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L'Islam et la science

« La science est plus méritoire que la prière », faisait remarquer le Prophète ; « un seul homme de science – ajoutait-il – a plus d’emprise sur le démon, qu’un millier de dévots ». «  Les homme de science sont les héritiers des Prophètes dont le seul patrimoine légué au monde est précisément la science ».

     L’islam selon sa charia incite donc à l’étude et à la recherche dans tous les domaines afin d’accumuler toutes les sciences fondamentales, toutes les techniques et les beaux-arts censées faciliter la vie et la rendre toujours plus commode et toujours plus belles sans toutefois rien corrompre. Méditons à ce propos ces deux versets dont voici le sens : 

-        « Nous avons pourvu la terre d’une beauté, afin de les éprouver (soit les hommes) qui d’entre eux sont les meilleurs en bonnes œuvres » (verset 7 chap.18)  

-        « Dis: "Qui a proscrit l’ornement d'Allah, qu’Il a produit pour Ses sujets, ainsi que le licite en nourritures ?" Dis: "Elles sont destinées à ceux qui ont la foi, dans la vie ici-bas, et exclusivement à eux au Jour de la Résurrection. " Ainsi exposons-Nous clairement les versets pour les gens qui savent. » (Verset 32 chap.7)  

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Santé, méditation et prière nocturne

Le dicton "un corps sain, dans un esprit sain" est toujours de bon ton en 2011. Aux Etats-Unis, une récente étude démontre que de plus en plus de médecins américains recommandent à leurs patients d'avoir recours à la méditation, au Tai Chi, ou encore au yoga, en complément de leur traitement.Or en Islam, la meilleure des méditations se fait pendant la prière nocturne.

Le mérite de la prière nocturne

Les prières nocturnes constituent une pratique cultuelle qui branche le coeur à Allah le Très Haut et le rend capable de vaincre les instigations de la vie périssable et de lutter contre son âme charnelle à un temps où les voix se calment, les yeux se ferment et les dormeurs se remuent sur leurs lits.

C’est pourquoi les prières nocturnes constituent un paramètre qui permet de mesurer la sincérité de la détermination et (de déceler) les signes distinctifs des grandes âmes. Allah a rendu hommage aux prieurs de nuit et les a ditingués des autres en ces termes : «Est- ce que celui qui, aux heures de la nuit, reste en dévotion, prosterné et debout, prenant garde à l' au-delà et espérant la miséricorde de son Seigneur... Dis: "Sont- ils égaux, ceux qui savent et ceux qui nesaventpas?
" Seuls les doués d' intelligence se rappellent.» (Coran, 39 :9 ) Les prières nocturnes font l’objet d’une forte recommandation prônée par le Prophète en ces termes: «Adonnez-vous aux prières nocturnes car c’est une pratique de vos prédecesseurs pieux, un moyen de vous rapprocher de votre Maître, d’expier vos péchés, de vous en éloigner et de débarrasser votre corps de ses maladies. » (rapporté par at-Tarmidhi et Ahmad).

Un hadith révèle que le Prophète (sall Allahou âlayi wa salam) a dit : « la meilleure prière en dehors de celles prescrites est la prière nocturne (facultative). Quiconque connait la mérite de cette pratique cultuelle, s’adonne avec acharnement à l’entretien d’Allah le Très Haut et à se tenir debout devant Lui pendant ce temps. À propos du mérite de cette pratique, il a été rapporté d’après Abou Hourayra (radhi Allahou ânhou) qui le tenait du Prophète qu’il a dit : « La meilleure prière à faire après celle prescrite est la prière effectuée au milieu de la nuit. Le meilleur jeûne à effectuer après le Ramadan est le jeûne du mois divin : Muharram » (rapporté par Mouslim).

D’après Abd Allah ibn Amr (radhi Allahou ânhou) le Prophète a dit : « La meilleure façon de prier et de jeûner aux yeux d’Allah est celle adoptée par David ; il dormait la moitié de la nuit, priait le tiers et dormait le sixième. De même, il jeûnait un jour et s’en abstenait un jour. » (rapporté par Boukhari et Mouslim).

