romains s’écrieront : « Laissez-nous combattre nos semblables qui se sont convertis ! » Les musulmans répondront : « Par Dieu, nous ne laisserons jamais tomber nos frères. » Puis la bataille s’engagera.

Un tiers s’avouera vaincu ; plus jamais Dieu ne leur pardonnera. Un tiers mourra ; ils seront alors les meilleurs martyrs aux yeux de Dieu. Et un tiers vaincra ; ils ne seront plus jamais éprouvés et ils conquerront Constantinople. Puis, alors qu’ils auront accrochés leurs épées sur des oliviers et se mettront à se partager le butin de guerre, le diable, lancera faussement parmi eux l’appel suivant : « l’Antéchrist vous a remplacé dans vos foyers ! » Alors, ils se hâteront à partir. Une fois arrivés au Sham, celui-ci sortira. Les troupes musulmanes se prépareront alors à le combattre et disposeront leurs rangs ; mais au moment de la prière, Jésus fils de Marie descendra et guidera les fidèles. A sa vue, l’Antéchrist fondra comme fond le sel dans l’eau. S’il l’aurait laissé, il aurait fondu jusqu’à la mort, mais l’envoyé de Dieu le tuera et montrera aux musulmans son sang sur la pointe de sa lance. [306]
« Un tiers sera vaincu ; plus jamais Dieu ne leur pardonnera » signifie qu’il y aura parmi les musulmans en ces moments cruciaux une grande apostasie comme nous allons le voir clairement dans le hadith suivant d’Ibn Mas’ud.
Ce hadiht nous informe que cette grande guerre aura lieu au Sham peu de temps avant l’apparition de l’Antéchrist et que dans les rangs musulmans, il y aura un grand nombre de chrétiens convertis.
Yasir Ibn Djabir raconte : « Un grand vent de sable s’était levé avec violence un jour à Koufa ; alors un homme qui aimait les événements extraordinaires dit à Ibn Mas’ud : « L’heure est venue ! » Ibn Mas’ud, qui était adossé, s’assit et dit : l’heure ne viendra pas que les gens ne se partagerons plus les héritages et ne se contenteront plus des butins. » puis il montra de sa main la direction de Sham et dit : « un ennemi se rassemblera là bas pour combattre les musulmans. Ces derniers aussi se rassembleront pour la bataille . » Je lui dis : « tu insinues par l’ennemi, les Romains ! Il répondit : « Oui. Il y aura au courd de cette guerre une grande apostasie. Les musulmans engageront dans la bataille un premier escadron qui fera le serment de combattre jusqu’à la mort ou bien la victoire. La nuit tombée, après une dure bataille, les deux camps se replieront sans qu’il n’y ait de vainqueurs ; cependant les hommes de cet escadron périront. Les musulmans engageront alors un second escadron qui fera le même serment puis un troisième, et à chaque fois les deux camps se replieront la nuit sans qu’il n’y ait de vainqueurs ; cependant les hommes de ces escadrons tomberont aussi. Le quatrième jour, le reste des musulmans se lèvera et combattra jusqu’à la victoire finale.

