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L'Islam et les autres religions

L’islam estime que toutes les religions procèdent d’une même source : Allah. De ce fait, elles conservent malgré les péripéties de l’histoire une morale et des valeurs communes. Quand bien même les voies et les moyens diffèrent, les religions - plutôt la religion car en principe il n’y a qu’une seule religion- ont essentiellement pour but d’assurer à l’homme le bonheur ici-bas et dans l’au-delà.

« Il vous a légiféré en matière de religion, ce qu’Il avait prescrit à Noé, ce que Nous t’avons révélé à toi-même, ce que Nous avions prescrit auparavant à Abraham, à Moïse et à Jésus : « Etablissez la religion et n’en faites pas un sujet de divisions. » s42 v13

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A propos du célibat des prêtres

1. Le célibat des prêtres date du XII° siècle

Presque tout le monde a entendu cette idée. Le problème, c’est qu’elle est simplement fausse à force de simplisme. Cette question à elle seule mériterait un article.

Dire que le célibat des prêtres remonte au XII° siècle, c’est lui donner comme origine le premier concile oecuménique du Latran, en 1123. Ce concile a en effet déclaré invalide le mariage des clercs. Les ordres majeurs deviennent un empêchement dirimant au mariage, ce qui veut dire que si un sous-diacre, un diacre, un prêtre ou un évêque se marie, son mariage est purement et simplement invalide.

Mais il faut faire attention, on le voit souvent dans l’histoire de l’Église, l’apparition d’une norme, d’une décision conciliaire, ne permet pas forcément de dater le phénomène qu’elle sanctionne. Un concile peut entériner ce qui est déjà vécu depuis des siècles comme il peut promouvoir une chose qui n’entrera dans les faits que bien plus tard. Alors, regardons d’un peu plus près.


Le célibat des prêtres par Museeduluxembourg

D’abord, il y a le célibat du Christ qui est une question centrale, sur laquelle il faudra évidemment revenir. Ensuite parmi les apôtres, saint Pierre au moins a été marié puisqu’il a une belle-mère. Son épouse n’est jamais mentionnée dans les évangiles. Saint Jérôme (347-420) écrit : « Apostoli vel virgines vel post nuptias continentes » : les apôtres étaient soit vierges, soit continents après un mariage (veufs, donc).

Jusqu’au IV° siècle, il n’y a pas de règle générale, mais la pratique du célibat des clercs est souvent louée par les pères de l’Église. Nous avons, en Orient comme en Occident de nombreux témoignage d’estime pour cette pratique.

Au concile de Nicée (325), on n’impose pas la continence aux évêques, aux prêtres et aux diacres mariés avant l’ordination. Mais, « en vertu d’une ancienne tradition de l’Église », on leur interdit de se marier après l’ordination. Cette règle restera absolue et universelle, en Orient comme en Occident.

Autre repère important, le Concile In Trullo (692), convoqué par l’empereur Justinien II, qui ne rassemble que des évêques orientaux. Il fixe la discipline qui reste encore aujourd’hui celle de la plupart des églises orientales, même catholiques : l’évêque est tenu à la continence, les prêtres et les diacres ne peuvent se marier après l’ordination. Ceux qui sont mariés ne doivent pas quitter leur femme. Ils peuvent « user du mariage », sauf lorsqu’ils doivent dire la messe (j’y reviendrai). Tout en recommandant toujours le célibat des prêtres, les papes ont accepté ensuite que les Églises orientales qui revenaient à la communion avec Rome conservent cette discipline.

Revenons un peu en arrière. En Occident, au IV° siècle, le célibat des clercs, encouragé par les papes, se généralise progressivement. Il est ratifié par des conciles locaux : Elvire, vers 300, Rome en 386, etc. Il y a pourtant des résistances et on peut dire que si elle est souvent enfreinte est mal acceptée, la règle est au moins connue de tous au IV° siècle.

On sait que de la fin du IX° au début du XI° siècle la règle du célibat est très mal suivie, le mariage ou le concubinage du clergé semble presque normal. Vient alors, au XI° siècle, la réforme grégorienne. On se souvient de s. Pierre Damien (+1072) et surtout le grand pape Grégoire VII (+1085) qui lutte contre l’inconduite des clercs, la simonie (le commerce de choses saintes), les investitures laïques, etc. La règle du célibat rentre à nouveau dans les moeurs. C’est dans la suite de saint Grégoire que, sous Calixte II, le 1er Concile oecuménique du Latran déclare invalide le mariage des clercs.

La suite a moins de rapport avec notre propos, je cite seulement pour mémoire :

  • La réforme protestante : les réformateurs déclarent nuls les voeux de chasteté et promesses de célibat.
  • Le Concile de Trente (1545-1563) confirme l’invalidité du mariage des clercs sans fonder l’obligation du célibat sur le droit divin. (24° session, 1563)
  • Au XVII° siècle l’organisation des séminaires pour former les prêtres favorise la mise en vigueur de la règle du célibat.
  • Au XVIII°, il y a un grand mouvement anticlérical, de nombreuses attaques contre le célibat. Finalement, en 1791, la Révolution française permet, puis encourage et impose presque, sous la Terreur, le mariage des prêtres.
  • Le Code civil de Napoléon ne prévoit pas l’empêchement au mariage des prêtres, mais il est appliqué de fait jusqu’au 25 février 1878 (arrêt de la Cour de cassation).
  • Au milieu des événements qui secouent en particulier l’Europe, l’Église maintient sa position. Il arrive, rarement et pour des raisons graves, qu’elle dispense de célibat des prêtres, mais jamais des évêques. Les prêtres dispensés doivent renoncer à tout ministère.

Finalement, le Concile Vatican II confirme la règle du célibat des prêtres dans l’Église latine par le décret Presbyterorum ordinis de 1965, au n°16. Il le fait en des termes solennels, qui, à mon sens, tranche la question pour longtemps : 

« C’est donc pour des motifs fondés dans le mystère du Christ et sa mission, que le célibat, d’abord recommandé aux prêtres, a été ensuite imposé par une loi dans l’Église latine à tous ceux qui se présentent aux ordres sacrés. Cette législation, ce saint Concile l’approuve et la confirme à nouveau en ce qui concerne les candidats au presbytérat. »

En 1967, Paul VI publie une encyclique sur le célibat sacerdotal, question disputée à l’époque. En 1971, le synode des évêques se pose la question de déclarer que le Souverain Pontife peut, en cas de nécessité, autoriser l’ordination de viri probati, d’hommes mariés à la vie éprouvée. La proposition qui pouvait paraître séduisante est pourtant rejetée par 107 voix contre 87, j’y reviendrai. Ensuite, les papes successifs ont confirmé leur attachement au célibat des prêtres.

Pour conclure sur cette question, nous voyons qu’il est pour le moins simpliste de dire que le célibat des prêtres date du XII° siècle. S’il ne ressort pas de la loi divine mais de la loi de l’Église, c’est pourtant une tradition qui, dans son principe, remonte aux origines de l’Église. Sa réalisation concrète a été progressive comme pour bien des choses dans l’Église.

*

2. Puisqu’il y a un clergé marié en Orient, il n’y aurait aucun inconvénient à adopter cette discipline en Occident

Qui n’a jamais entendu cet argument ? Là encore, il faut regarder de plus près.

Premier point, il est bien entendu que la discipline des Églises orientales unies à Rome est reconnue comme légitime. Cela fait partie de leur histoire et l’acceptation par Rome de la discipline du Concile in Trullo a facilité leur retour à la communion.