D’après Amr ibn Absata le Prophète a dit : « Le moment où le fidèle se trouve le plus proche d’Allah est le milieu de la nuit. Si vous pouvez vous trouver parmi ceux qui mentionnent le nom d’Allah à cette heure, faites-le » (rapporté par Tarmidhi et Nassaï). Selon un hadith d’Ibn Massoud, (radhi Allahou ânhou), le Prophète a dit : «Notre maître s’étonne pour deux hommes : l’un se retire de son lit et de sa couverture et se s'arrache à sa bien aimée pour se livrer à la prière. Allah le Majestueux et Très Haut dit à son propos : «ô mes anges, regardez mon serviteur qui s’est retiré de son lit et de son couverture et s’est arraché à sa bien aimée pour se livrer à la prière, histoire d’obtenir ma récompense et par crainte de mon châtiment. » (rapporté par Ahmad, et cité dans Sahih at-Targhib, 258). Les prières nocturnes éloignent la distraction du coeur d’après ce qui est rapporté dans un hadith d’Abd Allah ibn Amr ibn al-As (radhi Allahou ânhou) selon lequel le Prophète dit «Quiconque récite dix versets dans une prière nocturne ne sera pas inscrit parmi les distraits. Quiconque récite cent versets sera inscrits parmi les dévots. Quiconque récite mile versets sera inscrit parmi les (muqantirun : parfaits) (rapporté par Abou Dawoud et Ibn Hibban et cité dans Sahih at-Targhib, 635).

Méditation et santé

Le 9 mai dernier, les Archives of Internal Medicine ont publié une étude faisant état d'une nouvelle prise de position de la part des médecins américains. Ces derniers préconiseraient de plus en plus à leurs patients d'avoir recours des pratiques de relaxation et de méditation pour les aider à combattre leurs maux.
D'après cette étude américaine menée par des chercheurs de l'université de Harvard, le Yoga ou encore le Tai Chi, vues comme des thérapies alternatives, seraient de plus en plus appréciées et pratiquées par des patients, en complément de leur traitement. Reliant l'esprit et le corps, ces pratiques seraient conseillées par les médecins. Une façon aussi de mieux tolérer des traitements lourds par exemple. D'après les résultats de l'enquête, sur 300 millions d'Américains, 6,3 millions se sont laissés tenter par ces thérapies alternatives sous les conseils de leur médecin. Certains, d'ailleurs, n'ont pas attendu l'avis d'un professionnel de santé, puisqu'ils sont 34,8 millions à avoir pratiqué une forme de méditation sans y avoir été poussés.

D'après l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la méditation est très répandue à travers le monde. A ce jour, près de 70% de la population totale la pratique. Éloignées de la médecine traditionnelle, les thérapies alternatives sont donc de plus en plus appréciées des malades, mais également des personnes en bonne santé, qui y trouvent très certainement une forme de plénitude.

Les thérapies alternatives interviennent souvent "en dernier recours"

Cependant, si les thérapies alternatives sont de plus en plus conseillées par les médecins, elles n'interviennent souvent qu'en "dernier recours, une fois les thérapies conventionnelles épuisées", précise le docteur Aditi Nerurkar, de la Harvard Medical School.
Cela dit, les médecins se posent aujourd'hui la question de proposer plus tôt ce type de pratiques alternatives.

Sources: Islam-blog

Maxisciences

La science l'orgueil et le génie humain

C’est faire montre d’impuissance pour un homme que de se mépriser soi-même, que de ne pas se prendre en considération, et que de porter sur les individus supérieurs un regard semblable à celui que porte un animal muet sur un animal parlant. A mon sens, une personne qui se trompe en ayant d’elle-même une haute estime est meilleure qu’une personne qui se trompe en ayant d’elle-même une basse estime. Car l’homme qui se voit vil n’acceptera pour lui-même aucune tâche ni aucune mise en situation qui ne soit en concordance avec la valeur qu’il se donne : il sera ainsi vil dans ses connaissances, vil dans ses manières, vil dans sa noblesse et sa vigueur d’esprit, vil dans ses aspirations et ses inclinations, vil dans toutes ses affaires et dans toutes ses activités. A l’opposé, s’il se voit grand, grandira avec lui tout ce qui était vil et qui correspondait à une âme vile.