L’engagement sera terrible ; comme jamais cela n’a été vu ! Les oiseaux qui voleront dans les airs à proximité du champ de bataille tomberont morts. A la fin de cette guerre, il ne restera d’une famille de cent membres qu’un seul survivant ; Quel butin pourrait consoler alors quiconque ? Et quel héritage se partager ? En ces mêmes moments, les survivants entendront un cri leur annonçant un malheur plus grand : « l’Antéchrist vous a remplacé parmi vos enfants ! » Ils abandonnerons alors tout et retournerons chez eux. Ils enverrons en éclaireurs dix cavaliers. Le prophète (sws) disait : « Je connais leurs noms, les noms de leurs pères ainsi que la couleur de leurs chevaux. Ce seront parmi les meilleurs hommes sur terre en ces temps-las. » [307]
Ce hadith nous renseigne sur l’ampleur de cette guerre et le grand nombre de morts parmi les deux camps.
5- Abu al-Darda’ rapporte que le prophète (sws) a dit : « La capitale des musulmans le jour de la grande tuerie sera Damas, une des meilleures ville du Sham » [308]
6- Abu Hurayra rapporte que le prophète (sws) a dit : « Avez-vous déjà entendu parler d’une ville dont une partie est sur terre et l’autre partie en mer ? » Ses compagnons lui dirent : oui, ô messager de Dieu ! » il dit alors « L’heure ne viendra pas que soixante-dix mille musulmans parmi les fils d’Isaac la conquerront. Lorsqu’ils arriveront, ils ne combattront pas avec leurs armes ni ne lanceront des flèches ; ils diront : La ilaha illa-llah wa-llahu akbar » (Il n’y a pas de divinité sinon Dieu. Dieu est grand) et la première partie qui est en mer tombera. Puis, ils diront une seconde fois : « la ilaha illa-llah allau akbar » et la seconde partie tombera. Puis, ils diront une troisième fois « la ilaha illa-llah allau akbar » et ils l’investiront en bénéficiant de son butin. Puis, alors qu’ils seront en train de partager le butin, ils entendront un cri : « l’Antéchrist est sorti ! Alors, ils abandonneront tout et reviendront. » [309]
Pourles exégètes, cette ville n’est autre que Constantinople comme l’a indiqué le hadith d’Abu Hurayra susdit.
Ce hadith nous informe du grand nombre de chrétiens qui se convertiront à l’Islam à la fin des temps.

[299] le mot emprunté par le prophète (sws) pour dépeindre cette grande guerre est le mot « malhama » qui signifie « boucherie. »
[300] comme nous l’avons déjà vu dans le premier chapitre, Constantinople a été conquise par les musulmans, une première fois, en l’an 1453 et elle sera conquise une seconde fois quelques temps avant l’apparition de l’Antéchrist comme nuos allons le voir dans ce point. Ahmad Shakir considèrent que les musulmans ont perdu cette ville depuis que Kemal Ataturk a fondé au début du xx ième siècle la République laïque de Turquie.
[301] int. « les fils de blonde » : Nom que donnaient jadis les Arabes aux Romains. On pourrait comprendre à travers cette appelation ou celle de « Romains » les Occidentaux d’une façon générale.
[302] Rapporté par Bukhari
[303] Rapporté par Muslim
[304] Rapporté par Abu Dawud et autes. Al-Albani le juge authentique.V. al-qiyama al-sughra
[305] Ville de Syrie proche d’Alep.
[306] Rapporté par Muslim
[307] Rapporté par Muslim
[308]Rapporté par Abu Dawud et autres. Al-Albani le juge authentique. V. al-qiyama al-sughra
[309] Rapporté par Muslim

 

http://www.muslimfr.com/modules.php?name=News&file=article&sid=33

http://kalam.over-blog.net/article-26406656.html)

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Le prophète et la pédagogie du dialogue avec les gens du Livre

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Durant sa vie à la fois comme chef religieux et comme homme d’Etat, le Prophète Mohammad (que la paix soit sur lui) faisait preuve d’une grande sensibilité et de respect dans ses relations avec « les Peuples du Livre », les Juifs et les Chrétiens. Dans l’esprit de la révélation divine, le Prophète Mohammad interdisait de faire du mal aux non Musulmans et demandait aux Musulmans de bien les traiter. Il dit un jour à ce propos :
« Celui qui fait du mal à un Juif ou à un Chrétien trouvera en moi son adversaire au Jour du Jugement.»
La première chose que le Prophète Mohammad (que la paix soit sur lui) fit après s’être établi à Médine, où il avait été invité comme chef, fut de conclure un traité entre les Musulmans et les gens du Livre (les Juifs et les Chrétiens). D’après ce traité, les Musulmans garantissaient à ceux-ci la liberté de croyance et leur accordaient les mêmes droits et obligations que ceux dont ils jouissaient eux-mêmes.