Pour autant, le principe même du célibat est contenu dans la discipline orientale puisqu’il est obligatoire pour les évêques. On peut donc dire qu’il y a une convenance universellement reconnue du célibat des clercs, qui est depuis l’origine connue si ce n’est vécue. On remarquera aussi que l’idéal du célibat sacerdotal semble bien compris en Orient. Il y a, en dehors des moines, des prêtres orientaux célibataires et  quelques Églises orientales ont même adopté la discipline latine au XIX° et XX° siècle.

Sans vouloir faire du conservatisme borné, on est donc en droit de se demander si l’acceptation dans l’Église latine d’un clergé marié ne serait pas plus une régression qu’un progrès.

Quant aux avantages pratiques de la discipline orientale, il faudrait observer un peu sérieusement la situation avant de s’emballer :

  • La crise des vocations existe aussi en Orient.
  • Cela pose la question de la place de l’argent dans la vie de l’Église. Un homme marié est obligé de subvenir aux besoins de sa famille. Le fait que cela coûterait cher ne me dérange pas particulièrement si les fidèles sont prêts à en payer le prix. Rétablissons la dîme et l’intendance suivra… Mais on s’aperçoit quand même que lorsqu’il est question du célibat dans un concile, il est souvent question en même temps de simonie et de prévarications. Cela ne veut pas dire que les époux sont moins honnêtes que les célibataires, simplement que les besoins sont différents, et peut-être les mécanismes d’autojustification plus rapides. Je ne considère pas que cet aspect de la question soit dirimant, mais il faut constater qu’il a eu du poids dans l’histoire.
  • Il faut penser au problème des prêtres veufs. Nous connaissons déjà ce problème à propos des diacres permanents. Ils acceptent au moment de l’ordination l’idée de ne pas se remarier en cas de veuvage. Mais lorsque cela arrive tôt, ils se retrouvent comme piégés dans une situation acceptée peut-être, mais difficile à vivre. Aussi, surtout dans le contexte actuel, se poserait la question des prêtres qui viendraient à divorcer.
  • Enfin, c’est bien sûr la question la plus importante, mais je n’insiste pas car j’y reviendrai dans la seconde partie, la conformité du prêtre au Christ est tout de même moins évidente s’il est marié. L’idéal du prêtre, c’est tout de même de devenir de plus en plus conforme au Christ. Je ne doute pas qu’un prêtre marié puisse être un bon prêtre, mais il n’est pas du tout évident que ce serait un progrès.

*

3. Il serait bon d’ordonner des viri probati (des hommes éprouvés)

Cette question revient pratiquement à la précédente, à peu près tout ce que j’ai écrit sur celle-là vaut pour celle-ci. Elle est une autre manière, peut-être plus séduisante ou moins inquiétante pour certains, de la présenter.

C’est la question que se sont posée les pères du synode de 1971. Elle a apparemment tout pour séduire un évêque. Le principe du célibat n’est apparemment pas mis en question, simplement en cas de besoin, il pourrait disposer d’une sorte de clergé auxiliaire fait de pères de famille stables d’un certain âge. De quoi desservir quelques églises de plus. On voit tout de même que c’est le genre d’exception qui tend à abolir la norme.

Ensuite, tous ceux qui connaissent la vie paroissiale voient bien qui nous pourrions appeler à l’ordination sacerdotale, ceux qui aujourd’hui sont appelés au diaconat permanent. Je fais partie des prêtres qui ne regrettent pas l’institution des diacres permanents. Toutes les questions théologiques ne sont pas été réglées, mais il est évident que là où les appels ont été judicieusement discernés, cela donne de bons fruits. C’est un bien que l’Église redécouvre la grâce du diaconat, le sacrement du Christ serviteur. Je ne crois pas qu’il y ait de la place en même temps pour le diaconat permanent et des viri probati prêtres, il faut savoir ce que l’on veut. Il ne faut pas non plus négliger les difficultés de la coexistence de deux clergés forcément très différents, l’un célibataire, l’autre marié.

Enfin, c’est encore une question sur laquelle je reviendrai dans la deuxième partie, cette idée procède, me semble-t-il, d’une vision très superficielle et purement utilitariste du prêtre. C’est une grande chose, la plus grande chose, que de célébrer la messe. Mais si on demande à des hommes de donner leur vie simplement pour qu’on ait la messe moins loin de chez soi, je ne suis pas sûr qu’il y ait beaucoup de volontaires, surtout depuis qu’on a inventé la voiture. Si on réduit le prêtre à l’exercice de fonctions, à la commodité qu’il représente, nous aurons, au sens étymologique du terme, des fonctionnaires. Non seulement il y aura peu de candidats, mais aussi nous ne comprendrons pas mieux le don de Dieu qu’est le sacerdoce ministériel.

*

4. Le célibat est une règle subie par les prêtres

Je passerai vite parce que c’est une idée assez absurde, là aussi souvent entendue, mais qui révèle surtout une profonde méconnaissance du sujet.

D’abord, ce n’est pas un droit de l’homme que d’être ordonné prêtre. On peut en avoir le désir, mais personne n’y a droit. L’Église appelle qui elle veut, pourvu qu’il soit volontaire. Elle est donc parfaitement libre de n’appeler que ceux qui ont le charisme du célibat, c’est-à-dire ceux qui ont à la fois les dispositions naturelles et la grâce pour le vivre. Enfin, une ordination qui ne serait pas reçue librement et consciemment, avec tous les engagements qu’elle implique, serait nulle. Il est donc difficile de penser que les prêtres subissent leur célibat. Je connais un certain nombre de prêtres, ils ne donnent généralement pas l’impression de le subir. Ensuite, qu’on puisse fantasmer sur eux, c’est une autre question.

Bien sûr, il y a la complexité de la vie humaine, le jeu de la liberté, de la grâce et du péché. Il peut arriver qu’un homme fragile ne soit pour une raison ou pour une autre plus fidèle à ses engagements, ou qu’il ait l’impression de ne plus pouvoir l’être. C’est alors à l’Église de régler avec justice et bonté une situation particulière.

*

5. Le célibat est la cause majeure de la crise des vocations

C’est la question classique de bons chrétiens qui s’inquiètent sincèrement du manque de prêtres. Je ferai à ce propos deux remarques qui me paraissent suffisantes.

D’abord, dans les pays riches et ceux qui le deviennent, la crise des vocations existe aussi chez les Orientaux et même chez les pasteurs. Bien sûr, la perspective du célibat peut être intimidante pour un jeune homme. Mais la réalité montre que ceux qui sont vraiment appelés reçoivent en même temps les dons nécessaires, ce n’est pas pour eux une chose infranchissable.

Ensuite, la règle du célibat a au moins l’avantage de garantir plus ou moins qu’on n’ordonne que des hommes qui sont au moins disposés à donner vraiment leur vie.

*

6. Le célibat est antinaturel, il ne permet pas une vie humaine équilibrée

La question est peut-être plus complexe ou au moins plus sensible que celles que nous avons vues jusqu’ici.

Le Christ dit lui même (Mt 19, 11 s.) que le célibat en vue du Royaume n’est pas pour tous, et même que tous ne peuvent le comprendre. Nous y reviendrons dans la deuxième partie. C’est donc un charisme, un don de Dieu, qui demande à être discerné. La question du discernement est donc primordiale. Il y aura toujours, le moins possible on l’espère, des erreurs de discernement, des choses qui n’ont pas été vues, et aussi des prêtres infidèles au don et à l’appel qu’ils ont reçu.

Peut-être y a-t-il eu parfois une vision dangereusement abstraite de la personne du prêtre qui n’est pourtant pas une créature intermédiaire entre les hommes et les anges. Il est un homme sexué, de chair et de sang. Il est indispensable que son énergie et son affectivité se déploient dans sa vie spirituelle, dans son ministère et sa vie de prêtre. Sinon, il ne faut pas s’étonner sinon qu’il finisse par se porter mal.