Un illustre imam demanda un jour à son fils, qui était un élève doué : « Quel objectif vises-tu dans ta vie, mon enfant ? Et à quel homme, parmi les plus illustres, aimerais-tu ressembler ? » Ce à quoi le fils répondit : « J’aimerais être comme toi ! – Malheur à toi mon enfant ! s’écria le père. Tu viens de t’avilir, et ta volonté vient de s’effondrer. Que les pleureuses pleurent la déchéance de ton esprit ! Au début de ma vie, je me suis posé comme objectif de devenir comme 'Alî Ibn Abî Tâlib. J’ai poursuivi depuis et je poursuis encore mon effort sans relâche, jusqu’à avoir atteint cette position que tu peux observer, sachant que des années-lumières me séparent encore de 'Alî, comme tu peux le constater. Serais-tu donc content, en te posant comme objectif d’atteindre ma position, que les mêmes années-lumières qui me séparent de 'Alî te séparent de moi ? »

Souvent, les gens commettent l’erreur de confondre l’humilité avec l’avilissement de soi d’une part, l’orgueil avec la force de volonté d’autre part. Ils assimilent ainsi à un homme humble une personne qui se morfond en supplications ou en éloges et qui fait montre de bassesse d’âme, tandis qu’un homme qui s’élève au-dessus de ces bassesses et qui est conscient de sa position au sein de la communauté des hommes, sera considéré comme une personne orgueilleuse.

Or l’humilité n’est rien d’autre que les bonnes manières, tandis que l’orgueil n’est rien d’autre que les mauvaises manières. L’homme qui va à la rencontre des gens avec un visage souriant et radieux, qui est à leur écoute, qui leur rend visite pour leur présenter ses félicitations ou ses condoléances n’est pas un homme vil, comme d’aucuns pourraient le penser. C’est au contraire un grand homme, car ayant découvert que l’humilité est ce qui sied à la grandeur de son âme, il a adopté une attitude humble, et ayant découvert que les bonnes manières participent à faire de lui un être supérieur, il s’est éduqué à ces bonnes manières.

Fatan kâna 'adhbar-rûhi lâ min ghadâdatin *** Wa-lâkinna kibran ay-yuqâla bihi kibru

C’était un homme affable, non point par contrainte, mais par orgueil qu’on dît de lui qu’il était homme orgueilleux.

Si le sentiment d’infériorité conduit un homme de mérite à hocher de la tête en face des puissants, à accourir pour les saluer et leur baiser mains et pieds, à se rabaisser à côtoyer sans raison et sans nécessité des ignares et des malappris, à s’insulter soi-même de manière incessante, à se mépriser, à s’accuser d’ignorance et de stupidité, à agiter sa tête à la manière d’un chien qui agite sa queue, à s’asseoir dans les rues et les sentiers tel un misérable mendiant, alors il faut savoir qu’un tel homme est vil, qu’il n’a aucune force de volonté, et qu’il n’est ni humble ni éduqué aux bonnes manières.

Si la force de volonté ne se trouve pas mêlée à un quelconque orgueil qui la dévoie ou qui conduit son détenteur vers des positions extrémistes et exécrables, alors c’est assurément le meilleur moyen pour l’homme de développer son génie dans ce monde. Or nul, parmi les hommes, n’a autant besoin d’une volonté forte que l’étudiant. Car le besoin qu’éprouve la nation pour son génie est bien plus intense que le besoin qu’elle éprouve pour le génie des fabricants et des artisans. Les fabricants et les artisans n’existent-ils pas en effet que par la grâce des connaissances de l’étudiant ?

Certes l’étudiant est cet immense océan d’où les ruisseaux et les torrents tirent leur eau.

Etudiant ! Aie une volonté forte, et que le regard que tu portes sur l’histoire des hommes illustres ne te conduise pas à éprouver de la crainte ou de la peur, qui t’amènerait à te replier sur toi-même ou à te sentir tel un nain face à des géants, comme un poltron qui s’effaroucherait lorsque lui est narré une histoire de guerre ou un conte de fées. Prends garde à ce que la déception ne vienne pas à bout de ta force et de ton courage, de sorte que tu abandonnes tel un faible ou un impuissant, et que tu te dises : « Qui m’apportera une échelle pour monter au ciel jusqu’à la coupole de l’univers, et m’asseoir aux côtés des plus illustres des hommes ? »

Etudiant ! Pour atteindre le niveau qu’ont atteint avant toi les génies humains, tu n’as guère besoin d’un corps autre que ton corps, ni d’un air autre que ton air, ni d’un ciel ni d’une terre autres que ton ciel et ta terre, ni d’un cerveau ni de facultés autres que ton cerveau et tes facultés.