a- Des envoyés de la part du Messager au Yémen [9]
Le Prophète envoya Mu‘âd Ibn Jabal et Abû Musâ AlAsh ‘arî au Yèmen. Il leur prodigua les recommandations suivantes :
« Optez pour la facilité et non la difficulté et soyez annonciateur de la bonne nouvelle et non de la mauvaise » et il dit en s’adressant à Mu‘âd : « tu vas certainement rencontrer des gens du livre, tu dois commencer par leur apprendre d’abord l’attestation, puis, s’ils obéissent, dis leur que Dieu (qu’ils ont obéi) a prescrit pour eux une aumône à prendre des riches pour être donner aux pauvres, s’ils t’obéissent n’acceptent aucun argent (comme récompense), et prend garde à la prière de celui qui a subi une injustice.. »[10]
Nous voyons que le Prophète a recommandé à Mu‘âd d’utiliser la pédagogie dans sa communication avec les gens du Livre :
- D’abord le plus facile et le plus important : l’attestation que Dieu est Un et que Muhammad est son messager.
- Puis les prescriptions, en expliquant leur valeur sociale (pour exemple, l’instauration de l’aumône légale pour assurer l’équilibre de la société).

b- Les Chrétiens de Najran
Quand une délégation de Chrétiens vint à Médine en provenance de Najran, une ville du sud-ouest d‘Arabie, le Prophète les reçut dans sa mosquée et les invita à dire leurs prières à l’intérieur de la mosquée. Les Musulmans disaient leurs prières d’un côté de la mosquée et les Chrétiens de l’autre. Au cours ce cette visite, le Prophète discuta aimablement avec eux sur de nombreux sujets. [11]
Ceci prouve la considération du prophète pour les gens du Livre et le souci d’établir une solidarité humaine et spirituelle entre les croyants de toutes les religions.