Le prêtre est un pécheur sur le chemin de la sainteté et un homme aussi fragile que tous les autres. Il ne peut pas rester fidèle à sa vocation sans le vouloir, il ne peut pas croire non plus qu’il est tant que cela indemne des travers ou des dangers de son époque.

Pour finir, on peut penser que parfois des personnalités immatures ont été attirées par le célibat et le statut social du prêtre. Mais les études qui ont été faites dans les pays anglo-saxons ne permettent pas de conclure qu’il y a plus de pédophiles parmi les prêtres que dans d’autres populations exposées. Par ailleurs, il ne semble pas qu’il y ait plus de prêtres qui vivent mal leur célibat et leur vocation que d’époux malheureux ou infidèles dans le mariage. En tous les cas, il est certain que ni le célibat ni le mariage ne sont des protections contre la fragilité humaine et le malheur.

*

Voilà donc six idées répétées sans cesse au sujet du célibat des prêtres qui me paraissent fausses. Mais il serait un peu dommage d’en rester à des réfutations. Il s’agit ensuite de comprendre les fondements du célibat sacerdotal. Ce sera, je l’espère, l’occasion de découvrir davantage le don du sacerdoce. Rendez-vous dans quelques jours ici même pour cette deuxième partie.

http://www.la-croix.com/

e6un7

Napoléon Bonaparte: un empereur français musulman?!

Un peu d'histoire

Né le 15 août 1769 à Ajaccio (Corse), Louis Napoléon Bonaparte est le 2ème fils de Carlo Maria Buonoparte et de Letizia Ramolino. Son père, avocat au conseil supérieur de Corse, le reconnaît noble en 1771, assesseur de la juridiction royale des provinces et de la ville d'Ajaccio. Il fut aussi élu député de la noblesse de Corse auprès du roi en 1777. Il lutta pour l'indépendance de la Corse. Napoléon fut donc élevé dans le ressentiment vis-à-vis de la France. Le 1er janvier 1778, Napoléon et son frère Joseph entrent au collège d'Autum. Le 15 mai 1779, Napoléon est admis au collège militaire de Brienne. Il le quittera en 1784 pour l'école royale militaire de Paris.
En 1785, alors qu'il n'a que seize ans, il devient lieutenant en second dans l'artillerie et est affecté en garnison à Valence. Mais son père meurt la même année et il est contraint de soutenir les intérêts familiaux et d'entretenir ses frères et sœurs.

La nuit du 4 août 1789, l'abolition des privilèges ouvre toutes les portes d'une grande carrière militaire à Napoléon. Pourtant, comme son père, il s'engage dans les luttes politiques de l'île. Néanmoins il est réintégré dans l'armée royale et nommé capitaine tout en s'opposant, comme lieutenant-colonel de la Garde nationale d'Ajaccio, aux " paolistes " qui cherchent à établir l'indépendance de l'île avec l'appui des Anglais. En juin 1793, lors de la déclaration de l'indépendance de la Corse, il se rallie définitivement à la France.

Le 5 octobre 1795, il est chargé par Barras de réprimer l'insurrection royaliste de Paris dirigée contre le Directoire. En récompense, il est nommé général de division et commandant de l'armée de l'Intérieur. Le 11 mars 1796, Napoléon part pour l'armée d'Italie dont il a reçu le commandement le 2 mars 1796 en tant que général en chef de l'armée d'Italie ; et ce jusqu'au 5 décembre 1797, date de son retour à Paris.

Le 19 mai 1798, Napoléon Bonaparte s'embarque cette fois-ci pour l'Égypte. Il y restera jusqu'au 23 août 1799. Cette expédition achèvera de parfaire sa popularité. Les 9 et 10 novembre 1799 (18 et 19 brumaires de l'an VIII), les conjurés désignent un consulat provisoire à la tête duquel ils nomment le général Bonaparte assisté de Ducos et de Sieyès. Le 15 décembre 1799, Napoléon proclame la Constitution autoritaire de l'an VIII, pour ensuite devenir 1er Consul muni d'un pouvoir considérable.

En 1801, Napoléon signe le Concordat avec le pape Pie VII. Il obtient le droit de veto sur les nominations ecclésiastiques. Suite à ce rétablissement de l'Eglise et du culte catholique, Napoléon amnistie les émigrés le 26 avril 1802. Durant quatre ans, le 1er Consul pacifie le pays, réorganise l'administration, les finances, la Justice et l'Eglise, donne donc à la France de grandes institutions : il crée la Banque de France, affirme la liberté d'entreprise, introduit un livret de travail, ainsi que le Code d'honneur et promulgue le Code civil le 21 mars 1804. A l'extérieur du pays, Napoléon part de campagnes en campagnes (Italie, Allemagne, Angleterre, Hollande, Suisse, Autriche,...).

En 1802, assuré de tous les pouvoirs, la Constitution de l'an X le désigne Consul à vie. Jusqu'à son sacre d'Empereur en 1804, Napoléon ne cessera de s'investir dans sa fonction. Il deviendra d'ailleurs le médiateur de la Confédération suisse en 1803. Grâce à son prestige auprès du peuple et à son génie politique, le 18 mai 1804, le sénat vote à l'unanimité l'instauration du gouvernement impérial, proclamant ainsi Napoléon empereur héréditaire des Français. Finalement le 2 décembre 1804, Napoléon, désormais appelé Napoléon Ier, est sacré empereur par le pape Pie VII à Notre-Dame de Paris.

Napoléon Bonaparte était doté d'une intelligence exceptionnelle. Doué en mathématiques, il inventa même un problème qu'il exposa devant l'Institut. Cependant, il n'en dévorait pas moins des traités d'art militaire, lisait les philosophes (comme Montesquieu, Rousseau et Voltaire) et les grands penseurs politiques (dont Mirabeau et Necker).

Napoléon, soldat, lieutenant, capitaine, général, consul puis empereur, ses fonctions se sont sans cesse multipliées. Pourtant, ses qualités d'administrateur surpassaient celle de général.

Napoléon et l'Islam
NAPOLEON BONAPARTE ET L'ISLAM par tarchon54


NAPOLEON BONAPARTE ET L'ISLAM par tarchon54

Il aurait été intéressant de savoir qu'il a pris le temps, plusieurs fois, pendant sa campagne d'Egypte et surtout lors de son séjour final à Ste Hélène, d'écrire et de faire écrire ses vues sur la religion de l'Islam. Je signale que cette persistance de l'Islam chez Napoléon dans ces derniers jours, ruinent totalement l'hypothèse du mensonge politique ou stratégique en Egypte, comme avancée par certains historiens, pour justifier ses vues pro-islamiques. Il faut se rendre à cette évidence.

Mais cela, je ne l'ai jamais appris à l'école, et on ne trouve guère encore trace de ses vues, à prix exorbitants, chez quelques antiquaires spécialisés. J'ai eu cette chance. Je vous les livre, ci-dessous.

L'Empereur Napoléon Bonaparte, ayant une écriture illisible, faisait écrire par ses derniers amis et généraux son "journal intime"... Et dans celui-ci il a enregistré son évaluation du Judaïsme, du Christianisme et de l'Islam.

Il dit en substance :

-Moïse () a reçu de Dieu, un message pour guider les hébreux sur le droit chemin. Mais conséquemment, ces derniers ont gardé pour eux-seuls les merveilleux enseignements de Moïse (). Ils ont détourné ce message pour le confiner à "une race d'élus de Dieu", au lieu d'en faire profiter le monde.

-Puis vint Jésus (), dit-il. Jésus () a souligné une belle vérité sur Dieu. Il a dit que Dieu est Unique et que vous devez l'aimer de tout votre cœur, et aimer votre voisin comme vous même.