Tu n’as besoin que d’une grande âme comme la leur, que d’une volonté forte comme la leur, que d’un espoir plus vaste que la surface de la terre et plus gros que le cœur de l’homme magnanime. Que ne détournent de cette quête les murmures de ceux qui t’envient en secret et qui te décrivent comme un être insolent ou indélicat. Quelles merveilleuses qualités est-ce là si elles permettent d’aboutir à la fin souhaitée. Suis donc ton chemin et laisse-les se débattre dans leur aveuglement.

L’étudiant a à sa disposition deux ailes grâce auxquelles il peut s’envoler vers le firmament de la gloire et de l’honneur : la force de volonté et la compréhension du savoir. Pour ce qui est de la force de volonté, nous venons de la décrire. Quant à la compréhension du savoir, voici ce que l’on peut en dire.

On distingue deux sortes de savoir : le savoir appris et le savoir compris. Quant au savoir appris, son détenteur équivaut à un livre : nulle différence entre le fait d’entendre un mot du mémorisateur et lire une page dans un ouvrage. Si l’on ne comprend pas un passage de ce qui est entendu, il est possible au choix de se référer aux annotations de l’ouvrage qui explicite les passages difficiles ou aux commentaires du mémorisateur qui explique le sens des mots.

Le mémorisateur apprend ce qu’il entend, car sa mémoire est puissante. Or la puissance de la mémoire peut être un attribut commun aussi bien aux personnes intelligentes qu’aux personnes stupides, aux personnes affutées dans leur esprit qu’aux personnes engourdies dans leur esprit. La mémoire est en effet une faculté indépendante des autres facultés : on observera ainsi tel vieillard au crépuscule de sa vie, qui ne sait plus faire la distinction entre l’enfance et la vieillesse, qui sanglote comme un enfant pour avoir des sucreries, qui tremble d’angoisse lorsqu’il entend sa fille effrayer son enfant avec des histoires de démons et de diables, tandis qu’il serait capable de dérouler l’histoire de sa jeunesse, qui une fois transcrite, constituerait un pan entier et authentique de l’histoire, et qui serait empli de choses étranges et peu communes. On dit un jour à un savant qu’untel avait appris par cœur l’œuvre d’Al-Bukhârî, ce à quoi il répondit : « Cela fait une copie de plus dans le pays. »

Si le savoir religieux n’était pas devenu de nos jours un savoir appris, il ne se trouverait pas ce type de savants capables de réunir le credo monothéiste et la fréquentation des vivants et des morts dans leurs demeures ou leurs tombeaux, leur quémandant leur aide et leur soutien face à la prédestination divine ; il ne se trouverait pas des individus ayant mémorisé la sentence divine : « Dis : « Je ne détiens aucun pouvoir de me faire du bien ou du mal, sinon par la Volonté de Dieu. » » [1] qui attribuent ensuite l’origine des bienfaits et des épreuves à de vulgaires êtres humains capables de saliver ou de déchirer leurs habits ; il ne se trouverait pas parmi les hommes, un si grand nombre de gens, faibles dans leur détermination, qui ont appris par cœur les préceptes moraux des prophètes et des sages, louant la vertu et désavouant le vice, tandis que rien ne les distingue du commun des mortels, pour ce qui est de la commission des actes blâmables et le refus de faire les bonnes actions.

Si le savoir appris était réellement un savoir, au vu du constat de sa mauvaise influence et de son inutilité, le savoir n’aurait reçu les éloges ni d’un Coran ni d’une Sunnah ; aucun livre ne l’aurait sanctifié, ni aucun poète n’aurait chanté ses vertus. Par conséquent, lorsqu’on parle de savoir, c’est bien de savoir compris qu’il s’agit, et non de savoir appris. Et la preuve de la compréhension d’un savoir se mesure à l’influence qu’il exerce sur le détenteur de ce savoir, au degré de manifestation qu’il engendre dans ses états mobiles et immobiles, au niveau d’infiltration dans ses qualités morales. En outre, on ne peut se fier au mémorisateur dans ce qu’il rapporte, car s’il a appris une connaissance fausse, il la restituera avec ses défauts.