c-Le Négus[12]
Allah a révélé au sujet du Négus :
« Oui il y a parmi les gens du livre qui certes croient en Dieu et en ce qu’on a fait descendre vers vous et en ce qu’on a fait descendre vers eux, humbles qu’ils sont devant Dieu, et ne vendant pas point les signes de Dieu à vil prix. Voilà ceux dont le salaire est auprès de leur Seigneur. »[13].
Le Prophète lui-même a accompli la prière de la mort en son hommage (prière sur l’absent).
Il faut également mentionner l’échange entre ce roi issu du christianisme et les compagnons du Prophète (paix et salut sur lui). Le contexte était le suivant : Ja'far (qu'Allah soit satisfait de lui) et sa femme, Asmâ' bint 'Umays furent l'objet d'une persécution atroce infligée de la part des polythéistes. Sur ce, le Prophète leur accorda l'autorisation d'émigrer en Abyssinie chez le Négus, avec les autres musulmans victimes du traitement injuste. Le Prophète leur dit :
« Il y a dans ce pays un roi juste »
Quraych délégua 'Amr ibn Al-'As -avant son ralliement à l'islam- et 'AbdAllâh ibn Abû Rabi'a au Négus et les chargea de cadeaux pour celui-ci ainsi que pour ses patriarches. Ces délégués eurent pour but d'obtenir le consentement du Négus à remettre les émigrants musulmans à Quraych. Ja'far occupa le point de mire au cours des pourparlers entretenus avec le Négus.
Oum Salama (qu'Allah soit satisfait d'elle) qui fit partie des émigrants, rapporta :
« … Puis, le Négus nous invoqua à sa rencontre. Nous nous réunîmes avant d'y aller. Nous dîmes les uns aux autres: « Le roi va vous interroger sur votre religion. Exposez donc clairement ce à quoi vous croyiez et que Ja'far ibn Abû Tâlib soit exclusivement votre porte-parole ». Nous allâmes ensuite voir le Négus qui était entouré de ses patriarches, endossant leurs soutanes, vêtus de leurs calottes et retenant leurs livres entre les mains. Nous trouvâmes chez lui aussi 'Amr ibn Al-'As et 'Abd-Allâh ibn Abû Rabi'a. Quand nous prîmes place, le Négus nous adressa la parole, en disant: « Quelle est donc cette nouvelle religion que vous avez inventée, en abjurant celle de votre tribu, et sans toutefois que vous convertissez à la mienne ou à n'importe quelle autre religion bien connue ? »
Ja'far ibn Abû Tâlib s'approcha alors de lui et dit: « Ô roi ! Nous étions des gens ignares : nous adorions les fétiches, nous magnions les bêtes crevées, nous commettions les turpitudes, nous nuisions à nos liens de famille, nous portions atteinte au voisinage, et le fort parmi nous n'hésitait jamais à fouler aux pieds le faible. Nous restions sur cet état jusqu'à ce qu'Allah nous a envoyés un Messager pris parmi nous. Nous connaissons sa lignée et nous sommes sûrs de sa sincérité, de son honnêteté et de sa dignité. Il nous appelle à vouer un culte exclusif à Allah l'Unique et à quitter les idoles de pierre que nous adorions avec nos ancêtres. Il nous exhorte à la franchise et nous avertit contre la trahison des dépôts. Il nous prêche aussi d'entretenir nos liens familiaux, de s'attacher au bon voisinage, de s'abstenir des grands péchés et d'arrêter les effusions du sang. Il nous enjoint de ne jamais commettre les turpitudes, ni de faire de faux témoignage, ni de s'accaparer des biens des orphelins, ni de lancer des accusations contre les femmes chastes. Il nous invite à adorer Allah, l'Unique sans jamais Lui donner d'associé, d'accomplir la prière (Al-Salât), de faire l'aumône légale (Al-Zakât), de jeûner le mois de Ramadan (Al-Siyâm). Nous lui avons donné foi, nous avons cru en lui et nous l'avons suivi en se conformant à ce qui lui a été révélé de la part d'Allah. Nous avons donc considéré comme licite ce qu'il nous l'a déclaré comme tel, et vice-versa. Notre tribu, ô roi, s'était mise à nous agresser. Elle nous avait cruellement persécutés pour nous forcer à abjurer notre foi et nous faire retourner à l'adoration des fétiches. Après tant de traitements injustes, d'accablements et de contraintes pour nous séparer de notre religion. Nous avons, donc, décidé d'émigrer vers ton pays, nous vous avons donné la prédilection et nous avons désiré votre voisinage. Nous souhaitons donc que chez vous nous soyons à l'abri d'injustices nouvelles. »
Le Négus dit alors à Ja'far ibn Abû Tâlib : « Vous avez quelque fragment de ce qu'Allah a révélé à ton prophète? »
Ja'far répondit par l'affirmative et le Négus de lui en ordonner la lecture. Ja'far récita alors: « Kâf, Hâ, Yâ, 'Ayn, Sâd. C'est un récit de la miséricorde de ton Seigneur envers Son serviteur Zacharie. Lorsqu'il invoqua son Seigneur d'une invocation secrète, et dit: "Ô mon Seigneur, mes os sont affaiblis et ma tête s'est enflammée de cheveux blancs. (Cependant), je n'ai jamais été malheureux (déçu) en te priant, ô mon Seigneur» [14]
Ja'far ayant terminé une partie de la sourate, le Négus se mit à pleurer au point d'avoir mouillé sa barbe de ses larmes, tel fut aussi l'état de ses patriarches qui mouillèrent leurs livres des larmes de leurs yeux sous l'émotion qui les gagnait par les paroles d'Allah.
Le Négus s'adressa alors à nous, en disant: « Certes, ce qu'a été révélé à votre Prophète et ce qu'a été révélé à Jésus, émanent de la même source de Lumière »
Puis, il se tourna vers 'Amr et son compagnon et leur dit: « Allez-vous-en ! Par Dieu ! Je ne les vous remettrai jamais. »
Umm Salama poursuivit son récit et dit :
« Quand nous sortîmes de chez le Négus, 'Amr ibn Al-'As se mit à nous menacer en disant à son compagnon : « Par Dieu! Je viendrai demain voir le roi et je lui raconterai ce que soulèvera sa colère contre eux et rendra son cœur plein de haine à leur détriment. Je l'inciterai à les exterminer jusqu'au bout »
‘Abd-Allâh ibn Abû Rabi'a lui répondit : « Ne le faites pas, ô 'Amr. Ils sont nos parents, même s'ils se sont opposés à notre religion ». – « Laissez-cela à part, dit 'Amr, par Dieu! Je l'informerai de tout ce qui les mettra dans une situation périlleuse. Par Dieu! Je lui dirai qu'ils prétendaient que Jésus, fils de Marie n'est qu'un serviteur.»
Au lendemain, 'Amr vint trouver le Négus et lui dit : « Ô roi ! Ceux-ci mêmes que vous avez hébergés et protégés, inventent des mensonges à l'encontre de Jésus fils de Marie. Veuillez les réunir pour les interroger sur ce qu'ils prétendent à son propos. »
Ayant eu connaissance de ceci, nous fûmes extrêmement accablés et chagrinés. Les uns disent aux autres : « Qu'est-ce que vous direz au sujet de Jésus, fils de Marie si le roi vous pose la question à son sujet ? » Nous répondîmes : « Par Allah ! Nous ne dirons à son sujet que ce qu'Allah a révélé à son sujet. Nous ne trahirons d'un pouce ce que fut révélé à notre Prophète. Advienne que pourra ». Nous nous mîmes d'accord pour laisser la parole à Ja'far ibn Abû Tâlib encore une fois.
Une fois chez le Négus, nous trouvâmes chez lui ses patriarches dans un état typiquement semblable à celui de la dernière fois. Nous y trouvâmes aussi 'Amr ibn Al-'As et son compagnon. Le Négus commença le premier à parler et nous dit : « Que dites-vous au sujet de Jésus, fils de Marie ? » Ja'far répondit : « Nous disons à son sujet ce qu'a été révélé à notre Prophète Muhammad (psl). » Le Négus demanda : « Et qu'est ce qu'il en dit ? » – « Il dit qu'il est le serviteur d'Allah et de Son envoyé, Son esprit et Sa parole qu'Il a envoyé à la Vierge Marie ». Dès que le Négus eut entendu les paroles de Ja'far, il tapa la terre de sa main, en disant : « Par Dieu! Il n'y a point de différence entre ce que le fils de Marie avait dit et ce qu'a été révélé à votre Prophète. » Au grand scandale des patriarches, ils s'éloignèrent du Négus qui leur dit : « Même si vous vous éloignez de moi ! » Puis, il se tourna vers les musulmans et leur dit : « Allez-vous-en vous êtes en sécurité! Quiconque vous adresse une parole obscène sera assujetti à une amende. Et quiconque vous agresse, sera puni. Par Dieu! Je préfère votre sécurité à la possession d'un mont d'or ». Puis, il regarda 'Amr et son compagnon et dit: « Rendez à ces deux hommes-là leurs cadeaux. Je n'en ai point besoin. »
Umm Salama reprit : « Consternés et déçus, 'Amr et son compagnon partirent. Quant à nous, nous passâmes un séjour parfait chez le Négus qui fut le plus généreux des hommes.
Quand une délégation de Chrétiens d’Abyssinie vint à Médine, le Prophète Mohammed (que la paix soit sur lui) les hébergea dans une mosquée et prit personnellement soin d’eux. En leur servant à manger, il leur dit qu’ils avaient été si généreux et obligeants envers ses compagnons qui avaient émigré dans leur pays qu’il tenait à les honorer lui-même. »