Mais, dit Napoléon, après la mort de Jésus (), un groupe de politiciens, de Rome, a vu dans cette religion, une possibilité de contrôler une masse importante de gens. Ils ont donc élevé Jésus () au rang de Dieu, et partie de Dieu Lui-même. Ils ont ensuite donné à Dieu des partenaires. Ils étaient maintenant trois en un.

Napoléon a dit : c'est de l'idolâtrie.

-Puis enfin, l'Empereur Bonaparte a enregistré ceci: à un certain moment de l'histoire, apparut un homme appelé "Mohamed" (Mohammad –Paix et bénédictions sur lui). Et cet homme a dit la même chose que Moïse (), Jésus (), et tous les autres prophètes: il n'y a qu'Un Dieu. C'était le message de l'Islam.

L'Empereur Napoléon Bonaparte a dit: "l'Islam est la vraie religion". Et il a ajouté que plus les gens liront et deviendront intelligent, plus ils se familiariseront avec la logique et le raisonnement. Ils abandonneront les idoles, ou les rituels qui supportent le polythéisme, et ils reconnaîtront qu'il n'y a qu'Un Dieu. Et par conséquent, j'espère que le moment ne tardera pas où l'Islam prédominera le monde, car ..... Il prédominera le monde.

Ainsi a parlé l'Empereur Napoléon Bonaparte.

Dans "Correspondance de Napoléon 1er", tome V, p 518"Correspondance et Mémoire sur l'administration intérieure 1798-1799", la pièce n°4287 du 17 Juillet 1799, Napoléon Bonaparte prononce aussi officiellement sa déclaration de foi à l'Islam. Et la même information figure aussi dans un autre ouvrage (Nakoula): sa profession de foi en arabe (j'ai le photostat), traduite et publiée par M. Desgranges aîné,secrétaire-interprète officiel, et imprimé en 1839 à l'Imprimerie Royale – p 130 et 131.

Dieu possède les secrets de l'âme, dit le Coran. Bonaparte devait être considéré comme musulman, puisqu'il l'a dit et écrit !

 

Réf. succinctes: -Correspondance de Napoléon 1er: tome V, p518

Correspondance de Napoléon1er: pièce N°3148

Journal inédit de Sainte Hélène, de 1815 à 1818 (Gal Baron Gourgaud)

Ce sont là des sources précises, vérifiables, sur l'évaluation de l'Islam par Napoléon Bonaparte, Empereur de France.

Extrait du livre de M. A. Alibhaye : Islam et Christianisme: Logique de rapprochement. Ramadhan 1416(1996) 1er édition.

e6un7

La guerre de civilisation: courants fondamentalistes et ethnocentrisme occidental

La guerre de civilisation

L’image dépréciative des musulmans, des Arabes et des Turcs est ancienne, mais elle a pris des proportions alarmantes à cause d’inauthentiques musulmans.

Les peuples de la rive Sud, témoins d’une riche histoire et d’une humanité ouverte, souffrent, pris entre deux feux: l’hégémonie occidentale et les archaïsmes internes. En rive Nord, l’invention injuste et dangereuse d’un «nouvel ennemi» en la figure du musulman, est en train de prendre une dimension démesurée. C’est une diversion qui occulte les stratégies en cours et les enjeux de demain. Depuis des années, nous tentons de sonner l’alerte, d’éveiller les consciences, d’attirer l’attention de tous pour éviter le contresens. Mais des médias occidentaux préfèrent les pyromanes et, des musulmans, au lieu de raisonner, réagissent subjectivement.

La présence de l’Islam dans les pays européens suscite une crispation des opinions publiques. Des représentants du culte musulman demandent aux pratiquants de tenir compte du contexte. Pourquoi des Occidentaux ont peur des musulmans? Il n’y a pas de hasard. Ces délires infondés ou inquiétudes légitimes ont une pluralité de causes. L’image des musulmans est désastreuse. La responsabilité est partagée.

La responsabilité des musulmans

La première cause réside dans le fait qu’une minorité parmi les citoyens européens de confession musulmane et d’autres à travers le monde trahissent l’Islam et alimentent la diversion. Comme hier pour les chrétiens, quand les guerres de religion et l’Inquisition ont suscité un sentiment anticlérical et antireligieux, le terrorisme des faibles, l’apparition de courants fondamentalistes et la remise en cause de la liberté de conscience par des extrémistes, nourrissent le sentiment antimusulman.

Le monde musulman, par-delà son hétérogénéité et des exceptions encourageantes, a des difficultés à se réformer, à réaliser la ligne médiane qui lie authenticité et progrès. Il cherche rarement à se démocratiser, à remédier à ses contradictions et à mettre fin aux discriminations que subissent chez lui ses propres minorités. Sous prétexte que la question est politique ou mafieuse et non religieuse, il sous-estime les effets sur la mémoire collective occidentale de la peur du terrorisme des faibles, le poids des attentats du 11 septembre et d’autres.

Au cours du XXe siècle, jusqu’à nos jours, l’instrumentalisation de la religion sous forme d’idéologie comme arme et l’utilisation de la violence aveugle dans le cadre de la lutte pour le pouvoir, par tous les courants qui s’y rattachent, tracent le tableau d’une tragédie sans nom. 14 siècles d’une civilisation lumineuse sont déformés depuis une trentaine d’années par ceux qui, de l’intérieur, dévoient l’Islam.

La responsabilité occidentale

La deuxième cause a trait à la stratégie du système dominant occidental qui a besoin d’un épouvantail pour faire diversion, en vue de tenter de réaliser la totalité de son hégémonie pour le siècle à venir. Après la chute du mur de Berlin en 1989, la politique belliciste et le terrorisme des puissants, qui manipulent, se sont réinventés un ennemi, pour faire écran aux visées et injustices. Cela ternit l’image des musulmans et trompe les opinions. L’amalgame fonctionne sur le matraquage de médias et d’industries culturelles liées à des cartels qui diabolisent les musulmans.

Ce n’est pas une ruse difficile à mettre en pratique, car l’islamophobie et l’ethnocentrisme occidental sont anciens. Depuis 14 siècles l’Islam est déformé par des non-musulmans. Les xénophobes puisent dans l’imaginaire qui occulte le fait qu’entre l’Occident et l’Islam l’échange était plus décisif que les divergences. Il ne saurait y avoir d’entente avec celui que l’on traite, d’entrée de jeu, comme un ennemi potentiel, dont on regarde avec suspicion les signes d’appartenance, en commençant par se demander si on peut ou non l’accepter.

Les xénophobes prétendent que l’Europe va s’islamiser et stigmatisent les musulmans pour faire peur. Avec indécence, la propagande haineuse surfe sur l‘ignorance, la crise morale et économique. Goebbels le nazi, pratiquait le même type de propagande et d’amalgame. Il ciblait les juifs, propageait des fausses informations à leur sujet et flattait les pires instincts de tous les courants prêts à se conduire en loups. Les musulmans aujourd’hui, courent le même risque, alors que le vécu paisible et bien intégré de l’immense majorité est ignoré.