D’ailleurs, le caractère le plus détestable chez le mémorisateur est qu’il réunit dans sa mémoire la chose et son contraire, le bon grain et l’ivraie, le vrai et le faux, de sorte que sa mémoire ressemble à une droguerie où se côtoient des remèdes curatifs et des potions empoisonnées.

Bref, le simple mémorisateur n’a aucun avis sur les questions qu’il restitue et ne cherche donc pas de réponse ; ses connaissances n’ont aucune influence sur lui et il ne les prend donc pas pour guides ; il ne goûte pas à a saveur de la compréhension et il n’est donc pas en mesure d’expliquer ou de commenter ce qu’il a retenu.

Le savoir compris est quant à lui le moyen qui, conjugué à la force de volonté, permet à l’étudiant d’avoir ses deux ailes pour s’envoler vers la gloire. C’est alors pour le lui le chemin le plus court pour atteindre la position des hommes illustres et le niveau des génies humains.

Le savoir est une longue chaîne dont un bout est tenu par Adam, le père de l’humanité, et l’autre bout par Raphaël, l’archange de la Trompette du jugement dernier. Les questions qu’il suscite sont tout autant de maillons que fabrique chaque génie de chaque époque. L’étudiant n’atteindra par conséquent le stade du génie que si, dans le champ du savoir auquel il s’est attelé, il parvient à poser une question nouvelle, ou à découvrir une vérité, ou à corriger une erreur, ou à développer une méthode. Or cela ne lui sera possible que si son savoir est un savoir compris, non un savoir appris. Et ce savoir ne sera compris que si l’étudiant l’aborde de manière loyale et entière. Il ne doit pas l’aborder tel un commerçant face à sa marchandise, ni comme un artisan face à son métier, car le commerçant rassemble les marchandises qui lui permettent de répondre à la demande du marché, mais qui ne sont pas nécessairement les plus raffinées, tandis que l’artisan n’est intéressé par son métier que dans la mesure où celui-ci lui garantit son gagne-pain et une gorgée d’eau, peu lui chaut que son travail soit de bonne ou de mauvaise qualité.

Le savoir ne rend point visite à un cœur dont le propriétaire est occupé à lorgner sur les positions sociales, à calculer les salaires, à cultiver ambitions et richesses ; il ne rend pas plus visite à un cœur dont le propriétaire est partagé entre l’entretien de sa coiffure, le soin de son visage, l’élégance de sa tenue, la beauté de son allure et une passion langoureuse pour les deux coupes : la coupe de vin et la coupe d’amour.

P.-S.

Traduit de l’arabe d’un article de Mustafâ Lutfî Al-Manfalûtî, extrait de son ouvrage Al-A'mâl Al-Kâmilah (Œuvres complètes) et faisant partie du premier tome d’une compilation d’articles intitulée Maqâlât Li-Kibâr Kuttâb Al-'Arabiyyah fî Al-'Asr Al-Hadîth (Sélection d’articles des plus grands écrivains arabes de l’ère contemporaine), élaborée par Sheikh Muhammad Ibn Ibrâhîm Al-Hamad et téléchargeable en ligne sur le site Islamhouse.com.

Notes

[1] Sourate 7, Al-A'râf, Les Limbes, verset 188.

http://www.islamophile.org/spip/Le-genie.html

e6un7

L'adaptation du corps en altitude

L’oxygène est le gaz de la vie. Comme nous l’avons vu, son origine est biologique et il est présent dans l’atmosphère à un taux avoisinant les 21 %. Ceci est vrai au niveau de la mer mais plus on monte en altitude et plus ce taux va diminuer jusqu’à atteindre les 7 % à 8000 mètres. Comment va réagir l’organisme d’un alpiniste face à ce manque d’oxygène ?