d- Le roi des Qubt [15]
On cite les échanges qui ont eu lieu entre le Prophète et ce roi :
Le prophète lui proposa dans une lettre pleine de douceur de respect et de sagesse d’embrasser la religion de l’unicité. En retour, celui-ci lui offrit de précieux cadeaux dont Maria qui lui donna son enfant Ibrahim qui mourut peu de temps après sa naissance. Le Prophète a accepté tous les cadeaux du roi, excepté un médecin, car disait t-il, « notre alimentation est mesurée ».
Les Coptes d’Égypte bénéficient d’un statut particulier et d’un rang distingué dans la mesure où le Messager de Dieu - paix et bénédictions sur lui - a fait à leur égard des recommandations spécifiques.
La Mère des Croyants Umm Salamah - que Dieu l’agrée - rapporte que le Messager de Dieu - paix et bénédictions sur lui – donna les recommandations suivantes avant de mourir :
« Je vous recommande par Allâh les Coptes d’Egypte. Vous les vaincrez et ils seront pour vous un appui matériel et un renfort dans le chemin d’Allâh »[16]
Les faits historiques confirmèrent ce que le Prophète - paix et bénédictions sur lui - avait annoncé. En effet, les Coptes accueillirent les conquérants musulmans et leur ouvrirent les bras quand bien même les Byzantins qui les gouvernaient auparavant étaient chrétiens comme eux. Puis, les Coptes embrassèrent la religion d’Allah en grand nombre ...
L’Egypte fut la porte de l’Islam pour l’Afrique toute entière et ses habitants furent désormais des appuis et des renforts dans le chemin de Dieu. Abû Dharr - que Dieu l’agrée - rapporte que le Messager de Dieu - paix et bénédictions sur lui - dit :
« Vous conquerrez une terre où l’on traite du qirât. Soyez pleins d’égard envers sa population car elle dispose d’une dhimmah et d’un lien de parenté." Dans une variante : "Vous conquerrez l’Egypte, une terre où l’on use du qirât (une fraction du dirham et du dinâr et d’autres monnaies, fréquemment utilisée par les Egyptiens et qui est encore en cours dans le cadastre, l’orfèvrerie et toutes sortes de choses divisibles en 24 qirâts), lorsque vous la conquerrez, soyez pleins d’égard envers sa population car elle dispose d’une dhimmah et d’un lien de parenté" et dans une autre variante "elle dispose d’une dhimmah et d’un lien matrimonial »[17]
Selon les explications des avants, le lien de parenté fait référence au fait que Hagar, la mère d’Ismaël - paix sur lui - est des leurs (Egyptienne) alors que le lien matrimonial fait référence au fait que Maria, la mère d’Ibrâhîm, le fils du Messager de Dieu - paix et bénédictions sur lui - est des leurs.[18]
D’après Ka`b Ibn Mâlik Al-Ansârî : J’entendis le Messager de Dieu - paix et bénédictions sur lui - dire :
« Lorsque l’Egypte sera conquise, soyez pleins d’égard envers les Coptes car ils disposent d’un lien de sang et de parenté" et dans une narration "ils disposent d’une dhimmah et d’un lien de parenté" signifiant par là que la mère d’Ismaël était des leurs. » [19]
Ici, le Messager donne aux Coptes plus de droits que les autres car ils bénéficient de la dhimmah c’est-à-dire le pacte de Dieu et de Son Messager et le pacte de la communauté musulmane, un pacte digne d’être honoré et soigné. Ils disposent également de liens de parenté et de sang qui leur sont exclusifs dans la mesure où Hagar était des leurs ainsi que Maria la Copte qui donna au Prophète - paix et bénédictions sur lui - son fils Ibrâhîm