La stratégie mise en place il y a plus de vingt ans par les néoconservateurs, est dopée par les attentats qui donnent du crédit à la propagande du «choc des civilisations». Ce n’est plus le radicalisme qui est dénoncé, ce sont les références fondatrices, le Coran et le Prophète. L’extrême droite prolifère et les tenants du laïcisme sectaire considèrent que la religion est un asservissement. Des chefs d’Etat et de gouvernement occidentaux, avec virulence et cynisme, appréhendent les musulmans comme boucs émissaires et déclarent la fin du multiculturalisme. Dans le cinéma américain, les scénaristes ont fait du musulman le «méchant». Des journaux publient des opinions dignes des temps des croisades, de la colonisation et des années trente: «Je hais l’Islam», «la talibanisation des sociétés musulmanes se généralise», «la logique de violence de l’Islam» et «le choc des civilisations est en train de triompher...à cause des musulmans». Des intellectuels, notamment sionistes, tiennent des propos sur la manipulation politique des peurs, jadis propagande de fascistes. Des intellectuels d’origine musulmane, dénigrent de manière schizophrénique leurs racines. Des intellectuels conscients reconnaissent que c’est le surgissement d’une islamophobie qui formate la société européenne et, montrent que l’islamophobie est le prolongement de l’antisémitisme. Cependant, la propagande de ceux qui pratiquent l’amalgame l’emporte.

Il reste un avenir

Les musulmans sont pris comme contre-feux. D’autant que l’Islam reste le témoin de la spiritualité, l’autre version de l’humain, perçue comme concurrente, qui résiste. L’occidentalisation du monde est un pari impossible, car cela demande d’abandonner des valeurs qui ont fait leur preuve, pour une appartenance problématique.

Poser la question ne signifie pas qu’il faille amplifier la théorie du complot. Il est clair que la situation se complique lorsque les nostalgiques de la nuit coloniale, les religiophobes qui nient les valeurs abrahamiques et les sionistes œuvrent pour empêcher tout rapprochement. Insidieusement, depuis l’occupation par la force de la Palestine en 1967, puis ouvertement après la chute du mur de Berlin en 1989, et brutalement depuis le 11 septembre 2001, des puissances, par manipulations sophistiquées, déplacent les problèmes du monde, masquent leurs échecs par l’idée funeste d’un «nouvel ennemi».

Surfant sur l’exaspération face aux comportements fondamentalistes mis sur le devant de la scène, ils gomment la frontière entre Islam et extrémisme et sponsorisent ceux qui renient leur «origine». Le délire se répand avec la prolifération de partis qui font de la croisade contre les musulmans leur mot d’ordre. L’occupation de l’Irak, de la Palestine et les politiques qui manipulent, produisent des extrémistes et puis considèrent les musulmans comme les nouveaux ennemis. Les musulmans n’exigent pas seulement que leur différence soit tolérée. Ils demandent davantage qu’un simple «droit de survivre», mais le droit de vivre avec. Il faut penser à un ensemble commun et non à des substituts et projet de demi-mesures. L’ordre de la tolérance est insuffisant, seul l’ordre de la reconnaissance ouvre la possibilité d’une vie commune juste.

Est une grande hypocrisie que l’empressement avec lequel des responsables occidentaux condamnent des actes islamophobes et antisémites, alors qu’ils procèdent d’un climat de défiance auquel ils ont contribué. Des régimes islamiques et des fondamentalistes crient à l’offense alors que, de leur côté, ils ont peu fait pour présenter le vrai visage de l’Islam, ni défendu la dignité des musulmans et leur diversité. Au contraire, par leurs réactions irrationnelles, ils ont déformé son image.

Malgré des comportements inadmissibles chez une minorité de musulmans, la réalité sociologique des citoyens musulmans en Europe montre leur aptitude à vivre le progrès et la sécularité. Cela gêne les extrémistes de la laïcité, du libéralisme sauvage et du sionisme. Ces trois courants dogmatiques et populistes incitent à la chasse aux musulmans. Les xénophobes, qui contredisent les valeurs des Lumières, sont choyés au lieu d’êtres rappelés à l’ordre par les lois de la République.

Les chantres de la provocation basent leur carrière intellectuelle sur la haine des musulmans. Ils monopolisent les médias parce qu’ils vivent dans un monde cynique où c’est devenu banal de haïr l’autre pour ce qu’il est. Il serait temps que des Européens se souviennent des principes de la Déclaration universelle des droits de l’homme et ceux du monothéisme et prennent conscience que l’islamophobie est une diversion.

Si la tendance à l’hostilité vis-à-vis de l’Autre différent se renforce, cela signifiera que l’humanité éprouve les limites extrêmes de sa tendance au vivre-ensemble, que la banalisation de la haine se généralise et que la diabolisation d’autrui a atteint des cimes, que le besoin de partage qui pousse les hommes à s’unir, s’est épuisé. On sort de l’humanisme et du christianisme si on laisse faire la xénophobie en Occident. On sort de l’Islam, si on laisse faire le fanatisme et la réaction aveugle. Cela devrait aller de soi que nul ne peut se prévaloir des religions pour légitimer des violences. L’arrogance que l’Occident a à s’approprier, de manière injustifiable, des valeurs comme la démocratie, la sécularité et la raison et sa politique des deux poids, deux mesures aggravent la situation. En Orient, l’arrogance avec laquelle des régimes despotiques et des groupes rétrogrades portent atteinte aux valeurs islamiques et universelles de liberté et de responsabilité, clôture le tout. En riposte, communiquer et instruire est la voie pour bien montrer que les musulmans, contrairement aux apparences, ne sont pas une menace. L’image dépréciative des musulmans, des Arabes et des Turcs est ancienne, mais elle a pris des proportions alarmantes à cause d’inauthentiques musulmans qui alimentent la confusion. L’Occident se forge une identité contre l’autre. Le leurre, le contre-feu, la diversion de la peur et du «choc des civilisations» fonctionnent. Pendant ce temps, la vraie bataille fait rage sur des fronts décisifs: l’éducation, la technoscience, la finance et l’économie. Les enjeux pour les rapports de force demain. Sur le plan moral, l’Islam ce méconnu, dont certains de ses adeptes ignorants et sous-développés lui nuisent, en même temps il avance et de nouveaux musulmans éclairés rejoignent ses rangs. Si 40% des Européens le considèrent comme une menace, cela signifie que la majorité des Européens ne confond pas Islam et fanatisme. C’est-à-dire que 60% ne le perçoivent pas négativement, malgré les manipulations, le matraquage et les mauvais exemples.

Le mauvais comportement d’une partie de ses adeptes, ne peut changer la réalité: le Message coranique est au-dessus des stratégies de domination. Il libère l’humain universel. Nul ne peut nier que la démocratie et l’Etat de droit sont faibles en rive Sud, mais c’est un problème politique et non spirituel. Des Occidentaux discernent, s’intéressent à l’Islam et se convertissent même, touchés par sa logique et déçus par l’immoralité, la sauvagerie du système consumériste et par les contradictions des autres religions. En ce XXIe siècle, nul ne pourra tout seul retrouver une nouvelle civilisation universelle. Il y a lieu de favoriser une implication plus forte des Etats, de la société civile et de l’Unesco dans les problématiques de l’interculturel et l’interreligieux. Il reste un avenir.

Source : lexpressiondz.com

L'apostasie(Ar-riddah) entre Loi et la religion

 

Ar-riddah signifie littéralement le retour en arrière. Elle a la même signification que al-irtidâd, sauf qu’elle concerne en général la dénégation de Dieu.

Dans le cas présent, elle signifie le détournement délibéré, sans contrainte aucune, du Musulman, mature et conscient, de l’Islam vers la dénégation. Cette définition est aussi bien valable pour l’homme que pour la femme.