J’ai choisi cet exemple car il nous montre combien le corps humain est capable de s’adapter à des conditions hors de la normale. Effectivement, notre corps a été conçu pour vivre dans des conditions optimales mais dès qu’un facteur de notre environnement vient à changer, notre organisme est doté du pouvoir d’adaptation ! Il existe en nous des mécanismes qui se déclenchent uniquement en cas d’urgence. C’est stupéfiant ! Dès que ça va mal, il faut réagir sinon c’est la mort assurée mais heureusement, nous sommes créés de manière parfaite et notre corps est équipé de stratégies de survie dans des cas extrêmes.

Reprenons. En montagne, dès qu’on dépasse les 2000 mètres, le taux d’oxygène commence à baisser. Comment va réagir notre corps ?

Tout d’abord, il faut savoir qu’il existe des chémorécepteurs dans nos artères carotides au niveau de la gorge qui sont sensibles au taux d’oxygène du sang. Dès que la valeur normale d’oxygène diminue, ces cellules émettent un message électrique qui va circuler jusqu’au bulbe rachidien situé dans la nuque.

Ce bulbe réagit en commandant 2 phénomènes :

Tout d’abord, une hyperventilation qui correspond à une accélération du rythme respiratoire.

Elle est suivie d’une accélération des battements cardiaques (tachycardie).

Tout ceci se déroule en 2 minutes ! On comprend la rapidité de telles réactions d’urgence quand on sait que le cerveau ne supporte pas plus de 3 minutes une interruption de l’apport en oxygène ! En respirant plus vite, vous introduisez plus d’oxygène dans votre sang et en ayant un rythme cardiaque plus rapide, vous augmentez l’apport de sang dans les organes. Conséquence : la baisse d’oxygène n’est pas ressentie au niveau des cellules puisqu’elle est compensée par ces 2 phénomènes !

L’alpiniste et le fœtus

Mais si vous restez plusieurs heures à plus de 2000 mètres, votre organisme va trouver une solution plus économique pour vous éviter de manquer d’oxygène. Pourquoi ? Si vos poumons et votre coeur travaillent trop longtemps à ce rythme, ils vont se fatiguer et cela peut être dangereux. Alors comme notre corps a été conçu de manière parfaite, un autre phénomène va prendre le relais : c’est la polyglobulie !

Qu’est ce que c’est ?

Encore une fois, des cellules sensibles à l’oxygène du sang vont détecter cette baisse d’oxygène mais dans ce cas, elles sont situées dans le rein. Le rein va alors fabriquer une hormone, l’érythropoïétine, qu’il va libérer dans le sang. Elle va alors agir dans la moelle des os en stimulant la production de globules rouges !

S’il y a plus de globules rouges dans le sang, alors la capacité de transport de l’oxygène augmente et le taux d’oxygène sanguin remonte.

Il fallait y penser à tout cela ! Que de perfection, et tout cela sans que l’on intervienne avec notre volonté !

Donc si on résume, pour palier à une baisse d’oxygène, l’alpiniste voit son corps lui proposer 3 solutions :
L’hyperventilation, la tachycardie et la polyglobulie.

Cela paraît parfait mais sachez que le fœtus a trouvé mieux.

Effectivement, lorsque le fœtus est dans l’utérus maternel, son sang ne contient que très peu d’oxygène. Pour lui éviter de mourir étouffé, il a été doté d’une hémoglobine différente de la nôtre : elle présente une très grande affinité pour l’oxygène.

Je m’explique : l’hémoglobine est une molécule présente à l’intérieur des globules rouges. Son rôle est d’attirer l’oxygène. L’hémoglobine du fœtus est donc un aimant très puissant et le peu d’oxygène qu’il puisse y avoir, va être immédiatement capté puis transporté jusqu’aux cellules. Malheureusement pour les alpinistes, cette hémoglobine particulière n’est fabriquée que pendant la vie fœtale. Pendant 9 mois, lors de notre conception, le Créateur a donc pensé à tout !

Par contre, certains oiseaux, comme les oies cendrées de l’Himalaya, possèdent cette hémoglobine particulière et cela leur permet de voler à des altitudes de plus de 8000 mètres !