e- Omar à Jérusalem
Le calife confia les affaires de l'Etat à Ali et se rendit à Jérusalem. Il avait un serviteur pour seule escorte et il n'y avait qu'un chameau qu'ils chevauchaient chacun à leur tour. Le jour de leur arrivée à Jérusalem, c'était le tour du serviteur de monter la bête :
« Commandeur des croyants, je te cède la monture, ce serait d'un piètre effet aux yeux des gens si je montais la bête, tandis que toi tu la guides. »
« Non », répondit Omar, « je ne vais pas me montrer injuste. L'honneur de l'islam est amplement suffisant pour nous tous. »
Abu Obaid, Khalid, Yazid et les autres officiers de l'armée s’étaient avancés pour recevoir le calife. Tous portaient des tuniques de soie, ce qui rendit Omar furieux. Il fit de vifs reproches à ses généraux en disant :
« Avez-vous donc tant changé en l'espace de deux ans ? Qu'est ce que cet accoutrement ? Même si vous aviez fait cela 200 ans avant, je vous aurais démis. »
Les officiers répondirent : « Nous sommes dans un pays où la qualité du vêtement atteste le rang de l'homme. Si nous portons des vêtements ordinaires nous inspirerons peu de respect aux gens. Cependant, nous portons nos armes sous nos robes de soie. » Cette réponse apaisa la colère du calife.
Ensuite Omar signa le traité de paix connu jusqu'à nos jours sous le nom "Assurance de Omar". Il se présenta comme suit (extrait) :
« Du serviteur de Dieu et commandeur des croyants, Omar.
Les habitants de Jérusalem sont assurés de la sécurité de leur vie et de leurs biens. Leurs églises et croix seront préservées. Leurs lieux de culte resteront intacts. Ils ne pourront être confisqués ou détruits. Ce traité s'applique à tous les habitants de la cité. Les gens seront tout à fait libres de suivre leur religion, ils ne devront subir aucune gêne ou trouble… »
[Ref. At-tabari, op.cit, 2éme partie page 449.
Le patriarche orthodoxe de Jérusalem publia le 01 janvier 1953 une copie de l’original du manuscrit de la librairie d’Al-fanar (dans un des districts administrés par Istanbul) de ce qui serait « L’assurance de Omar » (Bibliothèque du Patriarcat de Jérusalem, Document n° 552).]