En corollaire de cette définition, on peut indiquer que le détournement du malade mental et de l’enfant n’est pas considéré comme une apostasie, car ils ne sont pas responsables de leurs actes. Le Prophète — paix et bénédiction sur lui — dit : « Trois catégories de personnes ne sont pas responsables de leurs actes : le dormeur jusqu’à ce qu’il se réveille, l’enfant jusqu’à ce qu’il atteigne la puberté et le malade mental jusqu’à ce qu’il reprenne conscience. » [1]

Par ailleurs, un Musulman qui renie l’Islam sous la contrainte n’est pas un apostat, tant que son cœur demeure plein de la sérénité de la foi. Ainsi, `Ammâr Ibn Yâsir fut contraint malgré lui de renier l’Islam. Dieu révéla alors à son sujet : « Quiconque a renié Dieu après avoir cru... — sauf celui qui y a été contraint alors que son cœur demeure plein de la sérénité de la foi — mais ceux qui ouvrent délibérément leur cœur à l’infidélité, ceux-là ont sur eux une colère de Dieu et ils ont un châtiment terrible. » [2] Ibn `Abbâs dit au sujet de `Ammâr : « Les idolâtres l’enlevèrent, avec son père, sa mère Sumayyah, Suhayb, Bilâl et Khabbâb puis les torturèrent. Sumayyah fut attachée entre deux chameaux. On lui amena une lance et on lui dit : « Tu t’es convertie à l’Islam pour les hommes. » Elle fut alors tuée ainsi que son époux. Ce sont les deux premiers martyrs de l’Islam. Quant à `Ammâr, il prononça malgré lui ce qu’ils voulurent entendre. Il se plaignit alors auprès du Prophète — paix et bénédiction sur lui — qui lui demanda : « Comment sens-tu ton cœur ? » `Ammâr répondit : « Plein de la sérénité de la foi. » Le Messager lui dit : « S’ils reviennent vers toi, reviens-y [3]. » »

A partir de quand le Musulman devient-il un apostat ?

Le Musulman n’est considéré comme étant sorti de l’Islam et n’est accusé d’apostasie que si son cœur s’ouvre à la dénégation, y devient confiant et y entre effectivement. Dieu dit en effet : « mais ceux qui ouvrent délibérément leur cœur à l’infidélité » [1]. Le Messager — paix et bénédiction sur lui — dit : « Les actions sont jugées d’après les intentions, et il en sera tenu compte à chaque homme dans la mesure de son intention. » Ainsi, étant donné que ce qui est dans le cœur est un Inconnu (ghayb) que Seul Dieu connaît, il est nécessaire, avant de lancer une accusation d’apostasie, que ce qui prouve explicitement et de manière indubitable la dénégation d’un individu émane directement de celui-ci. On a rapporté d’après l’Imâm Mâlik l’avis suivant : « Quiconque émane de sa part ce qui implique la dénégation sous quatre-vingt-dix-neuf formes, et que la foi n’est impliquée que par une forme, sera considéré comme ayant la foi. »

Parmi les éléments susceptibles de prouver la dénégation :

  1. Renier de la religion ce qui en est nécessairement connu [4] : par exemple renier l’Unité de Dieu, renier le fait qu’Il soit le Créateur de cet univers, renier l’existence des Anges, renier à Muhammad — paix et bénédiction sur lui — le statut de Prophète et au Coran celui de révélation divine, renier la Résurrection et la Rétribution, renier le caractère obligatoire de la prière, de l’aumône légale (zakâh), du jeûne ou du pèlerinage.

  2. Considérer comme licite un interdit au sujet duquel les Musulmans sont consensuellement d’accord sur sa prohibition : par exemple, considérer comme licite la consommation d’alcool ou de porc, considérer comme licite l’usure, considérer comme licite le meurtre ou le vol.

  3. Interdire ce que les Musulmans sont consensuellement d’accord pour considérer comme licite : par exemple interdire les bonnes nourritures.

  4. Insulter ou railler le Prophète ainsi que tout autre prophète envoyé par Dieu.

  5. Insulter la religion, diffamer le Coran et la Sunnah, ne pas se référer à ces derniers dans le domaine politique et leur préférer des lois purement humaines.

  6. Jeter le recueil coranique (mushaf) ou les livres de hadiths dans les ordures, par mépris et par dédain de ce qu’ils contiennent.

  7. Faire fi d’un des noms de Dieu, d’un de Ses Commandements, d’un de Ses interdits ou d’une de Ses promesses.

Tout cela ne s’applique pas aux Musulmans récemment convertis qui ne connaissent pas encore les directives de l’Islam ni les limites qu’ils doivent observer. Si l’un d’eux nie par ignorance un élément de la religion, il n’est pas considéré comme un apostat. Par ailleurs, il existe des questions faisant le consensus des Musulmans mais que seuls quelques-uns connaissent. Celui qui nie une telle question n’est pas considéré comme un apostat : il est excusé à cause de son ignorance de ladite question qui n’est pas toujours portée à la connaissance du grand nombre. Parmi les exemples de ce type de questions, on peut citer l’interdiction pour l’homme d’épouser la tante paternelle ou maternelle de son épouse, le fait que le coupable d’homicide volontaire soit privé d’héritage, le fait que la grand-mère reçoive le sixième de l’héritage, etc.

N’entrent pas non plus en ligne de compte les doutes qui peuvent travailler l’âme. En effet, Dieu ne fait pas cas de ces doutes. Muslim a ainsi rapporté d’après Abû Hurayrah que le Messager de Dieu — paix et bénédiction sur lui — dit : « Dieu — Exalté soit-Il — a pardonné à ma Communauté les pensées qui travaillent son âme, tant qu’elle ne les concrétise pas ou qu’elle n’en parle pas. » Muslim a également rapporté que Abû Hurayrah dit : « Un groupe de Compagnons du Prophète — paix et bénédiction sur lui — vinrent le voir et lui dirent : « Nous avons dans nos fors intérieurs des pensées que nous trouvons sacrilège de prononcer. » Le Prophète demanda : « Et vous l’avez trouvé [ce doute qui entretient l’âme] ? » « Oui », répondirent-ils. « C’est cela la vraie foi », conclut le Prophète. » Muslim a également rapporté sur l’autorité de Abû Hurayrah que : « Le Messager de Dieu — paix et bénédiction sur lui — dit : « Les gens peuvent se demander : « Est-ce Dieu qui est à l’origine de la Création ? Dans ce cas, qui a créé Dieu ? » Quiconque est travaillé par ce genre de pensées doit dire : « Je crois en Dieu. » » »

Le jugement de l'apostasie

 les différentes écoles sunnites, et par la suite les juristes contemporains, ont eu de multiple positions et opinions diverses en ce qui concerne les détails de la question de l’apostasie. Cependant, sur la sanction originale, on note un consensus : tous les juristes s’accordent sur la peine de mort. D’ailleurs, si on cherche le sujet de l’apostasie dans les références de la jurisprudence musulmane, on remarque que tous les juristes l’incluent dans les kitab hudûd [Chapitre des peines légales]. Les malikites, les hanbalites et les chaféites considèrent l’apostasie comme jinâyâ [crime d’homicide ou blessures corporelles]. Les hanafites eux, la classent dans le chapitre du jihâd [guerre], avec la rébellion.

On comprend donc par ce classement que l’apostasie est considérée comme un délit ou une infraction chez tous les juristes. Ainsi, tout musulman adulte quittant volontairement et publiquement sa religion est jugé apostat. Ce jugement conduit à une sentence et à une condamnation, selon les différentes écoles juridiques. La sentence est définie par la peine de mort pour l’apostat. Les juristes, que ce soient les juristes classiques ou les juristes contemporains, ont construit leurs jugements concernant la question de l’apostat sur les mêmes textes. Nous allons rapidement les passer en revue.