Dieu donne des facultés à certains et pas à d’autres ! Alors ne soyez pas jaloux, les alpinistes !

http://www.sajidine.com/sciences-meditations/science/humain/adaptation_altitude.htm

e6un7

La science confirme le Coran:le cerveau n’est mature que vers 40 ans

 

وَوَصَّيْنَا الْإِنسَانَ بِوَالِدَيْهِ إِحْسَاناً حَمَلَتْهُ أُمُّهُ كُرْهاً وَوَضَعَتْهُ كُرْهاً وَحَمْلُهُ وَفِصَالُهُ ثَلَاثُونَ شَهْراً حَتَّى إِذَا بَلَغَ أَشُدَّهُ وَبَلَغَ أَرْبَعِينَ سَنَةً قَالَ رَبِّ أَوْزِعْنِي أَنْ أَشْكُرَ نِعْمَتَكَ الَّتِي أَنْعَمْتَ عَلَيَّ وَعَلَى وَالِدَيَّ وَأَنْ

أَعْمَلَ صَالِحاً تَرْضَاهُ وَأَصْلِحْ لِي فِي ذُرِّيَّتِي إِنِّي تُبْتُ إِلَيْكَ وَإِنِّي مِنَ الْمُسْلِمِينَ

Dans le Coran il est dit :" Nous avons recommandé à l’homme d’être bienveillant envers son père et sa mère. Sa mère le porte dans la douleur et le met au monde dans la douleur. Et pendant trente mois, elle endure les fatigues de sa gestation et de son allaitement. Quand il atteint sa maturité, à l’âge de quarante ans, il dira : «Seigneur, fais que je sois reconnaissant envers Toi pour les bienfaits dont Tu nous as comblés, moi et mes parents, et que j’accomplisse de bonnes œuvres que Tu agréeras ! Fais aussi que ma postérité soit d’une bonne moralité ! Je reviens repentant vers Toi et me déclare du nombre des soumis.»Al-Ahqaf - 46.15

Le prophète Mohammed, lui même à eu la révélation à l'âge de 40 ans. Or , jusqu'à présent ,les scientifiques pensaient que votre cerveau arrêtait physiquement de se développer à la sortie de l’enfance, mais la recherche montre qu’il continue de changer à l’âge mûr.

Des scanners du cerveau ont montré que le cortex préfrontal, la région juste derrière votre front, continue de changer de forme aux âges de 30 et 40 ans. Cette découverte est particulièrement significative, car le cortex préfrontal est une région clé du cerveau, et on pense souvent qu’il est la région responsable de ce qui fait de nous des êtres humains.

On sait qu’il est impliqué dans la prise de décision, dans les interactions sociales et de nombreuses autres caractéristiques de la personnalité. Le Professeur Sarah-Jayne Blakemore [1], neuroscientifique à l’Université de Londres, déclare : "jusqu’à ces 10 dernières années environ, nous supposions que le cerveau humain arrêtait de se développer pendant l’enfance."

"Mais nous savons maintenant, grâce à l’imagerie cérébrale, que nous étions loin de la vérité, et que de nombreux cerveaux humains continuaient de se développer pendant plusieurs décennies. La région du cerveau qui est passée par le développement le plus long est le cortex préfrontal droit, la partie antérieure du lobe frontal du cerveau."

"C’est la partie du cerveau qui est impliquée dans la fonction cognitive supérieure, comme la prise de décision, la planification et le comportement social. Elle a aussi des implications dans la compréhension des autres individus."

"Elle commence à se développer au début de l’enfance, est réorganisée à la fin de l’adolescence, et continue de se développer pendant la trentaine et la quarantaine. C’est la région du cerveau qui nous rend humains."

Source:

http://www.insoliscience.fr/?Le-cerveau-n-est-mature-que-vers

Menstrues:la science confirme l'interdiction des rapports sexuels par l'Islam

 

 

Dieu (le Très-Haut) a dit : {Et ils t'interrogent sur la menstruation des femmes. - Dis : "C'est un mal. Eloignez-vous donc des femmes pendant les menstrues, et ne les approchez que quand elles sont pures. Quand elles se sont purifiées, alors cohabitez avec elles suivant les prescriptions deDieu car Dieu aime ceux qui se repentent, et Il aime ceux qui se purifient".} (2/222)