Les portes de la ville étaient ouvertes. Omar se dirigea directement vers le Temple de David (Masjid Al Aqsa.) Il fit sa prière sous l'arche de David.
Il visita ensuite la plus grande église de la ville. Il s'y trouvait justement lorsque vînt l'heure de la prière de l'après midi.
« Tu peux faire ta prière dans l'église », dit l'évêque. « Non », dit Omar. « Si je fais cela, il pourrait arriver un jour que les musulmans prennent cette excuse pour s'emparer de votre église. »
Ainsi, il préféra faire sa prière sur les marches de l'église. De plus, il donna un écrit à l'évêque, qui stipulait que les marches ne devaient pas être utilisées pour la prière en commun ni pour l'appel à la prière.

f- La mosquée d'Omar
Omar voulut bâtir une mosquée à Jérusalem. Il demanda à l'évêque quel site conviendrait le mieux à son projet. L'évêque lui suggéra le Sakhra, à savoir le rocher où Allah s'adressa au Prophète Jacob. Les chrétiens y avaient amoncelé des immondices pour irriter les juifs. Omar lui-même prit part au nettoyage. Jérusalem, cité du Christ était ainsi témoin du sens de l'équité qui caractérisait l'Islam et qui est une conséquence du bon dialogue, du respect et de la reconnaissance de l’autre. Lorsque toute trace d'impureté fut enlevée, on bâtit une mosquée à cet endroit qui existe encore de nos jours et est connue sous le nom de Mosquée de Omar.

3 La reconnaissance mutuelle : une autre dimension du dialogue

Souvent, le concept de « tolérance » est utilisé dans le cadre du dialogue interreligieux. On ne trouve nul part dans le Coran ou la Sunna ce concept. Tolérer, peut conduire à accepter quelqu’un à contre cœur ou avec des réserves et garder sa distance par rapport à lui : certains historiens prétendent que ce mot est né des conflits entre protestants et catholiques.
Or, en Islam, la tolérance est une reconnaissance mutuelle c'est-à-dire qu’elle exige un dialogue permanent et un partage :
« Ô hommes, Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez »[20]
Le croyant est amené grâce à son éducation spirituelle à aimer l’autre, car son cœur est rempli d’amour de Dieu et de son Prophète et « Dieu n’a assigné deux cœurs au ventre d’aucun homme »[21], d’où il ne peut qu’aimer les créatures sans distinction et communiquer avec elles sans préjugés.
Le croyant vrai comprend par le biais de la pratique des prescriptions divines et de l’éducation spirituelle muhammadienne : que le seul juge est Dieu !
Il comprend aussi que les croyances peuvent être différentes ou divergentes, et il comprend et communique avec l’autre en l’aimant et en le respectant : car l’être humain quel que soit sa race ou sa religion est issu du souffle de Dieu[22].
Nûr Al yaqîn fî sîrati sayyidi almursalîn du Sheikh Muhammad Al khadrî, les éditions : Dar al-jîl Beyrût et Dar ammâr Oman, 1995, p. 309.