Regardons tout d’abord les textes coraniques :
- « Et ceux parmi vous qui adjureront leur religion et mourront infidèles, vaines seront pour eux leurs actions dans la vie immédiate et la vie future. » Coran (2, 217).
- « Ô les croyants ! Si vous obéissez à ceux qui ne croient pas, ils vous feront retourner en arrière. Et vous redeviendrez perdants. » Coran (3, 149).
- « Ô les croyants ! Quiconque parmi vous apostasie de sa religion… Dieu fera alors venir un peuple qu’Il aime et qui L’aime. » Coran (5, 54).
- « Ceux qui sont revenus sur leurs pas après que le droit chemin leur a été clairement exposé, le Diable les a séduits et trompés. » Coran (47, 25).

On trouve, également, d’autres versets n’ayant pas employé le verbe « apostasier » mais qui en contiennent le sens, comme par exemple :

- « Quiconque a renié Dieu après avoir cru (…) - sauf celui qui y a été contraint alors que son cœur demeure plein de la sérénité de la foi - mais ceux qui ouvrent délibérément leur cœur à la mécréance, ceux-là ont sur eux une colère de Dieu et ils ont un châtiment terrible. » (16,106)
- « Dieu a promis à ceux d’entre vous qui ont cru et fait les bonnes œuvres qu’Il leur donnera la succession sur terre comme Il l’a donnée à ceux qui les ont précédés. Il donnera force et suprématie à leur religion qu’Il a agréée pour eux. Il leur changera leur ancienne peur en sécurité. Ils M’adorent et ne M’associent rien et celui qui mécroit par la suite, ce sont ceux-là les pervers. » (24,55).

Enfin, dans la sourate 9 verset 74, on lit :
- « Ils ont professé l’incrédulité. Puis ils ont juré par Dieu, qu’ils n’avaient pas prononcé de telles paroles. Ils furent incrédules après avoir été soumis. Ils aspiraient à ce qu’ils n’ont pas obtenu et ils n’ont trouvé à la place que la faveur que Dieu et son Prophète ont bien voulu leur accorder. S’ils se repentaient, ce serait meilleur pour eux ; mais s’ils se détournent, Dieu les châtiera d’un châtiment douloureux en ce monde et dans l’autre, et ils ne trouveront, sur la terre, ni ami ni défenseur ».

Dans ce verset nous trouvons le mot châtiment contre l’apostat mais sans que la nature du châtiment soit précisée. En revanche, dans les autres versets où le sujet de l’apostat est abordé, le châtiment contre l’apostat y est prévu dans la vie au-delà sauf dans les hadiths du Prophète.

Les hadiths constituent, en effet, notre seconde source qui est aussi celle du droit musulman : si les hadiths sont plus explicites, ils ne sont pas aussi précis que nous pourrions le supposer. C’est pour cette raison que le texte suivant a donné diverses interprétations : « Celui qui change de religion, tuez-le. Il n’est permis d’attenter à la vie du musulman que dans les trois cas suivants : la mécréance après la foi, l’adultère après le mariage et l’homicide sans motif ». On lit ici, bien clairement, que la sanction de l’apostat est la mort : « tuez-le ». Mais le texte, qui a servi de base pour le jugement de la condamnation, n’explique pas si la sanction est identique pour l’homme comme pour la femme et si elle ne concerne que celui qui renie sa foi, qu’il soit de confession musulmane ou d’autres religions monothéistes. Ce texte ne précise pas non plus si la sanction englobe celui qui est né musulman ou seulement la personne qui a embrassé la foi musulmane par choix.

Toutes les réponses à ces questions ne se trouvent pas dans ces hadiths. Par conséquent, on relève des débats multiples et divers entre les juristes musulmans. Ce hadith est notamment montré du doigt tardivement par quelques penseurs musulmans, comme Djamel el-Banna par exemple, qui soulèvent le problème de son degré d’authenticité. Il semble ici que le problème du jugement de l’apostat est qu’il est basé sur un hadith ahad [47] alors que, dans le système juridique musulman, les sanctions pénales (hudud [48]) ne sont pas justifiables par les hadiths n’ayant pas bénéficié d’une large transmission (hadîth âhâd) [49].

Ces contradictions textuelles que nous venons de mettre en lumière montrent bien l’ambiguïté de leur utilisation comme références à des jugements rendus contre l’apostat.

En conclusion, rappelons que l’islam dans sa dimension littéraire, artistique, linguistique, son système de pensée et la mentalité des sociétés musulmanes est imprégné par la pensée juridique. Or, la problématique exposée ici n’est qu’un exemple de questionnement qui se pose à l’heure actuelle dans bien d’autres domaines de la société musulmane : on peut citer les recherches récentes concernant la relecture du Coran, par exemple, qui consiste à analyser la rhétorique du texte sacré.

 Dans le monde musulman, il apparaît donc nécessaire à un certain nombre juristes, tels que M. Mokhtari par exemple, de repenser le système juridique musulman de façon à ce que les vides autant que les incohérences juridiques puissent être aplanis. Toutefois, les recherches dans ce domaine précis restent timides.


Notes

[1] Hadith rapporté par Ahmad et autres compilateurs de traditions ; le hadith est considéré comme fiable par At-Tirmidhî ; Al-Hâkim le considère comme authentique car répondant aux critères d’authenticité établis par Al-Bukhârî et Muslim.

[2] Sourate 16 intitulée les Abeilles, An-Nahl, verset 106.

[3] Le Prophète dit ici à `Ammâr que si les idolâtres remettent encore une fois la main sur toi et veulent que tu renies l’Islam, renie-le, sachant que ta foi est profondément ancrée dans ton cœur.

[4] Cette notion est explicitée dans l’article suivant : "Renier de la religion ce qui en est nécessairement connu".

http://www.islamophile.org/spip/Qu-est-ce-que-l-apostasie.html

http://www.gric.asso.fr/gric-de-paris/articles-18/article/la-conversion-ou-l-apostasie-entre

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Achoura des musulmans et Yom Kippour des juifs

Achoura des musulmans

Instituée par le prophète Mohammad, avant l'introduction du jeûne du Ramadan, il s'agit d'une période de jeûne de deux jours, dont le second, le 10 du mois de Mouharam, a donné le nom à l'événement : le nombre 10 se disant ʿašara (عشرة) en arabe. Ce jeûne rappelle  le jeûne juif de Youm Kippour, institué au dixième jour du septième mois. Le prophète, l'année de son décès, a conseillé a ses fidèles d'étendre le jeûne au jour précédant (9ème), pour éviter que soient confondues les fêtes musulmane et juive.

Mouslim rapporte dans son Sahih  que le  Prophète (sur lui la paix) a dit : « le meilleur jeûne après le jeûne du Ramadan est celui du mois sacré d'Allah ''Al-Mouharram ».

Il fut questionné au sujet du jeûne du jour d’'Achoura et le Prophète (sur lui la paix) répondit : « Il expie les péchés de l'année écoulée » Rapporté par Mouslim. Lorsque le Prophète émigra à Médine, il trouva les Juifs qui jeûnaient le jour d’'Achoura. Il leur demanda : « Quel est ce jour que vous jeûnez ? » Ils répondirent : « C'est un grand jour durant lequel Allah sauva Moussa (Moïse) et son peuple, et noya pharaon et son peuple. Moussa le jeûna alors pour remercier Allah, donc, nous le jeûnons également. ». Le Prophète dit : « Nous sommes plus dignes de nous réclamer de Moussa que vous.». Ainsi, il jeûna ce jour et ordonna de le jeûner.

Il dit également : « Si je suis toujours vivant l'année suivante, je jeûnerais le neuvième jour de Muharram.» Rapporté par Mouslim. Cela signifie qu'il jeûnera le neuvième avec le dixième.