Selon Anas (que Dieu l'agrée), les Juifs avaient l'habitude d'isoler la femme en période menstruelle; ils ne partageaient pas les repas avec elle et cessaient tout rapport intime avec elle. Les compagnons du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) l'interrogèrent à ce sujet, d'où la révélation du verset (2/222) qui fit dire au Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) : "Faites tout avec elles, hormis les rapports intimes". Quand ils apprirent ces propos, ils dirent : "Que veut cet homme ? Il cherche à se démarquer de nous dans toutes nos affaires". (Mouslim n°455)

Selon Abou Hourayra (que Dieu l'agrée), le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Quiconque a des rapports intimes avec une femme en période de menstruation ou lui fait l'acte sexuel par voie anale, ou fréquente un devin (pour l'interroger) ne croit plus à la révélation faite à Muhammad". (At-Tirmidhi 1/243, cité dans Sahih al-Djami' n°5918)

Machrouq Ibn Al-Ajda' a dit qu'il a demandé à 'Aïcha (que Dieu l'agrée) ce que pouvait faire l'homme avec sa femme quant elle à ses menstrues; elle répondit : "Il fait tout,sauf la pénétration". (Al-Boukhâri)

Composition des régles, composition du sang menstruel  


Le sang menstruel est composé principalement en sang, des fragments nécrotiques de l’endomètre, des cellules de la muqueuse vaginale, sécrétions du col et du vagin, et des bactéries de la flore vaginale.

Le sang menstruel est différent du sang ordinaire, par sa composition et ses propriétés physiques.

Autrement dit, le sang menstruel est du sang suspendu dans un mélange de sécrétions vaginales cervicales, de débris tissulaires, globules rouges et mucine qui varient en composition selon les phases de la menstruation qui commence par une phase liquide trouble suivie d’une phase visqueuse puis d’une phase liquide claire.

Le contenu de la menstruation varie d’une femme à une autre, d’un cycle à un autre, et d’un âge à un autre. Le contenu du sang de règles dépend aussi de l’épaisseur de l’endomètre. Les secrétions vaginales présentes dans les menstrues sont composées essentiellement d’eau et des électrolytes comme Sodium ou potassium.

La concentration de composants présents dans le sang menstruel est moindre que leur concentration dans le sang ordinaire : plus d’eau, moins de fer, et moins d’hémoglobine. Le pH de règles est semblable à celui du sang (7,2).

La concentration des protéines, de cholestérol et de bilirubine est moindre que le sang ordinaire.

Le sang menstruel ne possèdent pas les éléments de coagulation, le sang menstruel demeure liquide et ne coagule ni dans l’organisme ni à l’extérieur. Il manque donc dans le sang menstruel les trois éléments indispensable à la coagulation sanguine (Prothrombine, thrombine, fibrinogène.) Le sang menstruel est riche en élément permettant de liquéfier le sang.

Le nombre des plaquettes dans le sang menstruel est moindre que le dans le sang ordinaire. La viscosité des règles varie selon le jour, les femmes et la composition des menstrues, et leur contenue de mucine. Les règles sont plus visqueuses que le sang ordinaire et que l’eau.

La viscosité des règles varie aussi selon leur contenue de secrétions cervicales

Le sang menstruel et l’irritation cutanée  

Certaines femmes rapportent une irritation vulvaire pendant la période menstruelle. Ces irritations se situent sur les grandes et les petites lèvres en général.

Les grandes lèvres peuvent avoir une rougeur et un gonflement léger (on nomme cette lésion érythème), les petites lèvres aussi.

Les variations hormonales jouent sans doute un rôle. Le taux des hormones est généralement élevé

 

Le sang menstruel est irritant sur la peau en général, même sur la peau du ventre ou des jambes. Cette irritation s’explique par la présence des enzymes lytiques comme la protéase utile pour empêcher le sang menstruel de coaguler, mais peuvent irriter la peau

 

La vulve et surtout les grandes lèvres sont moins sensibles à l’irritation provoquée par le sang menstruel, laissant penser que la peau vulvaire est adaptée uniquement pour être moins sensible à l’exposition cyclique des règles.

 

Cette irritation joue également un rôle dans l’activité sexuelle du couple pendant les règles. L’irritation peut affecter aussi le partenaire en cas de relation sexuelle pendant les règles.

 

Le contact prolongé avec le sang menstruel peut irriter le gland ou le pénis, et provoquer des rougeurs .

 


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