[9] Nûr Al yaqîn fî sîrati sayyidi almursalîn du Sheikh Muhammad Al khadrî, Ed. Dar al-jîl Beyrût et Dar ammâr Oman, 1995, p. 303-304

[10] Al Bukhâri n° 4341 et Muslim sous le numéro 1733

[11] La Sira d’Ibn Ishâq et voir Nûr Al yaqîn fî sîrati sayyidi almursalîn du Sheikh Muhammad Al khadrî, Ed.Dar al-jîl Beyrût et Dar ammâr, Oman, 1995, p. 309

[12] Voir Nûr Al yaqîn fî sîrati sayyidi almursalîn du Sheikh Muhammad Al khadrî, Ed.Dar al-jîl Beyrût et Dar ammâr, Oman, 1995, p. 233-234

[13] Coran Sourate 3 verset 199

[14] Coran, XIX, 1-4

[15] Voir Nûr Al yaqîn fî sîrati sayyidi almursalîn du Sheikh Muhammad Al khadrî, Ed. Dar al-jîl Beyrût et Dar ammâr, Oman, 1995, p. 232-233
Le Muqawqas roi des coptes a beaucoup apprécié la lettre du prophète : il dit de lui : « il a l’outils de la prophétie » et il dit au messager : « tu es un sage venant de chez un sage »

[16] Cité par Al-Haythamî dans Majma` Az-Zawâ’id, volume 10, p. 62 , rapporté par At-Tabarânî, ses narrateurs sont ceux du Sahîh


[17] Ces deux énoncés figurent dans Sahîh Muslim, numéro 2543, chapitre de la recommandation du Prophète - paix et bénédictions sur lui - au sujet du peuple d’Egypte, et dans Musnad d’Ahmad, volume 5, p. 174

[18] Cf. An-Nawawî dans Riyâd As-Sâlihîn "Les Jardins des Vertueux", hadith 334, édition Al-Maktab Al-Islâmî Sans surprise, l’Imâm An-Nawawî mentionna ce hadîth dans son livre Riyâd As-Sâlihîn, chapitre de "la bienfaisance envers les parents et l’entretien des liens de parenté", mettant en avant ce lien de parenté que Dieu et Son Messager ont ordonné d’entretenir entre les musulmans et les habitants d’Egypte avant même qu’ils n’embrassent l’islam.

[19] Cité par Al-Haythamî, volume 10, p. 62 ; il dit : rapporté par At-Tabarânî, selon deux chaînes de narrateurs, l’une d’elle étant une chaîne du Sahîh. Il fut également rapporté par Al-Hâkim selon la deuxième transmission. Il le jugea authentique selon le critère des deux Sheikh , jugement partagé par Adh-Dhahabî, volume 2 p. 753, et selon Az-Zuhrî : le lien de parenté désigne le fait que la mère d’Ismaël était des leurs.


[20] Sourate 49, verset 13

[21] Sourate 33 verset 4 : on voulait faire allusion au fait que des sentiments opposés à l’égard de quelqu’un ou de quelque chose ne pouvaient coexister en même temps chez un homme (dans le cœur d’un homme croyant).

[22] « Il lui donna sa forme parfaite et lui insuffla de Son esprit » (Coran, Sourate 32 verset 9).
 
Extrait de:http://www.doctrine-malikite.fr/Dialogue-interreligieux_a65.html
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