Le jour de 'Achoura a un mérite. En effet, il est sacré de longue date, son jeûne était connu chez les prophètes de part son mérite. Nouh (Noé) et Moussa l'ont jeûné, les Gens du Livre le jeûnaient, de même les Qouraychites le jeûnaient à l'époque préislamique. Le Prophète r l'a jeûné en quatre étapes :

1/ Il le jeûnait à La Mecque, sans ordonner aux gens de le jeûner. Dans les deux recueils authentiques d'après Aïcha t : «'Achoura était un jour de jeûne pour les Qouraychites à l'époque préislamique et le Prophète  le jeûnait. Puis, quand il émigra à Médine, il le jeûna et ordonna de le jeûner. Ensuite, quand fut révélée l'obligation du mois de Ramadan, il ne jeûnait que le Ramadan et délaissa le jeûne de 'Achoura. Donc, celui qui veut, le jeûne et celui qui ne veut pas, mange.»

2/ Lorsqu'il arriva à Médine, il vit que les Gens du Livre jeûnaient ce jour et le vénéraient. Et il aimait faire comme les Gens du Livre dans les choses pour lesquelles il n'avait pas reçu d'ordre. Il le jeûna donc et ordonna aux gens de le jeûner, et les incita, à tel point qu'ils faisaient jeûner leurs enfants, comme cela est rapporté dans les deux recueils authentiques d'après Ibn 'Abbas et d'autres.

3/ Lorsque fut prescrit le jeûne du mois de Ramadan, le prophète r n'ordonna plus les compagnons de jeûner 'Achoura et n'insista plus à son sujet.

Le hadith de Aïcha à ce sujet a été précité, et la plupart des savants jugent qu'il est conseillé de jeûner sans caractère renforcé.

4/ A la fin de sa vie, le Prophète r décida de ne plus le jeûner seul, mais d'y ajouter un jour, afin de faire le contraire des Gens du Livre dans leur jeûne.

Ibn El Qayyim a dit : « Le jeûne d'Achoura se fait de trois façons :

- La plus complète consiste à jeûner un jour avant et un jour après.

- Ensuite, jeûner les neuvième et dixième, la plupart des hadiths concernent cela.

-Ensuite, jeûner le dixième seul.

Certains prédécesseurs jeûnaient 'Achoura en voyage, parmi eux Ibn 'Abbas, et ils disaient : « le mois de Ramadan peut être compensé par un nombre égal de jours, alors que 'Achoura, si son jour passe, on ne peut plus le compenser.»

Parmi les choses les plus extraordinaires rapportées au sujet de 'Achoura: le fait que les animaux sauvages, les fauves et les fourmis le jeûnaient !

Parmi ses mérites : Allah pardonna à un peuple en ce jour et il pardonna à d'autres comme dans le hadith rapporté par El-Tirmidhi d'après 'Ali. Ceci incite à renouveler le repentir sincère à Allah le très haut, en ce jour de 'Achoura, en espérant qu'il accepte le repentir, car celui qui se repent à Allah de ses péchés, Allah accepte son repentir.

L'histoire de Moussa avec pharaon :

En résumé, lorsque Moussa quitta l'Égypte avec ses troupes, pharaon le suivit avec son peuple. Quand les deux groupes furent à portée de regard les uns des autres, Moussa se dirigea vers la mer avec son peuple, alors que pharaon et son peuple s'approchaient d'eux. Les compagnons de Moussa s'écrièrent : ils nous ont rejoints! Allah inspira alors à Mussa de frapper la mer de son bâton. Il la frappa et s'ouvrirent douze chemins, comme le nombre de tribus. Lorsque Moussa et son peuple empruntèrent le chemin et en sortirent, pharaon et son peuple le suivirent. Puis, quand ils furent tous au complet, Allah donna l'ordre et la mer se rabattit sur eux, leurs corps périrent noyés et leurs âmes dans le feu de l'enfer pour y brûler.

Allah dit : « Le feu de l'enfer, auquel ils seront exposés matin et soir. Et le jour où l'heure arrivera, on dira: faites entrer pharaon et ses proches au plus dur des châtiments.» (Celui qui pardonne v. 46)

Ils servirent d'exemple pour ceux qui réfléchissent, tel est la conséquence des péchés.

Allah dit : « Nous fîmes traverser la mer aux Enfants d'Israël. Pharaon et ses armées les poursuivirent avec acharnement et inimitié. Puis, quand la noyade l'eut atteint, il dit : « Je crois qu'il n'y a pas d'autre divinité que Celui en qui ont cru les Enfants d'Israël, et je suis parmi les soumis! » (Yûnus v .90)

On lui répondit : « Maintenant ?! Alors qu'auparavant tu as désobéi et tu étais parmi les corrupteurs! Aujourd'hui, nous allons épargner ton corps, afin que tu sois un signe pour tes successeurs. Mais beaucoup de gens ne prêtent aucune attention à nos signes d'avertissement.» (Yûnus v .91-92)

Puis la mer le rejeta, afin qu'ils s'assurent qu'il fut bien mort, alors qu'il disait: « Je suis votre seigneur le très haut! » (Les anges qui arrachent les âmes v. 24)

Et aussi : « Je ne connais pas pour vous d'autre divinité que moi! » (Les récits v.38)

Ainsi est la finalité de l'injustice et de la tyrannie, et le châtiment de l'au-delà est encore plus pénible et permanent.

Deuil d’Achoura des Chiites

 


Achoura - La plus émouvante cérémonie Chiite... par AsianProjekt

C’est pour l’imam Hossein, le troisième imam, que les chiites célèbrent dans le monde l'Achoura, le jour commémorant de son martyre suivant la bataille de Karbala en septième siècle. Les chiites sont traditionnellement connus par le rite annuel de l’Achoura.

Les chiites croient en Imamat, ce qui stipule que seulement les descendants du prophète possèdent une mission prophétique pour guider les musulmans. Le premier Imam est Ali et le douzième est Mahdi qui est en occultation depuis des siècles et réapparaitra à la fin des temps sur la terre pour régner le monde.

C’est sous la dynastie des Safavides en 16em siècle que le deuil d’Achoura se divulgua en Iran. Il s’agit du jour où le troisième Imam Hussein, fils du premier Imam et quatrième Calife, Ali, avec ses soixante-douze compagnons sont martyrisés par les troupes de Yazid, le maudit qui était Calife omeyyade en 680. Quelques siècles plus tard, cet événement prend une dimension exagérée en Iran.

Yom Kippour la fête juive

Yom Kippour est la fête juive la plus connue et la plus respectée par les Juifs du monde entier. Elle marque le paroxysme des 10 jours de pénitence qui ont suivi la fête de Roch Hachana. Cette fête, appelée aussi le Grand Pardon, permet à l'être humain d'obtenir le pardon divin pour ses fautes et donc de s'en libérer pour bien commencer la nouvelle année.

Les traditions de Yom Kippour

Pour obtenir le Pardon, trois démarches sont essentielles : la prière, le jeûne et l'aumône. La prière, tout d'abord, est l'occasion d'énumérer ses fautes et de s'en repentir. Le jeûne strict, ensuite, est pratiqué par les adultes durant toute cette journée jusqu'au coucher du soleil. Il est l'occasion de se concentrer sur la signification de ce jour. Enfin, l'aumône, ou Tsekada, est un rite fondamental de Yom Kippour. A cet effet, en Israël, des boites chargées de recevoir les aumônes, appelés troncs de Tsekada, sont accrochées aux troncs d'arbres ou présentées dans les magasins. C'est durant cette période que les Juifs font les dons aux pauvres les plus importants de l'année.

A la fin de cette journée, le son du Chofar (corne de bélier) retentit, afin d'annoncer la fin du jeûne et de promettre à chaque personne la libération de ses faute
s.

 

http://www.leboudoirdek.com/Imemoiredunpeuple/yom.htm

http://www.islamhouse.com/p/74492
 

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